Star Wars, un monde en expansion & De H.P. Lovecraft à J.R.R. Tolkien

Star Wars, un monde en expansion & De H.P. Lovecraft  à J.R.R. Tolkien

La Maison d’Ailleurs

La Maison d’Ailleurs est de retour. En tout cas sur la Faquinade, parce que ça fait un bail que les tomes 2 et 3 des Collections de la Maison d’Ailleurs, co-éditées avec Actu SF, sont dans les rayons des librairies. Mais le Faquin que je suis avait un peu oublié qu’il les avait dans un coin. Alors on se relance dedans, petit à petit, histoire de faire les choses bien.

Première chose, comme on avait déjà longtemps discouru sur l’édition et la forme de ces petits livres pour les deux premiers tomes de la collection – j’ai nommé Le Post-Apocalyptique et Les Super-Héros -, on ne va pas se replonger dedans. Après le bleu cyan et le rose, on a du jaune et du vert, l’intérieur est toujours aussi formidablement bien illustré et le prix est toujours attractif au vu de la qualité des ouvrages qui, s’ils sont évidemment courts (c’est le format qui veut ça après tout), ne manquent pas d’aborder des sujets parmi les plus sérieux et d’ouvrir la voie à d’autres.

Et comme à la Maison d’Ailleurs, ils sont gravement cools, leur retour après ces deux premiers tomes s’est effectué avec des gros morceaux : du Star Wars au programme et Lovecraft et Tolkien. C’est dire ! Allez c’est parti :

« Tiiiin tintintin tintintintintintin tintintintintintin tintintin tintintiiiiiiiin
TIN TIN TIN TIIIIIIN ! TIIIIIIN ! tintintintin TIN tintintintin TIN tin-tin-tin-tin !
« 

On finit par le côté nostalgie, avec la BO du film de Ralph Bakshi et le Retour du Jedi raconté par Dominique Paturel. Ouais, c'est toujours plaisant.

On commence par le côté nostalgie, avec la BO du film de Ralph Bakshi et Le Retour du Jedi raconté par Dominique Paturel. Ouais, c’est toujours plaisant.

On prend les mêmes et…

… et en fait non. On reprend pas les mêmes. Bon, certes, il y a Marc Atallah, mais c’est un peu normal que ce dernier soit à l’introduction d’une collection qu’il dirige, de même que la Maison d’Ailleurs. Sa présence a en effet pour but de nous présenter la principale différence de ce tome avec les deux précédents : il a été composé intégralement par une seule personne, Alain Boillat, docteur es lettres « professeur ordinaire d’histoire et d’esthétique du cinéma de l’université de Lausanne. » Tous les articles sont donc signésde l’universitaire suisse, ainsi que le choix des illustrations. En nous arrêtant un instant sur le monsieur, la magie des petits lutins des internets nous apprend qu’il est spécialisé, comme l’intitulé de sa chaire le laisse entendre, dans le cinéma et dans la narration particulière qu’elle implique de ses débuts à nos jours.

Il a notamment publié deux ouvrages qui me font du gringue, là maintenant, à savoir La fiction au cinéma et Du bonimenteur à la voix-off, un travail sur les voix-off qu’il a d’ailleurs prolongé à côté dans divers ouvrages et articles. Mais, en tant que lecteurs sagaces, vous avez sans doute remarqué que l’objectif des collections de la Maison d’ailleurs est, tel qu’inscrit sur leur site web, de fournir « un travail de vulgarisation sur le rôle de la science-fiction dans le monde d’aujourd’hui« . Et bien ce qu’il faut savoir c’est que, après avoir fondé la revue Décadrages, cinéma à travers champs – dans laquelle il a publié Le Monde de Star Wars en 2006 -, Alain Boillat a également écrit sur plusieurs aspects de la culture populaire, comme la bande-dessinée, la télévision, le cinéma évidemment, dans des revues et des ouvrages collectifs. C’est donc un écrit d’un universitaire mais avec une véritable portée de vulgarisation, d’ouverture, qui nous tombe entre les mains.

Bon, mais au final, de quoi qu’il cause cet ouvrage ? Boum, plan :

  • Des films et des jouets (introduction de Marc Atallah, donc)
  • Star Wars, un monde en expansion
  • Chapitre 1 : Star Wars à l’assaut des supports médiatiques
  • Chapitre 2 : Le marché des figurines
  • Chapitre 3 : De briques et de broc – Les Légo Star Wars
  • Une bibliographie sympa

Bon, bah de quoi ça parle, maintenant tout ça. L’intégralité de la réflexion d’Alain Boillat est articulée autour de l’idée de base qu’il présente dès l’introduction : l’expansivité voulue et choisie de l’univers de Star Wars, et ce pas uniquement depuis le rachat par Disney de la compagnie Lucas mais depuis le tout début, George Lucas ayant fait précéder son univers cinématographique science-fictionnel par une série de comicbooks. Cette expansivité va se traduire, après les comicbooks des origines par une volonté de porter sur plusieurs supports médiatiques l’univers, sans commune mesure alors, qu’est Star Wars. On assiste donc, dans une première partie à la mise en place d’un système marketting vendant l’image de marque qu’est devenue la saga à travers plusieurs médias comme, on l’a dit, la bande-dessinée, le roman, la musique (portée par les thèmes entêtants de John Williams) et enfin les jeux vidéos. On s’aperçoit alors comment les stratégies étaient pensées dès le départ pour faire en sorte d’impacter au maximum une génération entière avec la formation d’un nouveau mythe formaté pour le XXème siècle – sur le mythe, vous pouvez lire des choses ici, ou bien encore ici.

Vient ensuite toute une partie où l’auteur s’intéresse à un média très particulier qui s’avère être malheureusement sous-étudié – pas que dans le cas de Star Wars d’ailleurs -, celui de la figurine/jouet. On connait tous les figurines à collectionner l’aspect de nostalgie qui sous-tend leur vente, mais les figurines articulées telles qu’on les connait, Hasbro notamment, participent aussi à l’effort, en mettant en scène, tout comme les jeux-vidéos, les romans et les bandes dessinées, des personnages et des situations extradiégétiques. En permettant de jouer des personnages issus d’un jeu vidéo, d’un roman ou autre, avec leur équipement, Lucasfilm permet à ses ouailles de faire vivre un univers qui dépasse très largement le seul contexte des salles obscures. De même, utiliser les séries limitées, les rééditions d’anciennes séries et le packaging permet de tenir en haleine un public toujours friand de détails et de nostalgie comme peut l’être, on le sait, le public de science-fiction. Lucas livre ses films prêts à jouer, pour reprendre les mots de Boillat.

Enfin, avec le contrat signé avec l’entreprise Lego, George Lucas s’assure d’une chose : transposer le côté bricoleur de la série (Anakin, Han, Luke, Chewie, nombreux sont les personnages à trifouiller dans la mécanique dès qu’il leur en est donné l’occasion, comme le fait justement remarquer l’auteur), et donc l’âme profonde de ses films, des salles de cinéma aux mains des fans. Ainsi, en construisant soi-même son X-Wing ou sa Navette de classe Lambda, le consommateur a l’impression, quelque part, de mettre la main à l’univers de façon beaucoup plus que théorique. Cette expérience permet une nouvelle redéfinition de l’univers complet de Star Wars : encyclopédies Lego, jeux-vidéos Lego, … la marque et la licence s’assemblent à merveille et se nourrissent l’un-l’autre. Dans le film Lego: the Movie – qui est par ailleurs, malgré mon amour inconsidéré des Playmobils, excellent – les personnages et les vaisseaux de Star Wars apparaissent en tant que tels pour aider, bien malgré eux il est vrai, le héros.

L’univers de Star Wars a donc choisi de mûrir autour d’un présence pan-médiatique – on n’a pas pu citer les séries comme Clone Wars ou Rebels – afin de s’implanter comme une référence absolue pour une génération, puis la suivante (au tournant des années 2000) et pour encore une autre dès cette fin d’année. C’est là tout l’intérêt du travail d’Alain Boillat : montrer cela sans aucun jugement mais juste en décortiquant une stratégie qui nous fait nous dire « ouah… mais comment je suis trop victime ! » et nous fait nous dire que non, quand il s’agit de résister aux produits dérivés des films qui nous ont marqué dans notre jeunesse, non, la force n’est pas toujours avec nous.

Bon alors on attaque les univers étendus avec une photo moche (mais j'avais une lumière naturelle dégueu, faut dire). Pleins de supports pour un seul univers.

Bon alors on attaque les univers étendus avec une photo moche (mais j’avais une lumière naturelle dégueu, faut dire). Pleins de supports pour un seul univers.

Des grands pour les petits

Reste à voir maintenant comment deux autres univers, ceux de Lovecraft et Tolkien, se sont eux développés dans la société, en analysant le second essai, De H.P. Lovecraft à J.R.R. Tolkien, qui nous décortique les parcours des deux auteurs et leurs répercussions culturelles.

Cet essai a été composé par Francis Valéry, un érudit écrivain et critique littéraire, et axé comme le précédent autour du thème des univers étendu présente les deux parcours d’auteurs qui sont, par la suite, devenus mythiques alors qu’en leur temps ils étaient contestés. Pour cela, il nous livre un plan sympathique qui est constitué des deux exemplae choisis et d’une synthèse des plus intéressantes, qui s’ouvre sur un (très) joli point.

  • Des écrivains mythiques (introduction par Marc Atallah)
  • H.P. Lovecraft : un itinéraire littéraire, éditorial et critique
  • J.R.R. Tolkien : un itinéraire littéraire et éditorial
  • Les univers étendus : émergence d’un univers culturel
  • bibliographie

Dans un premier temps, le livret des Collections de la Maison d’Ailleurs nous entraîne dans le parcours plus que chaotique de l’auteur de Providence. Lovecraft, puisque c’est lui, a commencé ses publications dans des petites revues sous-tirées (50 exemplaires parfois) avant d’écrire dans Weird Tales. Surtout, de son vivant, Howard Philips ne connaîtra jamais la renommée, n’obtiendra jamais le succès critique. On redécouvre à travers le travail de Valéry un parcours littéraire, de son vivant, des plus frustrants, sans jamais percer. Mais cet univers, très particulier et peut-être arrivé un peu trop tôt sur le marché, a accumulé malgré tout du vivant de l’auteur un groupe de fervents admirateurs et lecteurs, certes restreint et ne permettant pas par lui seul la reconnaissance littéraire, qui va reprendre le flambeau et faire perdurer l’oeuvre du maître. Ainsi naîtront les grandes lignes de la mythologie qu’est devenu le monde Cthulhu, par des « collaborations » (comprendre : ressortir un court passage inédit ou un extrait et en tirer un roman). De plus, ce même groupe de fervents va reprendre le flambeau de la littérature d’horreur en publiant de façon durable (ouvrages reliés) les écrits de Lovecraft, souvent cantonnés à des revues bon marché. Par la suite, c’est en France au travers de plusieurs traductions, à travers également les adaptations cinématographiques de Roger Corman, qu’il connaîtra un succès critique et éditorial, et auprès du public, avant que ce succès ne traverse l’Atlantique et qu’il lui offre le destin que l’on sait.

Pour l’illustre professeur anglais, le parcours est différent. En effet, c’est dans le milieu universitaire qu’il perce en premier lieu, livrant des travaux qui font date dans les domaines qu’il suit. Peu à peu, au travers des publications du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, il acquiert une renommée, certes modeste, mais se fait un nom. C’est encore une fois en France, après la traduction par Christian Bourgois, sur les conseils de Jacques Bergier, et le retentissant succès du Seigneur des Anneaux, que la notoriété de Tolkien explose et qu’il accède au statut de récit culte et d’écrivain de génie.

Bon si Francis Valéry ou Marc Atallah passent par ici ils vont s’arracher les cheveux devant tant de raccourcis et de schématisation. Ces petits résumés ont pour but de poser les bases de ce qui va devenir les univers étendus des deux mondes. En effet, malgré leurs parcours différents, ils vont tous deux se hisser au statut de génies ayant créé des mondes qui ont imprégné la culture occidentale dans ses couches les plus profondes. L’un, Lovecraft, par la continuation de ses fans, voit post mortem son oeuvre promue au rang de référence culturelle, dont la porte d’entrée est un produit dérivé de l’univers original : le jeu de rôle Call Of Cthulhu, qui rivalise depuis les années 1980 en termes de vente avec Dungeon & Dragons, faut-il encore le souligner ! De son côté, après des adaptations ratées ou manquées de peu, l’univers des Terres du Milieu a mis plus de temps pour nous parvenir sous d’autres formes, notamment au travers des films de Peter Jackson (on relève juste, pour la déconne, celui de Ralph Bakshi). Depuis, jeux de rôles, de plateau, de carte à collectionner ou à jouer… pullulent dans nos meilleures boutiques. Et on ne va pas s’en plaindre.

Vous aviez dit univers étendus ? Bon bah je crois qu'on a un petit exemple ici, entre jeu vidéo, parodie, jeu de plateau... Et encore, ce n'est qu'un aperçu !

Vous aviez dit univers étendus ? Bon bah je crois qu’on a un petit exemple ici, entre jeu vidéo, parodie, jeu de plateau… Et encore, ce n’est qu’un aperçu !

AlphaBrick ta maman

Cela nous amène à un point important de la démonstration. Pas la mienne hein, celle de ces gens horribles qui, ailleurs, peuplent des maisons. Outre mon jeu de mot des plus passables, je dis horrible. Car oui, on n’aurait pas idée de publier de si petits essais si pointus. Car ne vous y trompez pas, tout l’intérêt des Collections de la Maison d’Ailleurs se trouve là : abordant des sujets ultraspécialisés traités par des spécialistes mais dans une volonté de propagation de la bonne parole (on dit vulgarisation je crois), ils réussissent tous, jusqu’à maintenant, à atteindre le stade du guide. Pas comme les petits guides de la collection 3 souhaits d’Actu SF, d’ailleurs, mais plus comme des portes de lecture pour prolonger l’analyse. Hâte, du coup, de lire leur ouvrage sur Les robots !

Bref, revenons-en à nos moutons. On parlait de quoi ? Oui, de la démonstration. Reprenons : pour Les Super-Héros et Le Post-Apocalyptique, les livrets étaient tous deux rédigés à partir d’une exposition différente, à savoir Superman, Batman and Co… mics! et Stalker: expérimenter la zone. Pour nos deux livrets sur Star Wars et les deux auteurs prophètes incompris, l’exposition derrière est la même. Voilà pourquoi je n’ai fait qu’un article aussi, car les thématiques se recoupaient, pour moi, plus que de raison, mais bien entendu un seul livret aurait été impossible à réaliser.

L’exposition en question est Alphabrick. Voilà comment le site de la Maison d’Ailleurs nous la présente :

« Avec l’accord des groupes LEGO®, Warner Bros. et Disney, « Alphabrick » est une exposition qui traite des modalités de fabrication des univers fictionnels de H. P. Lovecraft (le « Mythe de Cthulhu »), de George Lucas (Star Wars) et de J. R. R. Tolkien (Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit). Ces modalités – constituées à l’origine par plusieurs « briques » médiatiques – trouvent aujourd’hui un renouveau significatif grâce à l’industrie du jouet, en particulier au travers des modèles LEGO®.

La perspective est inédite : en faisant dialoguer les œuvres artistiques de John Howe et de Benjamin Carré avec les modèles LEGO® et les objets tirés de plusieurs fonds patrimoniaux, la Maison d’Ailleurs souhaite instituer une réflexion singulière sur les mythologies contemporaines et rappeler que si certains univers fictionnels semblent plus propices à la multiplication de « briques » différentes, c’est parce que ces mondes s’appuient sur le besoin de demeurer dans les fictions que l’on apprécie. »

Dans les deux introductions, Marc Atallah nous explique ainsi que la volonté curatorielle de l’exposition est de présenter la logique transmédiale de ces univers qui n’en finissent plus de s’étendre. Francis Valéry, d’ailleurs, nous explique que ces univers sont de trois types :

  • Les univers kaléidoscopiques voient plusieurs créateurs se rallier à une oeuvre inaugurale pour la prolonger dans diverses directions. On peut mentionner pour cette catégorie les univers de Sherlock Holmes, de Tarzan, et les oeuvres de Lovecraft à l’origine du mythe de Cthulu.
  • Les univers fragmentaires, eux, sont les suites données à l’oeuvre originale et qui constituent peu à peu un univers de plus en plus riche et complexe. C’est des ajouts contrôlés de films, séries TV, bandes dessinées, etc, que se sont construits les univers étendus de Star Wars, Star Trek ou encore Stargate.
  • Les univers globalisants regroupent toutes les oeuvres qui se développent sans aucun apport extérieur, tout en posant sans cesse de nouvelles questions auxquelles elles répondent peu à peu. C’est le cas de l’oeuvre de Tolkien et de l’univers de la Terre du Milieu.

Avec ce résumé de ses recherches, Francis Valéry nous livre clés en mains la boîte à outils magique avec laquelle ausculter chaque recoin de nos univers favoris, d’en comprendre les mécanismes et d’arriver à en tirer quelque chose de plus que les émotions formidables qu’ils nous inspirent (fantasy : rêve / science-fiction : réflexion / horreur : épouvante ; toujours selon Valéry). Et le bonhomme de terminer sur une note que je ne voulais pas vous spoiler mais qui prend selon moi tout son sens après la lecture de sa démonstration qu’est ce quatrième livret de la collection des maisons d’ailleurs :

« Contrairement à une opinion fort répandue, les univers étendus se développent non pour répondre à une stratégie marketing efficace, mais parce qu’un besoin nous pousse à investir les territoires dans lesquels nous vivons des vies (fictionnelles) intéressantes et émouvantes. En ce sens, si les univers étendus et les produits dérivés existent, c’est parce que nous sommes animés du besoin de valoriser – et de jouer – les territoires qui suscitent en nous des émotions que nous apprécions (d’où la logique de sérialité, par ailleurs transmédiale, qui est leur mode de privilégié de fonctionnement). Autrement dit, si nous sommes « victimes du libéralisme », nous en sommes alors des victimes non seulement consentantes, mais ravies de l’être. »

Tout le fond de la pensée sur les univers étendus est ici résumée : que ce soit pour Star Wars, dont on a vu le plan de Lucas dès le départ, pour Lovecraft, pour Tolkien, pour Star Trek mais aussi, dans une moindre mesure pour Conan (dont l’auteur, Robert Ervin Howard, correspondait par ailleurs beaucoup avec Lovecraft et a même inclus des cultes Cthulhien dans l’univers de Conan), les univers étendus ne se développent qu’avec l’aide généreuse du public qui les cautionne et leur donne leurs lettres de noblesse en se le réappropriant et en le jouant à travers tous les mediae jugés nécessaires.

Les tomes 3 et 4 des Collections de la Maison d'Ailleurs, on ne va pas s'y tromper, c'est bien la suite, tant par la qualité que par l'esthétique que je trouve toujours aussi utile. Oui une esthétique utile (mettez les dans une bibliothèque blindée, et vous verrez).

Les tomes 3 et 4 des Collections de la Maison d’Ailleurs, on ne va pas s’y tromper, c’est bien la suite, tant par la qualité que par l’esthétique que je trouve toujours aussi utile. Oui une esthétique utile (mettez les dans une bibliothèque blindée, et vous verrez).

Maintenant, ou peut-être ailleurs

Vous avez peut-être, à juste titre, cru que je vous dévoilais les meilleurs morceaux dans la dernière partie. Mais ce serait mentir que de s’en tenir à cela.

Car en réalité, et je le disais au-dessus, comme les deux premiers et, espérons-le les suivants, ces deux livrets des Collections de la Maison d’Ailleurs sont d’une qualité relativement exceptionnelle si l’on tient compte de leur caractère court. Les illustrations, toujours replacent en contexte le propos des auteurs et, il faut bien le noter, rappellent réellement le concept curatorial de la Maison d’Ailleurs : l’exposition.

Bref, après ces instants de réflexion, je ne saurais que par trop vous enjoindre d’acheter ces deux petits ouvrages et de les dévorer au plus vite. Vous soutiendrez un éditeur utile, un musée vraiment indispensable et vous donnerez à vous-mêmes des raisons de ne plus rien apprécier de façon passive. Et vous savez que l’éveil a du bon !

Vil Faquin

Sur Star Wars : Star Wars – Une saga, un mythe.
Dans la même collection : Le Post-Apocalyptique, Les Robots et Les Super-Héros.
De Francis Valéry : Un rêve mandarine.
Sur le cinéma : Mythe et idéologie du cinéma AméricainLes Mythes dans le cinéma moderne.
De J.R.R. Tolkien : Le Silmarillion et Roverandom.
Triangulation en rapport : Les Cow-Boys.

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