Xavier Sébillotte

Pigeon, Canard et Patinette

Pigeon, Canard et Patinette

Fred Guichen

Lauréat du Prix Exégète 2016

Il y a quelques semaines, je profitais d’une semaine un peu remplie pour me pencher sur le cas de la nouvelles Les Retombées écrite par Jean-Pierre Andrevon en 1979 et republié en 2015 par Le Passager Clandestin dans sa collection Dyschroniques.

J’en avais également profité pour mettre en avant le concours d’écriture organisé par l’éditeur pour l’occasion :

L’histoire que vous écrirez doit se passer dans un futur moyennement proche. Un lien doit exister avec Les Retombées, et le texte doit  aborder au moins le thème de la terreur nucléaire, si possible du complexe militaro-industriel, du mensonge d’État et du contrôle politique.

Ce concours avait déclenché une vague de médiatisation autour de la nouvelle d’Andrevon et de multiples articles sur la toile, ce qui explique en partie la faible longueur de l’article du jour. Une fois encore empruntons nos mots à Dominique Bellec (dans son interview) :

Concernant l’appel à textes que tu évoques dans ta question, il s’agissait en fait d’un concours, un one-shot, autour de l’excellente nouvelle de Jean-Pierre Andrevon, Les Retombées […] Trente-et-un auteurs, plus ou moins confirmés, nous ont envoyé leur production. Le jury, composé de Jean-Pierre Andrevon, bien sûr, de nous trois au passager clandestin, de Philippe Lécuyer, directeur de la collection, d’Étienne Angot libraire au Merle moqueur à Paris, de Mathias Échenay, des éditions La Volte et d’Hubert Prolongeaujournaliste et écrivain a retenu Pigeon, Canard et Patinette de Fred Guichen. […] Je n’en dis pas plus, mais je le recommande chaudement à tes lecteurs.

Si vous pensez que cette poupée vous donnera des cauchemars jusqu'à la fin de vos jours... bah lisez le texte derrière la couverture et retrouvez votre sérénité.

Si vous pensez que cette poupée vous donnera des cauchemars jusqu’à la fin de vos jours… bah lisez le texte derrière la couverture et retrouvez votre sérénité.

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Les Retombées

Les Retombées

Jean-Pierre Andrevon

De puis quelques temps déjà, nous avons l’habitude de retrouver les ouvrages de la collection Dyschroniques, aux Editions Le Passager Clandestin. En janvier nous avons eu la chance de vous proposer une interview de l’un des membres du Passager – je vous vois venir et non, cent fois non, ce n’est pas la jambe droite -, Dominique Bellec (voir). Nous avons donc pu en découvrir un peu plus sur cette maison d’édition, notamment sur la collection du jour à mi-chemin entre la collection de science-fiction traditionnelle et les autres collections d’essais, très sociétales.

Dans cette collection atypique que nous avons déjà bien parcouru, nous n’avons croisé qu’un seul auteur français, Philippe Curval, qui nous avait été présenté par son texte de 1978 Le Testament d’un enfant mort. Il nous livrait une analyse sociale funeste où la progéniture de l’homme ne souhaitait pas survivre, tant nous avions gâché notre monde et notre potentiel.

Ici, nous découvrons Jean-Pierre Andrevon, figure de la science-fiction française (Grand Prix de la science-fiction française en 1990) avec un texte 1979 au titre évocateur : Les Retombées.

Un air de Zone ? Si vous cherchez ce qu'est la zone, c'est ici !

Un air de Zone ? Si vous cherchez ce qu’est la zone, c’est ici !

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Frank Merriwell à la Maison Blanche

Frank Merriwell à la Maison Blanche (Frank Merriwell in the White House)

Ward Moore

Attention ce billet sera court.

Parmi tous les ouvrages de la collection Dyschroniques du Passager ClandestinFrank Merriwell à la Maison Blanche était probablement celui que j’avais le moins envie de lire.

Il ne m’accrochait pas, la catchline me laissait indifférent et la casquette de baseball sur la couverture ne me motivait pas – je déteste le baseball.

Et puis, en voulant prendre La Tour des Damnés de Brian Aldiss dans ma bibliothèque j’ai fait tomber le petit texte de Ward Moore. En le ramassant – il était ouvert à la première page – j’en ai profité pour lire les premières lignes :

« Il était une fois un magnat politique amoureux de la fille d’un savant fou. »

Okay. Au temps pour moi.

Frank Merriwell, ou l'autopsie d'une société américaine qui n'a pas tant évolué en 50 ans... Progrès technique excepté !

Frank Merriwell, ou l’autopsie d’une société américaine qui n’a pas tant évolué en 50 ans… Progrès technique excepté !

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La Montagne Sans Nom

La Montagne sans nom (The mountain without a name)

Robert Sheckley

Notre mois d’août continue sur sa lignée Nouvelles Coûte que Coûte. Après le court intermède signé du Lemming Affranchi, nous revoilà à nouveau dans la ligne éditoriale du moment avec ouvrage tiré d’une collection dont je sais que vous savez à quel point je l’affectionne.

Et puis… il n’y a pas à dire ; il n’y a pas que la collection que j’affectionne, mais ça vous devez vous en douter. Ce que j’apprécie tout particulièrement, vous en avez régulièrement la preuve sur ce site, ce sont bel et bien l’humour un peu acerbe et les démonstrations par l’absurde et quand les textes font sens.

En ce sens – lol – les auteurs de science-fiction des années 1930 à 1950, américains notamment, bénéficiant d’un très large engouement du public et d’une communauté très liée et réactive (on en parlait ici), sont d’une pertinence rare et nous ont livré nombre de perles insoupçonnées.

Vous pouvez lire cet article sur un cheval sans nom.

J'avais pas d'idée pour l'illustration, alors voilà.

J’avais pas d’idée pour l’illustration, alors voilà. Et c’est même pas droit.

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Nous mourons nus (We all die naked)

Nous mourons nus (We all die naked)

James Blish

Bon. L’ambiance est pas hyper joyeuse à la Faquinade depuis le dernier article. On parle de gens qui meurent. Ou qui vont mourir. Parce que nous, on est comme ça. Dans l’article précédent on parlait d’une extinction massive d’humanité. Dans celui-ci aussi. Mais si la précédente se faisait dans le calme et la douceur, sur la durée, celle-ci va être brutale.

Le choix n’était à la base pas délibéré, puisque j’ignorais absolument de quoi parlaient Les enfants d’Icare, en dehors de la base de l’intrigue et que j’ai lu ce dernier après Nous Mourons Nus. Aucune volonté, donc, de passer un message annihilateur. Ou alors c’est mon subconscient qui aimerait le retour d’Annihilus et se sa vague d’annihilation. Conquest!

Et puis, une fois n’est pas coutume (quoique, à force…), cette fois-ci on va rajouter d’autres thématiques et d’autres approches dans notre papier, que l’on espère court et intense. Me demandez pas pourquoi, mais parfois, il faut faire court. Et intense. Et cette fois, je vais spoiler. Il faut bien changer, sinon vous vous ennuyez !

Levez donc haut la lanterne de la connaissance et tombez la chemise. Il va faire chaud.

J'ai hésité à poser nu pour cette photo. Mais pour pousser le truc à fond, il aurait fallu que je sois mort. J'y ai longtemps réfléchi, et...

J’ai hésité à poser nu pour cette photo. Mais pour pousser le truc à fond, il aurait fallu que je sois mort. J’y ai longtemps réfléchi, et…

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