Nouvelle

Les Pirates

Les Pirates

Luc Jeand’Heur

Je sais ce que vous allez dire. Il y a déjà un article appelé Les Pirates. Sauf que celui-là, il n’était pas en italique. Parce que c’était une rubrique triangulatoire, parfaitement madame la marquise. Alors que là il s’agit d’un texte de fiction. Donc il s’écrira Les Pirates à l’avenir. Alors ça fait léger, hein, comme différence. Mais si vous n’êtes pas contents, vous pouvez toujours aller vous plaindre auprès de LorianO, après tout c’est de ça faut si j’en suis aujourd’hui au point de faire des considérations typographiques.

Bon, cette intro foireuse était pour tenter de masquer le fait que je n’aie pas posté ici depuis plus d’une semaine, une absence inhabituelle j’en conviens. Tout cela est dû à un petit combo viral d’outre-Rhin apporté par un ami attentionné qui m’a laissé cloué au tapis à me vider littéralement de tout ce que j’avais : joie de vivre, bile et substances fécales. Avec la fièvre et les courbatures qui vont avec. Le tout me laissant triste compagnon d’un chat traumatisé qui n’ose plus m’approcher de crainte de se voir recouvert d’une substance visqueuse et a priori vachement moins bonne que son propre vomi.

Et comme je ne suis pas totalement opérationnel, on va y aller tout doux, avec un tout petit texte, qui porte un titre cool : Les Pirates. Euh non. Les Pirates. Qu’on dise que je suis incontinent, soit, mais inconstant, ça, jamais !

Et puis c’est beau l’Europe.

Normalement leur jolly roger est noir. Mais là, en rouge, faut avouer, ça pète, hein.

Normalement leur jolly roger est noir. Mais là, en rouge, faut avouer, ça pète, hein.

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Frank Merriwell à la Maison Blanche

Frank Merriwell à la Maison Blanche (Frank Merriwell in the White House)

Ward Moore

Attention ce billet sera court.

Parmi tous les ouvrages de la collection Dyschroniques du Passager ClandestinFrank Merriwell à la Maison Blanche était probablement celui que j’avais le moins envie de lire.

Il ne m’accrochait pas, la catchline me laissait indifférent et la casquette de baseball sur la couverture ne me motivait pas – je déteste le baseball.

Et puis, en voulant prendre La Tour des Damnés de Brian Aldiss dans ma bibliothèque j’ai fait tomber le petit texte de Ward Moore. En le ramassant – il était ouvert à la première page – j’en ai profité pour lire les premières lignes :

« Il était une fois un magnat politique amoureux de la fille d’un savant fou. »

Okay. Au temps pour moi.

Frank Merriwell, ou l'autopsie d'une société américaine qui n'a pas tant évolué en 50 ans... Progrès technique excepté !

Frank Merriwell, ou l’autopsie d’une société américaine qui n’a pas tant évolué en 50 ans… Progrès technique excepté !

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