Essai

Les Robots

Les Robots

La Maison d’Ailleurs

Depuis pas mal de temps déjà, ceux qui parmi vous, habiles lecteurs, suivent régulièrement mes billevesées savent mon amour pour les projets éditoriaux qui proposent une réflexion de fond, si possible d’une manière nouvelle et audacieuse. Le plus souvent possible, j’essaie de vous présenter ici des essais répondant à ces critères et permettant de découvrir des aspects encore inexplorés ou sous-exploités des cultures de l’imaginaire, dont nous nous faisons une joie de parler en ces lieux.

Avec les Collections de la Maison d’Ailleurs, chez Actu Sf, on me fera remarquer que parler d’aspects inexplorés ou sous-exploités des cultures de l’imaginaire n’est pas tout à fait la terminologie la plus adaptée à leurs publications. Entre Le Post-ApocalyptiqueLes Super-HérosStar Wars, un monde en expansionDe H.P. Lovecraft  à J.R.R. Tolkien, il faut bien avouer que les thématiques sont chaque fois… bien populaires et omniprésentes sur la toile et ailleurs. Ce qui est normal puisque chacun des fascicules de cette collection est tiré d’une exposition dans les locaux du musée.

Non, ce qui est intéressant et surprenant, c’est la volonté de toute l’équipe du musée d’aborder ces thèmes archi-célèbres d’une manière fraîche, nouvelle et souvent inattendue. Comme le fait de découvrir Star Wars au travers de ses produits dérivés ou la Terre du Milieu au travers de gigantesques dioramas Lego. On peut vous garantir que Les Robots ne propose pas une approche commune du thème.

Les robots dans les cultures de l'imaginaire, comme reflet de l'homme moderne dans sa société. Non mais rouge, c'est une bonne couleur, du coup.

Les robots dans les cultures de l’imaginaire, comme reflet de l’homme moderne dans sa société. Non mais rouge, c’est une bonne couleur, du coup.

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Au-delà de Blade Runner

Au-delà de Blade Runner – Los Angeles et l’imagination du désastre (Beyond Blade Runner – The Ecology of Fear)

Mike Davis

Depuis quelques temps déjà, vous avez pu apercevoir sur ce site une tendance se dessiner fortement. Exprimée au cours du Prix Exégète 2015 et bientôt dans notre Colloque du Héros – nous avons toujours besoin de vous pour le financement, soit dit en passant -, cette idée effleure largement dans plusieurs de nos articles récents et à venir.

Cette idée, c’est celle que les littératures de l’imaginaire, plus que refléter l’image sociale d’une société, développent un propos dont ces mêmes sociétés se saisissent pour évoluer, bien plus souvent qu’on ne le pense. Nous avons notamment évoqué cette idée avec deux articles récents, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? / Blade Runner et Neuromancien, et nous arrivons aujourd’hui avec un gros morceau.

Mais qu’entend-on par gros morceau ? A quel moment un faquin tel que moi, chers lecteurs, peut-il décider qu’il tient un gros morceau ? Peut-être quand un essai d’analyse de l’écologie urbaine se base sur des symboles aussi évidents et universels de l’imaginaire science-fictionnel urbain que sont les ouvrages de Dick et de Gibson précédemment cités. Non ?

Allez, on va dire que oui.

L'ombre de la peur qui plane à la suite de l'anticipation noire de Ridely Scott.

L’ombre de la peur qui plane à la suite de l’anticipation noire de Ridely Scott.

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Star Wars – Une saga, un mythe

Star Wars – Une saga, un mythe

Laurent Aknin

Vous savez tous que dans un tout petit peu plus d’une semaine débarquera sur nos écrans de cinéma la plus attendue des suites de la plus merveilleuse des sagas cinématographiques jamais conçues ni réalisées. Vous avez bien sûr tous réalisé qu’il s’agissait là du septième épisode de la mirobolante licence Star Wars.

Cependant, si la saga crée par George Lucas – qui n’a jamais réalisé que le premier épisode, soit dit en passant – provoque partout dans le monde un tel émoi, ce n’est pas pour rien. C’est parce qu’elle renferme en son sein l’essence entière des mythes anciens et des problématiques atemporelles qui se posent à l’Homme.

C’est justement ce pan du mythe Star Wars que Laurent Aknin nous invite à explorer dans cet ouvrage qui représente, disons-le dès maintenant, un point de passage obligé à tout essai d’analyse de l’univers et des ressors de cette galaxie très, très lointaine…

Le profil juvénile de la merveilleusement belle Natalie Portman (gnagnagna !) pour donner visage au mythe de la saga la plus célèbre du cinéma !

Le profil juvénile de la merveilleusement belle Natalie Portman (gnagnagna !) pour donner visage au mythe de la saga la plus célèbre du cinéma !

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La Fin du voyage

Après les horribles massacres du week end dernier à Paris, il nous a semblé que mettre en avant ce texte était un moyen à notre portée, et intelligent, d’apporter notre pierre à l’édifice. Pas de grande déclaration comme en janvier. Beaucoup de bonnes choses ont été dites, beaucoup de mauvaises aussi. Nous devons nous serrer les coudes et nous faire des bisous, ne pas oublier d’où nous venons et où nous voulons aller : vers plus de paix, d’amour et de joie de vivre comme disent nos amis du monde entier. Pour cela nous ne devons pas être ethnocentrés, une nouvelle fois : c’est à Ankara, à Beyrouth et en Irak, ce week end, que le monde libre a été frappé. Nous sommes tous humains et ce texte devrait nous servir pour apprendre du passé et ne pas recommencer (notamment en se lançant dans une guerre idiote, on ne vainc pas le terrorisme avec les armes). Et puis, à ceux qui veulent #PrayForParis : non merci. On en a déjà eu assez, des religions. Rappelez-vous que l’on doit chanter. Merci à tous, on vous aime. Courage ❤

La Fin du voyage – Postérité du Captain Cook

Pierre Auriol

Une fois n’est pas coutume – décidément je dis beaucoup cela dans mes récents articles – on ne va pas faire une critique à proprement parler d’un ouvrage. Pourtant on va bien parler d’un bouquin en particulier, celui que vous voyez ci-dessous, de son auteur et de son contenu. Bon alors, je vous entends d’ici, qu’est-ce que c’est quoi qui change en définitive ?

Et bien sur la forme pas grand chose. Mais c’est plutôt sur le fond. Parce que le présent article va en effet servir de billet d’humeur, également, d’exutoire et de miroir d’actualité. Parce que les thèmes abordés sont incroyablement d’actualités et que chaque jour, un peu plus, nous sommes confrontés à l’accès à notre continent – l’Europe – de centaines de milliers de voyageurs qui y voient, eux aussi, la fin du voyage.

Aujourd’hui, on va parler de voyage, certes, mais pas que. Aujourd’hui, on va parler philo.

C'est le voyage où la découverte qui est venue le premier ? Hein ?

C’est le voyage où la découverte qui est venue le premier ? Hein ?

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Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale

Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale

Yvonne Verdier

Vous savez, vous qui fréquentez régulièrement ces lieux, à quel point j’affectionne la forme du conte et l’importance que celle-ci revêt à mes yeux. Une importance que j’ai plusieurs fois ici essayé de mettre en avant, au travers du premier roman (chez Les Moutons Electriques) d’Estelle Faye, Porcelaine, mais aussi par deux billets Y F’rait Beau Voir consacrés à deux grands auteurs de notre temps et qui se sont eux aussi exercés au conte : Tolkien, avec son Roverandom, et Rowling, avec Les Contes de Beedle le barde.

Bon si vous ne le saviez pas, vous voilà prévenus. Alors quand, au détour d’un rayon d’une librairie spécialisée que j’affectionne, je tombe sur ce petit essai, je ne me pose pas de question. Après tout, on l’a dit à maintes reprises, qu’est-ce que le conte, si ce n’est un matériau malléable qui évolue, se déforme et s’adapte au cours du temps ? C’est bien là, dans l’oralité, que résident toutes les variantes des contes que l’on a pu connaître par l’écrit, d’abord, puis par le cinéma, ensuite.

Alors Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale, pensez.

Le Chaperon, blanc ici, représenté dans de vieilles expériences photographiques du XIXème siècle, de l'époque des versions orales étudiées par l'auteure.

Le Chaperon, blanc ici, représenté dans de vieilles expériences photographiques du XIXème siècle, de l’époque des versions orales étudiées par l’auteure.

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