Triangulation

Quid du super-problème ?

Quid du super-problème ?

Méninge Faquin

Cet article fait indirectement suite à deux autres :
La Culture Geek et Bryan Singer et les super-héros.

Vous avez entendu parlé de la sonde Juno qui est allée s’envoyer autour de Jupiter, en orbite, pour faire plein, plein de relevés ? Bon, alors sachez que je suis actuellement à l’intérieur. Je m’explique.

Sachant qu’avec le Prix Exégète 2016 la Faquinade est en train de réussir son plan de domination du monde, j’ai profité de mes entrées à la NASA – vous l’ignoriez ? Hahahaha petits joueurs – pour prendre place à bord de la sonde ellenpagique. En leur énonçant les raisons de ma demande, j’ai bien senti la compréhension et l’envie d’aider des ingénieurs de l’agence spatiale américaine et, bien que je me sois retrouvé rapidement encadré par beaucoup de messieurs estampillés CIA, un très petit chèque cautionné par l’or noir de l’édition française aura eu raison de leurs minces réticences.

Quelles étaient mes raisons, vous demandez-vous ? Eh bien, je me disais qu’après le sujet que j’allais aborder aujourd’hui, il me fallait prendre mes distances avec le public. Et donc ce sujet ?

Zack Snyder est un génie, incontestable et brillant, Batman VS Superman est le meilleur film de super-héros que j’aie vu, Captain America: Civil War est magistral et je suis halluciné par la connerie de la masse béante des spectateurs avinés qui beuglent « mais c’est long, c’est chiant, c’est nul bouh aux chiottes !« 

Sachez, aimés lecteurs, que si vous avez tenus ces propos, je vous conchie, pauvres crétins et je récapitulerai avec une phrase au niveau des plus fervents d’entre vous :

« BATMAN VS SUPERMAN CT TRE BI1 BANDE 2 NAZ.« 

"Faquin se tenant au-dessus du ramassis d'idioties craché par la race humaine", parabole, 2016.

« Faquin se tenant au-dessus du ramassis d’idioties craché par la race humaine », parabole, 2016.

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La Culture Geek

La Culture Geek

Méninge Faquin

Geek. Ce mot ressort à toutes les sauces. On le lit partout et pour tout. »Je suis geek ! » dit untel, après avoir terminé pour la septième fois la lecture du Silmarillion. « Putain les mecs, on est trop geek, on va encore se faire du Minecraft/Call Of’ tout le week end ! » clament des voix lycéennes dans les métros lyonnais. « Ho ma chère, je ne sais plus quoi faire de mon fils ! Il passe son temps à jouer à des livres avec ses amis bizarres. » se complaint la mère perdue devant son fils qui fait du jeu de rôle alors qu’elle a entendu au JT que c’était un symptôme profond de mal-être et de dépression. « Mais arrête de faire ton/ta geek ! » blague dans le bus un encravaté à son/sa collègue coincé/e sur Candy Crush depuis plusieurs semaines.

Geek. Un mot qui parait tant dire mais qui au final n’est qu’une valise souvent vide dans laquelle on peut fourguer des personnes aux habitudes et attitudes complètement différentes. Un mot qui est apparu comme nécessité pour identifier mais dans lequel, au final, peu de ceux qu’il visait initialement se reconnaissent.

Au final, c’est bien la question qu’on entend souvent autour de nous : mais c’est quoi la culture geek ? Plus encore y-a-t-il une culture geek ? Qu’occupe comme place cette dernière dans les représentations sociales ? Est-elle part des courants dominants ou est-elle une contre-culture obscure qui fait peur ? Autant de questions qui font frémir le Faquin que je suis et auxquelles je vais essayer d’apporter une réponse.

Alors oui, on peut trouver des dizaines d’ouvrages sur le propos rédigés par des sociologues, analystes, parfois même par des icônes geeks, des centaines d’articles issus d’organes de presse classiques ou bien réalisés par des gens censés mieux comprendre ces courants pour y évoluer eux-mêmes. On trouve même des reportages, des analyses radio, des tentatives de connexion éditoriales… A vrai dire, rien de ce que j’ai pu lire jusqu’alors ne m’a réellement convaincu sur toute la ligne. C’est pourquoi je vous propose de vous livrer mon point de vue, ma réflexion, qui sera nécessairement orienté société, comme vous en avez l’habitude avec moi.

Petit fatras dont chaque objet fera penser la ménagère moyenne à la "culture geek", mes bons amis.

Petit fatras dont chaque objet fera penser la ménagère moyenne à la « culture geek », mes bons amis.

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Les Cow-Boys

Les Cow-Boys

Méninge Faquin

A lire sur ça.

Parfois, le monde s’acharne. Déjà plus d’une année que LorianO me tanne pour que je lise des aventures de cow-boys. Puis il y a eu The Salvation et une retombée totale dans l’esprit du western spaghetti à la suite, et, plus récemment, la découverte du texte de Cendrars sur la première conquête de la Californie, L’Or, puis la lecture de l’anthologie Star Ouest par le festival ImaJ‘nère qui a fait resurgir dans mon esprit mon adoration sans borne pour Firefly. Et puis… bah il y a eu l’annonce du thème de la Convention Octogônes sur le thème du Space-Western et ma plongée dans le jeu de rôle Star Wars – Edge of the Empire (Aux confins de l’Empire) et, finalement, les bandes-annonces de l’épisode VII et celle de The Hateful Eight et de l’annonce de sa BO prometteuse.

Alors, quand le monde s’acharne à nous faire comprendre qu’enfin il est venu le temps de sortir les éperons et chausser les santiags, d’enfiler le stetson et huiler ses gros guns, bah on s’y plie. Mais avant on se dégote une bonne bouteille de bourbon et s’y colle. Parce qu’à un moment donné, faut pas déconner. Et on sera accompagné aujourd’hui de deux garçons vachers, Bill et Bob.

- Hein Bill, t'en penses quoi toi ?
- Ouais, j'en pense qu'il est temps, Bob.
- J'vais embrasser ma Daisy, s'agirait pas qu'elle m'oublie.
- Ouais t'as raison, j'vais aussi aller seller ma jument.
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Les films/romans sur l’Ouest américain, c’est aussi pas mal de personnages de femmes fortes !

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Trucages et Effets Spéciaux – Partie 2

Trucages et Effets Spéciaux – Histoire d’une pratique (partie 2)

Méninge Affranchi

Je vous avais laissés comme des âmes en peine avec notre idole à tous, Ray Harryhausen. Eh bien, bon an mal an, on va s’attaquer à la suite de ce papier, sans introduction ni rien. J’ajouterai juste, une fois encore, que je ne peux pas parler de tout, et que je ne cite pas, consciemment ou pas, d’importants éléments qui le mériteraient.

Les créations d’Harryhausen ont certes été révolutionnaires et plus qu’influentes, dans le domaine de l‘animation image par image, et dans l’incrustation de ses animations dans des films, mais elles n’en ont pas moins vieilli. En effet plusieurs éléments trahissent l’artificialité de la chose. Des solutions ont été trouvées par une toute nouvelle génération de techniciens des effets visuels durant les années 1970 et 1980, et ce en parallèle de la fin de la carrière d’Harryhausen.

Bon, si vous avez pris le temps de relire Trucages et Effets Spéciaux – Histoire d’une pratique (partie 1), je crois qu’on peut s’y lancer. Mais pas trop fort, s’agirait pas de se faire mal avant la fin.

Pfiou pfiou! Tchuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuun!

Pfiou pfiou! Tchuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuun! « Surrender rebels! » Kaboom! : on bosse dur en coulisses.

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Trucages et Effets Spéciaux – Partie 1

Trucages et Effets Spéciaux – Histoire d’une pratique (partie 1)

Méninge Affranchi

Avec l’arrivée plus que prochaine et attendue de Jurassic World, quatrième opus (et résurrection) de la saga Jurassic Park, les hautes autorités compétentes, bienveillantes et clairvoyantes de la Faquinade ont décidé qu’un papier sur le sujet serait intéressant, et je m’y suis donc attelé. Mais je me suis très vite aperçu qu’un papier proposant une histoire des effets visuels, leurs évolutions et problématiques plus que leurs techniques, serait autrement plus pertinent. En effet, y a-t-il meilleur prétexte que Jurassic Park ?  Les effets spéciaux, ou SFX pour les anglophones, m’ont toujours fasciné.

Ce ne sont pas tant les techniques qui me passionnaient, mais l’approche de celles-ci. Pourquoi utiliser cette technique plutôt qu’une autre ? Qu’est ce qui pousse à innover ? Comment sommes-nous passés d’un artisanat à une industrie ? Pourquoi certains petits budgets réussissent à « battre », en termes de qualité, des énormes super-productions ? Comment intègre-t-on des effets dits spéciaux à un film, avec la musique, le montage, le cadrage, la réalisation, les comédiens ? Quel est le but ultime des effets visuels ?

Et à force de manger des bonus de DVD, des émissions consacrées au sujet, quelques tonnes de livres et magazines (Starfix et L’Ecran Fantastique restant des références), je me suis rendu compte que tout ça était bien plus compliqué et passionnant qu’on veut bien le dire. Et l’Histoire avec un grand H des effets spéciaux nous montre que ce ne sont pas les techniques qui changent tant que ça, mais bien les histoires et les auteurs qui les emploient différemment selon leurs besoins et envies.  Maintenant que j’ai bien raconté ma vie, passons à la suite des hostilités. Je ne peux pas prétendre être exhaustif, et je ne ferai même pas allusions à beaucoup de choses, consciemment ou non, car je ne suis ni un spécialiste ni un professionnel, et j’espère que ma passion saura rendre tout ceci pertinent. Quoi ? Non, ne partez pas tout de suite ! J’ai même pas commencé les blagues vaseuses !

Ne nous mentons pas. Les Dinos seuls font rarement vendre des films. Par contre le réalisme (comme mentionné ici) ouais, ça carrément. Et les boobs. Même si le Carno-Diplo-Zila envoie du steak façon tartare.

Ne nous mentons pas. Les Dinos seuls font rarement vendre des films. Par contre le réalisme (comme mentionné ici) ouais, ça carrément. Et les boobs. Même si le Carno-Diplo-Zila envoie du steak façon tartare.

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