Culture Geek

Des Contre-cultures épiques contemporaines #3

Ou comment assimiler le romantisme anarchiste.

Vil Faquin

Partie 1 / Partie 2

IV – Quelles anarchies entendre ?

Ces nouvelles formes fictionnelles d’anarchies – comprendre : de soulèvement ramené à ses principes les plus simples – s’adressent à une population assez restreinte – fiction pseudo historique, sur une chaîne pas réellement grand public – et méritaient un autre biais d’expression. Comme toute mutation sociétale d’envergure et trans-culturelle – le phénomène ne se limitant pas à tel ou tel pays -, la poétique du soulèvement va rapidement trouver son cheval de bataille.

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Des contre-cultures épiques contemporaines #2

Ou comment assimiler le romantisme anarchiste.

Vil Faquin

Partie #1

III – Le romantisme anarchiste ou poétique du soulèvement dans la fiction à travers l’exemple proto-typique du bon pirate.

Certes, le mouvement cyberpunk est entièrement fictionnel. Certes – bis -, il présente la pensée de l’anarchie sous une forme dérobée et se sert de son image pour développer un argumentaire propre qui, certes – ter -, reprend une partie de la pensée anarchiste. Mais ce faisant il altère la pensée d’origine en la déformant pour la faire rentrer dans son paradigme et c’est cette altération qu’il transmet d’abord au monde littéraire puis au grand public à l’échelle mondiale à travers son succès considérable.

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Des contre-cultures épiques contemporaines #1

Ou comment assimiler le romantisme anarchiste.

Vil Faquin

Avant de commencer, quelques précisions. Cet article a été écrit il y a quelques mois déjà (ça se compte même en années) pour entrer dans un projet éditorial porté par nos amis de chez Les Moutons Electriques, qui n'a malheureusement pas vu le jour. Il va sans dire que l'article s'inscrit dans une temporalité terminée mais il m'a semblé intéressant de vous le proposer aujourd'hui en cela que son propos reste, je l'espère, quelque peu pertinent. Brut, non retouché, cet essai de réflexion socio-culturelle ne prétend à rien. De par sa longueur il paraîtra en trois parties, tous les deux jours. Bonne lecture.

Introduction

2016 fut une rude année en France. D’accord l’année n’est pas encore terminée à l’heure où paraîtront ces lignes, mais quand même je pense qu’on peut se prononcer sans trop de peine. Après avoir fini l’année 2015, nous nous sommes réveillés, la gueule enfarinée, en espérant que cette année, enfin, nous pourrions aller de l’avant. Et le printemps est arrivé. Or on sait tous ce que les printemps font. La sève remonte le long des tiges des plantes endolories par un hiver gris, heureuses de sortir de leurs langueurs en sentant la douce caresse des rayons du Soleil sur leurs fibres. Il en va bien évidemment de même de nous autres, mammifères : les marmottes se réveillent, les ours sortent d’hibernations, les peuples envahissent les rues.

LF04

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Quid du super-problème ?

Quid du super-problème ?

Méninge Faquin

Cet article fait indirectement suite à deux autres :
La Culture Geek et Bryan Singer et les super-héros.

Vous avez entendu parlé de la sonde Juno qui est allée s’envoyer autour de Jupiter, en orbite, pour faire plein, plein de relevés ? Bon, alors sachez que je suis actuellement à l’intérieur. Je m’explique.

Sachant qu’avec le Prix Exégète 2016 la Faquinade est en train de réussir son plan de domination du monde, j’ai profité de mes entrées à la NASA – vous l’ignoriez ? Hahahaha petits joueurs – pour prendre place à bord de la sonde ellenpagique. En leur énonçant les raisons de ma demande, j’ai bien senti la compréhension et l’envie d’aider des ingénieurs de l’agence spatiale américaine et, bien que je me sois retrouvé rapidement encadré par beaucoup de messieurs estampillés CIA, un très petit chèque cautionné par l’or noir de l’édition française aura eu raison de leurs minces réticences.

Quelles étaient mes raisons, vous demandez-vous ? Eh bien, je me disais qu’après le sujet que j’allais aborder aujourd’hui, il me fallait prendre mes distances avec le public. Et donc ce sujet ?

Zack Snyder est un génie, incontestable et brillant, Batman VS Superman est le meilleur film de super-héros que j’aie vu, Captain America: Civil War est magistral et je suis halluciné par la connerie de la masse béante des spectateurs avinés qui beuglent « mais c’est long, c’est chiant, c’est nul bouh aux chiottes !« 

Sachez, aimés lecteurs, que si vous avez tenus ces propos, je vous conchie, pauvres crétins et je récapitulerai avec une phrase au niveau des plus fervents d’entre vous :

« BATMAN VS SUPERMAN CT TRE BI1 BANDE 2 NAZ.« 

"Faquin se tenant au-dessus du ramassis d'idioties craché par la race humaine", parabole, 2016.

« Faquin se tenant au-dessus du ramassis d’idioties craché par la race humaine », parabole, 2016.

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La Culture Geek

La Culture Geek

Méninge Faquin

Geek. Ce mot ressort à toutes les sauces. On le lit partout et pour tout. »Je suis geek ! » dit untel, après avoir terminé pour la septième fois la lecture du Silmarillion. « Putain les mecs, on est trop geek, on va encore se faire du Minecraft/Call Of’ tout le week end ! » clament des voix lycéennes dans les métros lyonnais. « Ho ma chère, je ne sais plus quoi faire de mon fils ! Il passe son temps à jouer à des livres avec ses amis bizarres. » se complaint la mère perdue devant son fils qui fait du jeu de rôle alors qu’elle a entendu au JT que c’était un symptôme profond de mal-être et de dépression. « Mais arrête de faire ton/ta geek ! » blague dans le bus un encravaté à son/sa collègue coincé/e sur Candy Crush depuis plusieurs semaines.

Geek. Un mot qui parait tant dire mais qui au final n’est qu’une valise souvent vide dans laquelle on peut fourguer des personnes aux habitudes et attitudes complètement différentes. Un mot qui est apparu comme nécessité pour identifier mais dans lequel, au final, peu de ceux qu’il visait initialement se reconnaissent.

Au final, c’est bien la question qu’on entend souvent autour de nous : mais c’est quoi la culture geek ? Plus encore y-a-t-il une culture geek ? Qu’occupe comme place cette dernière dans les représentations sociales ? Est-elle part des courants dominants ou est-elle une contre-culture obscure qui fait peur ? Autant de questions qui font frémir le Faquin que je suis et auxquelles je vais essayer d’apporter une réponse.

Alors oui, on peut trouver des dizaines d’ouvrages sur le propos rédigés par des sociologues, analystes, parfois même par des icônes geeks, des centaines d’articles issus d’organes de presse classiques ou bien réalisés par des gens censés mieux comprendre ces courants pour y évoluer eux-mêmes. On trouve même des reportages, des analyses radio, des tentatives de connexion éditoriales… A vrai dire, rien de ce que j’ai pu lire jusqu’alors ne m’a réellement convaincu sur toute la ligne. C’est pourquoi je vous propose de vous livrer mon point de vue, ma réflexion, qui sera nécessairement orienté société, comme vous en avez l’habitude avec moi.

Petit fatras dont chaque objet fera penser la ménagère moyenne à la "culture geek", mes bons amis.

Petit fatras dont chaque objet fera penser la ménagère moyenne à la « culture geek », mes bons amis.

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