Pré-lol-gie ou véritable trilogie ? (Episode I)

Ou pourquoi la prélogie Star Wars déchire.

Méninge Affranchi

Après bien des mois d’absence, le Lemming (c’est moi) tente un come back qui, espérons, sera couvert d’une gloire infinie et voluptueuse. Pour cela on va se pencher sur un sujet déjà mille fois abordé  dans toutes les régions d’internet, et dans bien d’autres ailleurs. Je veux bien sûr parler de La Guerre des Etoiles. Utilisons ce titre français quand nous le pouvons. Il résonne comme le chant d’une madeleine, vestige d’un passé ou l’on pouvait plonger les yeux dans la marre du fond du pré et y voir toutes les merveilles d’un monde imaginé.

Bref, posez ces pilules de MD, vous n’en avez plus besoin pour rêver.

Ceci étant dit, nous n’allons pas revenir sur la trilogie originale qui fait partie de l’inconscient collectif, et qui est souvent un peu surestimée par nos esprits nostalgiques, on ne parlera pas non plus de la nouvelle génération de film estampillée Star Wars, parce que je n’ai rien à dire dessus, et que je les trouve tout à fait dispensables. On va revenir sur la prélogie, sortie entre 1999 et 2005, une prélogie mal-aimée, imparfaite mais sans doute bien plus intéressante que tout ce qui peut toucher à cette saga. Et ce retour se fera en trois parties (bitch). J’ose espérer qu’on pourra apporter un petit peu de neuf dans un sujet pour le moins pas exclusif.

Un conseil cependant : vous pouvez relire mes deux articles Trucages et Effets Spéciaux – Histoire d’une pratique partie 1 et partie 2 histoire de vous replonger dans le bain avant de commencer celui-ci !

11203101_1627098440864607_1832075835157060808_n

La Force, c’est de pouvoir supporter Jar Jar.

(suite…)

Publicités

Blade Runner 2049 – Ce qu’il faut en attendre

Blade Runner 2049 – Ce qu’il faut en attendre

Denis Villeneuve,
Luke Scott, Shin’ichirō Watanabe

Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un film qui n’est pas encore sorti, divaguer sur un matériau qui n’existe pas encore pour nous autres simples mortels. En effet, à l’heure où j’écris ces lignes Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve sort demain.

Bien que les phrases précédentes semblent être issues du bon sens, elles ne sont pas pour autant correctes. Car si le film de Denis VIlleneuve n’est pas encore sorti, nous ne sommes pas pour autant sans matériau à analyser. Je ne parle bien évidemment pas des bandes-annonce et autres teasers, mais bien des trois courts métrages commandés par le réalisateur pour faire le lien entre le Blade Runner de Ridley Scott, adapté du roman de Philip K. Dick Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (voir), qui se passe en 2019, et le sien, dont l’intrigue est située en 2049 (personne n’aurait deviné).

Avant même sa sortie, BR49, de son petit nom de code, nous propose déjà de l’analyser lui, ses personnages, ses idées et ses arcs narratifs, à l’aulne du travail d’autres personnes. Un travail dont on ne peut qu’imaginer qu’il s’est fait en étroite collaboration avec Ridley Scott (qui détient la licence d’exploitation et est à la manœuvre avec sa société Scott Free Productions) et avec les équipes de scénariste, tant tout est imbriqué dans tout.

Bref, nous sommes là pour discuter de Blade Runner 2036: Nexus Dawn, de Blade Runner 2048: Nowhere to Run et enfin de Blade Runner 2022: Black Out. Les deux premiers sont l’oeuvre de Luke Scott, fils de Ridley, et le troisième est un animé signé Shin’ichirō Watanabe.

Bon, c’est parti.

[pour information : les paragraphes ci-dessous sont des copies de billets sortis en même temps que les courts-métrages et l'article lui-même ne constitue pas un ensemble écrit en une seule fois]
br2036

Celui qui dit qu’on ne retrouve pas Blade Runner ment effrontément.

(suite…)

Interview de Melchior Ascaride / 28.7.17

Interview de Melchior Ascaride / 28.7.17

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Sait-on jamais qui nous sommes ? Est-ce que je peux être sûr de qui je suis ? Si pour la plupart je suis Melchior Ascaride, graphiste freelance, qu’est-ce qui me prouve qu’en réalité je ne suis pas l’avatar de l’un des aspects du subconscient d’un labrador endormi ? Ou le souvenir d’un univers éteint projeté dans un coin du cosmos par la lumière d’une étoile morte depuis des éons. Hein ? Et puis suis-je l’unique Melchior Ascaride ? Nous sommes peut-être innombrables, répartis dans des milliards d’univers et tous ne sont pas graphistes. Je le leur souhaite.
En tout cas, dans cet univers-ci, je suis graphiste (ou DA, comme le disent mes confrères et sœurs de Paris) et illustrateur dans l’édition (de livres et de DVD).

On est d’accord que c’est ton vrai nom ? Rage pas, c’est pas donné à tout le monde d’avoir un vrai nom qui fait office de pseudo. Et inversement.

Ca va ? J’veux dire la vie, la famille ? « J’veux pas d’famille, j’veux aucune famille, la famille c’est chiant » (Kevin MacAllister, Maman j’ai raté l’avion). Ouais ça va je suis pas à plaindre.

Et sinon, tu as un vrai métier ? Haha la question récurrente. En vrai j’ai une formation d’apprenti ninja de la Faculté de Ninjutsu de Rennes, mais le marché a été très vite saturé. Du coup, comme la seule autre chose que je sais faire de mes dix doigts en dehors de lancer des shurikens comme un dieu, c’est dessiner, non. Et puis ça me plaît de faire un faux métier, comme ça j’ai pas l’impression de bosser.

DSCN9627

Melchior Ascaride, c’est un bon paquet de hot shots de la fantasy française illustrés chez Les Moutons Electriques.

(suite…)

Edito 8.17 / Melchior Ascaride

La littérature, c’est fait pour s’emmerder

[Ou d’une réflexion sur ce qu’on (dé)fait]

Sous ce titre affreusement clickbait se cache néanmoins un problème culturel de fond.

En France, on ne plaisante pas avec la littérature. En France, on ne badine pas avec le livre. C’est très grave, c’est comme insulter la mère de quelqu’un. Diable, nous sommes le pays héritier de Molière, Hugo, Zola et tant d’autres dont l’ombre s’étend sur toute l’histoire du livre dans l’Hexagone. Eux ne plaisantaient pas, alors ne plaisantons pas nous non plus, s’il vous plaît. La littérature, c’est le texte, le texte, le texte. Et RIEN d’autre. Alors virez-moi ces couvertures, virez-moi toute trace d’image dans ce temple stérilisé qu’est le roman.

Sans titre 1

Au milieu, le genre traité en classique. Autour, le genre. Vous avez 4 heures.

(suite…)

Colloque du Héros 2017 – Campbell en question (Dimanche)

Colloque du Héros 2017 – Campbell en Question (Dimanche)

Méninge Faquin

La première édition du Colloque du Héros a donc eu lieu les 29 et 30 avril derniers lors de la sixième édition du merveilleux festival des Intergalactiques de Lyon. Nous y avons exploré, au travers de 7 conférences successives, la façon dont se comportaient les héros, classiques ou non, tout en questionnant le modèle du monomythe campbellien (brillamment expliqué ici autour de Fillon [j’adore ce lien], me demandez pas pourquoi).

Bref voilà la seconde partie des interventions du premier Colloque du Héros : Campbell en question.

Profitez-en pour vous abonner à notre page YouTube.

Vil Faquin : Lancelot et fils.

(suite…)