Blockbusters

Tout est dans le titre.

Fallait qu’elle l’ouvre – Pourquoi ont-ils tué Harley Quinn ?

Dans cette nouvelle Rubrique des Triangulations, le Vil Faquin laissera la parole à des invités qui traiteront de sujets aussi variés que pertinents autour des cultures de l’imaginaire. Cette rubrique ne sera ni régulière ni indispensable, mais elle permettra de temps à autre d’aller plus loin. Ils et Elles auront champ libre dans leur écriture car, s’ils sont ici, c’est bien que, tout compte fait, Fallait qu’ils/elles l’ouvrent.

Pour cette première occurrence de la rubrique, c’est Marêva, alias Marley Quinn, du blog Acide et Paillettes, qui permet au Vil Faquin de partager son article sur le traitement du personnage d’Harley Quinn au dans le dernier film de l’écurie DCSuicide Squad.


Suicide Squad, ou quand le cinéma a tout faux 

Suicide squad est un très mauvais film. Voilà. C’est dit. L’évidence est posée. Au revoir, et à la semaine prochaine. Non plus sérieusement, il est rare de voir un tel consensus parmi les fans et la critique, bref la grande majorité de la terre entière (tu la sens mon hyperbole ?), qui s’accorde à qualifier un film d’étron en 3D, et de le descendre comme il se doit. Suicide Squad s’est traduit dans les salles obscures, au mieux, par un ennui ferme, et de façon plus douloureuse, par deux longues heures de trahisons diverses et variées. Je ne vais pas vous parler du montage à la frankenstein du film (prendre des p’tits bouts de scènes et puis les assembler ensemble, tant pis si c’est moche), ni de ses dialogues plats comme des tongues Adidas. On va laisser de côté la déception générale, celle des scènes d’actions les plus ennuyeuses de l’histoire, des méchants les moins méchants au monde, et du goût amer laissé par un joker trop peu présent à l’écran pour nous permettre de nous forger un avis.

On va prendre ça comme un postulat, pour se concentrer sur ce que j’ai personnellement ressenti comme la trahison ultime de Suicide Squad : son traitement d’Harley Quinn.
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Oh non, film. Oh. NON.

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King Kong

King Kong

Peter Jackson

Il était une fois un Lemming qui n’était pas encore affranchi. Alors jeune enfant, il avait un ami – si si je vous assure – dont le film préféré était King Kong. Ô ce gamin ne se préoccupait pas de la bonne conscience cinéphilique qui veuille qu’on adule le film original, et regarde d’un œil mauvais ses remakes. Ainsi son cœur battait non pas pour la version de 1933 (qu’il n’avait probablement jamais vue), ni pour notre film du jour, le remake de 2005 – qui n’était pas encore sorti mais qui est quand même le sujet du jour, et toc. Son film préféré était bien le King Kong de 1976, largement mal aimé par les foules, peut-être à juste titre. Mais cet enfant ne jugeait pas ce film pour ses défauts, nombreux mais invisibles à ses yeux aimant, il l’aimait par-dessus tout car il lui titillait l’imaginaire comme rien ne l’avait jamais titillé.

La morale de cette histoire est … ben vous la trouverez vous-même et puis voilà…. N’attendez pas de moi que je te mâche le travail, lecteurs aux yeux vitreux.

Ce conte, basé sur des événements et personnages ayant existés de façon avérée, décrit un enfant qui aime un film (ici King Kong de 1976) parce qu’il excitait son imaginaire. Et s’il y a bien une histoire qui produit cet effet chez les gamins, c’est justement celle-ci. Moi-même, j’ai pu voir la version de 2005 à sa sortie, et j’ai ressenti le même genre de choses. L’histoire m’a bien plu, avec ses inspirations évidentes, le mythe de la Belle et la Bête, mais aussi celui de l’Atlantide et autres civilisations perdues. Mais c’est bien plus le sentiment d’aventure qu’elle génère qui m’a séduit, et surtout à quel point elle peut faire rêver.

Remake de King Kong par la Faquinade.

Remake de King Kong par la Faquinade.

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Rapport Minoritaire (Minority Report) / Souvenirs à Vendre (Total Recall)

Rapport minoritaire (Minority Report) & Souvenirs à vendre (We can remember it for you wholesale)
Minority Report & Total Recall + Total Recall : Mémoires Programmées (Total Recall)

Philip K. Dick / Steven Spielberg
Paul Verhoenven / Len Wiseman

Gros titre. En même temps, je voudrais pas dire mais si vous lisez entre les lignes, vous pouvez aisément vous rendre compte qu’il s’agit d’étudier cinq oeuvres – deux nouvelles et trois films – de quatre auteurs différents, rien que ça.

Alors dit comme ça, ça parait pompeux – Boom! – mais ne vous inquiétez pas. On ne va pas étudier chaque film en détail comme pourrait le faire un Lemming Affranchi. Non non, on n’aura pas cette prétention. Ce qui est clairement l’objectif ici, c’est de continuer de dresser un portrait temporel de l’évolution de l’imagerie cyberpunk dans les mentalités collectives. Ce travail, commencé avec deux gros articles sur Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? / Blade Runner, du même P.K. Dick et son adaptation par Ridley Scott, et sur Neuromancien de William Gibson ainsi que, plus récemment, sur l’essai de sociologie urbaine Au-delà de Blade Runner par l’historien américain Mike Davis, qui nous permettait d’étudier le glissement des références politiques et sociales à la pop-culture cyber des Etats-Unis à l’Europe en vingt à trente ans.

Aujourd’hui, nous allons essayer de voir comment d’un Philip K. Dick torturé, on en vient à une imagerie et une adaptation particulièrement orientée sans que cela choque outre mesure et, mieux !, sans que cela ne dénature forcément l’oeuvre d’origine.

Intriguant ? Mais nous n’avez encore rien lu !

Un nom et des titres qui claquent. C'est aussi ça la formidable résonance culturelle de P.K. Dick.

Un nom et des titres qui claquent. C’est aussi ça la formidable résonance culturelle de P.K. Dick.

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Michael Bay et le cosmos

Michael Bay est-il le pire cinéaste du cosmos ?

Michael Bay

Au cours d’un repas au ministère des Affaires familiales de La Faquinade, Vil Faquin et moi-même avons vaguement débattu sur le cinéma de Michael Bay. Le roi des blockbusters décomplexés, seigneur des explosions au cinéma, a presque toujours connu un succès commercial incroyable, et pourtant critiques et spectateurs n’ont eu de cesse de le mépriser. Moi je l’aime bien et je ne m’en cache pas. À mon sens, Michael Bay, c’est comme les fraises Tagada. Ce n’est pas de la grande cuisine, c’est écœurant, mais plein de gens de tous âges adorent en manger, moi le premier. Et si on n’aime pas, ben on en mange pas, et ce n’est pas grave. Cette brillante métaphore en gélatine de porc devrait mettre un point final à tous débats sur ce cinéaste. Cet article n’aura donc pas pour but de défendre ou d’attaquer le cinéma de Bay mais de chercher à définir ce qu’il est et comment il fonctionne. Je le répéterais une dernière fois : Michael Bay c’est du divertissement, on n’est pas obligé d’aimer ni de voir tous ses films. On peut juste les apprécier pour ce qu’ils sont et ce qu’ils nous promettent, ou alors tout simplement les ignorer.

Nous conclurons cette introduction en laissant la parole à l’intéressé :

« Ce qui est chiant, ce sont ceux qui se font déjà une opinion avant d’avoir vu le film. Mais écoutez : vous avez 500 journalistes grognons d’un côté et des millions de gens qui viennent découvrir Transformers… Je préfère la deuxième famille de personnes. J’ai de nombreux fans et je suis super heureux quand les yeux d’un gosse brillent devant mes films. »

BOUMBOUM BOUUUUUMM

BOUMBOUM BOUUUUUMM

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Dracula (Bram Stoker’s Dracula)

Dracula (Bram Stoker’s Dracula)

Francis Ford Coppola

Aujourd’hui j’ai envie de parler de Francis Ford Coppola. Pourquoi ? Peut être parce qu’il est un parfait mélange de mégalo sans limite et d’artiste maudit, peut être parce que sa vision du cinéma me fascine ? Choisissons un film qui rentre dans la ligne éditoriale de notre Faquinade bien aimée. Pourquoi pas Twixt, ou L’Homme sans âge ? Non. Ce sera Dracula, parce que je suis retombé sur ce film, et n’ai pu m’empêcher d’y replonger.

Une photo dont le camarade Lemming n'est pas peu fier.

Une photo dont le camarade Lemming n’est pas peu fier.

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