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L’Echo du Grand Chant

L’Echo du Grand Chant (Echoes of the Great Song)

David Gemmell

On va commencer par clairement poser les choses. Après tout, c’est à cela que sert une introduction, non ? Il y a désormais plus d’un an et demi, quand j’ai lancé ce site, un de mes premiers articles fut l’un des ouvrages du Sieur Gemmell. J’ai nommé Dark Moon.

J’y disais, en gros, plein de chose sur le fait que Gemmell c’était sympa mais que bon, globalement, il laissait une trace d’inassouvi sur l’arrière du palais. Un peu comme une amie que j’ai bien connue. N’allez pas vous imaginer quoi que ce soit. Elle aimait la cannelle et moi la cannelle, ça me fait gerber. Alors du coup, comprenez l’agression palatine que je ressentais alors.

Bref tout ça pour dire qu’il y a quelque jours, à la librairie, j’arrivais pour prendre mon poste et un collègue, voyant dans ma main L’Echo du Grand Chant me fit, à peu près en ces termes : « Aaaah mais tu lis du Gemmell ? J’ai bien aimé son bouquin ! » Surpris, je lui répondis : « Son bouquin ? Lequel ? » Suite à quoi il me laissa coi en lançant : « Je crois avoir tout lu, mais à part les noms des personnages ils sont à peu près tous pareils…« 

Et ce n’est pas avec Dark Moon que j’aurais pu le contredire. Mais bon, vous tombez bien, habiles lecteurs, nous voilà avec L’Echo du Grand Chant.

Il est beau. Il est haut. Non, pas le château, mais le chant de Gemmell !

Il est beau. Il est haut. Non, pas le château, mais le chant de Gemmell !

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Interview de James Barclay / 19.12.15

Interview de James Barclay.

Billet à lire : Les Chroniques des Ravens.
Avec l’aimable aide de Mélanie Lachenal (traductrice).

Presentation

Hi, who’re you ? I’m James Barclay, a British writer of fantasy fiction.

Je m’appelle James Barclay, écrivain britannique de fiction de fantasy.

How’s life going on in England these days? Pretty well, thanks. Christmas madness is about to descend, my young sons are getting very excited and there are not enough hours to complete what I should before 2016 hits us. But all in all, life is good even though it gets dark too early every day.

Plutôt bien, merci. La folie de Noël est sur le point de se déchaîner, mes jeunes fils deviennent de plus en plus excités et il n’y a pas assez d’heures pour que je puisse faire tout ce que je devrais avant que 2016 ne pointe le bout de son nez. Mais, l’un dans l’autre, la vie est belle, même si la nuit tombe toujours bien trop tôt.

Apart from your activity as a writer, do you also have a « real » job that helps to pay the bills? Although I do have another job it is even more capricious than being an author and it only occasionally helps to pay the bills. I am an Actor, working under the stage-name ‘Scott Barclay’. So I have a theatrical agent as well as a literary agent…

Bien que j’aie un autre job, il est encore plus aléatoire que celui d’auteur et n’aide que rarement à payer les factures. Je suis acteur et je travaille sous le nom de scène ‘Scott Barclay’. Du coup, j’ai un agent pour le théâtre aussi bien que pour la littérature…

Du Guillaume Sorel qui illustre du Barclay sur du Frank Frazetta qui illustre du Molly Hatchett. Voilà.

Contre-culture geeko-rôliste et fantasy punchy, voilà les secrets d’une série à succès !

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Y F’rait beau voir – Les Chroniques des Ravens

Les Chroniques de Raven (Chronicles of the Ravens)

James Barclay

Il y a des auteurs anglo-saxons qui tiennent toujours le haut de l’affiche et dont on parle régulièrement entre non-initiés quand on aborde le sujet de la fantasy. Vous savez, cette littérature pour ados attardés et mal dans leur peau. Parmi ces auteurs, donc, on notera dans les premiers rangs les David, Gemmell ou Eddings, dont on avait dit (respectivement) ici et là ce qu’on en pense. Et puis il y a les autres, qui squattent les devants de l’affiche, les Martin, les Lindholm-Hobb et les (mauvais) Goodkind, se mêlant aux classiques absolus du genre, Tolkien, Lewis et Pullman.

Et puis, gentiment cachés derrière, il y a les autres dont on parle moins mais qui proposent tout autant sinon plus (plus que Goodkind, vous me direz, ça ne peut pas être compliqué), les prolifiques Feist et les Jordan, et les Moorcock.

Et seulement après ceux-là se distinguent d’autres, les éternels seconds couteaux d’une littérature trop souvent réduite – périphrasée, même – à ceux qu’on a cité précédemment. Et pourtant dans ceux-là, on a des perles et des auteurs au style puissant, direct, parfois inattendu.

James Barclay est de ceux-là. Et, il y a 10 ans, il m’a mis une énorme claque.

Admirez la classe décharnée d'Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d'un Faquin.

Admirez la classe décharnée d’Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d’un Faquin.

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Les Enfants d’Icare (Childhood’s end)

Les Enfants d’Icare (Childhood’s End)

Arthur C. Clarke

 « Que ne demeurent les automnes
Quand sonne l’heure de nos folies
J’ai comme un bourdon qui résonne
Au clocher de ma nostalgie »

C’est en (ré)écoutant La Ruelle des Morts d’Hubert Felix Thiéfaine que j’ai pris soudainement conscience de l’incroyable paradoxe de ma conscience. Dans l’esprit du Vil Faquin, voyez-vous, qui dit nostalgie dit futur. Qui dit bourdon dit eschatologie. Et, par voie de conséquence, anticipation science-fictionnelle rétro-futuriste.

Cela peut vous paraître cupilotracté – c’est aussi tiré par des poils, mais pas ceux de la tête – mais c’est tout l’effet que me font les grands noms passés de la sf, comme Philip K. Dick, ou Arthur C. Clarke. Et en regardant le (trop petit) rayon sf de ma bibliothèque, je jette mon dévolu, comme à chaque fois que je ne sais pas quoi lire, j’en extrais au hasard un volume du génial écrivain anglais.

Après Terre : Planète Impériale et Les Gouffres de la Lune, nous voilà aujourd’hui devant Les Enfants d’Icare, un ouvrage daté de 1953 et publié par Milady, qui proposent une réflexion jusque là non présente dans les ouvrages que nous avons lu de l’auteur ; l’utopie. Et ça tombe bien, parce que c’est à la mode.

Deux éditions, une de 2014 et une de 1977, avec un même traducteur (Michel Deutsch), mais deux illustrateurs différents : Manchu et Tibor Csernus.

Deux éditions, une de 2014 et une de 1977, avec un même traducteur (Michel Deutsch), mais deux illustrateurs différents : Manchu et Tibor Csernus.

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Les Gouffres de la Lune (A fall of Moondust)

Les gouffres de la Lune (A fall of Moondust)

Arthur C. Clarke

 Bon, je m’étais laissé un peu happer par l’incroyable manne des auteurs français ces derniers mois et j’ai notamment fait un tir groupé dans la Bibliothèque Voltaïque des Moutons Electriques. J’ai envie de dire que cette fin d’année, après le superbe Edito d’Estelle Faye, est le meilleur moment pour revenir aux premières amoures de ce blog.

On arrête pour un temps les critiques chaudes et hautes en couleurs, on laisse de côté les mondes enchantés et féériques de Faye ou la fange crasseuse et pleine de stupre de Ferrand, on oublie les mecha-warrior de Davoust et on repart dans l’espace à fond les ballons.

Au tout début de ce blog, quand j’avais encore des envies d’équité et que je voulais faire un article de fantasy, un article de sf, un article de roman histo/d’aventure etc… j’avais enchaîné, après Dark Moonpar Terre : Planète Impériale. Si vous l’avez manqué, n’hésitez pas à aller le relire avant cet article, j’y présentais notamment l’auteur et la portée de son oeuvre. Hop, c’est parti !

On voit bien que c'est Casorli qui fait les deux illustrations ! Il a de la suite dans les idées et son identité visuelle d'une couverture à l'autre fait écho à l'identité littéraire de Clarke d'un roman à l'autre.

On voit bien que c’est Casorli qui fait les deux illustrations ! Il a de la suite dans les idées et son identité visuelle d’une couverture à l’autre fait écho à l’identité littéraire de Clarke d’un roman à l’autre.

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