Horreur / Fantastique

Tout est dans l’intitulé.

Deus in Machina

Deus in Machina

John Scalzi

On ne va pas se mentir, ça fait un bail, habiles lecteurs. Depuis le 11 octobre, plus précisément, et cet article sur les Volcryns de G.R.R. Martin, Robert Collector et Paul W.S. Anderson, je n’avais rien écrit dont vous puissiez, au choix, vous délecter ou vous offusquer. Bien sûr, j’avais un temps essayé de faire en sorte que ce site reste actif en multipliant les publications de collaborateurs, en lançant une nouvelle section (qui a cartonné, d’ailleurs, merci à vous) et en vous proposant du contenu plus facilement mobilisable pour moi : vidéos d’événements, interviews…

Mais ça a finit par me manquer, de vous écrire. Non pas que ça ne me manquait pas depuis le début, mais mes obligations professionnelles me tenaient pour le moins bien trop occupé pour que je puisse prétendre faire plus. Désormais que le rythme au travail est revenu et, qu’enfin, je retrouve le temps de lire autre chose que les bons de commande de chez Asmodée, je vais tenter de me tenir à ce que je vous avais annoncé lors de la dernière news (News 22) du 29 septembre dernier : un minimum article par semaine. Initialement, ça devait être le mardi, mais je ne promets plus rien à ce propos.

Donc, c’est reparti, avec une thématique qui va vous rappeler les plus grandes diatribes ensommeillées de nos Triangulations : Deus in Machina de John Scalzi.

Ha, et bonne année, au fait.

Une couverture qu'on a envie d'afficher.

Une couverture qu’on a envie d’afficher.

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Y F’rait beau voir – Jonathan Strange et Mr. Norrel

Jonathan Strange et Mr. Norrel (Jonathan Strange & Mr. Norrel)

Susanna Clarke

 Cela fait un bon moment que j’attends pour écrire un article sur le chef d’oeuvre de Susanna Clarke. A vrai dire, le roman m’a été offert en juillet 2014, par un ami et collègue libraire et j’en ai commencé la lecture en septembre. 2015, certes. J’avais bien entendu été titillé par l’arrivée du programme télévisé éponyme et, on ne va pas se mentir, j’adore le style, mais on y reviendra.

Le romanv se détache de pas mal du reste de ce qui a été présenté dans nos Y F’rait beau voir. Ni historique à proprement parler, ni une sorte de roman d’aventure au message oublié dans la poussières des étagères des bibliothèques de banlieue. Il aurait également mérité bien plus que cette simple rubrique à but présentatif mais, que voulez-vous, tout a déjà été dit, en mieux, ailleurs.

Il n’en reste pas moins que, tout l’un dans l’autre, l’ouvrage fait briller les joyaux d’une littérature dont on n’a, malheureusement, que trop peu souvent l’habitude de côtoyer.

Un ouvrage qui est aussi élégant que bien. C'est dire s'il est élégant !

Un ouvrage qui est aussi élégant que bien. C’est dire s’il est élégant !

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London Bone

London Bone (London Bone)

Michael Moorcock

A lire sur cette B.O., vous allez comprendre pourquoi très vite.

Comme je le disais dans le premier article de cette année 2016, La Faquinade va continuer de suivre sa ruée vers l’or, pas celui de Cendrars. Notre but a toujours été et sera toujours de faire découvrir les tenants et les aboutissants de nos littératures de l’imaginaire tant appréciées.

Alors pour cela, il est vrai, nous participerons à mettre sur le devant de la scène des auteurs qui n’en ont plus besoin tant leur renommée est importante – cela ne veut pas dire qu’ils ne le méritent pas pour autant – et, par là même, nous continuons à soutenir la tradition franco-française de mettre en lumière toujours les mêmes sans aller voir derrière – nous avions d’ailleurs posé la question à James Barclay lors de notre interview.

Mais, quitte à faire nos tête d’ampoule jusqu’au bout, nous vous inviterons, autant que faire se peut, à découvrir ces grands noms au travers d’oeuvres alternatives comme c’est le cas aujourd’hui, avec Michael Moorcock.

Cultausorus Faucon des Vents. Voilà comment définir Michael Moorcock.

Cultausorus Faucon des Vents. Voilà comment définir Michael Moorcock.

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Créature

Créature

SoFee L. Grey

L’année nouvelle a à peine pointé le bout de son né que, déjà, partout sur la toile, dans les transports et dans la bonne société occidentale, on voit surgir des méandres de nos réseaux de fréquentations ce non-sens total qu’on aime à appeler « Les bonnes résolutions« . Comme si une résolution pouvait – pour un individu non génie du mal de dessin-animé ou de comicbook – être mauvaise. Minus et Cortex voulaient conquérir le monde, mais je ne vois pas qui d’autre.

Ma voisine Fatima, elle, n’en a rien à foutre. Sa résolution, m’a-t-elle dit, est de passer plus de temps avec son fils, lequel a coupé les ponts il y a quelques temps. Mon boss, et nonobstant ami, m’a avoué qu’il profitait de la nouvelle année pour veiller plus à sa santé. Un cousin veut redoubler sa volonté de trouver un travail ce que, soit dit en passant, je ne comprends pas : il s’investit dans l’associatif, écrit des articles formidables mais la société le considère comme un méchant chômeur parasite. Mais c’est un autre débat que celui du revenu universel incompressible.

Bref, en cette aube de 2016, tout le monde, ici et là, semble vouloir changer. Souvent pour s’améliorer. Bien bien. Mais, cela soulève en moi des questions : si je n’ai rien prévu de changer à ma vie pour l’année à venir, cela fait-il de moi un fou, pédant et prétentieux ? Je veux dire, ce n’est pas ne pas reconnaître ses défauts que de s’aimer comme on est et ne rien avoir spécialement envie de changer cette année. De même, je ne souhaite rien, à personne.

Au contraire, je nous souhaite tout, à tous. Et ça commence maintenant.

Une esquisse simple qui envoûte votre regard ? Pour moi, ce sera la Dame à la Licorne...

Une esquisse simple qui envoûte votre regard ? Pour moi, ce sera la Dame à la Licorne

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Notre-Dame-aux-Ecailles

Notre-Dame-aux-Écailles

Mélanie Fazi

A lire en écoutant ça.

Il y a à peine un mois, je découvrais Mélanie Fazi au travers de son premier recueil de nouvelles, publié en 2004, Serpentine. En fin d’article, je m’étonnais :

Mais pourquoi ? Pourquoi j’ai attendu si longtemps avant de découvrir cette auteure dans le texte ? Quelque chose me dit que je ne suis pas le premier à me prendre un KO en 25 pages.
Toujours est-il que c’est chose faite et que, désormais, je puis vous assurer que vous allez revoir l’auteure incessamment sous peu sur les flux multimodaux de la Faquinade.

Alors, considérez bien, habiles lecteurs, que cet « incessamment sous peu« , c’est maintenant. Et, tout comme l’article sur Serpentine avait lancé en fanfare le mois de la nouvelle – Août, c’est nouvelles coûte que coûte ! -, je compte bien sur Notre-Dame-aux-Écailles pour lancer un tout nouveau mois à thème !

En effet, A Tire d’Elles est un événement qui aura lieu régulièrement sur La Faquinade avec pour but de mettre un coup de projecteurs sur les auteures des littératures de l’imaginaire, notamment françaises (mais on ne se refusera rien). Et quoi de mieux, dans ce cas, pour lancer les rotatives, que de débuter avec celle qui, sur une thématique précédente, vient de réaliser le plus grand nombre de consultations depuis le Prix Exégète ?

Je vous le demande bien.

Des yeux de beauté perdue qui vous percent les sangs. Parfait pour Notre-Dame.

Des yeux de beauté perdue qui vous percent les sangs. Parfait pour Notre-Dame.

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