fantasy

Y F’rait beau voir – Le Cycle Graal

Le Cycle Graal

Chrétien de Troyes

« Bonjour, je suis le format qui sert au Faquin quand il n’a pas le temps pour un gros article mais qu’il n’a pas réutilisé depuis juillet de l’an passé parce que, vous comprenez, il travaille trop et il fait des trucs et il n’a pas le temps et patati et patata.
Il n’empêche que j’existe. J’ai des droits ! Le droit de citer une fois par mois sur cette feuille de choux désincarnée ne devrait pas être une montagne à faire appliquer quand même. Si ?
Bon, voilà. Alors je vais essayer de revenir une fois par mois, si j’y arrive, sans qu’on me fasse taire. Et puis j’espère que ça ira.
Voilà.
« 
Y F’rait beau voir.

J’m’attendais pas à trouver ça sur un nouvel article en lançant le tableau de bord du wordpress de La Faquinade ce matin. Je m’attendais plutôt à trouver une page blanche pour me lancer dans une des deux grandes Triangulations que j’avais prévues pour ce début d’année : Qu’est-ce que c’est quoi le cinéma de genre ? et C’est quoi la SF de guerre ? Des sujets qui ont brillamment été abordés très récemment par d’estimés collègues vidéastes du Nexus VI – dont on avait croisé le Capitaine en interview et dans un édito – avec leur épisode sur Starship Troopers et le Fossoyeur de Films avec son – très excellent, pertinent et bigrement intelligent – épisode sur DellaMorte DellAmore. Idem pour le genre italien du giallo, que nous n’avons fait qu’esquisser avec l’Interview de Stéphane du Chat qui Fume, sorti tout juste comme l’épisode de Chroma sur Silent Night Deadly Night par le sublissime Karim Debbache.

Alors, quand la vie s’acharne ainsi à vous écoper sous le pied les sujets les plus évidents à votre coeur, quand au royaume des espoirs déçus vous enfilez l’hermine suprême, quand vous arrivez nu au collège dans vos cauchemars, c’est qu’il est souvent le moment de se ressaisir et de revenir aux fondamentaux. Et dans notre cas, les fondamentaux c’est la base. L’origine. Le commencement. Le [tout autre synonyme accepté].

Et comme, de cette origine, je pourrais vous en parler pendant des mois et des mois, autant ne pas me laisser aller et me restreindre à ne citer que 5 raisons pour lesquelles, bah… Y F’rait beau voir !

On ne va pas se mentir, j'ai passé des mois le nez plongé dans ces pages, mais elles me plaisent toujours autant.

On ne va pas se mentir, j’ai passé des mois le nez plongé dans ces pages, mais elles me plaisent toujours autant.

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Y F’rait beau voir – Le Lion de Macédoine

Le Lion de Macédoine (Lion of Macedon)

David Gemmell

J’étais revenu en tout début d’année sur les premières amoures de La Faquinade. Le premier juillet 2014 sortait le premier article de ce qui n’était alors qu’une simple occupation oisive. Et déjà, c’était David Gemmell qui lançait la machine, avec son Dark Moon chez Milady.

L’ouvrage, bien que passable comparé à l’oeuvre de l’auteur, inaugurait le goût de La Faquinade pour les explorations d’univers fouillés, les plongées dans les cohérences internes et l’incroyable style anglo-saxon qui a tant et tant hanté ses nuits depuis.

Le cinq janvier dernier, donc, je revenais le coeur gros d’avoir laissé trop de temps couler depuis ce premier article, sur l’auteur britannique et m’attelais à lire et comprendre L’Echo du Grand Chant, merveilleuse fresque de la fin d’un temps et témoin indiscutable de la passation de pouvoir de l’histoire à la légende. De la fondation des mythes.

Plus que jamais depuis, j’ai ressenti le besoin de me replonger dans l’un des livres qui m’a fait basculer dans le côté obscur des littératures de l’imaginaire – celui avec des cookies, des peaux de bêtes et des vaisseaux de l’espace – lorsque j’étais encore au lycée. Et ce bouquin, c’est Le Lion de Macédoine.

Le glabre faciès de l'homme de poussière qui ne laisse pas de Thrace.

Le glabre faciès de l’homme de poussière qui ne laisse pas de Thrace. Sinon vous pouvez lire ça.

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L’Echo du Grand Chant

L’Echo du Grand Chant (Echoes of the Great Song)

David Gemmell

On va commencer par clairement poser les choses. Après tout, c’est à cela que sert une introduction, non ? Il y a désormais plus d’un an et demi, quand j’ai lancé ce site, un de mes premiers articles fut l’un des ouvrages du Sieur Gemmell. J’ai nommé Dark Moon.

J’y disais, en gros, plein de chose sur le fait que Gemmell c’était sympa mais que bon, globalement, il laissait une trace d’inassouvi sur l’arrière du palais. Un peu comme une amie que j’ai bien connue. N’allez pas vous imaginer quoi que ce soit. Elle aimait la cannelle et moi la cannelle, ça me fait gerber. Alors du coup, comprenez l’agression palatine que je ressentais alors.

Bref tout ça pour dire qu’il y a quelque jours, à la librairie, j’arrivais pour prendre mon poste et un collègue, voyant dans ma main L’Echo du Grand Chant me fit, à peu près en ces termes : « Aaaah mais tu lis du Gemmell ? J’ai bien aimé son bouquin ! » Surpris, je lui répondis : « Son bouquin ? Lequel ? » Suite à quoi il me laissa coi en lançant : « Je crois avoir tout lu, mais à part les noms des personnages ils sont à peu près tous pareils…« 

Et ce n’est pas avec Dark Moon que j’aurais pu le contredire. Mais bon, vous tombez bien, habiles lecteurs, nous voilà avec L’Echo du Grand Chant.

Il est beau. Il est haut. Non, pas le château, mais le chant de Gemmell !

Il est beau. Il est haut. Non, pas le château, mais le chant de Gemmell !

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Port d’âmes

Port d’âmes

Lionel Davoust

Vous savez, habiles lecteurs, à quel point j’apprécie de sieur Davoust. Je vous l’ai fait savoir ici à plusieurs reprises, notamment au travers de plusieurs de ses ouvrages, qu’ils soient tirés de l’univers d’Evanégyre, comme celui-ci, ou pas.

Récemment, ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux n’auront pas manqué d’apercevoir le nom de l’halieutique écrivain un peu partout, et à raison. Mais revenons un instant à l’introduction de ce premier roman dans l’univers velu d’Evanégyre.

Si je devais vraiment résumer  mon sentiment envers l’oeuvre de Lionel Davoust à propos d’Evanégyre, ce serait : « Ici naissent les Anges. » Je crois que cette phrase résumerait la splendeur avec laquelle vous contemplerez une histoire en marche et les hommes qui tournent les manivelles et abaissent les leviers pour la faire avancer. Et vous n’auriez plus alors qu’à trouver un havre, un port pour y reposer votre âme.

Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est Port d’âmes.

Pour contrebalancer l'article j'ai décidé de proposer à chaque photo une qualité de Port d'âmes que je n'ai pas eu le temps de traiter : la première, peut être, serait cette invitation muette que son esthétique formule et qui nous entraîne...

Pour contrebalancer l’article j’ai décidé de proposer à chaque photo une qualité de Port d’âmes que je n’ai pas eu le temps de traiter : la première, peut être, serait cette invitation muette que son esthétique formule et qui nous entraîne…

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Y F’rait beau voir – Les Chroniques des Ravens

Les Chroniques de Raven (Chronicles of the Ravens)

James Barclay

Il y a des auteurs anglo-saxons qui tiennent toujours le haut de l’affiche et dont on parle régulièrement entre non-initiés quand on aborde le sujet de la fantasy. Vous savez, cette littérature pour ados attardés et mal dans leur peau. Parmi ces auteurs, donc, on notera dans les premiers rangs les David, Gemmell ou Eddings, dont on avait dit (respectivement) ici et là ce qu’on en pense. Et puis il y a les autres, qui squattent les devants de l’affiche, les Martin, les Lindholm-Hobb et les (mauvais) Goodkind, se mêlant aux classiques absolus du genre, Tolkien, Lewis et Pullman.

Et puis, gentiment cachés derrière, il y a les autres dont on parle moins mais qui proposent tout autant sinon plus (plus que Goodkind, vous me direz, ça ne peut pas être compliqué), les prolifiques Feist et les Jordan, et les Moorcock.

Et seulement après ceux-là se distinguent d’autres, les éternels seconds couteaux d’une littérature trop souvent réduite – périphrasée, même – à ceux qu’on a cité précédemment. Et pourtant dans ceux-là, on a des perles et des auteurs au style puissant, direct, parfois inattendu.

James Barclay est de ceux-là. Et, il y a 10 ans, il m’a mis une énorme claque.

Admirez la classe décharnée d'Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d'un Faquin.

Admirez la classe décharnée d’Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d’un Faquin.

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