Isabelle Troin

Y F’rait beau voir – Les Chroniques des Ravens

Les Chroniques de Raven (Chronicles of the Ravens)

James Barclay

Il y a des auteurs anglo-saxons qui tiennent toujours le haut de l’affiche et dont on parle régulièrement entre non-initiés quand on aborde le sujet de la fantasy. Vous savez, cette littérature pour ados attardés et mal dans leur peau. Parmi ces auteurs, donc, on notera dans les premiers rangs les David, Gemmell ou Eddings, dont on avait dit (respectivement) ici et là ce qu’on en pense. Et puis il y a les autres, qui squattent les devants de l’affiche, les Martin, les Lindholm-Hobb et les (mauvais) Goodkind, se mêlant aux classiques absolus du genre, Tolkien, Lewis et Pullman.

Et puis, gentiment cachés derrière, il y a les autres dont on parle moins mais qui proposent tout autant sinon plus (plus que Goodkind, vous me direz, ça ne peut pas être compliqué), les prolifiques Feist et les Jordan, et les Moorcock.

Et seulement après ceux-là se distinguent d’autres, les éternels seconds couteaux d’une littérature trop souvent réduite – périphrasée, même – à ceux qu’on a cité précédemment. Et pourtant dans ceux-là, on a des perles et des auteurs au style puissant, direct, parfois inattendu.

James Barclay est de ceux-là. Et, il y a 10 ans, il m’a mis une énorme claque.

Admirez la classe décharnée d'Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d'un Faquin.

Admirez la classe décharnée d’Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d’un Faquin.

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La Rédemption d’Althalus

La Rédemption d’Althalus (The Redemption of Althalus)

David & Leigh Eddings

« DIS VIL FAQUIN ! DIS TU AS LU LA BELGARIADE, DIS ? DIS TU NOUS EN PARLE QUAND, DIS ! DIS ! » Cela fait des semaines, des mois, que j’essaie de rester poli et posé devant tant de sollicitations, si posé et poli que j’en viens presque à me demander où sont passés mon sens de la répartie, hors du commun vous en conviendrez – je vous vois déjà venir : « oui mais tu te parles à toi-même c’est facile d’avoir de la répartie hein !« , et je vous répondrai que si vous expérimentiez ne serait-ce qu’une journée le bordel qu’il y a dans ma tête vous n’auriez pour moi que le plus profond des respects -, ainsi que mon esprit, critique et acerbe acéré comme un chainkill (comment ça, j’ai pas le droit d’utiliser des anglicismes hors contexte ? Je suis Français je vous f’rais dire !) – j’ai rayé acerbe parce que ça collait pas avec le jeu de mot que je voulais faire et qui était mieux que celui-ci mais que j’ai oublié entre le moment où j’ai rayé acerbe et le moment où j’ai voulu l’écrire. Toujours partant pour faire un tour dans ma tête ?

Bref, ce paragraphe introductif t’aura appris une chose, cher lecteur – là j’ai juste barré cher parce que ma maman elle m’a appris que mentir, eh bah c’est mal -, c’est que j’essaie de noyer le poisson. Ce qui est con puisqu’il vit sous l’eau. Ce qui est précisément mon objectif. L’article qui va suivre, tâchera néanmoins d’être à la hauteur du sommet de la littérature fantastique que voilà : David Eddingsfeaturing Madonna Leigh Eddings – là j’ai barré Madonna parce que j’aime bien barrer des trucs.

Autant vous le dire tout de suite, ça va chier dans les boîtes jaunes, désolé d’avance pour les amis postiers.

Composer une photo : Althalus c'est un voleur donc dague, et l'histoire se base sur des grimoires, donc PAF, faux vieux livre en cuir. Et hop, ça fait une photo remplissage.

Composer une photo : Althalus c’est un voleur donc dague, et l’histoire se base sur des grimoires, donc PAF, faux vieux livre en cuir. Et hop, ça fait une photo remplissage.

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