Dyschroniques

Pourquoi écrire, éditer, à l’ère du numérique ? (Prix Exégète)

Pourquoi écrire, éditer, à l’ère du numérique ?

Table ronde donnée à la librairie Terre des Livres
(où Paco, membre du jury, travaille) à Lyon à l’occasion de la remise du
Prix Exégète 2016 à Fred Guichen pour son livre Pigeon, Canard et Patinette.
Etaient présents : Mathieu Rivero (finaliste du Prix Exégète),
Fred Guichen (lauréat du Prix Exégète), Dominique Bellec (éditeur au
Passager Clandestin) et Raphaël Colson (membre du jury, auteur, essayiste).
La table ronde a été animée par Raphaël Colson et égayée de
quelques interventions du Faquin.

[La vidéo est seulement partielle pour cause de panne batterie environ au milieu de l’enregistrement.
S’ensuivaient des discussions très intéressantes sur la figure de l’homme modifié, des mouvements littéraires modernes et une réflexion avec le public sur les littératures de l’imaginaire de nos jours.]

Organisation : Terre des Livres.
Captation (moisie) : Vil Faquin.
Montage : Romain (Duo Decim Scripta & One brain for two)

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Pigeon, Canard et Patinette

Pigeon, Canard et Patinette

Fred Guichen

Lauréat du Prix Exégète 2016

Il y a quelques semaines, je profitais d’une semaine un peu remplie pour me pencher sur le cas de la nouvelles Les Retombées écrite par Jean-Pierre Andrevon en 1979 et republié en 2015 par Le Passager Clandestin dans sa collection Dyschroniques.

J’en avais également profité pour mettre en avant le concours d’écriture organisé par l’éditeur pour l’occasion :

L’histoire que vous écrirez doit se passer dans un futur moyennement proche. Un lien doit exister avec Les Retombées, et le texte doit  aborder au moins le thème de la terreur nucléaire, si possible du complexe militaro-industriel, du mensonge d’État et du contrôle politique.

Ce concours avait déclenché une vague de médiatisation autour de la nouvelle d’Andrevon et de multiples articles sur la toile, ce qui explique en partie la faible longueur de l’article du jour. Une fois encore empruntons nos mots à Dominique Bellec (dans son interview) :

Concernant l’appel à textes que tu évoques dans ta question, il s’agissait en fait d’un concours, un one-shot, autour de l’excellente nouvelle de Jean-Pierre Andrevon, Les Retombées […] Trente-et-un auteurs, plus ou moins confirmés, nous ont envoyé leur production. Le jury, composé de Jean-Pierre Andrevon, bien sûr, de nous trois au passager clandestin, de Philippe Lécuyer, directeur de la collection, d’Étienne Angot libraire au Merle moqueur à Paris, de Mathias Échenay, des éditions La Volte et d’Hubert Prolongeaujournaliste et écrivain a retenu Pigeon, Canard et Patinette de Fred Guichen. […] Je n’en dis pas plus, mais je le recommande chaudement à tes lecteurs.

Si vous pensez que cette poupée vous donnera des cauchemars jusqu'à la fin de vos jours... bah lisez le texte derrière la couverture et retrouvez votre sérénité.

Si vous pensez que cette poupée vous donnera des cauchemars jusqu’à la fin de vos jours… bah lisez le texte derrière la couverture et retrouvez votre sérénité.

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Les Retombées

Les Retombées

Jean-Pierre Andrevon

De puis quelques temps déjà, nous avons l’habitude de retrouver les ouvrages de la collection Dyschroniques, aux Editions Le Passager Clandestin. En janvier nous avons eu la chance de vous proposer une interview de l’un des membres du Passager – je vous vois venir et non, cent fois non, ce n’est pas la jambe droite -, Dominique Bellec (voir). Nous avons donc pu en découvrir un peu plus sur cette maison d’édition, notamment sur la collection du jour à mi-chemin entre la collection de science-fiction traditionnelle et les autres collections d’essais, très sociétales.

Dans cette collection atypique que nous avons déjà bien parcouru, nous n’avons croisé qu’un seul auteur français, Philippe Curval, qui nous avait été présenté par son texte de 1978 Le Testament d’un enfant mort. Il nous livrait une analyse sociale funeste où la progéniture de l’homme ne souhaitait pas survivre, tant nous avions gâché notre monde et notre potentiel.

Ici, nous découvrons Jean-Pierre Andrevon, figure de la science-fiction française (Grand Prix de la science-fiction française en 1990) avec un texte 1979 au titre évocateur : Les Retombées.

Un air de Zone ? Si vous cherchez ce qu'est la zone, c'est ici !

Un air de Zone ? Si vous cherchez ce qu’est la zone, c’est ici !

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Interview de Dominique Bellec / 7.1.16

Interview de Dominique Bellec, des éditions Le Passager Clandestin.

Billets à lire : collection Dyschroniques.

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Je suis Dominique Bellec, je suis l’un des trois éditeurs des éditions le passager clandestin avec Nicolas Bayart [ndlf : dir. de la publication] et Frédérique Giacomoni.

Ca va ? J’veux dire tout se passe comme prévu, l’Alternative avance bien ? Ben oui, tout va bien ! L’année dernière encore la mégamachine aura tourné à plein régime pour extraire ses 70 milliards de tonnes de ressources naturelles et permettre à tous les pékins du monde « développé » de placer sous leur sapin de noël (6,5 millions de sapins vendus rien qu’en France au mois de décembre, quand même !) le dernier joujou high-tech et de s’en mettre plein la lampe et le frigo ; les obscurantismes de tout poil ont le plus bel avenir et toutes « les voix qui comptent » s’emploient méthodiquement à leur faciliter la tâche ; les chefs d’État de la planète sont venus à Paris nous expliquer que pour enrayer l’action délétère des activités humaines sur les conditions de vie sur ladite planète, l’urgence était de surtout de ne rien changer à notre modèle de société… Donc je te laisse apprécier.
Mais bon, pour ce qui est de l’« Alternative », si tu veux parler de tous ces gens qui sont convaincus qu’il faut le changer, ce modèle, qui pensent et qui agissent dans ce sens, eh bien, ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus convaincus, ça c’est sûr – même si on ne peut pas vraiment dire qu’ils aient le vent en poupe à l’heure actuelle.

Et sinon, tu as un vrai métier ? Je ne sais pas si j’ai un vrai métier. Je dirais juste qu’après une petite dizaine d’années dans l’édition, je commence peut-être à avoir un peu « de métier »…

J'avais pas de lampe à pétrole pour illustrer, mais j'ai une machine à écrire, ça compte ?

J’avais pas de lampe à pétrole pour illustrer, mais j’ai une machine à écrire, ça compte ?

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Frank Merriwell à la Maison Blanche

Frank Merriwell à la Maison Blanche (Frank Merriwell in the White House)

Ward Moore

Attention ce billet sera court.

Parmi tous les ouvrages de la collection Dyschroniques du Passager ClandestinFrank Merriwell à la Maison Blanche était probablement celui que j’avais le moins envie de lire.

Il ne m’accrochait pas, la catchline me laissait indifférent et la casquette de baseball sur la couverture ne me motivait pas – je déteste le baseball.

Et puis, en voulant prendre La Tour des Damnés de Brian Aldiss dans ma bibliothèque j’ai fait tomber le petit texte de Ward Moore. En le ramassant – il était ouvert à la première page – j’en ai profité pour lire les premières lignes :

« Il était une fois un magnat politique amoureux de la fille d’un savant fou. »

Okay. Au temps pour moi.

Frank Merriwell, ou l'autopsie d'une société américaine qui n'a pas tant évolué en 50 ans... Progrès technique excepté !

Frank Merriwell, ou l’autopsie d’une société américaine qui n’a pas tant évolué en 50 ans… Progrès technique excepté !

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