critique

Le Volcryn (Nightflyers)

Le Volcryn (Nightflyers)
suivi par Nightflyers (Nightflyers) et Event Horizon : le vaisseau de l’au-delà (Event Horizon)

George R. R. Martin

Robert Collector / Paul W.S. Anderson

On m’a souvent demandé pourquoi je ne parlais pas plus d’auteurs très populaires sur ce site. Parfois, même, on me l’a reproché. On me l’a même conseillé afin d’attirer plus de trafic et déchaîner les passions. Bon, je ne vous cache pas que je n’ai pris en compte ni les uns, ni les autres ; après tout je reste un faquin.

Par contre dans mes billets Y F’rait beau voir, j’ai essayé d’aborder des oeuvres plus populaires en les présentant rapidement, notamment avec J.K. Rowling et J.R.R. Tolkien. Mais il en manque, le public exigeant n’est jamais repu, il en veut toujours plus à se mettre sous la dent. Où sont les Asimov ? Où sont les Pratchett ? Où sont les Bernard Henri Levy ?

J’ai plusieurs raisons à cela. Déjà que, si je n’en parle pas, c’est probablement que je n’ai rien à en dire : soit que tout ait été déjà dit ailleurs (et probablement en mieux que ce que je pourrais faire), soit parce que je ne les ai pas lus, ces fameux auteurs [coucou Terry]. Alors si, quand !, je m’attaque à l’un d’entre eux, puisque ça finira par arriver éventuellement [cet anglicisme n’est pas heureux, mais il me plait], j’essaierai de le faire de façon intelligente, pour sortir des lieux communs et des textes rabattus dans tous les sens. Encore une fois, il y a la section Y F’rait beau voir pour cela.

Et aujourd’hui, ce jour est arrivé pour l’ami George Ronald Raymond Reuel Richard Martin. Vous le connaissez pour sa saga fleuve au lent cours et son adaptation à l’écran ? Je vous invite à le découvrir pour une autre de ses oeuvres, beaucoup plus courte mais encore adaptée à l’écran.

Un petit ouvrage qui pulse une écriture qu'on ne qualifierait pas de sensationnelle mais de bigrement efficace !

Un petit ouvrage qui pulse une écriture qu’on ne qualifierait pas de sensationnelle mais de bigrement efficace !

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Eschatôn

Eschatôn

Alex Nikolavitch

Finaliste du Prix Exégète 2016

Comme je l’écrivais sur twitter peu après avoir fini ma seconde lecture (en diagonale cette fois-ci) d’Eschatôn, je tiens tout spécialement à ne pas remercier Alex Nikolavitch pour son roman. En effet, et pour la première fois depuis longtemps, j’ai ressenti cette désagréable sensation de manque et de profond mal-être après avoir terminé ledit roman.

J’ai souffert à nouveau du syndrome post-lecture, et ce n’est pas pour me rassurer. La première fois que j’avais ressenti ce syndrome c’était en terminant Le Seigneur des Anneaux, à douze ans et demi, puis une nouvelle fois après avoir lu 1984 à quatorze ou quinze ans. Et depuis, eh bien… même la mort de Dumbledore à la fin du tome 6 d’Harry Potter ne m’avait pas laissé dans cet état. Seul Neuromancien avait récemment réussi à me faire sortir de mes gonds de la sorte, tant son questionnement sincère sur le monde de 1984 – l’année, cette fois-ci, pas le bouquin d’Orwell – avait fait percuter en moi des petits trucs.

Alors forcément, j’ai dévoré Eschatôn, j’ai raté plein de trucs. Du coup, l’article avait du mal à trouver une juste place et il m’a fallu attendre un peu et relancer une lecture diagonale avec un oeil moins acéré pour trouver les mots. Parce que, comme disait Sheryfa Luna – pas à propos d’Alex Nikolavitch, mais bon, c’était seulement parce qu’elle ne savait pas lire, la pauvresse – :

Il avait les mots
M’a rendue accro

A qui le dis-tu, cocotte.

Un auteur qui commence à se faire une petite place dans ma bibliothèque et que j'ai hâte de relire, tant en fictions qu'en essais.

Un auteur qui commence à se faire une petite place dans ma bibliothèque et que j’ai hâte de relire, tant en fictions qu’en essais.

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La Fenêtre de Diane

La Fenêtre de Diane

Dominique Douay

Finaliste du Prix Exégète 2016

Cela faisait bien trop longtemps que j’avais l’ouvrage de Dominique Douay sur mes étagères et que je devais prendre le temps de le lire. Bon, ça c’était il y a bien six mois.

Depuis, l’ouvrage est lu, mais je n’arrive pas à trouver quoi en dire. Ou plutôt si : j’ai énormément à en dire mais je ne sais juste pas comment tourner tout ça.

Et puis est venu le temps du premier juillet, celui où l’on annonce fébrilement les finalistes du Prix Exégète et où l’on se dit que, flûte, quoi qu’il arrive, on ne peut pas ne pas y faire figurer La Fenêtre de Diane.

Du coup, comme dirait Karadoc : « Eh ouais mémé, t’es bien mouchée ! » et on est obligé d’en faire un article, que l’on aimerait absolu et conséquent tant l’ouvrage dépasse par sa portée bien des autres sur lesquels nous nous sommes répandus ici.

« Et toc, remonte ton slibard, Lothar ! » conclurait alors Perceval.

39 ans les séparent et pourtant...

39 ans les séparent et pourtant…

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Le Choix (The Choice)

Le Choix (The Choice)

Paul J. McAuley

 Il est parfois des hasards qu’on ne peut expliquer. Vous me direz, c’est le principe même du hasard, d’être hasardeux, imprévisible et souvent inexplicable. Certes. Mais parmi ces hasards, certains me marquent plus que les autres, peut-être parce qu’ils m’arrivent plus souvent – ou simplement que je me rends compte plus souvent qu’ils m’arrivent, tout n’est parfois qu’une question de point de vue -, qui sait. Ce sont les hasards d’emploi du temps.

Deux exemples se sont produits au mois de mai dernier. Alors que, récemment déménagé sur Dijon, je croisais lors d’un week end sur Lyon un camarade en charge de la programmation d’AOA Production pour les Intergalactiques de Lyon, il me proposait de modérer une table ronde lors de cette édition 2016, le 15 mai. Elle devait s’intituler « Big Brother is adapting you » –> Cinéma et littérature, quand les utopies virent au cauchemar avec Sara Doke, Raphaël Colson, Ginger Force, P.J. McAuley. A cette époque je terminais la lecture du Marteau de Dieu d’Arthur C. Clarke et je fus frappé – OWCH! – de voir à quel point ce petit roman me donnait des pistes précises pour développer un angle d’attaque pour préparer l’intervention.

Et puis, le 15 mai arrivant, la table ronde s’est déroulée sans que je réalise réellement que le petit bouquin, récupéré en librairie quelques jours plus tôt, que j’avais pris pour m’accompagner sur cette journée n’était autre qu’un bouquin de Paul J. McAuley, l’un des intervenants et que plusieurs des thèmes abordés par notre table ronde étaient abordés dans ses lignes.

Des fois, dans ces moments-là, on se dit que la boucle est bouclée et on se prête à sourire à ces coïncidences sans incidence. Et encore, ces sourires-là, ce n’est rien comparé à ceux que vous aurez en finissant le bouquin.

Une Heure Lumière, chez Le Bélial', une collection à l'univers visuel très réussi, signé Aurélien Police.

Une Heure Lumière, chez Le Bélial’, une collection à l’univers visuel très réussi, signé Aurélien Police.

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Le Marteau de Dieu (The Hammer of God)

Le Marteau de Dieu (The Hammer of God)

Arthur C. Clarke

 

Ces temps-ci, vous l’aurez remarqué, je suis dans le genre monomaniaque. On pourrait résumer de cette façon le quotidien du Faquin :

Gnagnagna cyberpunk gnagnagna faut qu’ça pète gnagnagna techno-futurs de merde gnagnagna l’espoir en sf c’est quoi au fond ? gnagnagna putain de fuite en avant gnagnagna tu bandes mou gnagnagna j’ai plus d’chips.

Bref, c’est pas la joie tous les jours. Mais, après avoir terminé mon petit scénario autoconvictionnel sur les Trois âges du cyberpunk (avec NeuromancienInner CityLa Voix brisée de Madharva), je me disais qu’il était temps de passer à autre chose. Et de revenir, chemin faisant, à de vieilles amours faquines qu’il m’était déjà arrivé d’aborder dans ces lignes. Mais comme le Prix Exégète arrive, je ne voulais pas perdre la main sur la science-fiction.

Alors je me suis dit que l’idéal, dans ces cas-là, c’était d’aller arpenter un vieux J’ai Lu Imaginaire. Et alors, bim bam boum !, que n’ai-je pas vu ? Un petit Arthur C. Clarke qui me faisait les yeux doux, bien fin et complètement dans le thème sur lequel je travaillais alors : à savoir la mise sur pied du plan de la table ronde que je modérais aux Intergalactiques de Lyon : « Big Brother is adapting you«  – Quand les utopies virent au cauchemar (si si, regardez, je suis en bas, ). Parce que Monsieur Clarke, c’est avant tout un grand bonhomme de l’anticipation, de l’utopie et aussi du regard critique.

Et bien, les p’tits gars, autant vous dire que je n’ai pas été déçu.

Non je ne suis pas fan du monsieur. Bon okay. Mais pourquoi un Skyhopper en arrière plan ? Parce que c'est sur la couverture des Fontaines du Paradis que Chris Foss a dessiné le prototype des croiseurs impériaux de Star Wars.

Non je ne suis pas fan du monsieur. Bon okay. Mais pourquoi un Skyhopper en arrière plan ? Parce que c’est sur la couverture des Fontaines du Paradis que Chris Foss a dessiné le prototype des croiseurs impériaux de Star Wars.

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