Vidéodrome

Blade Runner 2049 – Ce qu’il faut en attendre

Blade Runner 2049 – Ce qu’il faut en attendre

Denis Villeneuve,
Luke Scott, Shin’ichirō Watanabe

Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un film qui n’est pas encore sorti, divaguer sur un matériau qui n’existe pas encore pour nous autres simples mortels. En effet, à l’heure où j’écris ces lignes Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve sort demain.

Bien que les phrases précédentes semblent être issues du bon sens, elles ne sont pas pour autant correctes. Car si le film de Denis VIlleneuve n’est pas encore sorti, nous ne sommes pas pour autant sans matériau à analyser. Je ne parle bien évidemment pas des bandes-annonce et autres teasers, mais bien des trois courts métrages commandés par le réalisateur pour faire le lien entre le Blade Runner de Ridley Scott, adapté du roman de Philip K. Dick Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (voir), qui se passe en 2019, et le sien, dont l’intrigue est située en 2049 (personne n’aurait deviné).

Avant même sa sortie, BR49, de son petit nom de code, nous propose déjà de l’analyser lui, ses personnages, ses idées et ses arcs narratifs, à l’aulne du travail d’autres personnes. Un travail dont on ne peut qu’imaginer qu’il s’est fait en étroite collaboration avec Ridley Scott (qui détient la licence d’exploitation et est à la manœuvre avec sa société Scott Free Productions) et avec les équipes de scénariste, tant tout est imbriqué dans tout.

Bref, nous sommes là pour discuter de Blade Runner 2036: Nexus Dawn, de Blade Runner 2048: Nowhere to Run et enfin de Blade Runner 2022: Black Out. Les deux premiers sont l’oeuvre de Luke Scott, fils de Ridley, et le troisième est un animé signé Shin’ichirō Watanabe.

Bon, c’est parti.

[pour information : les paragraphes ci-dessous sont des copies de billets sortis en même temps que les courts-métrages et l'article lui-même ne constitue pas un ensemble écrit en une seule fois]
br2036

Celui qui dit qu’on ne retrouve pas Blade Runner ment effrontément.

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Course à la mort de l’an 2000

Course à la Mort de l’an 2000 (Death Race 2000)

Paul Bartel

Bonjour à tous. Pour mon deuxième article, j’ai choisi un sujet pour lequel j’ai de l’affection. Nous allons parler de vielle série B, de voitures qui roulent vite et de futurs lointain. En effet, aujourd’hui, c’est l’heure de Course à la mort de l’an 2000 de Paul Bartel et produit par Roger Corman. Le film, sorti en 1975 avec David Carradine et Sylvester Stallone (tout jeunot à l’époque) est un film sportif de science fiction. Je ne vois pas comment mieux le décrire.  Nous allons donc parler du film en lui-même, puis je m’éloignerai un peu du sujet pour voir plus grand (parce que j’aime ça) et nous parlerons de Roger Corman, seigneur de la série B, à qui le cinéma doit plus de choses qu’il ne le croit.

Tout est dit. En plus, La Crampe, elle a grave la classe.

Tout est dit. En plus, La Crampe, elle a grave la classe.

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Invasion – Los Angeles (They Live)

Invasion Los Angeles (They Live)

John master Carpenter

Invasion Los Angeles sort en 1988. Le titre d’origine, They Live, est bien plus évocateur.  Il arrive donc a la fin de la Guerre Froide. John Carpenter l’a réalisé dans une période calme de sa carrière, avec un budget riquiqui (2 millions).  Pourquoi ce film ? Parce que. Parce qu’il est hyper drôle dans son aspect nanardesque total, les acteurs élargissant considérablement ce qu’on peut appeler leu « jeu » par leur manque évident de talent, mais pas d’investissement. Mais aussi car il représente parfaitement le cinéma de ce maître qu’est John Carpenter. C’est en effet un film horrifique et fantastique comme presque tous ses films, avec un aspect de l’horreur à la fois minimaliste et baroque. Ensuite c’est un film de cowboys, très westernian, où le Jean Levi-S, les Harley Davidson et l’esprit de l’aigle sont omniprésent. Et enfin c’est un film complètement engagé avec un message politique résolument à gauche.

Voyons donc ces trois aspect, comment ils sont présents dans le film et comparer avec les autres films de Carpenter – et pourquoi pas vous donner envie de les voir tous ? Hein ? Pourquoi pas ! Mais avant une petite bio de John. Et puis, comme nous, ici à la Faquinade, on aime beaucoup de travail d’un certain Fossoyeur, nous vous conseillons les visionnages de ses vidéos sur La Peur au Cinéma, Halloween 3 et New York 1997.

Affiches du Film à sa sortie en cinéma et à sa sortie en DVD.

Affiches du Film à sa sortie en cinéma et à sa sortie en DVD.

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