Réflexion

La Rédemption d’Althalus

La Rédemption d’Althalus (The Redemption of Althalus)

David & Leigh Eddings

« DIS VIL FAQUIN ! DIS TU AS LU LA BELGARIADE, DIS ? DIS TU NOUS EN PARLE QUAND, DIS ! DIS ! » Cela fait des semaines, des mois, que j’essaie de rester poli et posé devant tant de sollicitations, si posé et poli que j’en viens presque à me demander où sont passés mon sens de la répartie, hors du commun vous en conviendrez – je vous vois déjà venir : « oui mais tu te parles à toi-même c’est facile d’avoir de la répartie hein !« , et je vous répondrai que si vous expérimentiez ne serait-ce qu’une journée le bordel qu’il y a dans ma tête vous n’auriez pour moi que le plus profond des respects -, ainsi que mon esprit, critique et acerbe acéré comme un chainkill (comment ça, j’ai pas le droit d’utiliser des anglicismes hors contexte ? Je suis Français je vous f’rais dire !) – j’ai rayé acerbe parce que ça collait pas avec le jeu de mot que je voulais faire et qui était mieux que celui-ci mais que j’ai oublié entre le moment où j’ai rayé acerbe et le moment où j’ai voulu l’écrire. Toujours partant pour faire un tour dans ma tête ?

Bref, ce paragraphe introductif t’aura appris une chose, cher lecteur – là j’ai juste barré cher parce que ma maman elle m’a appris que mentir, eh bah c’est mal -, c’est que j’essaie de noyer le poisson. Ce qui est con puisqu’il vit sous l’eau. Ce qui est précisément mon objectif. L’article qui va suivre, tâchera néanmoins d’être à la hauteur du sommet de la littérature fantastique que voilà : David Eddingsfeaturing Madonna Leigh Eddings – là j’ai barré Madonna parce que j’aime bien barrer des trucs.

Autant vous le dire tout de suite, ça va chier dans les boîtes jaunes, désolé d’avance pour les amis postiers.

Composer une photo : Althalus c'est un voleur donc dague, et l'histoire se base sur des grimoires, donc PAF, faux vieux livre en cuir. Et hop, ça fait une photo remplissage.

Composer une photo : Althalus c’est un voleur donc dague, et l’histoire se base sur des grimoires, donc PAF, faux vieux livre en cuir. Et hop, ça fait une photo remplissage.

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Mythes et Idéologie du Cinéma Américain

Mythes et Idéologie du Cinéma américain.

Laurent Aknin

Le cinéma de genre, on vous en parle sur La Faquinade. Le Lemming Affranchi vous fait régulièrement des « petits » papiers à son propos et vous avez le plaisir de découvrir régulièrement des films fous et improbables ou de redessiner les contours des grandes productions. Cependant, dans ses papiers, il s’intéresse aux hommes et aux bandes de pellicules, mais peu aux évolutions globales de ce média fantastique et moderne qu’est le cinéma. Ce n’est pas son propos.

D’où l’intérêt de cet ouvrage signé Laurent Aknin, et qui rejoint, sur certains points, celui de Nikolavitch sur Mythe et Super-Héros. Sur certains points car Nikolavitch parlait de comics, alors qu’Aknin parle, avant tout, de cinéma et essaie de dresser un large plan d’ensemble du cinéma américain – et pas restrictivement hollywoodien car, même si les productions du saint bosquet y tiennent nécessairement une place importante, la part belle est également faite aux productions indépendantes, qui participent tout autant et sont aussi révélatrices des tendances, des courants et des idées de l’ensemble du milieu – dans l’époque moderne qu’est le XXIème siècle.

Et puis l’ouvrage aborde le point tout autant essentiel de la conquête culturelle des Etats-Unis, de leur rapport au monde et leur vision d’icelui, enfermant le lecteur du côté de la bannière étoilée pour une plongée dans un référentiel tout à fait différent, afin d’éclaircir les questions et les angoisses.

Here we go.

« I’m Batman. »

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Récital pour les Hautes-Sphères

Récital pour les Hautes Sphères – Personne ne l’a jamais dit –  Tuning Jack

Lionel Davoust

Après le triste intermède du début de semaine la Faquinade reprend son rythme de publication normal et ses thèmes classiques. J’espère que, tous, vous comprenez la nécessité qui était la mienne de partager mon sentiment et ma douleur suite aux événements tragiques et impardonnables de mercredi. Mais le monde continue, la République redresse la tête et il nous incombe de continuer à poursuivre nos vies sans crainte.

Comme promis dans mes voeux de fin d’année, je vais tenter d’élargir le cercle de mes habitudes – oui, c’est parfaitement dégueulasse dans votre esprit – et cela commence aujourd’hui. En effet, je vais vous parler aujourd’hui d’œuvres dématérialisées. Je ne vais malgré tout pas parler de livre numérique. Je ne sais pas si je suis clair.

Reprenons. La dématérialisation est l’action de retirer à un contenu, quel qu’il soit, son côté matériel – sans dec’ ? – et de proposer ledit contenu de façon numérique. Donc on range les arts occultes, l’éther et la projection astrale, je vous vois venir. Simplement, certains auteurs, au rang desquels un chauve dont je vous ai déjà parlé ici, amateur d’orques et d’orcs, qui met en ligne de manière gracieuse sur son site internet certains de ses textes. Genre clique, et tu verras. Alors pourquoi ne pas en profiter, après tout hein ?

D’ailleurs, en parlant de cet auteur, je vans balancer la sauce directe. Je retire tout ce que j’ai dit de Lionel Davoust dans des articles précédents, genre ici ou encore . Tout, tout et re-tout. Je l’avais loué – pour pas cher – pour sa capacité à rendre humaine n’importe quelle situation, à instiller l’espoir dans des situations les plus inextricables et, quand il n’y avait plus d’espoir, il restait les convictions, la parole donnée et les principes profonds de l’être humain. Bref c’était beau. Si je casse le suspense direct, c’est pour faire un bon vieux cliffangher des familles – mais oui R’né ! – et vous donner l’explication seulement 800 mots plus loin. Je suis Vil.

Des couvertures et des titres. Autant La Volonté du Dragon c'est pas top moumoute, autant Récital pour les Hautes Sphères, ça envoie du bois.

Des couvertures et des titres. Autant La Volonté du Dragon c’est pas top moumoute, autant Récital pour les Hautes Sphères, ça envoie du bois.

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Le Post-Apocalyptique

Le Post-Apocalyptique

La Maison D’ailleurs

Me voilà donc à vous présenter un nouvel essai prenant place dans La Rentrée des Cartables (facebook) après Jouer avec l’histoire et Cyberpunk – 1988, nous revoilà avec un petit ouvrage co-édité sur la thématique du Post-Apocalyptique et au titre éponyme. N’hésitez pas, vous aussi, à participer à cet événement qui vous permettra de remporter un ouvrage (vous choisirez parmi trois) après un tirage au sort à la soviétique égalitaire et équitable.

Le post-apocalyptique donc, aka post-apo, est un genre très en vogue depuis quelques années, notamment avec la mode du zombie qui a déferlé pendant plusieurs années sur nos douces antennes et dans les salles – hum – obscures. Les 28 jours plus tard, 28 semaines plus tard et consorts nous ont avec brio remis les pieds en plein dans le post-apo. Pourtant, c’est vieux comme Crésus, ce genre du post-apo, et c’est même riche comme Hérode. A moins que ce ne soit l’inverse.

Et puis comme c’est quelque chose qui pointe largement plus que le bout de son nez dans nos littératures de l’imaginaire (cf ici même, par exemple à la nouvelle de M. Z. BradleyLa Vague Montante), il m’est apparu comme un devoir suprême de vous faire découvrir cet ouvrage ! Ca me permettra de me plonger dans le bain pour Gueule de Truie de Justine NiogretUn Eclat de Give d’Estelle Faye et tuti quanti.

Donc, mettez vous en condition : imaginez un opticien atoll tranquille, vous sirotez votre lait de goyave sur une plage paradisiaque et BOUM, le monde bascule, vous vous retrouvez avec votre slip et votre couteau papaye prêt à affronter ce nouveau monde.

Comme quoi c'est pas forcément la taille qui compte, hein.

Comme quoi c’est pas forcément la taille qui compte, hein.

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Cyberpunk – 1988

Cyberpunk – 1988

Mark ‘Vague Downham

Originellement programmé pour octobre, l’événement La Rentrée des Cartables débutera un peu plus tôt sur La Faquinade. Aujourd’hui en fait. Comme je l’expliquerai d’ici à une semaine dans une news consacrée, cet événement aura pour but de profiter -sauvagement – de la rentrée universitaire pour vous enjoindre, à notre suite de vous plonger dans un essai, aussi court soit-il, en relation avec nos thématiques (culture geek, littératures de l’imaginaire, SFFF…).

Alors, au vu du premier tome, on peut se dire que je vais commencer doucement. On ne peut guère plus se tromper. Pour tout vous dire, je pensais lire ces 60 pages en… quoi… allez… disons deux jours en décousant bien ma lecture. Au final cela fait bientôt plus d’une semaine que je suis dessus. Et quand je dis dessus, c’est au moins une heure et demi tous les soirs, 5 à 6 fois par semaine.

Comment diable un si petit tome a-t-il pu retenir aussi longtemps un faquin tel que moi ? Hé bien… Peut-être parce que le propos en est d’une complexité rare, où chaque mot savant s’accompagne de son pendant néologique et où tout n’est rien et rien est tout.  C’est pourquoi, plutôt que de vous présenter une critique habituelle, je vais vous proposer une aide de lecture, qui, si la vie était bien faite, il faut bien l’admettre, aurait du être dispensée lors trois longues journées d’études dans un séminaire se tenant sous le métro moscovite. Mais la vie n’est pas une douce promenade au bord de la Méditerranée.

Heureusement d’ailleurs, je préfère largement la Mer du Nord.

Bienvenue dans le Métrophage. Lobotomie par exposition au Vidéodrome tous les jours à 6:00 AM. Réservez vos places !

Bienvenue dans le Métrophage. Lobotomie par exposition au Vidéodrome tous les jours à 6:00 AM. Réservez vos places !

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