Littérature de l’imaginaire

London Bone

London Bone (London Bone)

Michael Moorcock

A lire sur cette B.O., vous allez comprendre pourquoi très vite.

Comme je le disais dans le premier article de cette année 2016, La Faquinade va continuer de suivre sa ruée vers l’or, pas celui de Cendrars. Notre but a toujours été et sera toujours de faire découvrir les tenants et les aboutissants de nos littératures de l’imaginaire tant appréciées.

Alors pour cela, il est vrai, nous participerons à mettre sur le devant de la scène des auteurs qui n’en ont plus besoin tant leur renommée est importante – cela ne veut pas dire qu’ils ne le méritent pas pour autant – et, par là même, nous continuons à soutenir la tradition franco-française de mettre en lumière toujours les mêmes sans aller voir derrière – nous avions d’ailleurs posé la question à James Barclay lors de notre interview.

Mais, quitte à faire nos tête d’ampoule jusqu’au bout, nous vous inviterons, autant que faire se peut, à découvrir ces grands noms au travers d’oeuvres alternatives comme c’est le cas aujourd’hui, avec Michael Moorcock.

Cultausorus Faucon des Vents. Voilà comment définir Michael Moorcock.

Cultausorus Faucon des Vents. Voilà comment définir Michael Moorcock.

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L’Echo du Grand Chant

L’Echo du Grand Chant (Echoes of the Great Song)

David Gemmell

On va commencer par clairement poser les choses. Après tout, c’est à cela que sert une introduction, non ? Il y a désormais plus d’un an et demi, quand j’ai lancé ce site, un de mes premiers articles fut l’un des ouvrages du Sieur Gemmell. J’ai nommé Dark Moon.

J’y disais, en gros, plein de chose sur le fait que Gemmell c’était sympa mais que bon, globalement, il laissait une trace d’inassouvi sur l’arrière du palais. Un peu comme une amie que j’ai bien connue. N’allez pas vous imaginer quoi que ce soit. Elle aimait la cannelle et moi la cannelle, ça me fait gerber. Alors du coup, comprenez l’agression palatine que je ressentais alors.

Bref tout ça pour dire qu’il y a quelque jours, à la librairie, j’arrivais pour prendre mon poste et un collègue, voyant dans ma main L’Echo du Grand Chant me fit, à peu près en ces termes : « Aaaah mais tu lis du Gemmell ? J’ai bien aimé son bouquin ! » Surpris, je lui répondis : « Son bouquin ? Lequel ? » Suite à quoi il me laissa coi en lançant : « Je crois avoir tout lu, mais à part les noms des personnages ils sont à peu près tous pareils…« 

Et ce n’est pas avec Dark Moon que j’aurais pu le contredire. Mais bon, vous tombez bien, habiles lecteurs, nous voilà avec L’Echo du Grand Chant.

Il est beau. Il est haut. Non, pas le château, mais le chant de Gemmell !

Il est beau. Il est haut. Non, pas le château, mais le chant de Gemmell !

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Port d’âmes

Port d’âmes

Lionel Davoust

Vous savez, habiles lecteurs, à quel point j’apprécie de sieur Davoust. Je vous l’ai fait savoir ici à plusieurs reprises, notamment au travers de plusieurs de ses ouvrages, qu’ils soient tirés de l’univers d’Evanégyre, comme celui-ci, ou pas.

Récemment, ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux n’auront pas manqué d’apercevoir le nom de l’halieutique écrivain un peu partout, et à raison. Mais revenons un instant à l’introduction de ce premier roman dans l’univers velu d’Evanégyre.

Si je devais vraiment résumer  mon sentiment envers l’oeuvre de Lionel Davoust à propos d’Evanégyre, ce serait : « Ici naissent les Anges. » Je crois que cette phrase résumerait la splendeur avec laquelle vous contemplerez une histoire en marche et les hommes qui tournent les manivelles et abaissent les leviers pour la faire avancer. Et vous n’auriez plus alors qu’à trouver un havre, un port pour y reposer votre âme.

Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est Port d’âmes.

Pour contrebalancer l'article j'ai décidé de proposer à chaque photo une qualité de Port d'âmes que je n'ai pas eu le temps de traiter : la première, peut être, serait cette invitation muette que son esthétique formule et qui nous entraîne...

Pour contrebalancer l’article j’ai décidé de proposer à chaque photo une qualité de Port d’âmes que je n’ai pas eu le temps de traiter : la première, peut être, serait cette invitation muette que son esthétique formule et qui nous entraîne…

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Y F’rait beau voir – Les Chroniques des Ravens

Les Chroniques de Raven (Chronicles of the Ravens)

James Barclay

Il y a des auteurs anglo-saxons qui tiennent toujours le haut de l’affiche et dont on parle régulièrement entre non-initiés quand on aborde le sujet de la fantasy. Vous savez, cette littérature pour ados attardés et mal dans leur peau. Parmi ces auteurs, donc, on notera dans les premiers rangs les David, Gemmell ou Eddings, dont on avait dit (respectivement) ici et là ce qu’on en pense. Et puis il y a les autres, qui squattent les devants de l’affiche, les Martin, les Lindholm-Hobb et les (mauvais) Goodkind, se mêlant aux classiques absolus du genre, Tolkien, Lewis et Pullman.

Et puis, gentiment cachés derrière, il y a les autres dont on parle moins mais qui proposent tout autant sinon plus (plus que Goodkind, vous me direz, ça ne peut pas être compliqué), les prolifiques Feist et les Jordan, et les Moorcock.

Et seulement après ceux-là se distinguent d’autres, les éternels seconds couteaux d’une littérature trop souvent réduite – périphrasée, même – à ceux qu’on a cité précédemment. Et pourtant dans ceux-là, on a des perles et des auteurs au style puissant, direct, parfois inattendu.

James Barclay est de ceux-là. Et, il y a 10 ans, il m’a mis une énorme claque.

Admirez la classe décharnée d'Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d'un Faquin.

Admirez la classe décharnée d’Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d’un Faquin.

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Seul sur Mars (The Martian)

Seul sur Mars (The Martian)

Andy Weir

Parfois on récupère un bouquin qui nous fait de l’œil et on se dit qu’on va le lire bientôt. Vous savez, « bientôt » ce mot qui signifie tout et rien, qui vous indique l’avenir proche et témoigne d’une volonté forte de vous lancer dans une lecture passionnante… et puis on se réveille un matin, l’ouvrage en question siège poussiéreux en bonne place sur une étagère de bibliothèque à l’agonie et toujours rien.

C’est ce qu’il se passe pour tant de livres abandonnés lâchement à l’oubli du temps sur les rayons de lecteurs surchargés et pourtant toujours avides de nouvelles acquisitions toutes plus attirantes les unes que les autres.

C’est aussi ce qu’il se passe sur Mars… de façon perpétuelle en fait. Parce que dans sa faible atmosphère et sa gravité bah… ça aide pas pour le ménage. Ca fout de la poussière partout. Et inutile de crier sur le chat ou après les gosses, hein. Déjà parce que sur Mars, y’en a pas, et surtout parce que dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Vous pouvez vous brosser – lol humour.

Sauf si vous vous appelez Paul Watney, en fait. Ouais, non là, y a match.

Aïko, le petit robot, seul sur Seul sur Mars. #Blague

Aïko, le petit robot, seul sur Seul sur Mars. #Blague

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