Ridley Scott

Blade Runner et l’image du futur

Blade Runner et l’image du futur

Conférence donnée au cinéma Patrice Lecomte
à Matour (71520) le 22 janvier 2016 sur la thématique
de l’image du futur dans les mentalités collectives,
en présence de Raphaël Colson.
La conférence a pris place après une projection
de Blade Runner de Ridley Scott.

Petit bonus.
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– Organisation : Cinématour.
– Prise de vue / Montage : Coyotte.

Vil Faquin

Du même auteur : Rapport Minoritaire / Souvenirs à vendre, Le Maître du Haut Château,
Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?.
Du même réalisateur : Exodus Gods & KingsRobin des Bois,
Seul sur Mars et  Blade Runner.
Raphaël Colson : Un avenir qui nous échappe & Un avenir retrouvé.
Pour aller plus loin : Cyberpunk – 1988Neuromancien,
Au-delà de Blade Runner, Inner CityLa Voix brisée de Madharva.

Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? / Blade Runner

Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids dream of electric sheep?) / Blade Runner

Philip K. Dick

A lire en écoutant ce thème.

En avril dernier, je lisais Le Maître du Haut Château, enfin décidé à m’attaquer à la bibliographie du monstre dickien par la sortie de l’épisode pilote de la série télé éponyme, produite par Amazon, série qui s’est révélée plus qu’excellente.

Ensuite, les mois défilant plus vite que les heures, on s’est retrouvés proches de la fin d’année et, malgré toute ma bonne volonté, le temps – et surtout les opportunités – m’a manqué pour lire d’avantage de Philip K. Dick. Et puis, le Lemming Affranchi m’a approché – oui, ce sont des choses qu’on fait entre nous, on s’approche – pour me proposer de venir dans son cinoche pour assister à la rediffusion du génialissime film Blade Runner de Ridley Scott, dans un remaster de sa adirector’s cut. Tout de suite, en tête, me sont venues des images glorieuses : j’adore ce film, si je prenais du temps pour me pencher sur le roman ?

Ce que je fis. Très vite rejoint par le camarade Colson – rappelez-vous son édito en deux parties : Un avenir qui nous échappe et Un avenir retrouvé ! -, nous décidâmes alors d’intervenir après la projection – le 22 janvier dernier, vidéo à venir, comme nous l’avions fait pour Exodus: gods & kings du même Ridley Scott – pour proposer une petite relecture de la portée du film dans l’imaginaire collectif (ça, c’est Raphaël) et de la filiation dans l’adaptation (ça, c’est plus moi) ! Et paf, ça nous a fait des chocapics.

Cet article n’est pas une répétition de ladite conférence, mais disons que les deux sont liés.

Le livre, aujourd'hui vendu sous le titre du film ? Histoire d'un échange constructif.

Le livre, aujourd’hui vendu sous le titre du film ? Histoire d’un échange constructif.

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Les Mythes dans le cinéma moderne (Exodus)

Les Mythes dans le cinéma moderne (Exodus)

Conférence de vulgarisation donnée au cinéma Patrice Lecomte
à Matour (71520) le 6 février 2015 sur la thématique :
Les Mythes dans le cinéma moderne.
La conférence a pris place après une projection
d’Exodus – Gods and Kings de Ridley Scott.

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– Organisation : Cinématour.
– Prise de vue : Lemming Affranchi.
– Montage : Coyotte.

Vil Faquin

A lire aussi : Le MytheMythe et Super-HérosMythes et idéologie du cinéma américain,
Star Wars – Une saga, un mytheLes Dieux de Kirby
et l’excellent édito de Frédéric Wittner sur Méchants et Héros.
Du même réalisateur : Robin des BoisSeul sur Mars
et  Blade Runner.
A voir : Conférence sur Blade Runner avec Raphaël Colson.

Seul sur Mars (The Martian)

Seul sur Mars (The Martian)

Andy Weir

Parfois on récupère un bouquin qui nous fait de l’œil et on se dit qu’on va le lire bientôt. Vous savez, « bientôt » ce mot qui signifie tout et rien, qui vous indique l’avenir proche et témoigne d’une volonté forte de vous lancer dans une lecture passionnante… et puis on se réveille un matin, l’ouvrage en question siège poussiéreux en bonne place sur une étagère de bibliothèque à l’agonie et toujours rien.

C’est ce qu’il se passe pour tant de livres abandonnés lâchement à l’oubli du temps sur les rayons de lecteurs surchargés et pourtant toujours avides de nouvelles acquisitions toutes plus attirantes les unes que les autres.

C’est aussi ce qu’il se passe sur Mars… de façon perpétuelle en fait. Parce que dans sa faible atmosphère et sa gravité bah… ça aide pas pour le ménage. Ca fout de la poussière partout. Et inutile de crier sur le chat ou après les gosses, hein. Déjà parce que sur Mars, y’en a pas, et surtout parce que dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Vous pouvez vous brosser – lol humour.

Sauf si vous vous appelez Paul Watney, en fait. Ouais, non là, y a match.

Aïko, le petit robot, seul sur Seul sur Mars. #Blague

Aïko, le petit robot, seul sur Seul sur Mars. #Blague

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Robin des Bois

Robin des Bois (Robin Hood)

Ridley Scott

Qui est l’auteur d’un film ? Ses scénaristes, son réalisateur, son chef opérateur, son monteur, ses producteurs (qui ne sont pas tous des méchants gros capitalistes avec des gros cigares, non c’est un poste plus qu’essentiel) ? Et bien tout le monde en fait, à des niveaux différents selon les projets.  Si en France, nous avons la culture de l’auteur-réalisateur (et un soutien de notre Etat pour les productions cinématographiques), il en va tout autrement aux Etats Unis, pour prendre l’exemple le plus opposé possible. Le cinéma y est une industrie dans laquelle un échec commercial est bien pire qu’un échec critique. Le seul propriétaire et décideur ultime est celui qui amène l’argent et, ce qui est compréhensible, veut un retour sur investissement. Le « il/producteur », ici, est souvent une ou plusieurs grandes maisons de productions.

Le réalisateur n’y est qu’un technicien embauché pour ses idées, son style ou son expérience, mais n’a pas son mot à dire. Chaque décision passe entre cinq conseils d’administration, des études de marché et le bon vouloir des décideurs. La résultante de tout cela, c’est que la production d’un film américain est souvent une machine absolument immense, où des centaines, voire plus, de personnes travaillent et doivent être dirigés, où chaque minute d’hésitation sur le tournage coûte des sommes folles et où la machine peut s’emballer et devenir un puits de dépenses sans fond (un bon exemple, Le Treizième Guerrier). Plus le film est gros, plus le problème est important.

Notre réalisateur du jour est le grand maître de ce genre de production. Il s’agit de Ridley Scott, qui arrive a tourner a une vitesse assez incroyable des grandes fresques – on l’évoquait déjà ici et -, à garder son style et ses idées (quand il en a le droit) et à ne pas trop dépenser (relativisons néanmoins), le tout avec souvent un résultat très réussi, qui se tient complètement. Du bon ouvrage, donc, bien que ses grands films se comptent sur les doigts d’une main. Il s’agit d’un de mes réalisateurs favoris et référence et, n’en déplaise au Vil Faquin [ndlf : j’aime bien ce qu’il a fait hein, mais depuis Robin des Bois, justement, il tourne à l’eau de boudin, tonton Ridou], nous toucherons deux mots des moments plus compliqués de sa carrières, notamment ses trois derniers films pour le moins décevants [ndlf : 4 si on compte la deuxième partie de Robin des bois]. Nous allons prétexter parler de son Robin des bois, de 2010, afin de parler de Ridley, puisque les grandes composantes de son cinéma y sont présentes et de manière presque caricaturale [ndlf : et c’est même pas moi qui le dit].

odod

Ridley Scott, c’est quand même un sacré paquet de bons films. Ou en tout cas de films cultes.

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