Historiques / Aventures

Historiques historiques ? ou Historiques dérivant sur la fantasy ? Qui sait, mais il y en a, des deux, qui valent le coup d’œil ! Et comme bien souvent, l’aventure se mêle à tout ça.

Y F’rait beau voir – Le Cycle Graal

Le Cycle Graal

Chrétien de Troyes

« Bonjour, je suis le format qui sert au Faquin quand il n’a pas le temps pour un gros article mais qu’il n’a pas réutilisé depuis juillet de l’an passé parce que, vous comprenez, il travaille trop et il fait des trucs et il n’a pas le temps et patati et patata.
Il n’empêche que j’existe. J’ai des droits ! Le droit de citer une fois par mois sur cette feuille de choux désincarnée ne devrait pas être une montagne à faire appliquer quand même. Si ?
Bon, voilà. Alors je vais essayer de revenir une fois par mois, si j’y arrive, sans qu’on me fasse taire. Et puis j’espère que ça ira.
Voilà.
« 
Y F’rait beau voir.

J’m’attendais pas à trouver ça sur un nouvel article en lançant le tableau de bord du wordpress de La Faquinade ce matin. Je m’attendais plutôt à trouver une page blanche pour me lancer dans une des deux grandes Triangulations que j’avais prévues pour ce début d’année : Qu’est-ce que c’est quoi le cinéma de genre ? et C’est quoi la SF de guerre ? Des sujets qui ont brillamment été abordés très récemment par d’estimés collègues vidéastes du Nexus VI – dont on avait croisé le Capitaine en interview et dans un édito – avec leur épisode sur Starship Troopers et le Fossoyeur de Films avec son – très excellent, pertinent et bigrement intelligent – épisode sur DellaMorte DellAmore. Idem pour le genre italien du giallo, que nous n’avons fait qu’esquisser avec l’Interview de Stéphane du Chat qui Fume, sorti tout juste comme l’épisode de Chroma sur Silent Night Deadly Night par le sublissime Karim Debbache.

Alors, quand la vie s’acharne ainsi à vous écoper sous le pied les sujets les plus évidents à votre coeur, quand au royaume des espoirs déçus vous enfilez l’hermine suprême, quand vous arrivez nu au collège dans vos cauchemars, c’est qu’il est souvent le moment de se ressaisir et de revenir aux fondamentaux. Et dans notre cas, les fondamentaux c’est la base. L’origine. Le commencement. Le [tout autre synonyme accepté].

Et comme, de cette origine, je pourrais vous en parler pendant des mois et des mois, autant ne pas me laisser aller et me restreindre à ne citer que 5 raisons pour lesquelles, bah… Y F’rait beau voir !

On ne va pas se mentir, j'ai passé des mois le nez plongé dans ces pages, mais elles me plaisent toujours autant.

On ne va pas se mentir, j’ai passé des mois le nez plongé dans ces pages, mais elles me plaisent toujours autant.

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Le Feu, Journal d’une escouade

Le Feu, Journal d’une escouade

Henri Barbusse

Barbusse. Quand j’étais gosse, j’ai grandi dans un bled ouvrier du Sud de la Saône-et-Loire – hé, gaffe, ça arrive à des gens très bien, je vous ferais dire – rue John Fitzgerald Kennedy. La rue voisine, parallèle, portait le nom d’Henri Barbusse. Comme tout le monde autour de moi l’appelait par son ancien nom d’il y a quarante ans, à savoir la Route de Perrecy (pour Perrecy-les-Forges, un lieu chargé d’histoire, soit dit en passant), je n’avais jamais vraiment fait gaffe à ce nom. Pis ! Barbusse, ça sonnait rigolo, comme un bus fait de barbe, un peu comme dans ce clip. Alors vous pensez bien…

Et puis en 2004, j’étais enfin un grand. J’étais en troisième, au feu collège du Vieux Fresne. Et les programmes intimaient alors à nos professeurs de lettres et d’histoire d’insister sur les quatre-vingt-dixième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale. Et là, Mesdames Barbier (histoire) et Dupâquier (français) – les mêmes qui m’ont introduit (hum) à Dino Buzzati, George Orwell ou encore Arthur C. Clarke – nous avaient fait une petite review, par les noms de rues, de places et de bâtiment de notre localité, de ces témoins privilégiés de cet événement historique majeur de notre passé. Je ne les en remercierais jamais assez.

C’est ainsi que j’ai découvert Henri Barbusse. A 15 ans, tout fringant et trop intéressé à lire les fondamentaux de la fantasy anglo-saxonne pour pouvoir m’y pencher alors. J’ai dû attendre dix années de plus pour ressentir enfin, au creux du ventre, ce manquement à mes aspirations d’adolescent. Et, armé de chèques cadeaux, je me suis offert Le Feu, Journal d’une escouade. Et je l’ai lu.

Pis diantre !

Avec le calot de mon arrière grand-père, combattant de Quatorze, lui-aussi, au 62ème d'artillerie, Barbusse est bien accompagné.

Gageons qu’avec le calot de mon arrière grand-père, François Ravaud, combattant de Quatorze, lui-aussi, au 62ème d’artillerie, Barbusse est bien accompagné.

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Y F’rait Beau Voir – Témoignages de guerre

Elégies du Nord (северные элегии)
Carnets de Guerre
Près de la voie ferrée (Prsy torze kolejowym)

Anna Akhmatova
Henri Barbusse
Zofia Nalkowska

Aujourd’hui, c’est un article particulier qui vous attend, chers lecteurs. Depuis quelques temps déjà, je comptais m’attarder un peu sur le sujet des témoignages de guerre. Mais il était bien difficile de faire un choix. Le but n’était pas de vous présenter le témoignage sous forme de roman, ceci nous l’avions déjà fait notamment avec L’Adieu aux armes d’Ernest Hemingway. De même, en ces temps de commémoration de la Première Guerre mondiale, le témoignage de guerre est souvent abordé avec plus ou moins d’à-propos.

L’objectif était donc de sortir des sentiers battus et de vous proposer, habiles lecteurs, trois formes de témoignages de guerre aussi différentes les unes que les autres. Et, tant qu’à faire, sur des périodes différentes. Sans compter que, pour une fois, vue l’ampleur des conflits, nous pouvions élargir nos horizons à de nouveaux horizons.

Alors parmi tous les auteurs qui s’offraient à nous – je pense notamment à Guillaume Apollinaire pour Première Guerre mondiale ou encore Robert Desnos, Paul Eluard ou Louis Aragon pour la Deuxième Guerre mondiale et la Résistance – il a fallu faire des choix. En cela, l’édito de Julien Delorme sur l’abolition des genres est intéressant pour le lecteur avisé.

Et ce sont donc trois formes et trois auteurs qui ont été retenus : le carnet de guerre, la poésie (notamment l’élégie) et la nouvelle ; un français, une russe, une polonaise.

Des témoignages de guerre, de différentes époques, mais qui portent tous en eux une vérité absolue : face aux horreurs du temps reste l'humanité universelle.

Des témoignages de guerre, de différentes époques, mais qui portent tous en eux une vérité absolue : face aux horreurs du temps reste l’humanité universelle.

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Y F’rait beau voir – Le Lion de Macédoine

Le Lion de Macédoine (Lion of Macedon)

David Gemmell

J’étais revenu en tout début d’année sur les premières amoures de La Faquinade. Le premier juillet 2014 sortait le premier article de ce qui n’était alors qu’une simple occupation oisive. Et déjà, c’était David Gemmell qui lançait la machine, avec son Dark Moon chez Milady.

L’ouvrage, bien que passable comparé à l’oeuvre de l’auteur, inaugurait le goût de La Faquinade pour les explorations d’univers fouillés, les plongées dans les cohérences internes et l’incroyable style anglo-saxon qui a tant et tant hanté ses nuits depuis.

Le cinq janvier dernier, donc, je revenais le coeur gros d’avoir laissé trop de temps couler depuis ce premier article, sur l’auteur britannique et m’attelais à lire et comprendre L’Echo du Grand Chant, merveilleuse fresque de la fin d’un temps et témoin indiscutable de la passation de pouvoir de l’histoire à la légende. De la fondation des mythes.

Plus que jamais depuis, j’ai ressenti le besoin de me replonger dans l’un des livres qui m’a fait basculer dans le côté obscur des littératures de l’imaginaire – celui avec des cookies, des peaux de bêtes et des vaisseaux de l’espace – lorsque j’étais encore au lycée. Et ce bouquin, c’est Le Lion de Macédoine.

Le glabre faciès de l'homme de poussière qui ne laisse pas de Thrace.

Le glabre faciès de l’homme de poussière qui ne laisse pas de Thrace. Sinon vous pouvez lire ça.

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Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles

Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles

Blaise Cendrars

Vous savez l’affection que le porte à un certain courant de la littérature de guerre : le courant anti-guerre, justement. Je dis littérature de guerre car, dans la lignée des Jaurès, cette littérature aurait eu bien des difficultés à exister si ce n’était de l’abomination de la guerre. Génération spontanée d’écrivains qui se définit en réaction aux horreurs de la guerre, issus de différents pays, de différentes cultures, mais tous d’accord. C’est la génération des Henri Barbusse, des Ernest Hemingway (voir L’Adieu aux armes) et des Blaise Cendrars.

Vous savez également que j’ai une affection toute particulière pour Cendrars, dont j’avais déjà évoqué son merveilleux poème épique L’Or – paraphrasé ici -, que j’avais pu lire étant plus jeune sans jamais avoir eu l’occasion d’approfondir. Alors, un beau jour de janvier, alors que j’avais dans les poches une partie des étrennes des fêtes de fin d’année, et que je passais par une bonne librairie de mon voisinage, La Voix au Chapitre – dont le patron a eu récemment sur France 3 quelques très justes et optimistes mots sur le marché du livre -, je trouvais dans le rayon poésie une magnifique édition d’un texte que j’avais possédé de façon parcellaire plus jeune.

Et vous savez – oui, je manque d’originalité dans ma paragraphie – que j’aime les belles éditions. D’autant que celle-ci est particulière. Alors, pouf pouf, comme dirait Desproges, voilà-t-y que voilà-pas : Le Panama ou les aventures de mes sept oncles.

L'Or. Un mot pour décrire tout ce qu' a pu écrire Cendrars. De l'or brut. De Panama.

L’Or. Un mot pour décrire tout ce qu’ a pu écrire Cendrars. De l’or brut. De Panama.

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