Indé

Tout est dans le titre.

Interview de Stéphane du Chat qui Fume / 20.1.17

Interview de Stéphane du Chat qui Fume.

A La Faquinade, ça fait un moment qu’on veut vous parler du monde merveilleux de l’édition vidéo. Et c’est chose fait avec notre interview du jour. C'est celle de Stéphane, membre éminent du Chat Qui Fume. Cette boite au nom rigolo édite depuis plus de dix ans des titres très variés, toujours assez folkloriques ; L’Affaire de la jeune fille au pyjama jaune, Dynamite Jackson ou encore Journée noire pour un Bélier. Parmi leur catalogue, on trouve de la série B/Z Italienne et Américaine, mais aussi un peu de musique.

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Je suis ne suis pas un numéro. Je suis Stéphane du Chat qui Fume. 1m87, 95 kilos mais je fais un régime 

Le Chat qui Fume c’est quoi ? C’est une petite société d’édition vidéo créée en 2005 et qui fêtera donc ses 12 ans cette année. Nous sommes 2 et nous faisons ça par passion.

Peux-tu nous parler des origines du chat qui fume ? Avec mon premier coéquipier, Heathcliff (qui, depuis, est parti mais Philippe a rejoint l’équipe), nous en avons discuté car nous nous emmerdions dans la vie. Nous avons décidé de créer une petite structure pour sortir les films que nous aimions. Nous n’y connaissions rien et nous nous sommes lancés. Totalement à l’arrache, sans rien savoir. Mais 12 ans plus tard nous sommes encore là et encore totalement à l’arrache.

Ici, on ne dévale pas d'escalier les membres révulsés mais le détour reste conseillé.

Ici, on ne dévale pas d’escalier les membres révulsés mais le détour reste conseillé.

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La Féline (Cat People)

La Féline (Cat People

Paul Schrader
& Jacques Tourneur

Si vous avez fait votre devoir civique en suivant d’un regard studieux les dernières actualités de La Faquinade, vous savez que notre Vil Faquin favori (le seul que nous ayons en réalité) est surbooké et tente tant bien que mal de tenir ce site internet adoré par tous les peuples de la Terre. Or, son bien malheureux subordonné Lemming (que je suis si vous n’aviez pas suivi) est un peu dans la même situation. Pourtant le devoir d’éclairer les foules de notre sagesse illuminée et illuminante nous motive a pondre de temps en temps des papiers, notamment sur des machins et autre trucs qui nous motivent on ne sait pourquoi.

En effet aujourd’hui on va parler de deux films. Le premier est un classique qui me laisse de marbre, même si je reconnais sans peine son statut d’immanquable référence, et le second est son remake, réalisé par un gugus dont je n’aime pas le travail. Voila.

Il m’arrive, lorsque le temps me le permet, d’errer dans diverses échoppes à la recherche de film à découvrir sous forme de DVD/BluRay. Comme souvent le petit Lemming dans ma tête à été attiré par un film que je ne connaissais que de nom, et qui m’envoyait moyen du rêve (comme disent les jeunes). Mais il s’est passé quelque chose entre moi et cet objet, et je l’ai acheté. Peut-être est-ce la jaquette assez jolie, peut-être une entité supérieur, peut-être qu’on ne le saura jamais mais dans tous les cas on s’en fout. En effet, notre film du jour ; La Féline, réalisé par Paul Schrader, a été réédité il y a quelques temps par Elephant Films en la forme d’un joli bluray, que je vous recommande volontiers. Elephants Films est un éditeur vidéo qui mérite un peu de notre attention, puisque c’est grâce à eux que bons nombres de films méconnus, rares, sont proposés, dans des masters de très bonne qualité et avec moult suppléments, le tout enveloppé dans de jolies boîtes. On notera, par exemple, une pelleté de films de monstres Universal qui me font bondir de joie, moi qui suit fan du genre. Je ne pense pas que vous allez me croire mais ce petit encart publicitaire est sincère.

Bref la découverte de cette édition vidéo est à l’origine de ce papier.

A la Faquinade aussi, nous avons nos panthères noires. Celle-ci s'appelle Sardine.

A la Faquinade aussi, nous avons nos panthères noires. Celle-ci s’appelle Sardine.

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La Dernière Maison sur la gauche / La Colline a des yeux

La Dernière Maison sur la gauche (The Last House on the left) / La Colline a des yeux (The Hills have eyes)

Wes Craven

Wes Craven est décédé il y a quelques mois, ce qui n’a pas manqué d’émouvoir les fans de cinéma d’horreur et de cinéma tout court. Nombre d’article, de papiers et d’émissions l’ont lui été consacrées. À la Faquinade, on y passe maintenant. Craven fait parti de la très minoritaire minorité de cinéastes qui ont su plus ou moins s’imposer dans le cinéma de genre, qui par nature est ultra codifié.

Il doit sa gloire à la création de licences à succès, Freddy, Scream, et de quelques classiques de l’horreur comme La Colline a des yeux ou La Dernière Maison sur la gauche. Nous allons principalement nous intéresser a son premier film, La Dernière Maison sur la gauche, qui n’est ni plus ni moins que l’un des films d’horreur le plus représentatifs de son époque.

Le regard éclairé d'une famille épanouie et parfaite : 2 papas, 1 maman.

Le regard éclairé d’une famille épanouie et parfaite : 2 papas, 1 maman.

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Interview de Jacques-Hervé Fichet / 25.7.15

Interview de Jacques-Hervé Fichet.


À la fin de mes études, à l’époque ou je n’étais pas encore un Lemming assujetti à un Faquin (vil qui plus est), j’ai eu la chance de travailler (en tant que stagiaire en production), sur la pré-production, le tournage et la postproduction d’un long métrage de SF indépendant, Léa un ange dans ma maison (ce n’est en aucun cas le rebot hollywoodien de Joséphine Ange gardien). Le film, sorti il y a un bon moment maintenant, est un ovni dans le paysage cinématographique franchouillard, semblant sortir de l’époque où le cinéma méritait mieux que des gens qui parlent dans un appartement en buvant du café moulu (petite attaque gratuite et injustifiée envers notre glorieux cinéma national). Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de Léa, le film ayant eu une distribution très artisanale. Bref, le réalisateur-producteur-scénariste-acteur (même Clint Eastwood n’en fait pas autant), Sir Jacques-Hervé Fichet, nous a accordé une interview, et son propos, complet et efficace, nous éclairera, j’en suis sûr, sur ce projet et sur les dures conditions de productions d’un film indépendant et ambitieux comme le sien.

« Léa / Elle est pas terroriste / Elle est pas anti-terroriste / Elle est pas intégriste / Elle est pas seule sur Terre . »

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BiZon

BiZon

Cyril Delon

Ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer le cinéma Français.

Avec son roman The Informers, l’auteur anciennement controversé Bret Easton Ellis décrivait la faune humaine de Los Angeles. Il nous montrait des personnages enfermés dans leur milieu social, perdant toute individualité dans leur recherche d’originalité et de célébrité, et vivant sans vraiment vivre. Je parle de ce bouquin déjà parce que c’est un blog de littérature et que je ne suis que toléré ici [ndlf : ha mais c’est qu’il en est conscient le bougre !], mais aussi car son titre a été traduit en Français par Zombies, terme qui semble approprié pour décrire les personnages.

Et ça tombe bien puisque nous allons parler de zombies. Mais de zombies made in France. En effet, le film du jour est bien plus confidentiel que les précédents. Il s’agit d’un projet indépendant bien de chez nous, sans visées commerciales et intitulé BiZon (zombi(e), donc, en verlan bien de chez nous). Et comme je n’ai pas tant de chose à dire que ça sur ce projet, je vais en profiter pour parler de la place des films de genres dans le cinéma français. NAH !

Bouh. Vous avez pas peur ? Bon, behn lisez cet article !

Bouh. Vous avez pas peur ? Bon, behn lisez cet article !

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