Conte

Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles

Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles

Blaise Cendrars

Vous savez l’affection que le porte à un certain courant de la littérature de guerre : le courant anti-guerre, justement. Je dis littérature de guerre car, dans la lignée des Jaurès, cette littérature aurait eu bien des difficultés à exister si ce n’était de l’abomination de la guerre. Génération spontanée d’écrivains qui se définit en réaction aux horreurs de la guerre, issus de différents pays, de différentes cultures, mais tous d’accord. C’est la génération des Henri Barbusse, des Ernest Hemingway (voir L’Adieu aux armes) et des Blaise Cendrars.

Vous savez également que j’ai une affection toute particulière pour Cendrars, dont j’avais déjà évoqué son merveilleux poème épique L’Or – paraphrasé ici -, que j’avais pu lire étant plus jeune sans jamais avoir eu l’occasion d’approfondir. Alors, un beau jour de janvier, alors que j’avais dans les poches une partie des étrennes des fêtes de fin d’année, et que je passais par une bonne librairie de mon voisinage, La Voix au Chapitre – dont le patron a eu récemment sur France 3 quelques très justes et optimistes mots sur le marché du livre -, je trouvais dans le rayon poésie une magnifique édition d’un texte que j’avais possédé de façon parcellaire plus jeune.

Et vous savez – oui, je manque d’originalité dans ma paragraphie – que j’aime les belles éditions. D’autant que celle-ci est particulière. Alors, pouf pouf, comme dirait Desproges, voilà-t-y que voilà-pas : Le Panama ou les aventures de mes sept oncles.

L'Or. Un mot pour décrire tout ce qu' a pu écrire Cendrars. De l'or brut. De Panama.

L’Or. Un mot pour décrire tout ce qu’ a pu écrire Cendrars. De l’or brut. De Panama.

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Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale

Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale

Yvonne Verdier

Vous savez, vous qui fréquentez régulièrement ces lieux, à quel point j’affectionne la forme du conte et l’importance que celle-ci revêt à mes yeux. Une importance que j’ai plusieurs fois ici essayé de mettre en avant, au travers du premier roman (chez Les Moutons Electriques) d’Estelle Faye, Porcelaine, mais aussi par deux billets Y F’rait Beau Voir consacrés à deux grands auteurs de notre temps et qui se sont eux aussi exercés au conte : Tolkien, avec son Roverandom, et Rowling, avec Les Contes de Beedle le barde.

Bon si vous ne le saviez pas, vous voilà prévenus. Alors quand, au détour d’un rayon d’une librairie spécialisée que j’affectionne, je tombe sur ce petit essai, je ne me pose pas de question. Après tout, on l’a dit à maintes reprises, qu’est-ce que le conte, si ce n’est un matériau malléable qui évolue, se déforme et s’adapte au cours du temps ? C’est bien là, dans l’oralité, que résident toutes les variantes des contes que l’on a pu connaître par l’écrit, d’abord, puis par le cinéma, ensuite.

Alors Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale, pensez.

Le Chaperon, blanc ici, représenté dans de vieilles expériences photographiques du XIXème siècle, de l'époque des versions orales étudiées par l'auteure.

Le Chaperon, blanc ici, représenté dans de vieilles expériences photographiques du XIXème siècle, de l’époque des versions orales étudiées par l’auteure.

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Edito 6.15 / SoFee L. Grey

Fées et Temps Modernes

(ou ce que l’on a fait des fées dans la culture moderne)

Les fées. Quand on entend ces deux mots, il y a statistiquement peu de chances de penser à autre chose qu’à ces jolies créatures ailées agitant leurs baguettes magiques à tout bout de champ pour faire pleuvoir une rincée de paillettes, ou un [ndlf : sense ofwonderful arc-en-ciel qui se reflète jusque dans les yeux des mômes. Croyez que beaucoup de temps et beaucoup d’interprétations sont passés par là, depuis les Dames des mythes et les folklores anciens jusqu’aux lolitas et petites demoiselles de notre société disneyenne.

Or, si les fées des temps modernes sont tout à la fois jouets et héroïnes en 3D, elles ont bel et bien une parenté indéniable avec les sauvages et excentriques créatures que craignaient ou adoraient nos arrière-arrière-arrière grands-parents, une histoire similaire à la nôtre, en quelque sorte, depuis leurs premières apparitions.

Alors que sont – à défaut de qui sont – les fées ?

La terre d'Ecosse, mère des fées. Une image pour plonger dans un sujet magique.

La terre d’Ecosse, mère des fées. Une image pour plonger dans un sujet magique.

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Y F’rait Beau Voir / Les Contes de Beedle le Barde

Les Contes de Beedle le Barde (The Tales of Beedle the Bard)

J. K. Rowling

Vous qui me lisez, avides lecteurs et prompts critiques, vous savez tout l’amour que je porte au roman jeunesse, qui pourrait, pour peu qu’on veuille être clairs pour ceux qui nous ont rejoint plus récemment,  se traduire de la sorte : hem… nope! Qu’est-ce à dire que ceci ? Certainement pas une critique, ne va pas croire cela fidèle lecteur, ni toi fruste critique, ce serait impropre – un peu comme comme ta chemise, gai lecteur, après qu’un preste critique t’aura renversé ta pinte de Bière au Beurre sur la tête.

J’ai lu plus que mon saoul de Bottero et de Rowling, pour ne citer qu’eux, et j’en suis bien content. Simplement, je me répète, ce n’est pas une lecture qui répond aux attentes qui sont les miennes quand je prends un livre au hasard dans une bibliothèque. Alors pourquoi, me direz vous, sagaces lecteurs et perspicaces critiques, pourquoi faire un article ici et maintenant sur un des ouvrages de l’univers étendu d’Harry Potter ?

Peut-être tout simplement parce que ça fait des vues. Pleins de vues. Et donc des sous – comment ça je suis bénévole ? Plus sérieusement, Les Contes de Beedle le Barde sont le meilleur exemple de contes modernes à disposition, et vous savez que c’est un thème qui me tient à cœur (voir). Avec une telle matière, il y a de quoi disserter longtemps.

Trois ouvrages fascicules ayant plusieurs points communs. Vous voulez savoir lesquels ? Lisez la suite !

Trois ouvrages fascicules ayant plusieurs points communs. Vous voulez savoir lesquels ? Lisez la suite !

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Y f’rait beau voir / Roverandom

Roverandom (Roverandom)

John Ronald Reuel Tolkien

Comme dit dans la news de fin d’année, l’année 2015 s’ouvre pour moi sur un Tolkien Challenge qui me permettra enfin de me motiver à relire l’intégrale de Tolkien Père & Fils concernant les Terres du Milieu. Si je précise que je relirai tout ce qui concerne la Terre du Milieu, c’est fort justement parce qu’il y a aussi d’autres ouvrages du maître anglais qui sont plus ou moins, plutôt moins, liés à cet univers. C’est pourquoi je vais commencer par vous présenter l’un d’eux.

Huuu, what ? Oui, parfaitement, mais il y a une raison expliquant cela. En effet, si les Lettres du Père Noël constitue un ouvrage formidable pour peu qu’on ait un petit coeur tout saignant, elles n’apportent pas grand chose de ce qui fait la grâce de ce blog : les univers de l’imaginaire – quoique en ce qui concerne le Père Noël…

Roverandom a de multiples intérêts et je vous propose de les découvrir ici. Et puis, au final, même si ce n’est pas un livre qui se passe dans les Terres du Milieu, on peut dire que ça les préfigure pas mal.

Le premier a été écrit en 1927, l'autre rédigé entre la fin des années 20 et le début des années 30.

Le premier a été écrit en 1927, l’autre rédigé entre la fin des années 20 et le début des années 30.

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