SoFee L. Grey

Créature

Créature

SoFee L. Grey

L’année nouvelle a à peine pointé le bout de son né que, déjà, partout sur la toile, dans les transports et dans la bonne société occidentale, on voit surgir des méandres de nos réseaux de fréquentations ce non-sens total qu’on aime à appeler « Les bonnes résolutions« . Comme si une résolution pouvait – pour un individu non génie du mal de dessin-animé ou de comicbook – être mauvaise. Minus et Cortex voulaient conquérir le monde, mais je ne vois pas qui d’autre.

Ma voisine Fatima, elle, n’en a rien à foutre. Sa résolution, m’a-t-elle dit, est de passer plus de temps avec son fils, lequel a coupé les ponts il y a quelques temps. Mon boss, et nonobstant ami, m’a avoué qu’il profitait de la nouvelle année pour veiller plus à sa santé. Un cousin veut redoubler sa volonté de trouver un travail ce que, soit dit en passant, je ne comprends pas : il s’investit dans l’associatif, écrit des articles formidables mais la société le considère comme un méchant chômeur parasite. Mais c’est un autre débat que celui du revenu universel incompressible.

Bref, en cette aube de 2016, tout le monde, ici et là, semble vouloir changer. Souvent pour s’améliorer. Bien bien. Mais, cela soulève en moi des questions : si je n’ai rien prévu de changer à ma vie pour l’année à venir, cela fait-il de moi un fou, pédant et prétentieux ? Je veux dire, ce n’est pas ne pas reconnaître ses défauts que de s’aimer comme on est et ne rien avoir spécialement envie de changer cette année. De même, je ne souhaite rien, à personne.

Au contraire, je nous souhaite tout, à tous. Et ça commence maintenant.

Une esquisse simple qui envoûte votre regard ? Pour moi, ce sera la Dame à la Licorne...

Une esquisse simple qui envoûte votre regard ? Pour moi, ce sera la Dame à la Licorne

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Sense of Wonder

Sense of Wonder – Symphonie pour Envers

SoFee L. Grey

Il y a trois mois déjà, nous accueillions SoFee L. Grey sur La Faquinade à l’occasion d’un édito dont le but était de traiter de la place des fées dans le monde moderne. On peut lui lire dire : « Les Fées sont ma religion à moi, petites muses et compagnes silencieuses de mes rêves d’encre. Aussi naïf puisse-t-il paraître, mon nom de plume leur est dédié. » Son édito avait fait sa petite place assez rapidement dans le grand incendie qu’est La Faquinade.

Ensuite, nous avions retrouvé la jeune lyonnaise dans le jury du Prix Exégète lors duquel elle avait voté pour Un Eclat de Givre d’Estelle Faye ou on pouvait la lire dire : « Mon vote tient surtout aux impressions qui naissent, pendant la lecture, de la sublime mise en scène d’Estelle Faye. La poésie des descriptions…« 

Alors quand la possibilité, quelques mois en arrière, grâce à Markus Leicht de la librairie Temps-Livre (excellent bouquiniste s’il en est), de rencontrer SoFee L. Grey autour de la sortie de son dernier roman s’est présentée, je ne me suis pas fait prier. Et, même si les événements ne se sont pas forcément déroulés dans cet ordre, il n’en reste pas moins que j’avais Sense of Wonder et que j’attendais le moment propice pour m’y plonger.

Et le mois A Tire d’Elles m’a semblé parfait pour cela.

Une illustration splendide qui donne une idée brumeuse mais juste de l'ouvrage.

Une illustration splendide qui donne une idée brumeuse mais juste de l’ouvrage.

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Edito 6.15 / SoFee L. Grey

Fées et Temps Modernes

(ou ce que l’on a fait des fées dans la culture moderne)

Les fées. Quand on entend ces deux mots, il y a statistiquement peu de chances de penser à autre chose qu’à ces jolies créatures ailées agitant leurs baguettes magiques à tout bout de champ pour faire pleuvoir une rincée de paillettes, ou un [ndlf : sense ofwonderful arc-en-ciel qui se reflète jusque dans les yeux des mômes. Croyez que beaucoup de temps et beaucoup d’interprétations sont passés par là, depuis les Dames des mythes et les folklores anciens jusqu’aux lolitas et petites demoiselles de notre société disneyenne.

Or, si les fées des temps modernes sont tout à la fois jouets et héroïnes en 3D, elles ont bel et bien une parenté indéniable avec les sauvages et excentriques créatures que craignaient ou adoraient nos arrière-arrière-arrière grands-parents, une histoire similaire à la nôtre, en quelque sorte, depuis leurs premières apparitions.

Alors que sont – à défaut de qui sont – les fées ?

La terre d'Ecosse, mère des fées. Une image pour plonger dans un sujet magique.

La terre d’Ecosse, mère des fées. Une image pour plonger dans un sujet magique.

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