Soleil Vert (Make Room! Make Room!) & Soleil Vert (Soylent Green)

Soleil Vert (Make Room! Make Room!) & Soleil Vert (Soylent Green)

Harry Harrison
& Richard Fleischer

Nous sommes bien proches de 2022. Et, justement, peut-être est-il temps d’ouvrir les yeux sur notre avenir.
Je crois que si je devais tenter de vous convaincre de lire et de voir les deux oeuvres du jour, c’est peut-être une des catchlines que j’utiliserais. Mes professeurs et autres maîtres de conférence de la faculté se moqueraient bien d’une approche aussi pauvre mais qu’importe, leurs esprits étriqués ne liront jamais ces lignes.

Pour fêter l’énième résurrection de la Faquinade, il fallait bien marquer le coup et s’attaquer à un gros morceau, histoire d’essayer de s’auto-convaincre qu’on est toujours dans le coup. Un peu comme ces jeunes vieux qui essaient de se persuader qu’ils sont toujours jeunes et se niquent un genou en sautant d’un trottoir. Un naufrage, la vieillesse, j’vous jure.

Nous revoilà donc avec l’envie de recoller les morceaux d’un ensemble si complexe qu’il a dépassé son cadre initial de façon tellement spectaculaire qu’on ne saurait aujourd’hui, sauf à s’y méprendre, trouver 3 personnes dans la rue qui soient du même avis sur le propos.

La question est donc : quel est le mien ? Eh oui, au final, ici bas, il n’y a qu’un seul avis qui compte, celui de los Faquinos Niños.

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Nouveaux Millénaires : jamais nom de collection n’aura mieux collé. #JoyeuxSiècle !

1966, place à l’origine

1966 + 33 = 1999.
Par ce rapide calcul, s’exprime toute la grâce des mathématiques mais aussi toute l’anticipation de Harry Harrison au moment d’écrire son plus célèbre ouvrage : Make Room! Make Room! Déjà, si tout le monde a entendu prononcer les termes soleil et vert souvent accolés, le nom de leur non-auteur – on y reviendra ensuite -, ou, pour être plus exact, de celui qui a créé l’univers dont ils sont issus, est plus qu’inconnu.

Harry Harrison, ça fait un peu redondant : Harry, fils de Harry etc etc… Et pourtant l’homme a largement contribué à faire en sorte que l’âge d’or de la science-fiction soit ce qu’il fut. Après avoir été artilleur pendant la Seconde Guerre mondiale, l’homme a commencé par être illustrateur pour EC Comics puis pour des magazines comme Weird Fantasy ou Weird Science (qui ne sont pas sans faire penser à Weird Tales) puis pour des pulps. Par la suite, hormis sont succès planétaire cité plus haut et popularisé par le cinéma, il créera tout un ensemble de personnages de SF aussi drôles que critiques comme Rick Random, Ratinox, le rat en acier inox ou encore Bill, le héros galactique, qui lui sert pour une satyre acerbe du militariste Starship Troopers (Etoiles ! Garde à vous !) du non moins militariste Robert Heinlein (également adapté au cinéma). Mais il a aussi donné la patte à Brian Aldliss sur de la critique littéraire science-fictionnelle avec le magazine SF Horizon. Il fut distingué une fois du Prix Locus en 1974 et une fois par ses pairs de la Science-Fiction and Fantasy Writers of America du prix Damon Knight Memorial Grand Master en 2008, 4 années avant sa mort. Et pour cette section, merci Wikipedia.

Quoiqu’il en soit, le parcours d’Harrison n’a pas à rougir de bien des autres, mais sa renommée n’est pas, de ce côté de l’Atlantique et de la Manche, au diapason. Comme vous l’aurez compris, habiles lecteurs, c’est donc sur Make room! Make room!, plus connu sous nos auspice comme Soleil vert que nous allons nous pencher. Dans sa version de 2014 éditée par J’ai Lu dans la collection Nouveaux Millénaires (comme l’était également Le Maître du Haut-Château) donc l’avant-dernière édition à l’heure où j’écris ces lignes. La couverture, qui montre un Brooklyn Bridge qui tient tant bien que mal dans un New York délabré (bon jeu sur les couleurs) sur la première de couv’ et la statue de la Liberté entourée de cheminée en ruines sur la quatrième, est signée par Flamidon. La traduction actuelle est signée Sébastien Guillot, un re-traducteur à la mode ces dernières années avec notamment au compteur Blade Runner, Minority Report –  et non plus Emmanuel de Morati comme c’était le cas en 1974 à la première parution française aux Presses de la Cité.

Parlons en, justement, de cette première édition. Parce que si, a priori, on pourrait croire que Soleil Vert souffre du syndrome dit de Blade Runner – c’est-à-dire que le titre de l’adaptation cinématographique consécutive au roman originel est devenu le titre d’icelui dans les éditions tardives. Mais ce ne serait qu’à moitié vrai. Faisons pour cela un tout petit effort chronologique : Make room! Make room! est publié en 1966 et adapté par Richard Fleischer en 1973 sous le titre de Soylent Green (traduit Soleil Vert sous nos latitudes) et ce n’est – si vous avez bien suivi au paragraphe précédent vous aurez déjà fait le lien – qu’en 1974 qu’il arrive sous nos contrées sous le titre, donc, de Soleil Vert. Aujourd’hui, personne ne penserait plus à renommer le roman Faites place ! Faites place ! qui semblerait une pourtant bien meilleure compréhension de l’oeuvre originale. Oui mais voilà : vendre était en 1974 ce que c’est encore en 2015 quand j’ai lu décide de retirer purement et simplement le titre original du roman de P.K. Dick Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques? pour ne laisse plus que Blade Runner. Parce que c’est comme ça qu’on attirera le chaland. D’un côté ça attirera nécessairement plus le chaland qu’en faisant l’inverse et permettra sûrement à de nombreux lecteurs de découvrir ces matériaux littéraires trop peu connus et mis en avant comparé à leurs matériaux filmiques. Et, n’y pouvant rien changer, c’est le côté que je choisis de voir.

Dans son ouvrage, Harrison nous place dans un New York cramé par la surpopulation, l’absence totale de conscience écologique et de politique sociale à proprement parler. Pour que les 35 millions de New Yorkais puissent manger et boire, des distributions sont effectuées dans les quartiers. Ghettoïsation, pénurie, famine, écarts sociaux, dérégulation, Harry Harrison nous livre une réelle et effarante vision d’un avenir dans lequel les Etats-Unis d’Amérique atteignent la somme inconcevable de 344 millions de citoyens. Ce qui est assez drôle quand on sait que ces anticipations, l’auteur les imaginait pour 1999 mais qu’aujourd’hui, en 2017, les Etats-Unis d’Amérique comptent 324.811.000 habitants (selon wikipedia) et New York 8.550.405 seulement – si j’ose dire – mais que la Mégalopole Américaine, de Boston à Washington en passant bien entendu par New York (et Phillie) 52.332.123 habitants soit largement plus que l’anticipation des 35 millions. Comme quoi, on peut imaginer des trucs à 33 ans et ne pas se planter tant que ça.

 

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Police partout, justice impossible. C’est le monde de Soleil Vert.

1973, sous le soleil d’Avoriaz

D’autant que l’auteur, lorsqu’il parle de la genèse de l’oeuvre, insiste sur cet aspect : la surpopulation est un problème qui se posera au monde à la fin du siècle (le XXème, du coup). Dans le mille Emile. Lisez un peu ce qu’il confie au Locus Magazine en 2006 :

The idea came from an Indian I met after the war, in 1946. He told me, ‘Overpopulation is the big problem coming up in the world’ (nobody had ever heard of it in those days) and he said, ‘Want to make a lot of money, Harry? You have to import rubber contraceptives to India.’ I didn’t mind making money, but I didn’t want to be the rubber king of India!

L’idée est venue d’un Indien que j’ai rencontré après la Guerre, en 1946. Il me dit : ‘La surpopulation est le problème à venir essentiel du monde’ (personne n’en avait encore entendu parlé à cette époque) et ‘Tu veux te faire un paquet d’argent, Harry ? Lance-toi dans l’importation de préservatifs en Inde.’ Je n’avais rien contre gagner de l’argent, mais je ne voulais pas être le roi de la capote d’Inde ! [ndlf : pays où il a vécu, parmi beaucoup d’autres]

Dans le roman, cette idée s’exprime notamment par les pénuries alimentaires, on l’a vu, mais aussi d’eau et de place dans les logements. Andy Rusch, le personnage principal du roman, partage son logement avec un vieil homme, Sol, qui a bien connu le temps d’avant, celui des livres et des salades, de la viande et de l’air pur. Plus tard dans le roman, une famille entière remplacera Sol dans sa moitié d’appartement poussant Andy et sa compagne Shirl à vivre dans leur chambre, pendant qu’un couple et plusieurs enfants squatte le reste du taudis.

Mais revenons au propos de l’ouvrage un instant : Andy va très vite être mobilisé sur une enquête bien spéciale, celle de la mort de Mike O’Brien. Cette enquête l’embarque alors dans les quartiers privilégiés, là où les appartements on la climatisation, l’eau courante – beaucoup d’eau courante -, et surtout dans une histoire de pouvoir car le décédé a trempé dans beaucoup d’affaires. Politique, justice, finance, trafic vont se mêler. Cela laisse malgré tout le temps à Andy de tomber amoureux de Shirl, l’ex concubine du mort et de vivre une idylle qui s’étiolera au fil du temps au vu des conditions de vies moisie du policier par rapport à l’appartement dont elle est originaire.

Car oui, la réflexion sociale de Make room! Make room! – dont le titre prend tout son sens désormais, surtout lorsque l’on sait que ce sont les premières paroles de la famille qui envahira le logement d’Andy dans le roman – ne s’arrête pas qu’à la surpopulation et à la disette. Une vraie réflexion sur la place de la femme est proposée et nous offre plusieurs aspects : mère vulgaire inéduquée, pauvre mendiante, mendiante agressive, mère de famille immigrée dépassée par l’adaptation de son fils à une société qu’elle ne comprend pas, concubine usant de ses charmes pour s’octroyer des conditions de vie dont elle n’aurait pas pu rêver autrement… Et justement, Shirl, elle, « va avec l’appartement. » Le manque d’éducation est abordé, conduisant notamment au manque de compréhension entre les personnages – Andy a du mal à saisir les besoins de Shirl, vieil ermite mâle qu’il est, peu habitué à montrer ses sentiments, ce qui la lui fera perdre – ou entre les classes présentes dans le tissu de fond : entre les plus de 65 ans qui réclament de meilleurs traitement dans des manifestations nombreuses et parfois violentes, les jeunes à qui tout espoir est interdit, la police qui ne sait pas quoi faire et comment le faire…

C’est donc un tissu riche qui s’offre au lecteur. Une histoire d’enquête brodée aux contours d’une société très finement cernée et présentée. Car l’on commence la lecture dans les pas d’Andy mais très vite on saute dans ceux de Billy Chung – qui se trouve être le meurtrier pas si accidentel d’O’Brien et un voleur de nourriture -, un jeune homme immigré qui vit toujours dans le bateau qui a apporté sa famille à New York et que la fin pousse à braver les dangers des quartiers riches. C’est après lui qu’Andy court sans le savoir et, lorsqu’il l’apprend, la peur d’être accusé d’une traque raciste. Et sauter dans les pas du gamin, c’est aussi avoir son point de vue, forcément très différent de celui du policier qui a un salaire, un logement, un ravitaillement en nourriture et en eau plus important du fait de son statut. Deux mondes s’opposent. La même impression est laissée au lecteur dans les passages où Shirl est à la narration : la tristesse de sa condition s’oppose à la peur de perdre un confort de vie que beaucoup lui envient.

Le roman est d’une intelligence incroyable dans son écriture et dans sa narration. Et cela non seulement pour un roman de 1966 mais pour un roman tout court. Car le fait que Make room! Make room! soit sorti en 1966 rend effectivement la chose, à peine 20 ans après la Seconde Guerre mondiale encore plus incroyable : il est rare de lire dans la bouche d’un auteur américain blanc avant les années 1970 une vision et une étude aussi détaillée de la société américaine d’alors. Rappelons que nous ne sommes que 10 ans après le bus de Rosa Parks (1955), 3 ans après le I have a dream de Martin Luther King. C’est donc une critique hautement consciente du monde dans lequel elle vit qui s’exprime car, pour pouvoir anticiper et décrire par le menu une société aussi parfaitement, il faut une intelligence réflexive certaine !

C’est bien pourquoi il est raisonnable de soupirer de tristesse devant la méconnaissance du bonhomme en France – et je dois avouer qu’avant de chopper le bouquin et de faire les recherches pour cet auteur je n’en savais pas plus que les autres. Car, à côté de ses récits souvent pulps et plein d’humour, il a aussi su développer une dialectique cynique et critique, parfois au bord du pessimisme qui rend son écriture parfaitement délicieuse et pénétrante. Ainsi, le pied de nez final du roman, alors que la vie d’Andy n’a jamais été aussi chaotique (nouveaux colocataires encombrant, départ de Shirl, fin de l’enquête qui le tenait éveillé, mort d’un ami proche), ce dernier est chargé de veiller à la sécurité de Time Square pour les festivités… du Nouvel An. L’an 2000.

Toute une désillusion exprimée par Peter, un autre personnage, dans les toutes dernières pages du récit alors qu’il s’adresse à Andy :

Il faut que ça s’arrête […] Ce monde ne peut continuer comme ça mille ans de plus ! Comme ça !

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Casting, idées, réalisation, un film grandiose qui marquera plus que son temps.

2022, c’est demain

Retour à New York. Mais en 2022 cette fois. Exit les 33 années d’anticipation, bonjour le demi siècle (49 ans exactement). Richard Fleischer – à qui on doit également Conan le Destructeur en 1984, pas merci – nous livre Soylent Green en 1973, avec notamment Charlton Heston (Ben HurLes Dix CommandementsL’Île au trésor, Wayne’s World 2, Armageddon, La Planète des Singes) dans le rôle d’Andy, Leigh Taylor-Young (Dallas) dans celui de Shirl et Edward G. Robinson dans celui de Sol, alors que l’acteur est atteint d’un cancer qui le tuera peu de temps avant la sortie du film et qui est un acteur légendaire de l’âge d’or d’Hollywood – un an avant l’arrivée du bouquin en France comme on l’a déjà dit.

On retrouve Andy, cette fois appelé Thorn et plus Rush, et son coloc, Sol, qui a désormais lui aussi un nom de famille, Roth. Et… c’est tout. Il y a bien Shirl, mais rien de comparable en termes d’intrigue sentimentale. Non le noeud du puzzle s’articule autour de la surpopulation (encore elle) et d’une société autoritaire où les élites sont déconnectées du peuple. De grands moments de cinéma sont passés à nous montrer des plans évoquant la Shoah, les régimes fascistes et le film se veut une critique vibrante d’un état de fait qui pourra arriver vite. Pas d’ici le siècle et le millénaire nouveaux mais un peu après (l’horizon 2020 semble dans les années 1970 beaucoup plus crédible que celui de 1999 du roman, imaginé en 1966) mais dans une tension encore plus cynique.

En effet la régulation de la population n’est jamais évoquée directement dans le roman même si ce dernier apparaît comme une ode à la contraception et notamment un pamphlet contre les réactionnaires de tout poil (religieux notamment). Ce n’est pas le cas du film où Edward G. Robinson, alias Edward Goldberg de son vrai nom, citoyen d’origine juive, joue un Sol Roth à bout qui décide de se donner la mort. En effet, dans la société du film, le suicide est quelque chose d’admis et un moyen de contrôle de la population. Des gens jeunes et vieux font la queue pour mettre fin à leur jour. Les images de files d’attentes, de foules stockées rappelant la Shoah prennent alors une toute autre signification, de même que la scène du suicide assisté de Sol prend tout son sens quand on sait que l’acteur se savait déjà condamné (il mourra en janvier 1973, trois mois avant la sortie du film et avant de recevoir un oscar pour son immense carrière) par son cancer. Cette scène d’adieu, déjà forte cinématographiquement parlant, prend une tournure et un sens profond formidables dès lors.

On note quand même quelques différences fondamentales dans le récit. Dans le film, une grande part du background est occupé par une grande firme alimentaire appelée la Soylent, quasiment absente du roman (quelques mentions des steaks de soylent, volés par Billy Chung ou dégustés par Andy et Sol). Pas d’enquête sur O’Brien dans le film mais une autre forme d’enquête. La survie des deux compères représente une bonne partie de la trame principale de laquelle sort Sol en se suicidant. C’est alors qu’Andy va tout faire pour suivre le corps de son camarade et ami. Quelle n’est pas son étonnement en découvrant à la fin du cycle d’acheminement des corps des suicidés les usines de la Soylent qui transforme les cadavres en aliments de luxe. Le cannibalisme comme solution à la surpopulation, du jamais vu. Dans le roman le soylent est, de l’aveu d’Harrison, composé de soja et de lentilles (soylent est d’ailleurs une contraction de ces deux mots), ou d’algue et de plancton.

Le spectateur se retrouve alors face à une révélation de taille qui le laisse dans le même état que Charlton Heston lorsqu’il s’écrit :

L’océan agonise, le plancton a cessé d’exister.

Non, Dieu n’est définitivement plus là.

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Deux des images les plus frappantes : la mort choisie et paisible et la foule, subie et violente.

1999, c’était hier

Les lourdes modifications demandées par le studio et qui effrayaient initialement Harry Harrison se sont avérées d’une justesse et d’une pertinence telle que le film est désormais devenu un classique parmi les classiques. C’est que le film est enfant des années 1970, et que la différence par rapport aux années 1960, c’est que les problèmes sont désormais envisagés à l’échelle globale, mondiale. Le film, naturellement propose une solution systémique et systématisable, bien qu’effroyable, à la crise que le roman ne sait pas trop bien combattre et pose juste en constat. C’est simplement une suite logique au propos du roman.

Une suite grandiose qui a marqué un public immense (il a obtenu, d’ailleurs, le Grand Prix du Festival du Film fantastique d’Avoriaz en 1974 et un Saturn Award en 1975). En effet, la Soylent et l’univers du roman sont passés dans la mémoire collective, tout comme l’aliment phare du film, le Soylent green (FuturamaCloud Atlas) qui a fait des émules tout à fait concrets et bien réels : le Soylent est désormais une boisson nutritive couvrant l’intégralité des besoins humains. Pas de restes humains à la base de la conception, mais des OGM et un ingénieur informaticien un peu fumé.

Quoi qu’il en soit, nous sommes tous à l’aube d’un monde nouveau, dans lequel le nombre des hommes ne saurait conserver l’équilibre écologique du monde inchangé. La première sonnette d’alarme de 1966 est restée muette et celle de 1973 retentissante mais a été oubliée. A quand la prochaine ?

Vil Faquin

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6 commentaires

  1. « Le cannibalisme comme solution à la surpopulation, du jamais vu. »

    Jonathan Swift avait déjà préconisé quelque chose de semblable pour régler les problèmes de famine en Irlande…

    1. Certes mais on est loin d’être sur un public aussi large et à une époque où les produits culturels ont autant d’impact.
      Je parle de « notre époque », souvent, si tant est que ça veuille dire quelque chose.

      1. ouais, mais tu me connais, j’aime bien aller fouiller les poubelles des siècles enfuis pour y trouver des trucs rigolos dans le genre.

  2. Ah, que voilà un chouette article ! 🙂 Soleil vert – le livre – sommeille actuellement sur mes étagères (il sortira de la PAL, un jour). Soleil vert – le film – vu ! Effectivement, ça frappe l’imagination comme la réflexion. Je me rappelle de Shirl qui était considéré comme un meuble et ça ne choquait personne, dans le film – dans le même temps, quand on voit que les droits des femmes ne sont pas gagnés, même aux Etats-Unis… :-/
    Harry Harrison a aussi écrit Le monde la mort, je crois – le premier livre de ce cycle m’avait bien plu par son final, avec aussi un message écologique malgré tout le reste de l’aventure qui sonnait plutôt pulp. Comme quoi le pulp, parfois, réserve des surprises ! 😉
    Bref, merci pour cet article alarmant, certes, mais tellement juste.

    1. Merci à toi pour ce retour !
      Harry Harrison a fait un travail d’écriture formidable. Mais c’est pas souvent qu’on peut le voir mis à l’honneur par chez nous et c’est dommage.
      Je regrette, maintenant que je relis cet article de n’avoir pas plu insisté sur la place de la femme (via Shirl) mais j’ai tendance qu’il faudrait un article complet pour parler des modèles mis en place et les analyser.

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