Les Enfants d’Icare (Childhood’s end)

Les Enfants d’Icare (Childhood’s End)

Arthur C. Clarke

 « Que ne demeurent les automnes
Quand sonne l’heure de nos folies
J’ai comme un bourdon qui résonne
Au clocher de ma nostalgie »

C’est en (ré)écoutant La Ruelle des Morts d’Hubert Felix Thiéfaine que j’ai pris soudainement conscience de l’incroyable paradoxe de ma conscience. Dans l’esprit du Vil Faquin, voyez-vous, qui dit nostalgie dit futur. Qui dit bourdon dit eschatologie. Et, par voie de conséquence, anticipation science-fictionnelle rétro-futuriste.

Cela peut vous paraître cupilotracté – c’est aussi tiré par des poils, mais pas ceux de la tête – mais c’est tout l’effet que me font les grands noms passés de la sf, comme Philip K. Dick, ou Arthur C. Clarke. Et en regardant le (trop petit) rayon sf de ma bibliothèque, je jette mon dévolu, comme à chaque fois que je ne sais pas quoi lire, j’en extrais au hasard un volume du génial écrivain anglais.

Après Terre : Planète Impériale et Les Gouffres de la Lune, nous voilà aujourd’hui devant Les Enfants d’Icare, un ouvrage daté de 1953 et publié par Milady, qui proposent une réflexion jusque là non présente dans les ouvrages que nous avons lu de l’auteur ; l’utopie. Et ça tombe bien, parce que c’est à la mode.

Deux éditions, une de 2014 et une de 1977, avec un même traducteur (Michel Deutsch), mais deux illustrateurs différents : Manchu et Tibor Csernus.

Deux éditions, une de 2014 et une de 1977, avec un même traducteur (Michel Deutsch), mais deux illustrateurs différents : Manchu et Tibor Csernus.

Un récit Clarkien

Bleue. Voilà ce qu’on peut dire quand on regarde la Terre depuis l’espace et qu’on lui cherche un qualitatif. D’ailleurs, certains ne s’y sont pas trompés en lui adjoignant un drapeau planétaire… bleu, justement. Et si la couleur bleu, que l’on observe notre monde depuis l’espace et qu’on y voit ses mers ou qu’on lève les yeux depuis le sol et qu’on voit le ciel – d’ailleurs, un bon monsieur explique simplement pourquoi il est bleu -, est la première à nous venir à l’esprit, c’est également celle qui recouvre les couvertures des trois ouvrages que nous avons vus jusqu’ici de Clarke chez Milady. Pascal Casolari pour les deux premières, qu’il représente une station spatiale en orbite au-dessus de la terre ou une base lunaire avec pour astre s’élevant dans les cieux la Terre, l’avait senti. Pour la couverture d’aujourd’hui, c’est un certain Manchu qui s’y colle, l’un des grands noms de l’illustration française de sf, qui a remporté le Prix de l’Imaginaire en 2001, et dont la page d’accueil de son site internet met en avant une illustration qu’il a faite pour un autre des romans d’Arthur C. Clarke chez Milady : Les Chants de la Terre Lointaine. Cette illustration de Manchu, c’est aussi cela qui fait le charme de notre bon Arthur, ce côté rétro dans le design qui colle parfaitement à l’ambiance du roman, réalisé par un mec qui a vécu gamin les premiers pas de l’homme sur la Lune et le 2001 de Kubrick (adapté d’une nouvelle de Clarke, on le rappelle), et donc nourri à l’imaginaire de l’époque.

Si A fall of Moodust datait de 1961 et Imperial Earth de 1975, c’est bien Childhood’s End, ou Les Enfants d’Icare en français, qui est le plus ancien (1953) parmi ces trois ouvrages. Pourtant, avant de se préoccuper du contenu, revenons sur cette traduction du titre. Si le Childhood’s End anglais correspond absolument parfaitement (pour dire vrai j’ai rarement vu un titre aussi peu spoiler et reflétant aussi bien le contenu d’un ouvrage, tout à la fois), notre Les Enfants d’Icare me laisse interdit. Icare, pour nous aut’, c’est soit une mis-orthographie d’une trompeuse formule mnémotechnique, soit un héros grec, fils de Dédale, qui s’est cramé les ailes en se la pétant trop près de l’astre solaire. Alors oui, on comprend à la lecture du livre ce que le traducteur a cherché à exprimer, mais ça n’englobe pas réellement tous les aspects que le titre anglais proposait. Une traduction littérale aurait certes été moins catchy que Les enfants d’Icare (qui est un beau titre au demeurant), mais peut-être moins galvaudé.

Une dernière chose quant à la traduction, si les deux premiers ouvrages avaient été traduits par B.R. Russ et par G.H. Gallet, celui-ci l’est par Michel Deutsch, un écrivain, dramaturge, traducteur, scénariste et metteur en scène français. Rien que ça. Et, on le verra par la suite, même au sein de trilogies, Arthur C. Clarke n’a jamais été traduit pas les mêmes personnes.

Et pourtant, c’est bien le titre de cette partie, malgré les changement de traducteur, dès les premières pages on ressent le style propre de l’anglais, qui sait exactement où il va et ce qu’il veut raconter. Vous me direz que cela tient probablement du bon travail des traducteurs, et ce n’est pas improbable. Toujours est-il que pour un auteur qui n’est pas suivi par un traducteur attitré, il est souvent difficile de garder une pareille homogénéité. Ici, on ressent absolument la fièvre de l’espace comme dans les deux autres romans, on retrouve les mêmes grandes thématiques sur l’humain (nous y reviendrons) qui définissent la plume de Clarke. Quand bien même le style aurait été différent (par la traduction ou pour d’autres raisons), on aurait la facilité de notre côté pour reconnaître en les lignes l’auteur loué par Ray Bradbury sur la quatrième de couverture.

Cela même si, pour la première fois, Arthur C. Clarke développe une histoire sur une temporalité bien plus longue, qui voit naître et mourir différents personnages principaux. L’histoire est en effet découpée en trois parties – Les SuzerainsL’âge d’orLa dernière génération – dont au moins deux font directement référence à cette découpe temporelle de l’intrigue. Comme je le disais plus haut, dans Childhood’s End, on eschatologise. Et qui dit eschatologie dit fin du monde, fin de siècle, fin d’espèce. Pourtant, si on comprend vite qui, on reste jusqu’au bout en haleine sur le comment. Un peu comme il l’avait fait pour la fin de Fall of Moondust. Ou celle de Imperial Earth.

Ouais, y’a pas photo, c’est typiquement Clarkien comme récit.

N'empêche, ça fait une belle unité visuelle qui envoie.

N’empêche, ça fait une belle unité visuelle qui envoie.

Rétro-futur

Comme pour les vieux bouquins, à tout hasard les vieux J’ai Lu des années 1970-1980 – vous savez ceux avec les pages rouges ? – on reconnaissait souvent les éditions un peu cheapos de sf à leur papier et à l’odeur de celui-ci. Quand je dis cheapos, ce n’est pas au sens négatif du terme, car en définitive même si la qualité d’édition n’était pas toujours au rendez-vous, au moins avaient-ils le mérite de nous permettre de découvrir des ouvrages que l’on avait beaucoup de difficultés à trouver ailleurs. Le papier de Milady – ainsi que la rigidité des couvertures équivalente à celle des vieux J’ai Lu dont on parlait à l’instant – a cette odeur qui rappelle les ouvrages de la génération de mes parents, une odeur que j’associe allègrement à une certaine forme de sf, celle avec des vaisseaux aux formes géométriques en couverture, celle qu’on qualifiait alors allègrement en France de sous-littérature. Du coup, bien qu’il me soit arrivé de signaler que les poches de Bragelone étaient souvent d’une qualité toute relative, mais au moins sur ce point remplissent-ils une fonction inattendue, et ce de manière impeccable.

Cet aspect bassement matériel, sur lequel on passe relativement vite en général, quand encore on pense à l’aborder, est pour moi le premier élément à réveiller les fantômes du passé « au clocher de ma nostalgie » pour reprendre les mots de Thiéfaine cité en intro. Ces résurgences sont tout ce qu’il y a de plus incontrôlées, puisqu’elles tiennent à des sens(ations) (toucher, odorat). Mais, si elles sont subies, elles n’en sont pas pour autant inutiles voire dangereuses pour la compréhension de l’oeuvre. Elles sont au contraire annonciatrices, dans le cas des romans d’Arthur C. Clarke d’un goût plus que certain pour le oldschool. Et ça, c’est un truc dans la hype. C’est dire.

Du coup, à la lecture des Enfants d’Icare une chose, en particulier, frappe de plein fouet le lecteur de sf, habitué parfois aux auteurs plus récents et abordant les choses d’un autre angle. Cette chose, c’est la conception particulière du monde par Arthur C. Clarke, conception de 1953, on le rappelle. Dans sa vision du monde, l’auteur nous met sur un pied d’égalité jamais remis en question la pratique des arts et des sciences. Et quand son récit tend à favoriser l’un des deux côtés de l’équation, il appuie de façon délicate et jamais forcée de l’autre côté pour revenir à un équilibre savant. On retrouve bien là cette pensée d’après guerre qu’il abandonnera en grande partie dans ses écrits plus tardifs. En effet, si dans Imperial Earth on a une relation nouvelle qui se noue avec la nature, expliquée par le passage de Titan à la Terre, on n’a pas cette relation de rapport essentiel entre l’art et l’humain. C’est encore plus flagrant avec Les Gouffres de la Lune, dans lequel parmi tous les passages du bus lunaire, aucun ne semble porter une attention particulière à l’art comme nécessité de vie, bien que dans leurs pires moments, pour passer le temps, ils essaient malgré tout de jouer du théâtre ou mettre en voie des textes, mais on sent l’auteur moins convaincu par ces actions que lorsqu’il décrit ce monde idéal, sur lequel nous allons revenir, instauré par les suzerains et qui brime la créativité artistique. Un sujet qui reviendra (plus que) souvent dans l’ouvrage.

De même, on sent l’âge du roman sur certaines notions un poil surannées qui pointent ici et là. On a par exemple un discours sur l’écologie qui est parfois au bord de l’irréel, tant les enjeux d’alors étaient loin de ceux d’aujourd’hui, tant le monde n’avait pas pris conscience de l’alarme qui pesait sur notre monde. Ce monde même que l’auteur nous décrit parfois, de façon géopolitique, notamment avec un ton que l’on ne sait parfois qualifier, qui oscille entre la naïveté et le cliché. Quelque chose dont on ne saurait le blâmer vue l’époque de publication du roman qui n’était pas très propice aux demi-mesures, dirons-nous. Je relève ce point car c’est la première fois que je lis Arthur C. Clarke décrivant son monde contemporain – ou son monde, anticipé d’une ou deux dizaines d’années – alors qu’habituellement il décrit des sociétés complètement étrangères à son époque puisque se situant dans un millénaire suivant dans lequel la société humaine, qui a conquis l’espace, a pris une dimension toute nouvelle face aux nouvelles problématiques. Une surprise donc, qu’il me faudra affiner par la suite.

Une autre chose, très particulière aux romans de l’époque, c’est ce genre à cheval entre anticipation et uchronie. En effet, Arthur C. Clarke, même s’il fait se passer le début de son histoire une vingtaine d’années après son époque, sait que l’élément déclencheur de son intrigue – à savoir l’apparition de vaisseaux extraterrestres au-dessus de toutes les grandes villes et capitales du monde – est un élément purement uchronique. Un point de divergence. Mais peut-être dis-je cela parce que, enfant du XXIème siècle, j’ai le regard rétrospectif et, à moins d’un grand complot entre les Vengeurs, les Illuminatis et la Ligue de Justice, je n’ai pas l’impression que cela soit arrivé. Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que c’est précisément quelque chose que notre bon vieil Arthur savait au moment d’écrire son roman, que ce dernier se situerait aux confluences entre deux sous-genres de science-fiction. Parce qu’au travers de son anticipation, il nous raconte une vie qui pourrait arriver. Son récit prend alors un sens double, avec une anticipation technologique et sociale, voire géopolitique, et une réflexion sur les points de divergence, à se demander où va le monde, livré à lui-même. Une anticipation uchronique alors ? Il me faudrait ressortir mon Guide de l’Uchronie, toujours chez ActuSF, dans sa collection 3 Souhaits. Et, oui, ça rentre dans les définitions. Magical Clarke a encore frappé.

Enfin, je ne pouvais pas terminer cette partie sans parler de la place des sciences dans l’oeuvre. Une fois n’est pas coutume, je serai bref. Comme Pépin. Après une boutade d’un niveau rendu à son pathos le plus bas par une chaleur excessive, je m’explique : la science, l’innovation, est moins présente en tant que telle dans Les enfants d’Icare. Car l’auteur, on l’a vu, met en avant la place des arts à de nombreuses reprises et une bonne partie de l’avancée technologique est le fruit des Suzerains dont la technologie n’est pas comprise par les hommes, par les yeux desquels le récit nous parvient. La seule véritable théorie scientifique à l’oeuvre ici est celle de la relativité espace-temps exposée par Einstein en 1905 et 1915. Et elle est aussi bien exposée que dans Interstellar.

On parle du futur du passé, on parle des bouquins du passé. Normal. Des bouquins qui me font penser que, oui, réellement, Red is the new black.

On parle du futur du passé, on parle des bouquins du passé. Normal. Des bouquins qui me font penser que, oui, réellement, Red is the new black.

Utopia, ae

Comme je suis un homme de talent, je profite de la mention du chef-d’oeuvre des Nolan Bros pour rebondir sur le sujet du cinématographe. On dirait presque que tous les articles du Faquin sont réfléchis, construits et pensés. Presque. Or donc, je vais être obligé de présenter le début de l’ouvrage pour discuter en profondeur des thèmes que je souhaite aborder. Alors, comme dirait Mickael Yaouank, allons les gars, gai, gai !… Allons les gars, gaiement !

On l’a vu, donc, dans les cieux du monde entier apparaissent un jour toute une tripotée de vaisseaux spatiaux contre lesquels les armes humaines n’ont aucune prise. Ils imposent, sans force, mais par une persuasion habile et sans jamais brimer, une paix durable sur le globe et communiquent avec les humains par le biais du secrétaire général des Nations Unies. La paix apportée, ils se contente de présider aux destinées de la race humaine pour la mener vers un nouvel Eden.

Quoique tout à fait différents dans la façon d’aborder les thématiques, Les enfants d’Icare ne peuvent m’empêcher de les comparer avec la réflexion sous-jacente à la cinématographie (déjà) remarquable de Neill Blomkamp. Et pour me faire comprendre, il me faut présenter rapidement ses trois oeuvres. La première, par laquelle il a fait une entrée retentissante dans le cinéma de genre, est District 9. Dans ce film, un vaisseau alien déboule de nulle part au-dessus de Johannesburg et sa population, des extra-terrestres un peu dégueux d’apparence, se meure et est recueillie sur Terre. Ils sont alors parqués dans des ghettos rappelant sans se cacher les heures les plus sombres de l’apartheid. Le second, Elyseum – on remarque d’ailleurs la référence grecque à l’Elysée, qu’on peut faire entrer en résonance avec celle à Icare dans le titre français de l’ouvrage -, nous présente une Terre devenue elle-même un ghetto géant au dessus duquel flotte l’Elyseum, une station spatiale où tous les maux de l’humanité ont disparu, et où vit l’élite. Enfin, last but not leastChappie, reprend les thèmes de l’exclusion mais sous une autre forme. Cette fois c’est la police de Joburg (oui, Blomkamp est sud-africain) s’équipe de robots policiers et l’un d’entre eux se voit doté d’une conscience.

Si Elyseum a tendance a être un peu plus classique dans les prétentions sociales (les pauvres ch’tits pauvres veulent aller chez les vilains riches), District 9 et Chappie présente un élément important : la transformation au contact de l’autre, dans le sens où en étant au contact de l’autre, qu’on le craigne (District 9) ou qu’on veuille l’aider (Chappie), on finit par se transformer, par changer (mentalement et… physiquement) et, au discours sur la société s’ajoute un discours sur l’individu dans la foule, sur le Mouton Noir.

Dans Childhood’s End, ces thématiques ne sont pas présentes de façon aussi évidentes que dans les films précités. Pourtant, le double discours sur l’individu et sur le groupe social est intimement présent du début à la fin de l’ouvrage. Celui sur le rejet de l’autre, notamment, dans sa première partie, tient un rôle prépondérant dans la compréhension qu’a le lecteur des phénomènes sociaux qui sous-tendent le récit.

Ces considérations sociales, cette recherche de justification de son récit prend tout son sens avec la seconde et la troisième partie. Dans la première, on l’a vu, les questions sociales, humaines, tiennent la dragée haute aux éléments de science-fiction. Ensuite de cela, la deuxième partie nous amène un discours nouveau sur l’utopie où, pendant plus d’une douzaine de pages, l’auteur nous décrit la société idéale où la paix et l’entente entre les peuples prévalent. Enfin, on l’a vu, les premières dissensions (notamment face à la mort de la créativité artistique humaine dans cette société bienheureuse) et la fin de l’humanité arrivent.

En cela, Les Enfants d’Icare est un superbe produit de son temps, oscillant tour à tour entre les regrets et les peurs d’un passé où violence et haine raciale étaient omniprésentes, un futur rêvé meilleur et dans lequel on place un espoir fou (utopie) et, en même temps, les prémices d’une Guerre Froide (mort de Staline la même année que la parution du bouquin) à venir dont les pics poignent ici et là.

Enfin, arrêtons-nous un instant sur ce concept d’utopie. Inventé par Thomas More dans son Utopia en 1516, le concept d’utopie est resté très présent dans la littérature, notamment dans les littératures de l’imaginaire (dont Utopia fait également partie). Souvent dénaturées par un côté décadent et ruinant le contrat initial utopique, ou détournées – Le Meilleur des Mondes de Huxley -, l’utopie signifie littéralement : qui n’est en aucun lieu. Car l’utopie est par définition impossible et irréalisable. C’est une des raisons qui me font penser que Clarke a dès le départ voulu écrire un récit d’anticipation-uchronique. Et il est intéressant de voir que c’est justement ce thème qu’avaient choisi Les Indés de l’Imaginaire pour leur appel à texte s’étant terminé récemment.

Une surbrillance qui pèse par rapport aux autres ouvrages de l'auteur.

Une surbrillance qui pèse par rapport aux autres ouvrages de l’auteur.

Arthur, ça claque

Encore un jeu de mot pourri. Mais que voulez-vous. Il fait chaud, je fonds. Et un cerveau est constitué majoritairement d’eau, du coup, bah je ne vous fait pas de dessin pour que vous compreniez l’effet qu’ont ces températures impies sur moi.

Bref, pour revenir à nos moutons, qui ne sont pas électriques pour le coup – non mais okay, j’arrête, j’ai compris – Les enfants d’Icare est probablement le roman le plus abouti d’un point de vue réflexion sociale de l’auteur, du moins de ce que j’ai pu en lire. Et les Ases savent qu’il m’en reste à lire !

Enfin j’aimerais finir sur une note transmédiale – oui j’ai appris ceyFy mot dans l’article précédent, et maintenant je l’aime – : comme Amazon avec The Man in the High Castle de Philip K. Dick – dont, au passage, ActuSf s’apprête à publier un hommage vibrantSyFy a annoncé récemment le tournage et la production d’une série sur le roman d’Arthur C. Clarke qui nous intéressait aujourd’hui.

Nul doute que, parmi tous ses ouvrages non encore adaptés, il était celui qui s’adaptait le plus aux attentes du public de la Y generation qui se jettera devant les écrans.

Vil Faquin

Du même auteur : Terre : Planète Impériale, Le Marteau de Dieu,
Les Chants de la Terre lointaine 
et Les Gouffres de la Lune.

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14 commentaires

  1. J’avoue, j’ai pas encore lu de Clarke. Mais il est sur la liste des auteurs que je devrais lire depuis longtemps, avec Vonneburg et quelques autres. Je m’étais promis de me faire un challenge SF cette année, ma dernière absorption en masse de ce genre remontant à plus de 10 ans, mais entre-temps j’ai trouvé un plein temps et ma PàL a grossi je sais pas bien comment, et pas avec que de la SF (et pas de Clarke dedans). Donc voilà : l’année prochaine, peut-être ? Enfin, on ne sait jamais, parfois on se retrouve avec des livres sans avoir très bien comment.
    Plus que trois mois avant le retour des températures viables.

  2. Je lis très peu de SF à la base mis à part les bouquins de Brussolo dont je t’avais un peu parlé. Je ne sais jamais vers quels auteurs me tourner. Au vu de ton avis j’ai très envie de découvrir les romans de cet auteur 🙂 et je tâcherai de regarder les films cités en parallèle. Merci pour la découverte! 🙂

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