Les Pilleurs d’Âmes

Les Pilleurs d’Âmes

Laurent Whale

Je vous ai plusieurs fois déjà parlé de mon amour pour les gentilshommes de fortune qu’on appelle communément pirates. Nous avons en effet vu, notamment, les aventures de Long John Silver à travers le chef d’oeuvre de Björn Larsson – à savoir Long John Silver – La relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité – et son chapitre coupé (augmenté d’une superbe postface) : La Dernière aventure de Long John Silver.

Par la suite j’avais même pris le temps de trianguler sur le thème des pirates avant que le Lemming ne nous présente l’oeuvre de Polanski éponyme : Pirates. Un détour s’était même effectué par les couleurs de la Navy de Sa Majesté avec La Surprise de Patrick O’Brian, qui nous emmenait aussi dans le monde merveilleux des grandes traversées et des paysages exotiques.

Bref, tout ça pour vous montrer que, en moins d’un an, La Faquinade n’a pas chômé sur le sujet. Et si, pour la sixième fois sur cette même période, je reviens vers vous avec un énième ouvrage dans lequel les protagonistes arborent fièrement d’autres tricornes de cuir bouillis, c’est qu’il se doit d’être différent.

Les Pilleurs d’Âmes de Laurent Whale le sont, pas seulement en apparence parce que le quatrième de couverture le dit. Et puis, y a une histoire de bière au milieu de tout ça. Une histoire à régler.

Tricorne, W et Rouge. Une couverture qu'elle envoie la sauce, bébé.

Tricorne, W et Rouge. Une couverture qu’elle envoie la sauce, bébé.

Photoco-Pillage

Vous l’avez vu, parce que vous êtes de sagaces lecteurs, je ne dispose pas de l’édition originale de l’ouvrage. Ce dernier a d’abord été publié, en 2010, chez Ad Astra Editions puis réédité par Hélios, le label poche des Indés de l’Imaginaire, en 2014. Le moment pour nous de dire quelques mots de cette collection qui prend un essor certain ces derniers temps.

Tout d’abord, il faut rappeler que les Indés, c’est le rassemblement sous un même label de trois maisons d’édition historiques des littératures de l’imaginaire : Mnémos, ActuSF et Les Moutons Electriques. La collection Hélios a d’abord été fondée par Mnémos en 2013, et s’y mêlent publications réalisées par la maison du Beaujolais et publications par les Indés. Depuis, quelques temps, c’est Mérédith Debaque, assistant éditeur chez Les Moutons Electriques, qui est en charge de représenter la collection. Cette dernière est actuellement dans une phase de communication via les réseaux sociaux afin d’étendre son public. D’un point de vue purement extérieur, on ne peut que se réjouir de voir une deuxième collection poche purement issue d’éditeurs de l’imaginaire. Milady, avec Bragelonne, avait ouvert la voie mais la plupart des éditions poche étaient le fruit soit du Livre de Poche, soit de J’ai Lu, soit de Folio / Folio SF, soit de Pocket ou encore Denoël, mais de façon marginale. Hélios et Milady sont donc sur un créneau commun de publications spécialisées en format poche.

Pas si commune que ça en fait. La différence principale tient au fait que les maisons mères, Bragelonne et les Indés (même si ces derniers sont le groupement de trois éditeurs indépendants, ne laissons pas les facilités de langage effacer ce point important de notre mémoire), ont deux lignes éditoriales un peu différentes. Les trois éditeurs des Indés favorisent largement les productions françaises au travers de leurs publications alors que Bragelonne a très vite cherché à racheter les droits d’auteurs anglo-saxons phares. Bien sûr, c’est une simplification qui permet d’y voir plus clair, même si en jetant un coup d’oeil à ma bibliothèque je ne vois rien qui démente cela.

Tant qu’à parler de récupération d’auteurs, Hélios s’y met aussi, et c’est tant mieux. En effet, Les Pilleurs d’Âmes, on l’a dit, sont sortis dans un premier temps aux Editions Ad Astra. La publication en poche par Hélios a plusieurs avantages, dont le moindre n’est pas de permettre à un livre d’avoir une seconde vie et de faire partie d’une collection au milieu d’une pléiade d’auteurs, dont nombre sont connus (Ayerdhal, Alan Moore, Gaborit…), sachant par exemple que Les Pilleurs d’Âmes n’aurait pu bénéficier d’une publication poche chez Ad Astra et que le livre bénéficie du même coup d’une publicité d’enfer.

Parce que cette collection nouvelle qu’est Hélios a un objectif, comme les illustres J’ai Lu ou Folio SF, de promouvoir une image de marque, notamment au travers d’une unité visuelle marquée. L’atelier Octobre Rouge, qui supervise tous les ouvrages de la collection, s’est occupé de la conception de l’identité graphique de celle-ci. Et le rendu visuel est du meilleur effet (surtout l’initiale du nom de l’auteur qui apparaît discrètement sur la couverture), combinant classe et poche. A ce sujet d’ailleurs, il convient de comparer un peu ce qu’on trouve, quand on parle de l’objet Hélios. On a un format standard qui n’a rien de spécial. Là où on arrive à quelque chose d’assez inattendu c’est quand on ouvre le bouquin : les pages sont blanches. Bordel. Mais pas blanches comme habituellement. Blanches comme cette bonne vieille photocopie sur laquelle la secrétaire des RH vous a transmis votre avis de licenciement. J’insiste un peu car l’aspect m’a rebuté, longtemps, et continue de me mettre mal à l’aise. De même que les pages lisses, la couverture cartonnée et au toucher d’une douceur inattendue, elle-aussi, et les très petites marges dans les pages font que j’ai du mal à me lancer sans réticence dans un bouquin. Je sais que ça peut paraître con, mais quand j’ouvre un livre, j’aime sentir le papier frelaté. Là je n’ai que l’odeur d’une ramette de papier d’entreprise.

Est-ce que c’est un point négatif ? Non. Il faudrait être con pour s’en tenir à ça. C’est simplement un ressenti qui fait qu’un format poche classique est très différent, à mon sens, de ce que nous propose la bande à Debaque. Et c’est probablement là le noeud du truc : les Indés, avec Hélios, cherchent à nous proposer quelque chose de différent des formats poche dont on a l’habitude et vous savez comme moi – les mises à jour de la timeline facbook l’ont souvent montré – que le changement, ça met du temps à prendre, quand ça casse les bonnes vieilles habitudes.

J’accueille pour ma part ce changement avec une joie non feinte, malgré ma préférence pour les odeurs et le touché plus prolo – oui, c’est ça à la base les formats poche, du livre pas cher, z’avez qu’à voir les anciens J’ai Lu SF aux pages rouges -, car cela permettra probablement, si la collection s’implante de façon durable dans notre paysage éditorial, de redéfinir un peu les cahiers des charges des éditions poches. D’autant que les prix sont largement dans la tendance actuelle.

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Identité visuelle des publi Helios par les Indés et un exemple d’une publi par Mnémos.

Courir la ribaude

Et puis visuellement, ça déchire. Je sais bien qu’à l’habitude je parle des illustrations presque immédiatement mais, que voulez-vous, il faut savoir parfois diluer son rhum avant l’abordage, histoire de ne pas manquer le petit détail qui fera de vous le prince de la flibuste. Et je la gardais pour ici parce qu’elle n’est pas banale cette illustration. Elle est en effet tirée de l’important travail d’Howard Pyle, un illustrateur américain de la fin du XIXème siècle qui a notamment travaillé à illustrer de nombreux récits d’aventure. La couverture est un extrait de cette oeuvre de Pyle, montrant un équipage pirate faisant subir le châtiment de la planche à un homme attaché et yeux bandés vêtu de ce qui semble être un uniforme de la Marine. Contrairement à celle du Long John Silver de Larsson, l’illustration est plutôt efficace. Et il y a aussi un pirate à tricorne. Alors bon.

De toute façon, ce n’est pas l’illustration qui prime sur les couvertures chez Helios, mais bien le nom de l’auteur. Ici, il s’agit, on l’a dit, de Laurent Whale. Alors, déjà, je tiens à dire que je suis me sens un peu penaud d’être passé à côté du monsieur pendant aussi longtemps. Ca fait un peu plus de 10 ans qu’il écrit à gauche et à droite et il a récemment posé ses valises chez Critic, dont on avait déjà parlé pour La Route de la Conquête et La Volonté du Dragon de Lionel Davoust ou pour le Gueule de Truie de Justine Niogret. Pour l’avoir rapidement rencontré aux Intergalactiques puis aux Oniriques, le mec est sympa, mais ne fait pas toujours attention aux bières qu’il attrape. Ce qui ne l’en rend qu’encore plus cool. Et ce malgré les erreurs de pinte. Je me comprends.

Enfin donc, nous voici dans les pages – blanches – des Pilleurs d’Âmes. Qu’est-ce qu’on peut en dire ? Et bien, paradoxalement, pas grand chose. Je dis paradoxalement parce que j’ai adoré ce bouquin. Il m’a pris, m’a retourné, m’a emmené dans les Caraïbes, dans les gogues miteux et les hôtels de passes mités. J’ai ferlé les voiles et grimpé à l’artimon, j’ai cargué aux vergues, parcouru les haubans et flatté les bouts, forcé aux cabestans et briqués les ponts avant que le bosco ne gueule trop fort. J’ai senti les embruns et les écumes me porter par vent arrière et j’en ai chié par vent debout, j’ai même senti la fureur de la mitraille et pataugé dans les marais avec mes frères de la côte, tant et si bien que j’en suis ressorti tout essoufflé – et surpris ! – de l’avoir avalé dans la journée.

Vous l’aurez compris, j’aime la flibuste romanesque et je l’ai tant parcouru que je la maîtrise plutôt pas mal. Dans le paragraphe précédent, je me suis fait fort aise – comme Odaïr – de citer maints termes techniques et autres actions classiques qui vous évoqueront immanquablement des voyages en mer et autres cinéma hollywoodien. A ce propos il est cocasse que la citation au dos du livre soit le fruit de l’excellent – soit dit en passant – site Sur l’autre face du Monde, encyclopédie numérique du merveilleux-scientifique, dont le nom est aussi le sous-titre – à peu de choses près – du film Master & Commander – De l’autre côté du Monde, adapté de la série de roman de Patrick O’Brian de laquelle La Surprise, dont on a parlé en introduction, fait partie.

Cette subtile anecdote mise de côté, revenons à notre flibuste. Si j’ai cité tous ces termes (pas si) techniques de navigation, ce n’est pas – juste – pour me la péter. C’est aussi et surtout pour faire réaliser une chose : tous ces termes, lorsque vous les avez lus, ont résonné dans votre esprit comme étant pertinents, comme adéquats dans le présupposé qu’est celui du roman d’aventure en mer incluant pirates et vieux gréements. Ce que je veux dire par là, c’est que l’écriture d’un roman qui se passe, même en partie mais nous y reviendrons ensuite, dans le contexte qu’est celui des Pilleurs d’Âmes est un exercice de style, avec des points d’entrée indispensables et immanquables à valider. Comment un tel roman pourrait-il trouver son public sans une bordée de coups de canon entre deux navires ? Comment pourrions-nous suivre des gentilshommes de fortune qui ne s’avinent pas en dépensant leur butin entre deux missions ? Ce serait effectivement bizarre.

Comme on l’a vu dans la triangulation sur les pirates, ces derniers sont partout. Ils ont envahis tous les aspects de la culture populaire et les littératures de l’imaginaire n’y échappent pas. Cela veut-il dire qu’ils sont désuets et sur-exploités ? Non pas. A moins que l’on ne respecte pas le cahier des charges, comme cela arrive parfois. C’est exactement la même chose qui se passe pour les cow-boys, sur lesquels j’ai longtemps hésité à trianguler, mais au final on aurait eu une copie conforme de celle sur les flibustiers. Le Western est un genre codifié qui plait parce qu’il respecte des codes stricts et attendus du public. Comme le cinéma d’horreur ou tout ce qui est passablement genré dans la culture populaire (un FPS sans barils rouges, vous avez déjà vu ça, vous ?). Cela rend les productions (littéraires, cinématographiques, vidéo-ludiques…) sur ces thèmes ardues car très précises sur leurs checkpoints obligés. Mais Laurent Whale, bien qu’incorporant d’autres éléments et genres dans son ouvrage, arrive à s’affranchir glorieusement de ces obligations en les remplissant toutes dans la trame de fond de son récit.

Il n'y a pas de raison particulière à cette photo, si ce n'est respecter le cahier des charges des photos sur les bouquins de Pirate sur La Faquinade. Exercice de style (raté) quoi.

Il n’y a pas de raison particulière à cette photo, si ce n’est respecter le cahier des charges des photos sur les bouquins de Pirate sur La Faquinade. Exercice de style (raté) quoi.

Une gigue pour Lolo

Puisqu’on y est, autant éclaircir tout de suite le récit. Un envoyé de la Fédération Galactique (ou quelque chose du genre) arrive sur Terre en 1666 pour traquer l’un des pilleurs d’âmes qui ont donné leur nom au bouquin. Pour mener son enquête à bien, il doit se faire passer pour un authentique frère de la côte. L’enquête le mène à se mouiller dans de nombreux événements, historiques ou non, et lui pose de tout aussi nombreux problèmes moraux. On ne va rien en dire de plus histoire d’éviter de spoiler.

La première chose qui tombe, après le laïus que je vous ai infligé un peu plus haut sur les littératures de la piraterie, c’est que le pitch principal amène d’abord des notions de science-fiction et d’espionnage. Si la science-fiction peut être large – en effet, peu de rapport et de points en commun entre Les enfants d’IcareLa Route ou encore Le Maître du Haut-Château – les romans (comme les films) d’espionnage sont eux-aussi des romans à cahier des charges très précis, comme ceux de romans en mer. On a donc affaire à un mélange des genres bien plus complexe qu’il n’y parait. Le côté enquête étant réglé assez rapidement avec un certain nombre de gadgets du futur de l’espace dont est doté le personnage principal, permettant de glisser quelques phases d’infiltration et/ou de filature, le tout mêlé à un scénario d’enquête qui piétine et d’un savant dosage de la théorie de l’arroseur-arrosé. Pour le côté science-fiction, bah on a des vaisseaux sous-marins et un ou deux passages de politique sidérale.

Et Laurent Whale jongle avec tout cela à la fois – presque aussi bien qu’avec des pintes de bière -, alternant deux cahiers des charges très exigeants autour d’un liant commun qu’est la lointaine trame de space-opera, autre genre très pointilleux et cadré auquel on échappe cependant puisque n’étant pas le propos de l’ouvrage et ne servant qu’à illustrer et backgrounder le récit.

Avec tout ça il apparaît délicat de déployer une trame de fond profonde, pour la simple raison que le lecteur (et l’auteur, ne l’oublions pas), doivent sans cesse osciller entre deux écritures, deux conceptions de l’univers et du monde, deux mentalités, deux trames. Si vous rajoutez par-dessus d’autres éléments soulevant des questions de fond, autres que les problèmes moraux du héros sur lesquels l’ouvrage repose souvent, vous finissez par noyer le lecteur. L’ouvrage partirait dans trop de direction. C’est bien pour ça que j’ai dit plus haut que je n’avais « pas grand chose » à dire à propos des Pilleurs d’Âmes. Ceux parmi vous qui me connaissent se doutaient bien que j’allais tout de même trouver de quoi discuter, et ils ont eu raison.

En bref, ces éléments réunis font qu’on peut considérer le roman de Whale sous un jour nouveau. L’espionnage comme le roman en mer font en effet la part belle à l’action et au caractère haletant des intrigues/aventures. La science-fiction, qui peut quant à elle apporter du fond et soulever des questions importantes pour le lecteur sur les sujets choisis par l’auteur, n’est abordée que par son aspect de space-opera, un genre également très tourné vers l’action et qui favorise, lui-aussi, le développement de concepts simples, directs, efficaces. Tout ces éléments combinés, disais-je, font qu’on peut qualifier Les Pilleurs d’Âmes de roman pulp.

Comme un clin d’oeil, hier, alors que j’envisageais avec retard la rédaction de cet article, je suis tombé sur un réseau social bien connu sur cet appel à texte de Martin Lessard, publié entre autre chez Denoël et Ad Astra (le premier éditeur du roman de Whale, on le rappelle) qui dit la chose suivante :

« Outre leur immense talent et cette capacité certaine à nous faire rêver, qu’ont en commun des auteurs de science-fiction à la renommée internationale tels que Poul Anderson [ndlf : dont on parlait ici], Isaac Asimov, Alfred Bester, Robert Bloch, Ray Bradbury, Frederic Brown, Philip K. Dick, Robert Heinlein, Cyril Kornbluth, Fritz Leiber, Frederick Pohl [ndlf : dont on parlait ici], Robert Sheckley, Clifford D. Simak, Theodore Sturgeon, Jack Vance, Jack Williamson ? Je vous le donne en mille : ils ont tous fait leurs premières armes d’écrivain dans des pulp magazines.

De Amazing Stories à Galaxy, en passant par Wonder Stories, Weird Tales et Astounding, les « pulps » ont régné en maître sur la SF durant la première moitié du XXème siècle et un peu plus. Les histoires d’empires galactiques aux planètes étranges, de savants fous à la plantureuse assistante, de colossaux ordinateurs pouvant provoquer la fin du monde, d’envahisseurs extraterrestres aux multiples tentacules ou d’automates incontrôlables menaçant la sécurité nationale peuvent aujourd’hui nous paraître décalées, voire grotesques. Pourtant, les grands courants SF modernes sont tous les dignes descendants de scientifictions parues dans l’un de ces magazines populaires aux illustrations de couvertures si flamboyantes et colorées.

Vous l’aurez deviné, les Éditions Ad Astra lancent un AT pulp fictif. »

Cocasse non ?

Enfin, il reste un point à relever. C’est la volonté de Laurent Whale de rendre son roman crédible. Pour cela, il s’assure de notre entière coopération en nous citant d’entrée de jeu Alexandre-Olivier Exquemelin, alias Oexmelin, un flibustier qui a laissé des écrits sur ses semblables. En s’appuyant sur cet argument d’autorité, Whale va développer un lexique technique mêlant termes de navigation, mentions des personnages historiques présents dans le romans, personnages imaginaires et informations sur l’univers space-operesque développé autour. Il s’assure ainsi de donner une cohérence bienvenue à la toile de fond de son roman et nous nous promet un embarquement pas piqué des hannetons dans les eaux des Caraïbes. Et on ne va pas s’en plaindre, surtout pour un roman au caractère pulp aussi prononcé !

Non, en vrai, le père Whale est un mec sympa, avec un chouette chapeau. Surtout quand il vous est présenté par Lionel Davoust.

Non, en vrai, le père Whale est un mec sympa, avec un chouette chapeau. Surtout quand il vous est présenté par Lionel Davoust.

La pinte de la discorde

Achetez Les Pilleurs d’Âmes. Pour plein de raisons, dont le soutien à l’auteur, le soutien aux Indés, le soutien à une collection prometteuses mais aussi parce que c’est un bon livre. Vous prendrez un bon coup de frais. Je n’ai pas parlé de l’écriture de l’auteur, ce que je ferai probablement quand j’aurai lu Les Etoiles s’en balancent, puisqu’il me fait de l’oeil, mais elle est aussi intéressante que la mixité des genres.

Une mixité des genres qui fait du bien et met en avant certains genres parmi les plus populaires et, paradoxalement, sous-exploités dans les littératures de l’imaginaire : les histoires de pirates et celles d’espion. Comment voulez-vous ne pas craquer avec ça ?  Lisez-le.

Pourquoi ? C’est simple : de la flibuste par paquet de 12 servie par une écriture aussi fraîche que les embruns !

Bon, il reste cette histoire de pinte. Alors je vais poser la question directement à l’auteur : Laurent, est-ce que c’est toi qui, au bar des Intergalactiques, est parti avec ma pinte ? Non parce que t’étais juste à côté, je me retourne un instant et pof : ni pinte ni toi. Et de retour au stand, paf t’as une bière. J’ai envie de dire : pirate ! Je ne suis sûr de rien. Mais j’enquête !

Que ce soit le cas ou non, il faudra en partager une à l’occasion, pour discuter de tout ça. Les lecteurs veulent savoir.

Vil Faquin

Du même auteur : Interview de Laurent Whale.
Sur les Pirates : Long John Silver – La relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité, La Dernière aventure de Long John SilverPirates et la triangulation sur les pirates
Sur le voyage en mer : La Fin du voyageLa Surprise.

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15 commentaires

  1. J’ai lu Les Etoiles s’en balancent récemment, que j’ai bien aimé. C’est un bon roman d’aventure mais la fin ne m’a pas intéressée, et j’ai trouvé le tout un peu superficiel. Tu parles de « la difficulté de déployer une trame de fond profonde », c’est le regret que j’ai eu à la lecture des Etoiles s’en balancent. Je ne me suis pas attachée aux personnages, et j’ai trouvé le seul personnage féminin très creux, car les seuls qualificatifs qui la définissent sont « Ma belle » et « Ma Lionne », répétés toutes le 3 pages. C’est frustrant car il y a de bonnes idées et j’ai passé un bon moment de lecture tout de même. Je vais retenter ma chance avec les Pilleurs d’âmes néanmoins, car il me fait de l’oeil et que les pirates ça fait tout de suite rêver. Et puis c’est vrai que l’auteur est sympa en dédicace et qu’il a un chouette chapeau !

    1. Et rien que pour le chapeau, il mérite une seconde chance 🙂
      Merci de ton avis en tout cas. Les Etoiles m’intéressaient et pour ce qui est du personnage féminin et des mots qui la définissent, tant que c’est justifié dans le pitch, ça ne me dérange pas. Il ne faut juste pas que ce soit réducteur/brimant/abusif/sexiste… Et je pense pas que ce soit le style du monsieur !

      1. Non effectivement, ce n’est pas sexiste, mais ce personnage est un cliché ! Je lui reproche simplement d’avoir pondu un cliché sur patte, dont il parle très souvent, toujours de la même manière (belle et lionne) et pour une simple fonction : motiver le héros. C’est réducteur à mon sens. Même si elle a du caractère, il ne sert qu’à dire  » regardez elle est bien la nana » mais à aucun moment elle ne se sort d’une situation grâce à sa forte personnalité (car oui, elle pourrait dépoter si on lui en laissait l’occasion). Elle motive Costa et elle décore. Point barre. Costa est fade et ses potes aussi, sauf peut être Cheyenne et encore. Mais l’histoire est pas mal, c’est assez trépidant, l’aventure est agréable. ça manque juste d’un petit qq chose qui donnerait plus de vie et de profondeur à tout ça, à mon sens 🙂 Pour moi les personnages, hommes ou femmes ont manqué de vie. Mais j’aime bien l’univers, l’écriture, l’ambiance, certaines idées, donc je donnerai une seconde chance au monsieur au chapeau quand j’aurais envie d’aventures sans prise de tête 🙂

      1. Ha cool ! Je me doutais bien que ce n’était pas conscient. C’est chouette qu’il le prenne comme ça, en tenant compte des remarques 🙂 Belle interview en tout cas !

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