Le Mythe

Le Mythe

Méninge Faquin

Il y a quelques temps, ceux qui suivent ce blog s’en souviendront, les privilégiés, le Lemming m’a invité à venir faire une intervention à la fin de la projection de l’incroyablement ép-touss*daubé*touss-ique Exodus: Gods & Kings de Ridley Scott – non sans dec’ coller Batman en Moïse ? C’est comme coller Conan en Mr Freeze : ridicule et suicidaire. Bref. Et donc j’étais allé faire cette intervention. Et voilà que je vais tenter de vous en livrer une rubrique pour nos Triangulations, en attendant une possible vidéo, un jour. Ou pas.

Au commencement il n’y avait rien. Ainsi commencent maints mythes fondateurs, dont le dernier n’est pas celui du Livre. Quand il n’y a rien, pas de structure organisationnelle globale, on appelle ça, en politique, l’anarchie. D’aucuns taxeront cette dernière de chaos et l’importance prise par la fédération des citoyens autour des symboles et des légendes fondatrices de la République, le 11 janvier dernier, en est un exemple parfait.

Les mythes, les légendes, les symboles, les religions, chacun et chacune à leur niveau, luttent contre le chaos. Zeus, Odin, Yahvé, Dieu, ont lutté contre le chaos, finissant par le dominer en s’imposant dans les esprits comme des symboles  : repousser le chaos, le déposséder, pour retrouver un pied à terre solide. Dans notre société sur-médiatisée, ces symboles, ces mythes (celui de l’égalité entre les hommes, proclamé dans le bouleversement révolutionnaire) tendent à évoluer, parfois de manière plus rapide qu’il n’y parait.

Tentons donc d’en faire un très rapide survol, en reprenant le cas – prétexte ? – qui s’est présenté le 6 février dernier. Nous aborderons donc ensemble dans un premier temps les questions de Mythe, de Légende et de Religion, avant de faire un tour, ensuite, du côté d’un genre particulier du cinéma, le post-peplum, particulièrement utile dans notre cas. Enfin, nous enfilerons nos collants en lycra pour tenter une approche comparative en survol.

On tend les bras devant, on gaine bien : It’s a bird! It’s a plane! No it’s Méninge Faquin!

Deux faces d'un même mythe.

Deux faces d’un même mythe.

Mythe, Légende, Religion

  • De quoi parle-t-on ?

Si l’on ouvre sauvagement un Larousse, on tombe sur la définition suivante :

« Mythe:
-Récit mettant en scène des êtres surnaturels, des actions imaginaires, des fantasmes collectifs.
-Allégorie philosophique.
-Personnage imaginaire dont plusieurs traits rappellent l’humain.
-Ensemble de croyances autour d’un personnage ou d’un phénomène, ex.: le mythe napoléonien.
– Ce qui n’est pas réel, ex.: la liberté, la justice…

Sans s’arrêter sur l’irréalité par définition des concepts de liberté et de justice, fondements de notre République, faut-il encore le rappeler, revenons sur les multiples sens du simple mot mythe. Il convient de recentrer le débat. Ce simple mot, s’il peut recouvrir toutes ces significations tend à être autre chose que cela, qu’un ensemble confus de notions dont l’accolage bancal ne convaincrait pas un écolier de grande section. L’important, dans ce débat, c’est de savoir de quoi l’on parle et de poser clairement les rails sur lequel notre Transperceneige fendra les congères de l’incompréhension.

Pour cela, nous reprendrons la définition proposée par Alex Nikolavitch dans Mythe et Super-Héros. Une définition qui est double, certes, car elle comprend d’abord un concept et ensuite son extension, et pas, comme auparavant, un empilage stérile de sens :

– Récit mettant en scène des êtres surnaturels (ici Moïse et ses flash divins et Pharaon qui est Dieu incarné) en un temps révolu (L’Egypte pré-chrétienté), tels que véhiculés par la tradition des peuples, des cultures et des civilisations anciennes (relation dans l’Ancien Testament).
– Récit fondateur dans ces traditions (par exemple racontant la fondation d’une ville ou d’un temps reculé, l’explication d’un phénomène surnaturel, ici l’assèchement d’un bras de mer, ou l’invention d’une technique par un ancêtre légendaire, ici la loi de Dieu, et comme technique ça se pose là).

Munis de ces clefs de lectures, il ne nous reste plus qu’à voir de l’avant, à comprendre.

  • Théoriser le mythe

Hé oui, arriver à appréhender ce que l’on lit c’est une chose, mais parvenir à comprendre les tensions sous-jacentes et les grands plans d’ensemble, c’en est une autre. C’est là qu’interviennent nos deux figures tutélaires de l’interprétation du mythe, à savoir Joseph Campbell et Georges Dumézil. Ça vous pose un papier, ça, comme références.

Le premier est américain et propose une vision particulière des mythes : pour lui, ces-derniers sont identiques, tous développés sous une structure initiatique commune. Cela permet une structure narrative facile à élaborer et à comprendre et un côté trivial qui rendent le produit final intemporel. Les producteurs de Star Wars, par exemple, lisaient Campbell – dédicace au Lemming. Et Paolini, l’auteur d’Eragon à 17 ans, regardait Star Wars. Jusqu’à notre époque, les structure semblent se répéter selon un schéma inné.

Le second est français, cocorico, et a influencé des générations complètes d’intellectuels (historiens, sociologues, anthropologues, essayistes, ethnologues…). Selon lui, les mythes sont tous différents – déjà, ça part pas pareil – mais ils reposent tous sur un concept commun – et non plus une structure – pour toutes les populations Indo-Européennes : la tripartition sociale. En effet, pour Dumézil, chaque société est divisée en trois parties – attention, ne parlons ni de classes (concept politico-économique initié par Marx et Hegel), ni de castes (ce qui pourrait sonner religieux), mais bien de parties – comprenant ceux qui combattentceux qui prient et ceux qui produisent. Globalement.

En plus de ces deux conceptions théoriques du mythe, il faut garder à l’esprit en permanence l’état géopolitique du monde et l’avancement culturel des sociétés qui influent tout deux de façon majeure sur la conception que les individus se font du mythe. Un événement public d’envergure mondiale qui a largement modifié les mentalités collectives au début du XXIème siècle, les attentats du 11 septembre 2001, en est un parfait exemple.

Dans les années de Guerre Froide, la mentalité globale des U.S. of A. – prenons leur exemple car c’est après celui qui est le plus diffusé dans le monde, quoi qu’on en dise – était de considérer que les Américains étaient dans le bon camp, combattant les ennemis, les méchants, dans le camp soviétique. Nous avons donc là une vision manichéenne classique qu’on a longtemps pu retrouver au cinéma (A la poursuite d’octobre rouge). Après la Guerre Froide, les U.S. of A. se posent en sauveurs : ils sont les seuls vainqueurs, incontestés, après l’effondrement du bloc de l’Est et on retrouve dans leurs productions cinématographiques un afflux de thématiques bibliques (Piège de Cristal, sorti un an avant la chute du mur, préfigure déjà ça). enfin, après le 11.9.1, l’horreur s’installe.

Le discours évolue vers une nostalgie soudaine de l’âge d’or de la civilisation américaine, et on assiste au renouveau d’un cinéma d’hommage (Gladiator, tiens Ridley Scott, dis donc, un an avant le 11.9) avant de se tourner vers la vengeance face à l’humiliation (The Avengers, titre clair).

Sa Sainteté Patounator a un air louche. Je crois qu'il manigance un truc du genre :

Sa Sainteté Patounator a un air louche. Je crois qu’il manigance un truc du genre : « Mythes et idéologie de l’ordre mondial félin » #conspirationnisme

Et donc, le post-peplum

  • Il y a eu les 1960’s, puis Gladiator

Bon, le peplum, tout le monde voit ce que c’est : Ben Hur, les romains en jupettes et Deux heures moins le quart avant Jésus Christ. Oui Madame, parfaitement Monsieur. En gros, c’est un genre où l’on recrée des univers imaginaires – car il faut les imaginer, puisque inexistant, cqfd – entiers à l’écran pour diffuser les messages d’une époque. Dans les années 1960, ce genre est surexploité par les grandes compagnies de production et les studios hollywoodiens pour tomber en désuétude après de cuisants échecs et ce jusqu’en 2000.

En 2000, on a donc à nouveau du peplum qui n’en est pas, on a Gladiator, on a du post-peplum. On y rêve de Rome, de la Bible, de la puissance (perdue) impériale et incontestée, de l’opulence, les parallèles avec la réalité (présente ou passée) de la situation américaine sont plus qu’évidents, parfois même dérangeants. Gladiator, il est intéressant de le noter, est le dernier à parler de Rome et à dresser ces parallèles, les thématiques des films suivants devant nécessairement changer après le traumatisme du 11.9, avant 2014 et le très moyen Pompeï.

C’est Ridley Scott qui ressuscite le genre, et ce n’est pas un hasard. C’est un habitué des univers imaginaires, notamment dans la science-fiction (Alien) et le cyberpunk – Blade Runner. Il y crée des univers a priori fictifs qui dénoncent des dérives sociales comme la déshumanisation de la société dans Blade où les Replicants sont tous exécutés, dans une violence froide, ou encore le concept des méga-corporations un peu mégalo dans Alien.

A partir de Gladiator, il va laisser ses constructions sociales bien derrière lui et s’orienter vers un nouveau cinéma, dans la mouvance globale d’Hollywood à cette époque, basé sur l’émotion, sur le pathos, sur la catharsis : il abandonne le message pour le confort et la pyrotechnie.

  • Join the Dark Side

We have cookies. Et globalement c’est l’idée. Ridley Scott nous prépare donc à l’après 2001, comme s’il avait senti le vent tourner – non je vous vois venir, on calme tout de suite sur le complot Scotto-Maçonnien -, une suite où le but rapidement avoué sera sans cesse de rassurer le spectateur contre la menace – reste encore à l’identifier -, à recréer un camp des juste – l’axe du bien, comme s’appellent eux-mêmes les U.S. of A. – contre le camp des mauvais.

Dans la mouvance générale du post-peplum, désormais les thèmes orientaux et grecs deviennent plus nombreux. On ne parle plus du grand impérialisme romain. Non. Par contre on va parler de celui d’Alexandre, du Choc des Titans, de l’Agora publique ou des justes et nobles intentions des 300Les thèmes sont très différents de ceux d’alors et sont basés sur l’image qu’a la Grèce Antique d’une certaine idée – d’un certain idéal – de la liberté et de la démocratie, apte à servir les intérêts d’une société aux abois.

Deux types de discours se dégagent :

  • d’un côté un imaginaire réactionnaire et passéiste, comme c’est le cas pour 300 où les lectures analytiques mettent en avant le seul et unique concept belliqueux et nationaliste du force et honneur en un retour falsifié à des valeurs dites fondamentales.
  • d’un autre on peut assister à une critique sociale voire sociétale avec Alexandre dans lequel l’hybris d’Alexandre, justement, provoque l’effondrement de son empire, tout comme celui des U.S. of A. provoquera le leur (World Trade Center, c’était pompeux, hein).

De plus on retrouve alors un fort discours anti-religieux dans les productions post-peplum, où tout est dû à la volonté d’hommes, non de dieux, dieux que l’on montre à l’écran d’ailleurs, incarnés par des acteurs. L’humanité mortelle fait son retour et on assiste une ouverture de la voie sacrée aux fondamentalismes, comme en témoigne la Passion du Christ de Mel Gibson, tournée en hébreux et en araméen.

Les thématiques plus humaines, cependant, d’honneur, de devoir, de destin, de choix de religion (on retrouve tout cela dans Exodus) prennent le pas sur les anciennes approches du passé et même sur les personnages eux-mêmes. Ces contingences humaines dressent les hommes contre leurs amis, comme Cuchulain et son beau-frère au gué ou Moïse et Pharaon ici.

Le beau mythe que v'là, foudre et artefact.

Le beau mythe que v’là, foudre et artefact.

Les Super-Héros

  • Hercules : Man of Steel

 Avant d’étudier plus avant les liens entre les films pour Super-Héros – ou de super-héros, selon le point de vue adopté et par le réalisateur et par le spectateur – et les films post-peplum comme Exodus, nous allons nous pencher sur deux exemples à même d’illustrer notre propos. Si nous étions des prédicateurs dominicains du XIIIème siècle, nous irions jusqu’à dire qu’ils ont valeur d’exemplae.

Le premier est le dernier film en date sur la légende d’Hercule, appelé sobrement Hercule, avec Dwayne The Rock Johnson dans le rôle titre. La première chose à noter est le parallèle dans la conception et dans la réalisation du film avec une autre oeuvre majeure incluant un athlète bodybuildé sous stéroïdes : Conan le Barbare avec l’ex gouverneur de Californie en sauvage à pagne. En laissant de côté l’esthétique et le parti pris de la réalisation, le film nous offre une réappropriation complète et innovatrice – pour le cinéma du moins – de la légende herculéenne.

En effet, du racontar banal des travaux du héros grec, on plonge dans un univers sombre dans lequel le demi-dieu doit engager des publicitaires pour faire valoir son image dans un monde peureux et empli de doute… une version qui ne laisse pas d’étonner et directement tirée du comicbook Hercule: les guerres de Thrace de Steve Moore, frère d’Alan Moore (le papa de Watchmen, pour info). Chose intéressante supplémentaire, on voit donc que le contexte, sur lequel on s’est quelque peu arrêté auparavant, influe ici sur la conception et la présentation – et même la représentation – du mythe : la réalité du système de promotion et de publicité du XXIème siècle rattrape la légende.

Le second exempla qui nous est utile aujourd’hui est le cas du Man of Steel de Zack Snyder, qui n’est pas un perdreau de l’année puisqu’il a déjà commis les films Watchmen (d’une fidélité époustouflante), 300Sucker Punch  (qui crée des environnements imaginaires fabuleux) et le génial peplum d’animation à gésier du Royaume de Ga’hoole. Un mec qui a touché aux deux genres utiles ici, à savoir le peplum et les collants en lycra. Man of Steel, outre le fait d’être un très bon reboot de la franchise de Superman qui tombait en désuétude au cinéma depuis pas mal de temps, est un bon exemple de film rattrapé par le mythe, quand Hercule était un mythe rattrapé par la réalité.

En effet, on sent que Snyder a réfléchi à la notion de mythe et que l’histoire qu’il cherche à transmettre en est directement inspirée – on me rétorquera qu’elle est aussi et surtout inspirée des trames pré-existantes dans le comicbook d’origine, ce à quoi je n’aurais rien d’intelligent à répondre. Alors flûte, zut prout. Superman, dans Man of Steel, devient une sorte de Moïse prophétique, devenant le dépositaire de la mémoire (génétique) de son peuple. Il contient toute l’identité de celui-ci et le ramène à la vie, réveille sa mémoire et sa justice, tout comme le fait Christian Bale dans Exodus quand il choisi de prendre le parti des hébreux, non sans mal.

La dimension sacrificielle du prophète n’en est que raffermie par sa dénomination : Superman est Son of El, quand Moïse est Son of God. Et ouais ma couille.

  • Quels liens tirer ?

On voit donc que les héros populaires du XXème siècle deviennent à leur tour des incarnations du mythe fondateur, que le mythe s’héroïse – voire se super-héroïse – et, nécessairement, s’adapte. Ce ne sont là que deux exemples parmi tant d’autre, mais ils sont révélateurs d’une tendance de la fin des années 2000 et qui se lâche dans les années 2010, voyez plutôt :

Les références classiques enrichissent les personnages fictifs, leur permettent de trouver du sens et du fond et, réciproquement, ces mêmes personnages fictifs permettent aux héros classiques des mythes fondateurs anciens de trouver un écho dans une société par trop démystifiée et en perte de repères : combien de lycéens connaîtraient la légende de Salomon si ce n’était de Shazam ? Combien d’entre eux sauraient pourquoi Atlas s’est sacrifié et en paie le tribut chaque matin si ce n’était ce comicbook ? La réponse est simple : vachement moins.

Les super-héros se représente à l’écran de la même manière que les héros mythiques et mythologiques – à moins que ce ne soit l’inverse, en fin de compte – chacun avec leurs attributs reconnaissables au premier coup d’oeil : si, dans Le Choc des Titans, Zeus a sa Foudre ou, dans Troie, Ulysse – interprété par Sean Walking Spoiler Bean qui ne meurt pas, c’est à signaler – son arc, de même Batman a sa cape et Moïse à son bâton, sa barbe et la Mer Rouge (oui je sais ce lien n’a rien à voir, mais il me fait rire).

Les deux matériaux s’interpénètrent, s’influencent et se répondent pour former une néo-mythologie universelle et en adéquation avec son temps : tout le monde connait Superman, Noé du génial Daniel Aronofsky est d’abord une bande-dessinée représentant l’élu en cape-rouge-et-gros-biscotos et la version cinématographique reprend tous les codes d’un Man of Steel vu plus haut, sorti un peu avant, la même année. Et au final on a un mythe cyclique qui pourrait se représenter de la sorte, si l’on reste sur le cas précis d’Exodus de Man of Steel et de Noé :

Noé –> Moïse –> Superman –> Noé –> Moïse

Et de conclure en citant Franck Ribéry qui, contrairement au dicton et à la sagesse populaire, fut bien prophète en son royaume : « La routourne va vite tourner. »

Et puis il y a ceux qui jouent avec le mythe de toute leur immoralité. De vrais génies.

Et puis il y a ceux qui jouent avec le mythe de toute leur immoralité. De vrais génies.

Et de conclure proprement

Au travers des exemples et des super-héros, on le voit bien, la réécriture, c’est-à-dire la répétition du mythe fondateur, c’est assurer la pérennité de la société qui s’y reconnait. Sans cette répétition fondamentale, le mythe s’oublie et, par état de fait, par un long processus de délitement, la société s’y raccrochant s’oublie aussi, s’évanouit et le chaos revient – notez comme cet article est bien construit, reprenant le trigger introductif pour conclure brillamment. Cette répétition n’est pas propre au cinéma, bien sûr, ni aux comicbooks, ce ne sont que des exemples que j’ai voulu mettre en avant aujourd’hui, par rapport au propos de ce blog et à des articles ultérieurs déjà traités ici. Les grands maîtres de la peinture, à toute époque, choisirent également de réinterpréter les mythes, dont l’enlèvement des Sabines et la Naissance de Vénus ne sont que deux exemples noyés dans l’océan d’itérations de ce phénomène ; les grands auteurs de la littérature n’étant pas non plus en reste. Filmer, caricaturer, dessiner, parler, écrire ou critiquer sont à bien des égards des actes politico-religieux, dans le sens noble et premier de ces termes, qui visent avant tout à faire survivre une identité collective. Voilà qui mérite parfois d’être rappelé.

D’autres thèmes que la religion biblique sont à l’oeuvre au cinéma, comme avec Prometheus (encore Ridley Scott dites donc) qui utilise des thématiques raëliennes ou After Earth (avec Will Smith) qui se revendique de l’idéologie scientologue, mais l’intervention du 6 février dernier se faisait après projection d’Exodus, alors pensez bien.

Je terminerai en citant Laurent Aknin :

« Que faire quand l’imaginaire devient réel ? Réinventer un nouvel imaginaire, hanté, une fois de plus par l’idée de la fin du monde. Pur fantasme, production d’une idéologie nouvelle ou nouvelle mythologie ?« 

C’est tout l’enjeu.

Vil Faquin.

A lire aussi : Mythe et Super-HérosMythes et idéologie du cinéma américainStar Wars – Une saga, un mytheLes Super-Héros,
Les Dieux de Kirby,l’excellent édito de Frédéric Wittner sur Méchants et Héros
& Conférence Les Mythes dans le cinéma moderne.

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