Les Super-héros

Les Super-Héros

La Maison d’Ailleurs

Me voilà donc à vous présenter un nouvel essai prenant place dans La Rentrée des Cartables (facebook) après Jouer avec l’histoire, Le Post Apocalyptique et Cyberpunk – 1988, nous revoilà avec un petit ouvrage co-édité sur la thématique du Post-Apocalyptique et au titre éponyme. N’hésitez pas, vous aussi, à participer à cet événement qui vous permettra de remporter un ouvrage (vous choisirez parmi trois) après un tirage au sort à la soviétique égalitaire et équitable.

Et si ce premier paragraphe ressemble exactement au premier paragraphe de l’article concernant Le Post-Apocalyptique voyez-y une expression flagrante de mon inénarrable fainéantise. En parlant de ça, vous n’êtes pas sans savoir que mon article de samedi a été squizzé et que celui du mardi parait aujourd’hui mercredi. Pour samedi, c’est simplement que Les Intergalactiques m’ont occupé plus que prévu et pour hier, veuillez je vous prie blâmer le changement d’heure qui m’a imposé un changement de date. J’ai en effet mentalement reculé d’une journée, la faute à la fatigue, toussa. Si vous ne me croyez pas, et bien sachez jeunes gens que vous faites bien, car je mens sur ce point comme je respire mais comme je dois continuer à respirer pour terminer cet article, vous ne m’en voudrez pas de continuer à mentir.

Je m’en vais donc vous présenter rapidement cet ouvrage sur le post-apo les super-héros, après avoir très brillamment rempli l’introduction avec du vent. Et vous verrez, tout le reste va être pareil.

Comme vous pouvez le voir ici, ma fainéantise initiale se justifie malgré tout par une profonde similitude dans les ouvrages. Mais cela donne une identité visuelle à la collection et c'est très bien. Et si j'en reparle, c'est justement qu'elle le mérite !

Comme vous pouvez le voir ici, ma fainéantise initiale se justifie malgré tout par une profonde similitude dans les ouvrages. Mais cela donne une identité visuelle à la collection et c’est très bien. Et si j’en reparle, c’est justement qu’elle le mérite !

Le SUPER COPIE-COLLE

Etant donné que Les Super Héros est le deuxième ouvrage des Collections de la Maison d’Ailleurs, je vous propose à nouveau la même présentation que dans l’article sur Le Post-Apocalyptique :

« Ce tout petit ouvrage de moins de cent page mais à la ligne graphique bien définie (vous verrez quand on parlera du numéro deux de la collection, Les Super-Héros), a la particularité d’être co-édité par Actu SF et La Maison d’Ailleurs. Autant il est fort probable que vous connaissiez Actu SF, autant la Maison d’Ailleurs est plus-moins connue par chez nous. Je m’explique. Elle est Suisse. Aaah je m’réjouis, une fois ! (comment ça mon suisse est rouillé ?)

Si l’on en croit notre fameuse encyclopédie web universelle toussa toussa, et il n’y a aucune raison de la remettre en question d’abord, on peut apprendre que La Maison d’Ailleurs « est un musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires à Yverdon-les-Bains (Suisse). C’est une fondation à but non lucratif qui poursuit une double vocation de musée grand public et de centre de recherche spécialisé. » Si l’on rajoute à cela les espaces d’exposition, on a le SFFF parfait. Bon après faut aller dans le trou-du-cul-de-l’anus de la Suisse pour la trouver – amis Suisse booonjour ! – non pas que ce soit un problème en soi, mais j’avais envie de charger un peu la Suisse là. Non parce que bon, 30 visites en tout et pour tout depuis début juillet sur ce blog pour tout un pays dont la grande moitié est francophone, c’est peu. Alors on se sort les doigts et on fait de la réclame, comme dit ma mamy, pour tonton Faquin. Merci bien*.

L’ouvrage a été publié dans le cadre de la collection « Les collections de la Maison d’Ailleurs » à l’occasion de l’exposition Superman, Batman, et Co… mics! et l’intégralité des documents sur lesquels se base l’analyse des auteurs est issu du fonds et des collections du musée. A propos de la collection d’ouvrages, on peut lire sur le quatrième de couverture, par ailleurs très fourni :

« Les collections de la Maison d’ailleurs est une série d’ouvrages qui réfléchissent aux thématiques de la science-fiction, tout en s’appuyant, à chaque fois, sur le fonds patrimonial du seul musée européen dédié à la Culture SF. Cette série a également pour vocation de monter comment la science-fiction cherche à cerner ce que signifie être humain à l’heure des sciences et des technologies.« 

Vous imaginerez aisément quand j’ai sauvagement déchiré avec mes incisives éclatantes – car lavées avec Mir-Laine – le carton contenant ce petit volume, et que, la tête encore entourée des charpies de carton volant en tout sens telles des plumes de papillon, j’ai lu le quatrième de couverture, vous imaginez aisément, disais-je, la facilité avec laquelle je l’ai névrotiquement acheté : de la réflexion, une portée sociale et une volonté vulgarisatrice certaine, qui ne tombe toutefois pas dans la simplification, soulevons-le, et un attachement à cette culture de l’imaginaire – ces cultures mêmes – qui me plait tant. Et si vous n’arrivez pas à vous imaginer, tant pis pour vous. lol »

Ouais, facile, mais en même temps, tout est déjà dit et on ne répète jamais assez les bonnes choses.

Je n'aurais qu'un mot :

Je n’aurais qu’un mot : « Bande de Criminels !« 

Les SUPER-CONTRIBUTEURS

C’est à ce stade que je m’aperçois que j’aurais éventuellement du présenter les deux ouvrages en même temps. En effet, dans l’article précédent, je vous avais dressé la liste des contributeurs aux articles de l’essai. Les contributeurs sont les mêmes aujourd’hui, à la différence des commissaires d’exposition :

  • Marc Atallah : De l’autre côté du miroir, directeur de la Maison d’Ailleurs, remercie l’engouement du lectorat pour la collection et présente la culture sf populaire des super-héros.
  • Francis Valéry : Itinéraires du Super-Héros, chercheur associé à la Maison d’Ailleurs, nous explique de façon très simple et néanmoins complète comment les super-héros ont percé sur le vieux continent et quels obstacles ils ont pu rencontrer.
  • Frédéric Maire : Du papier à l’écran : la révolution numérique, directeur de la cinémathèque suisse, ou comment le cinéma s’est pris au jeu avec les techniques modernes pour adapter de plus en plus fidèlement les comic-books à l’écran.
  • Marc Atallah : Superman, Batman & Co… mics!, explique comment a percé l’envie de réaliser cette exposition et quels en sont les enjeux réels.

Plutôt que de revenir à nouveau sur les mêmes points que dans l’article précédent (où l’on notait la qualité des illustrations et de la bibliographie proposée), il m’a semblé intéressant de soumettre à votre réflexion la thématique globale de l’exposition et exposée en ces termes au début de l’article qui y est dédié dans les mots de Marc Atallah :

« Tout à commencé par une carte postale. En effet, il y a un peu plus de deux ans, je voyageais à travers plusieurs pays européens pour découvrir de nouveaux artistes [ndf: M. Atallah est directeur artistique dans le civil] : mes pas m’ont conduit à Bruges, en Belgique, dans une petite galerie dont j’ai malheureusement oublié le nom. Alors que je regardais les diverses œuvres présentées dans l’espace d’exposition sans y prêter toute mon l’attention qu’elles méritaient, mon épouse attira mon regard sur une carte postale qui, de loin, ressemblait à toutes ses congénères. On y voyait le marbre « Modern Heroes » du sculpteur italien Mauro Peruchchetti : ce fut une révélation – certains artistes contemporains travaillaient un matériau esthétique habituellement considéré comme « peu sérieux » et le transformaient en œuvres évocatrices. C’est grâce à cette révélation, dont je n’oublierai jamais la puissance d’étonnement, que je suis fier de présenter, deux après mon périple belge, l’exposition Superman, Batman & Co… mics! à la Maison D’Ailleurs.
Outre les oeuvres d’art qui composent sa chair substantielle, cette exposition rejoint une de nos réalités actuelles et permet à chaque visiteur de mettre en relief ce qu’il découvre au musée en fonction de ses connaissances. […] Il faudrait vraiment choisir de se tenir en marge des salles obscures ou des comptes-rendus qui en sont faits dans les journaux, pour ne pas reconnaître que ces films constituent un phénomène sans précédent. […] Or si ces personnages hauts en couleur se sont emparés des blockbusters hollywoodiens, s’ils investissent autant notre quotidien, si leurs signes distinctifs se déclinent dans tant d’horizons différents, et s’ils sont devenus les sources de l’imaginaire d’un nombre croissant d’artistes – […] – c’est sans doute parce qu’en eux se joue quelque chose d’essentiel à propos de la condition humaine.
« 

Ca vous donne pas envie de crier « Fais-moi mal Johnny Johnny Johnny ! » ? Non parce que moi si. Enfin un sujet de fond bordel !

La reprise des mythe. Eternel recommencement ou foutage de gueule ? Mauvais exemple que cette photo, car dans ce cas précis on va juger hurler au génie. Très fort.

La reprise des mythe. Eternel recommencement ou foutage de gueule ? Mauvais exemple que cette photo, car dans ce cas précis on va juger hurler au génie. Très fort. [Superman Red Son est un bijou]

Les SUPER-HUMAINS !

La question que je me pose à l’heure actuelle est la suivante : ce phénomène est-il récent, dû à la surexposition au média de toute forme de culture ? La réponse est tout aussi simple : non. Preuve ?

Je vais prendre un exemple détaillé : Lancelot en tournoi. Pour faire simple, Lancelot est le chevalier parfait qui sauve la reine Guenièvre de Méléagant qui la retient prisonnière au Royaume de Gorre, qui défait tous ses ennemis et affronte des dangers surhumains. Chrétien de Troyes en créant ce chevalier suprême, ce héros, crée tout un univers dans lequel il peut évoluer à sa juste place, au milieu de ses égaux (Yvain, Perceval) et de ses faire-valoir (Gauvain, Keu, Arthur…) ; un univers qui va connaître un succès fou, en témoignent les nombreuses copies retrouvées de ses manuscrits.

Les 3 romans initiaux de Chrétien vont amener toute la société d’un temps à fantasmer sur leurs aventures, miroir d’un monde qui tombe en désuétude – n’est-ce pas Marc Atallah qui avait intitulé son article De l’autre côté du miroir ? – comme les qualifiera le regretté Jacques le Goff lorsqu’il dira que les romans de chevalerie et les romans chevaleresques qui nourriront les cours pendant les siècles à venir étaient le cri d’alarme d’une société consciente de ses propres limites et qui se réfugie dans l’identification à des héros pour continuer à avancer et à se définir elle-même.

La comparaison, au vu de l’ampleur prise par la légende des chevaliers de la Table Ronde à cette époque, avec les légendes super-héroïques de notre temps est très tentante et n’est pas infondée, d’une certaine façon. La réutilisation de super-héros aujourd’hui encore dans des séries télévisées ou au cinéma, dans des romans et des bandes-dessinées n’est pas sans rappeler celle desdits chevaliers entre vitraux, enluminures, contes, théâtre et héraldique.

Et puis, rajoutons à cela nos sagas vikings, où des Ragnar Lothbrock se sont illustrés, être supérieurs et de légende, qui en sont venus à retrouver la vie à l’écran des centaines d’années plus tard.

What if… Et si nous n’étions que des rêveurs ?

Un ouvrage qui pourrait nous permettre d'aller un peu plus loin dans la réflexion sur ces thématiques, peut-être au sommaire de La Rentrée des Cartables 2015 ?

Un ouvrage qui pourrait nous permettre d’aller un peu plus loin dans la réflexion sur ces thématiques, peut-être au sommaire de La Rentrée des Cartables 2015 ?

La SUPER-CONCLUSION

Kaboum ! Ça vous transbahute votre condition humaine ça hein ? Bien, ça ne peut pas vous faire de mal, et à moi non plus. Nous qui croyons faquinement tout inventer, tout maîtriser et qui ne nous soucions pas du reste, une belle leçon que voilà.

‘Fin bref, comme à l’habitude, Les collections de la Maison d’Ailleurs ne nous ont pas déçus et nous leur souhaitons le meilleur pour l’avenir. Une chose à souligner cependant : trouver des ouvrages, si petits et courts soient-ils, abordant des thématiques de fond et proposant au lecteur plus qu’une simple revue des forces en présence et qu’un état des lieux, cela fait plaisir. Cela me conforte également dans la ligne que je me suis fixé en lançant ce blog : proposer des pistes de réflexion, essayer d’exhumer les tensions internes des ouvrages ou les points clefs qui méritent qu’on s’y attarde et sur lesquels on passe trop souvent.

A vous voir, presque déjà 130 abonnés dont des auteurs et des maisons d’édition, je me dis que j’ai peut-être réussi quelque part où je n’avais qu’un pari, celui d’organiser le fouillis qui se terrait dans ma tête. Alors je vous remercie également et, à voir comment ce blog trouve écho sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux, j’ai plutôt intérêt !

Vil Faquin.

Dans la même collection : Le Post ApocalyptiqueStar Wars, un monde en expansion & De H.P. Lovecraft  à J.R.R. Tolkien, Les Robots.
Sur le même thème : Les Dieux de KirbyMythe et Super-Héros.
Voir aussi : Le Mythe.
De Francis Valéry : Un rêve mandarine.

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