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Interview d’Alex Nikolavitch / 13.2.17

Interview d’Alex Nikolavitch / 13.2.17

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Alex Nikolavitch. Ce qui est essentiellement un personnage fictif, d’ailleurs. J’ai un vrai nom, que mon banquier et les écoles de mes mômes utilisent toujours, mais y a plus qu’eux. J’ai même fait de vrais métiers, dans le temps. Et puis ça m’a gavé et j’ai reformaté le bazar. Et le jour où je reformate encore pour devenir un super-vilain, mon nom sera Lex Lavitch, au fait [ndlf : double initiale, y’a un côté Stan Lee, là, non ?]. J’attends d’avoir perdu mes derniers cheveux et je me lance.

Ca va ? J’veux dire la vie, la famille ? On fait aller. Mes mômes trouvent que papa fait un métier cool, donc c’est bien.

Et sinon, tu as un vrai métier ? C’était y a longtemps, y a prescription. J’en ai même eu plusieurs, d’ailleurs. Ça a été de technicien de laboratoire et employé de pharmacie à agent de sécurité en passant par libraire, rédacteur de catalogues/dicos, journaliste dans une agence de presse photo, un peu d’animation radio, inventoriste…

Bon, j’aurais bien mis une photo classe d’une interview sur canapé, à la fraîche. Mais j’aime pas trop le contact humain. Voilà donc une compensation papier.

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Edito 4.17 / Alex Nikolavitch

Courroies de transmission

[ou des rouages de la translatio studii]

Certaines choses sont tellement évidentes, tellement ancrées qu’on ne les questionne plus. Des noms, des mots, de constructions verbales ou visuelles qui se sont transmises sans trop bien qu’on sache comment et qui ont fini par se sédimenter tranquillement dans les habitudes mentales.

On connaît par exemple le cas du pouce levé ou baissé des empereurs romains. C’est pour nous un signe évident et connoté historiquement. Qui n’a, pour ce qu’on en sait, jamais été employé par les romains mais qu’on peut faire remonter aux peintres dits « pompiers » (notamment Gérôme) qui avaient besoin d’un élément visuel directement explicite et compréhensible pour leurs toiles représentant des combats de gladiateurs. Par la suite, les films du genre peplum ont recyclé l’image, et elle fait désormais partie de notre boite à outils de clichés, au même titre que le supplice de la planche chez les pirates (oui, ça n’a pas existé non plus) ou le roi qui se balade en permanence avec sa couronne sur la tête pour qu’on sache que c’est le roi. On n’évoquera qu’en passant le parler médiéval façon Jacquouille La Fripouille, fabrication de romanciers ayant vécu cinq à huit siècles après leurs personnages.

D’ailleurs, puisqu’on parle de langage, il en va de même avec nos habitudes dans ce domaine. Beaucoup de nos expressions sont arbitraires et tellement courantes qu’on ne les remet plus en question. Vous savez « sabler le champagne », vous ? Moi, pas. Par contre, « sabrer le champagne », oui. Mais c’est la première expression qui s’est imposée, Dieu sait pourquoi. Sans doute que la deuxième faisait trop cosaque (et donnait de mauvaises idées à des maladroits. J’avais un copain qui arborait une cicatrice très virile au visage à cause de ce genre de plaisanteries).

Dans le même ordre d’idée, le mot prophète ne signifie pas « voyant », au départ, pas plus qu’apocalypse ne veut dire fin du monde. Je vous laisse chercher le sens réel de ces mots.

Cachez ce pouce que l’on ne saurait voir. #cépahisto

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Interview de Patrice Louinet / 8.7.16

Interview de Patrice Louinet.

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Je suis Patrice Louinet, « expert mondial » de Robert E. Howard, comme a un jour dit l’autre. En clair et en bref, pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un spécialiste de la vie et l’œuvre de Robert E. Howard, Père Fondateur de la Fantasy moderne (à importance égale avec JRR Tolkien), et comme on a dit beaucoup de choses stupides sur la vie, l’œuvre et le talent de mon auteur, et ce des décennies durant, je me bats depuis longtemps pour aider à le rétablir, et mon champ de bataille est vaste : les deux côtés de l’Atlantique, l’œuvre littéraire, les ouvrages de vulgarisation, le champ universitaire et les produits dérivés (jeu de plateau, jeu de rôle, bédé, et le prochain film avec Arnold S. (non, là, je rigole : il n’y aura jamais de prochain film avec Arnold S. !)

Ca va ? J’veux dire la vie, la famille ? Oui, j’ai plein d’activités diverses, avouées, cachées, mais suffisamment diverses et riches ; j’ai la vie dont j’ai toujours rêvé, je côtoie des gens que j’ai longtemps idolatrés. Bref, tel un schtroumph au bonheur écœurant, je suis joie.

Et sinon, tu as un vrai métier ? J’en ai trois, oui, et je suis aussi étudiant. J’aime changer de casquette. Faut dire que j’aurais du mal à changer de coiffure, alors…

Un guide qui est plus qu'un guide. C'est un programme de réhabilitation qui porte ses fruits !

Un guide qui est plus qu’un guide. C’est un programme de réhabilitation qui porte ses fruits !

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