Société

Sovok

Sovok

Cédric Ferrand

Finaliste du Prix Exégète 2015 !

L’article promis arrive enfin. J’avais dit qu’il arriverait avant résolution du Prix Exégète, mais j’ai pris 20 jours complets de vacances. Et ce n’était pas un luxe. D’ailleurs vous savez bien ce qu’on dit dans le milieu : « Les critiques du Vil Faquin ne sont jamais en retard, ni en avance d’ailleurs. Elles arrivent toujours précisément à l’heure prévue. » C’est fou non ? Non ? Bon.

On reprend donc, après cet intermède de vacances et de votes foufous le train de nos exercices bi-hebdomadaires. Et on reprend avec drôle de train, justement. Ce train, c’est celui de Sovok, signé d’un certain Cédric Ferrand. Et le monsieur, pour ceux qui suivent La Faquinade depuis quelques temps déjà, vous en avez déjà entendu parler à l’occasion d’un billet sur Wastburg et d’une interview de Go@t, qui a commis l’extension majeure du JDR tiré, justement, de Wastburg.

Ceux qui s’en souviennent, ou qui vont relire les articles avant celui-ci, savent déjà que Wastburg avait en son temps fait grande impression à l’amateur blasé de fantasy que je suis et que le jeu de rôle était immédiatement devenu mon univers de prédilection pour animer les soirées perdues. Alors autant vous dire que quand le mec qui a commis ces deux choses revient, chez le même éditeur, avec un nouveau roman présenté comme acéré et à la couverture d’enfer, je n’ai pu que mouiller mes panties.

Sovokception. Parce que parfois, quand on aime, on ne compte pas.

Sovokception. Parce que parfois, quand on aime, on ne compte pas.

(suite…)

Le testament d’un enfant mort

Le testament d’un enfant mort

Philippe Curval

Le froid a étendu son blanc manteau sur la côte Est des US of A, les jours se rallongent sur la vieille Europe, le Fisc me rattrape et me demande des impayés qu’il a oublié de me facturer il y a deux ans – et comme il est juste et gentil, il ne les majore pas, sweet, ain’t it? -, la Grèce relève fièrement la tête et Ebola recule, la Côte d’Ivoire est championne d’Afrique et les Reds de Liverpool viennent de claquer les Spurs de North London, on parle moins de barbus que d’avalanches… Bref, la vie repart.

Et pourtant je me sens une irrésistible envie de tout casser d’un bon coup de tête – thug life bro. Pourquoi ? Peut-être parce que je suis un insensible. Peut-être aussi simplement parce que j’aime pas l’optimisme. J’aime quand les choses meurent autour de moi, les voir se décrépir, faner et s’étioler comme les feuilles mortes à l’automne. Ca, c’est une belle saison l’automne.

Bref, aujourd’hui, on va parler d’enfants morts et d’acuité sociale.

Joie, espoir et voluptés dans vos faces.

Joie, espoir et voluptés dans vos faces.

(suite…)

Récital pour les Hautes-Sphères

Récital pour les Hautes Sphères – Personne ne l’a jamais dit –  Tuning Jack

Lionel Davoust

Après le triste intermède du début de semaine la Faquinade reprend son rythme de publication normal et ses thèmes classiques. J’espère que, tous, vous comprenez la nécessité qui était la mienne de partager mon sentiment et ma douleur suite aux événements tragiques et impardonnables de mercredi. Mais le monde continue, la République redresse la tête et il nous incombe de continuer à poursuivre nos vies sans crainte.

Comme promis dans mes voeux de fin d’année, je vais tenter d’élargir le cercle de mes habitudes – oui, c’est parfaitement dégueulasse dans votre esprit – et cela commence aujourd’hui. En effet, je vais vous parler aujourd’hui d’œuvres dématérialisées. Je ne vais malgré tout pas parler de livre numérique. Je ne sais pas si je suis clair.

Reprenons. La dématérialisation est l’action de retirer à un contenu, quel qu’il soit, son côté matériel – sans dec’ ? – et de proposer ledit contenu de façon numérique. Donc on range les arts occultes, l’éther et la projection astrale, je vous vois venir. Simplement, certains auteurs, au rang desquels un chauve dont je vous ai déjà parlé ici, amateur d’orques et d’orcs, qui met en ligne de manière gracieuse sur son site internet certains de ses textes. Genre clique, et tu verras. Alors pourquoi ne pas en profiter, après tout hein ?

D’ailleurs, en parlant de cet auteur, je vans balancer la sauce directe. Je retire tout ce que j’ai dit de Lionel Davoust dans des articles précédents, genre ici ou encore . Tout, tout et re-tout. Je l’avais loué – pour pas cher – pour sa capacité à rendre humaine n’importe quelle situation, à instiller l’espoir dans des situations les plus inextricables et, quand il n’y avait plus d’espoir, il restait les convictions, la parole donnée et les principes profonds de l’être humain. Bref c’était beau. Si je casse le suspense direct, c’est pour faire un bon vieux cliffangher des familles – mais oui R’né ! – et vous donner l’explication seulement 800 mots plus loin. Je suis Vil.

Des couvertures et des titres. Autant La Volonté du Dragon c'est pas top moumoute, autant Récital pour les Hautes Sphères, ça envoie du bois.

Des couvertures et des titres. Autant La Volonté du Dragon c’est pas top moumoute, autant Récital pour les Hautes Sphères, ça envoie du bois.

(suite…)

Cyberpunk – 1988

Cyberpunk – 1988

Mark ‘Vague Downham

Originellement programmé pour octobre, l’événement La Rentrée des Cartables débutera un peu plus tôt sur La Faquinade. Aujourd’hui en fait. Comme je l’expliquerai d’ici à une semaine dans une news consacrée, cet événement aura pour but de profiter -sauvagement – de la rentrée universitaire pour vous enjoindre, à notre suite de vous plonger dans un essai, aussi court soit-il, en relation avec nos thématiques (culture geek, littératures de l’imaginaire, SFFF…).

Alors, au vu du premier tome, on peut se dire que je vais commencer doucement. On ne peut guère plus se tromper. Pour tout vous dire, je pensais lire ces 60 pages en… quoi… allez… disons deux jours en décousant bien ma lecture. Au final cela fait bientôt plus d’une semaine que je suis dessus. Et quand je dis dessus, c’est au moins une heure et demi tous les soirs, 5 à 6 fois par semaine.

Comment diable un si petit tome a-t-il pu retenir aussi longtemps un faquin tel que moi ? Hé bien… Peut-être parce que le propos en est d’une complexité rare, où chaque mot savant s’accompagne de son pendant néologique et où tout n’est rien et rien est tout.  C’est pourquoi, plutôt que de vous présenter une critique habituelle, je vais vous proposer une aide de lecture, qui, si la vie était bien faite, il faut bien l’admettre, aurait du être dispensée lors trois longues journées d’études dans un séminaire se tenant sous le métro moscovite. Mais la vie n’est pas une douce promenade au bord de la Méditerranée.

Heureusement d’ailleurs, je préfère largement la Mer du Nord.

Bienvenue dans le Métrophage. Lobotomie par exposition au Vidéodrome tous les jours à 6:00 AM. Réservez vos places !

Bienvenue dans le Métrophage. Lobotomie par exposition au Vidéodrome tous les jours à 6:00 AM. Réservez vos places !

(suite…)