Série B

La Féline (Cat People)

La Féline (Cat People

Paul Schrader
& Jacques Tourneur

Si vous avez fait votre devoir civique en suivant d’un regard studieux les dernières actualités de La Faquinade, vous savez que notre Vil Faquin favori (le seul que nous ayons en réalité) est surbooké et tente tant bien que mal de tenir ce site internet adoré par tous les peuples de la Terre. Or, son bien malheureux subordonné Lemming (que je suis si vous n’aviez pas suivi) est un peu dans la même situation. Pourtant le devoir d’éclairer les foules de notre sagesse illuminée et illuminante nous motive a pondre de temps en temps des papiers, notamment sur des machins et autre trucs qui nous motivent on ne sait pourquoi.

En effet aujourd’hui on va parler de deux films. Le premier est un classique qui me laisse de marbre, même si je reconnais sans peine son statut d’immanquable référence, et le second est son remake, réalisé par un gugus dont je n’aime pas le travail. Voila.

Il m’arrive, lorsque le temps me le permet, d’errer dans diverses échoppes à la recherche de film à découvrir sous forme de DVD/BluRay. Comme souvent le petit Lemming dans ma tête à été attiré par un film que je ne connaissais que de nom, et qui m’envoyait moyen du rêve (comme disent les jeunes). Mais il s’est passé quelque chose entre moi et cet objet, et je l’ai acheté. Peut-être est-ce la jaquette assez jolie, peut-être une entité supérieur, peut-être qu’on ne le saura jamais mais dans tous les cas on s’en fout. En effet, notre film du jour ; La Féline, réalisé par Paul Schrader, a été réédité il y a quelques temps par Elephant Films en la forme d’un joli bluray, que je vous recommande volontiers. Elephants Films est un éditeur vidéo qui mérite un peu de notre attention, puisque c’est grâce à eux que bons nombres de films méconnus, rares, sont proposés, dans des masters de très bonne qualité et avec moult suppléments, le tout enveloppé dans de jolies boîtes. On notera, par exemple, une pelleté de films de monstres Universal qui me font bondir de joie, moi qui suit fan du genre. Je ne pense pas que vous allez me croire mais ce petit encart publicitaire est sincère.

Bref la découverte de cette édition vidéo est à l’origine de ce papier.

A la Faquinade aussi, nous avons nos panthères noires. Celle-ci s'appelle Sardine.

A la Faquinade aussi, nous avons nos panthères noires. Celle-ci s’appelle Sardine.

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Mad Max

Mad Max (Mad Max)

George Miller

Avec la venue plus qu’imminente du quatrième opus, Fury Road, de la saga Mad Max [ndlf : kikitoutdur], il était temps de se replonger dans les trois premiers épisodes, tous différents et tous réalisés, écrits et produits par George Miller. La  trilogie Mad Max a quasiment inventé le post apocalyptique  au cinéma (thématiquement et visuellement). De plus elle a posé certaines bases importantes du cinéma d’action (notamment les fameuses courses-poursuite automobile), et reste probablement en tête des films australiens les plus connus. De plus on la connait pour avoir lancé la carrière de l’acteur, futur réalisateur, Mel Gibson, promis à un bel avenir. Je n’ai pas ici la vocation d’analyser en détail les films, et leur impact, tout cela a été déjà fait, de très nombreuses fois, et je n’ai pas la prétention d’apporter quelque chose de neuf. Je vais tenter de faire un tour d’horizon de tout ce qu’on peut lire dans Mad Max.

Mettons tout de même les choses au clair. Je n’ai pas découvert Mad Max à sa sortie,  je suis bien trop jeune. J’ai vu les films plus tard, et ils ne m’ont pas forcement marqué. Le buzz autour de la saga avec la sortie du quatrième volet et tout ce qui s’ensuit (nouvelles éditions vidéo, rétrospectives, et surtout bouche à oreille autour des films), combiné à mon amour pour le reste de la carrière de George Miller m’a donné envie d’y replonger, et de m’y intéresser [ndlf : le Vil Faquin tient à dire que lui a mouillé comme une jouvencelle à chaque opus et devant la bande-annonce du quatrième].

Ouais, essayer d'être badass avec une 106, c'est pas évident. Mais avec Mel Gibson, ça aide.

Ouais, essayer d’être badass avec une 106, c’est pas évident. Mais avec Mel Gibson, ça aide.

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Course à la mort de l’an 2000

Course à la Mort de l’an 2000 (Death Race 2000)

Paul Bartel

Bonjour à tous. Pour mon deuxième article, j’ai choisi un sujet pour lequel j’ai de l’affection. Nous allons parler de vielle série B, de voitures qui roulent vite et de futurs lointain. En effet, aujourd’hui, c’est l’heure de Course à la mort de l’an 2000 de Paul Bartel et produit par Roger Corman. Le film, sorti en 1975 avec David Carradine et Sylvester Stallone (tout jeunot à l’époque) est un film sportif de science fiction. Je ne vois pas comment mieux le décrire.  Nous allons donc parler du film en lui-même, puis je m’éloignerai un peu du sujet pour voir plus grand (parce que j’aime ça) et nous parlerons de Roger Corman, seigneur de la série B, à qui le cinéma doit plus de choses qu’il ne le croit.

Tout est dit. En plus, La Crampe, elle a grave la classe.

Tout est dit. En plus, La Crampe, elle a grave la classe.

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Invasion – Los Angeles (They Live)

Invasion Los Angeles (They Live)

John master Carpenter

Invasion Los Angeles sort en 1988. Le titre d’origine, They Live, est bien plus évocateur.  Il arrive donc a la fin de la Guerre Froide. John Carpenter l’a réalisé dans une période calme de sa carrière, avec un budget riquiqui (2 millions).  Pourquoi ce film ? Parce que. Parce qu’il est hyper drôle dans son aspect nanardesque total, les acteurs élargissant considérablement ce qu’on peut appeler leu « jeu » par leur manque évident de talent, mais pas d’investissement. Mais aussi car il représente parfaitement le cinéma de ce maître qu’est John Carpenter. C’est en effet un film horrifique et fantastique comme presque tous ses films, avec un aspect de l’horreur à la fois minimaliste et baroque. Ensuite c’est un film de cowboys, très westernian, où le Jean Levi-S, les Harley Davidson et l’esprit de l’aigle sont omniprésent. Et enfin c’est un film complètement engagé avec un message politique résolument à gauche.

Voyons donc ces trois aspect, comment ils sont présents dans le film et comparer avec les autres films de Carpenter – et pourquoi pas vous donner envie de les voir tous ? Hein ? Pourquoi pas ! Mais avant une petite bio de John. Et puis, comme nous, ici à la Faquinade, on aime beaucoup de travail d’un certain Fossoyeur, nous vous conseillons les visionnages de ses vidéos sur La Peur au Cinéma, Halloween 3 et New York 1997.

Affiches du Film à sa sortie en cinéma et à sa sortie en DVD.

Affiches du Film à sa sortie en cinéma et à sa sortie en DVD.

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