Michel Pagel

Serpentine

Serpentine

Mélanie Fazi

Cela fait des semaines, que dis-je, des mois que je me dis qu’il faudrait que je lise du Mélanie Fazi, tout autant de temps que mes amis, camarades et collègues amateurs de littératures de l’imaginaire me tannent pour que j’en dise quelque chose, ou au moins que je m’envoie un de ses ouvrages. Et… vous savez ce que c’est, hein ? Le temps qui passe, les nouveautés qui arrivent, tout le tintouin, on se dit qu’on le lira juste après le bouquin vachement bien qu’on est en train de lire. Et ça, c’était pour La Route, à l’époque.

Alors, quand aux Oniriques de Meyzieux, en mars dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteure, je me suis retrouvé hyper boosté à l’idée d’entamer Serpentine, après une conversation tatouage. Et puis… vous savez ce que c’est, hein ? Le temps qui passe, les nouveautés qui arrivent, tout le tintouin, on se dit qu’on le lira juste après le bouquin vachement bien qu’on est en train de lire. Et ça, c’était pour Le Maître du Haut château, à l’époque.

Alors, quand sur Twitter il y a quelques semaines, l’équipe de community management de Bragelonne m’a fait gagner le grand format de son Jardin des Silences, je me suis senti un peu idiot d’avoir attendu tout ce temps en étant persuadé que j’allais lire du Mélanie Fazi juste après le bouquin en cours. Et puis… vous savez ce que c’est, hein ? Le temps qui passe, les nouveautés qui arrivent, tout le tintouin, on se dit qu’on le lira juste après le bouquin vachement bien qu’on est en train de lire. Et ça, c’était pour Star Ouest, à l’époque.

Alors, quand j’ai commencé Serpentine, clairement, je ne pensais pas que j’aurais besoin de tant de temps pour le savourer. Alors j’ai lu Le Programmeur de Mémoire et La Montagne Sans Nom pour faire des pauses et ne pas me gâcher le plaisir. Et puis… vous savez ce que c’est, hein ? Août – Nouvelles Coûte que Coûte et tout le tintouin, à un moment donné faut se résoudre à le terminer.

Une couverture parlante pour un recueil qui n'épargnera aucun des pores de votre peau.

Une couverture parlante pour un recueil qui n’épargnera aucun des pores de votre peau.

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Y f’rait beau voir – Le Roi d’Août

Le Roi d’Août

Michel Pagel

Il est de ces romans que vous connaissez depuis des temps qui vous semblent si immémoriaux que vous n’osez plus vous y replonger, de crainte que la magie première, celle qui définit alors à vos yeux païens les doux contours des sentiers rares que vous empruntez depuis, ne s’estompe et que le voile de gaze ne se déchire au gré d’un dernier vent sacré.

Il est de ces passions oubliées que vous nourrissez depuis un âge où vous ne saviez pas encore qui vous étiez et qui pourtant, encore des années après, maintenant que vous vous connaissez et vous êtes laissés naître à votre cosmos, persistent en vous comme autant de petites voix de farfadets qui vous enjoignent à ne rien jeter des lueurs d’antan.

Il est de ces auteurs que vous avez découverts incultes mais neufs comme le froment fraîchement planté d’octobre, et donc disposés à profiter dans les meilleurs conditions de l’étonnante fresque qu’ils tentent de dessiner devant vos yeux éteints.

Il est des royaumes enfuis que de tout temps vous avez cherché à atteindre, espérant y trouver les secrets enfouis d’un monde que vous ne comprenez pas.

Il est Le Roi d’Août. Il est Michel Pagel.

Le Roi d'Août est Philippe II Auguste de France. Et si vous voulez en savoir plus, la monographie que lui a consacré Gérard Sivéry est plutôt excellente.

Le Roi d’Août est Philippe II Auguste de France. Et si vous voulez en savoir plus, la monographie que lui a consacré Gérard Sivéry est plutôt excellente.

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