Manchu

Les Chants de la Terre Lointaine (Songs of a distant Earth)

Les Chants de la Terre Lointaine (Songs of a distant Earth)

Arthur C. Clarke

Le Maître du Haut ChâteauL’Echo du Grand ChantRécital pour les Hautes Sphères… Les Chants de la Terre lointaine. J’ai l’impression qu’une belle boucle est en train de se dessiner, celle des titres qui claquent comme un bon pâté de lapin sur une tartine de pain d’orge. A l’heure où l’on se bat à tous les niveaux de la société auxquels il reste un semblant de lien contre les amalgames et les procès d’apparence, où l’on éduque et invite à la réflexion et à se faire une idée soi-même, force est de constater que j’en reste toujours aux apparences premières : pourquoi je lis un livre ? Soit parce que je sais que son sujet m’intéresse, soit parce que sa couverture ou son titre envoie des ca’huètes de l’espace.

Bon et aussi parce que, bien souvent, le texte et l’auteur cachent derrière le titre, un propos à la hauteur des attentes. Philip K. Dick, David Gemmell, Lionel Davoust ou encore Arthur C. Clarke sont de ceux-là.

Il faut dire que ce qui a tendance à me donner du grain à moudre, au moins de faire vibrer ma corde sensible et qui fait qu’immédiatement je prête à un oeil plus attentif, c’est bien quand un certain talent d’écriture poétique pointe à travers un titre. Et que ce soit dans la langue de Theresa May – Songs of a distant Earth – ou dans celle de Jean-Jacques Bourdin, j’en reste pantois tant les promesses prétendument renfermées semble énormes.

Bon, spoil, elles le sont.

Ca fait un beau quatuor, quand même.

(suite…)

Les Enfants d’Icare (Childhood’s end)

Les Enfants d’Icare (Childhood’s End)

Arthur C. Clarke

 « Que ne demeurent les automnes
Quand sonne l’heure de nos folies
J’ai comme un bourdon qui résonne
Au clocher de ma nostalgie »

C’est en (ré)écoutant La Ruelle des Morts d’Hubert Felix Thiéfaine que j’ai pris soudainement conscience de l’incroyable paradoxe de ma conscience. Dans l’esprit du Vil Faquin, voyez-vous, qui dit nostalgie dit futur. Qui dit bourdon dit eschatologie. Et, par voie de conséquence, anticipation science-fictionnelle rétro-futuriste.

Cela peut vous paraître cupilotracté – c’est aussi tiré par des poils, mais pas ceux de la tête – mais c’est tout l’effet que me font les grands noms passés de la sf, comme Philip K. Dick, ou Arthur C. Clarke. Et en regardant le (trop petit) rayon sf de ma bibliothèque, je jette mon dévolu, comme à chaque fois que je ne sais pas quoi lire, j’en extrais au hasard un volume du génial écrivain anglais.

Après Terre : Planète Impériale et Les Gouffres de la Lune, nous voilà aujourd’hui devant Les Enfants d’Icare, un ouvrage daté de 1953 et publié par Milady, qui proposent une réflexion jusque là non présente dans les ouvrages que nous avons lu de l’auteur ; l’utopie. Et ça tombe bien, parce que c’est à la mode.

Deux éditions, une de 2014 et une de 1977, avec un même traducteur (Michel Deutsch), mais deux illustrateurs différents : Manchu et Tibor Csernus.

Deux éditions, une de 2014 et une de 1977, avec un même traducteur (Michel Deutsch), mais deux illustrateurs différents : Manchu et Tibor Csernus.

(suite…)