Le Passager Clandestin

Les Retombées

Les Retombées

Jean-Pierre Andrevon

De puis quelques temps déjà, nous avons l’habitude de retrouver les ouvrages de la collection Dyschroniques, aux Editions Le Passager Clandestin. En janvier nous avons eu la chance de vous proposer une interview de l’un des membres du Passager – je vous vois venir et non, cent fois non, ce n’est pas la jambe droite -, Dominique Bellec (voir). Nous avons donc pu en découvrir un peu plus sur cette maison d’édition, notamment sur la collection du jour à mi-chemin entre la collection de science-fiction traditionnelle et les autres collections d’essais, très sociétales.

Dans cette collection atypique que nous avons déjà bien parcouru, nous n’avons croisé qu’un seul auteur français, Philippe Curval, qui nous avait été présenté par son texte de 1978 Le Testament d’un enfant mort. Il nous livrait une analyse sociale funeste où la progéniture de l’homme ne souhaitait pas survivre, tant nous avions gâché notre monde et notre potentiel.

Ici, nous découvrons Jean-Pierre Andrevon, figure de la science-fiction française (Grand Prix de la science-fiction française en 1990) avec un texte 1979 au titre évocateur : Les Retombées.

Un air de Zone ? Si vous cherchez ce qu'est la zone, c'est ici !

Un air de Zone ? Si vous cherchez ce qu’est la zone, c’est ici !

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Interview de Dominique Bellec / 7.1.16

Interview de Dominique Bellec, des éditions Le Passager Clandestin.

Billets à lire : collection Dyschroniques.

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Je suis Dominique Bellec, je suis l’un des trois éditeurs des éditions le passager clandestin avec Nicolas Bayart [ndlf : dir. de la publication] et Frédérique Giacomoni.

Ca va ? J’veux dire tout se passe comme prévu, l’Alternative avance bien ? Ben oui, tout va bien ! L’année dernière encore la mégamachine aura tourné à plein régime pour extraire ses 70 milliards de tonnes de ressources naturelles et permettre à tous les pékins du monde « développé » de placer sous leur sapin de noël (6,5 millions de sapins vendus rien qu’en France au mois de décembre, quand même !) le dernier joujou high-tech et de s’en mettre plein la lampe et le frigo ; les obscurantismes de tout poil ont le plus bel avenir et toutes « les voix qui comptent » s’emploient méthodiquement à leur faciliter la tâche ; les chefs d’État de la planète sont venus à Paris nous expliquer que pour enrayer l’action délétère des activités humaines sur les conditions de vie sur ladite planète, l’urgence était de surtout de ne rien changer à notre modèle de société… Donc je te laisse apprécier.
Mais bon, pour ce qui est de l’« Alternative », si tu veux parler de tous ces gens qui sont convaincus qu’il faut le changer, ce modèle, qui pensent et qui agissent dans ce sens, eh bien, ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus convaincus, ça c’est sûr – même si on ne peut pas vraiment dire qu’ils aient le vent en poupe à l’heure actuelle.

Et sinon, tu as un vrai métier ? Je ne sais pas si j’ai un vrai métier. Je dirais juste qu’après une petite dizaine d’années dans l’édition, je commence peut-être à avoir un peu « de métier »…

J'avais pas de lampe à pétrole pour illustrer, mais j'ai une machine à écrire, ça compte ?

J’avais pas de lampe à pétrole pour illustrer, mais j’ai une machine à écrire, ça compte ?

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Frank Merriwell à la Maison Blanche

Frank Merriwell à la Maison Blanche (Frank Merriwell in the White House)

Ward Moore

Attention ce billet sera court.

Parmi tous les ouvrages de la collection Dyschroniques du Passager ClandestinFrank Merriwell à la Maison Blanche était probablement celui que j’avais le moins envie de lire.

Il ne m’accrochait pas, la catchline me laissait indifférent et la casquette de baseball sur la couverture ne me motivait pas – je déteste le baseball.

Et puis, en voulant prendre La Tour des Damnés de Brian Aldiss dans ma bibliothèque j’ai fait tomber le petit texte de Ward Moore. En le ramassant – il était ouvert à la première page – j’en ai profité pour lire les premières lignes :

« Il était une fois un magnat politique amoureux de la fille d’un savant fou. »

Okay. Au temps pour moi.

Frank Merriwell, ou l'autopsie d'une société américaine qui n'a pas tant évolué en 50 ans... Progrès technique excepté !

Frank Merriwell, ou l’autopsie d’une société américaine qui n’a pas tant évolué en 50 ans… Progrès technique excepté !

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La Montagne Sans Nom

La Montagne sans nom (The mountain without a name)

Robert Sheckley

Notre mois d’août continue sur sa lignée Nouvelles Coûte que Coûte. Après le court intermède signé du Lemming Affranchi, nous revoilà à nouveau dans la ligne éditoriale du moment avec ouvrage tiré d’une collection dont je sais que vous savez à quel point je l’affectionne.

Et puis… il n’y a pas à dire ; il n’y a pas que la collection que j’affectionne, mais ça vous devez vous en douter. Ce que j’apprécie tout particulièrement, vous en avez régulièrement la preuve sur ce site, ce sont bel et bien l’humour un peu acerbe et les démonstrations par l’absurde et quand les textes font sens.

En ce sens – lol – les auteurs de science-fiction des années 1930 à 1950, américains notamment, bénéficiant d’un très large engouement du public et d’une communauté très liée et réactive (on en parlait ici), sont d’une pertinence rare et nous ont livré nombre de perles insoupçonnées.

Vous pouvez lire cet article sur un cheval sans nom.

J'avais pas d'idée pour l'illustration, alors voilà.

J’avais pas d’idée pour l’illustration, alors voilà. Et c’est même pas droit.

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Nous mourons nus (We all die naked)

Nous mourons nus (We all die naked)

James Blish

Bon. L’ambiance est pas hyper joyeuse à la Faquinade depuis le dernier article. On parle de gens qui meurent. Ou qui vont mourir. Parce que nous, on est comme ça. Dans l’article précédent on parlait d’une extinction massive d’humanité. Dans celui-ci aussi. Mais si la précédente se faisait dans le calme et la douceur, sur la durée, celle-ci va être brutale.

Le choix n’était à la base pas délibéré, puisque j’ignorais absolument de quoi parlaient Les enfants d’Icare, en dehors de la base de l’intrigue et que j’ai lu ce dernier après Nous Mourons Nus. Aucune volonté, donc, de passer un message annihilateur. Ou alors c’est mon subconscient qui aimerait le retour d’Annihilus et se sa vague d’annihilation. Conquest!

Et puis, une fois n’est pas coutume (quoique, à force…), cette fois-ci on va rajouter d’autres thématiques et d’autres approches dans notre papier, que l’on espère court et intense. Me demandez pas pourquoi, mais parfois, il faut faire court. Et intense. Et cette fois, je vais spoiler. Il faut bien changer, sinon vous vous ennuyez !

Levez donc haut la lanterne de la connaissance et tombez la chemise. Il va faire chaud.

J'ai hésité à poser nu pour cette photo. Mais pour pousser le truc à fond, il aurait fallu que je sois mort. J'y ai longtemps réfléchi, et...

J’ai hésité à poser nu pour cette photo. Mais pour pousser le truc à fond, il aurait fallu que je sois mort. J’y ai longtemps réfléchi, et…

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