Cinéma

King Kong

King Kong

Peter Jackson

Il était une fois un Lemming qui n’était pas encore affranchi. Alors jeune enfant, il avait un ami – si si je vous assure – dont le film préféré était King Kong. Ô ce gamin ne se préoccupait pas de la bonne conscience cinéphilique qui veuille qu’on adule le film original, et regarde d’un œil mauvais ses remakes. Ainsi son cœur battait non pas pour la version de 1933 (qu’il n’avait probablement jamais vue), ni pour notre film du jour, le remake de 2005 – qui n’était pas encore sorti mais qui est quand même le sujet du jour, et toc. Son film préféré était bien le King Kong de 1976, largement mal aimé par les foules, peut-être à juste titre. Mais cet enfant ne jugeait pas ce film pour ses défauts, nombreux mais invisibles à ses yeux aimant, il l’aimait par-dessus tout car il lui titillait l’imaginaire comme rien ne l’avait jamais titillé.

La morale de cette histoire est … ben vous la trouverez vous-même et puis voilà…. N’attendez pas de moi que je te mâche le travail, lecteurs aux yeux vitreux.

Ce conte, basé sur des événements et personnages ayant existés de façon avérée, décrit un enfant qui aime un film (ici King Kong de 1976) parce qu’il excitait son imaginaire. Et s’il y a bien une histoire qui produit cet effet chez les gamins, c’est justement celle-ci. Moi-même, j’ai pu voir la version de 2005 à sa sortie, et j’ai ressenti le même genre de choses. L’histoire m’a bien plu, avec ses inspirations évidentes, le mythe de la Belle et la Bête, mais aussi celui de l’Atlantide et autres civilisations perdues. Mais c’est bien plus le sentiment d’aventure qu’elle génère qui m’a séduit, et surtout à quel point elle peut faire rêver.

Remake de King Kong par la Faquinade.

Remake de King Kong par la Faquinade.

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Entretien avec Laurent Aknin

Entretien avec Laurent Aknin

Entretien entre le Vil Faquin et Laurent Aknin
enregistré le 24 mars 2016.

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Bryan Singer & les super-héros

Brian Singer & les super-héros

Bryan Singer

Yop. C’est le Lemming. J’avais laissé seul le Vil Faquin depuis un petit moment. Vous me direz, il est tout de même le Président Directeur Général et principal actionnaire de la Faquinade, il a dû tenir le coup. Mais hélas, aussi vil soit il, il reste un despote vaguement humain qui a besoin de ses sous-fifres et sbires pour exister, et du coup je reviens. J’en profite donc pour pondre un article des entrailles de ma cervelle, et qui j’espère apportera un petit peu de joie en ce monde. En effet, pour vous plaire, cher lecteur que je pointe de mon plus beau doigt, nous n’allons pas larmoyer devant les retrouvaille d’un Faquin avec son cousin de Lemming [ndlf : ouais parce que Lemming et Faquin sont cousins, #Mafiaquinade], mais parler du sujet qui hante l’internet mondial, les cour des écoles, collèges, lycées et prisons : les super-héros au cinéma. C’est ce qu’on appelle du populisme. Je vais essayer d’apporter un point de vue un petit peu nouveau sur la question. Je dis bien essayer. Pas de garantie. Même pas sur le ticket de caisse.

Comme Vil Faquin le sait (peut-être), je ne suis pas friand de super-héros. Cependant, j’affectionne tout particulièrement le cinéma de l’un des grands manitous du genre : Bryan Singer. Il a inauguré la saga  X-Men (crée par Stan Lee et Jack Kirby) au cinéma, et signé l’un des films Superman le plus incompris qui soient ; Superman Returns. Ses films sont symptomatiques des différentes tendances du genre super-héroïque, et de son évolution au fil des dernières décennies. Et c’est là tout notre sujet.

Singer the director

Bryan Singer, contrairement à son nom mensonger, n’est pas chanteur, mais bien réalisateur.

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Interview de Laurent Aknin, partie #2 / 24.3.16

Interview de Laurent Aknin, partie 2.

A lire sur l’auteur : Mythe et Idéologie du cinéma américain
Star Wars : une saga, un mythe.

[début]

Oeuvre

On va désormais plus se concentrer sur tes sujets d’étude et notamment sur Mythe et idéologie du cinéma américain et Star Wars, une saga, un mythe, tous deux chez Vendémiaire. Donc, on va arrêter avec les généralités – ou pas – : pourquoi le peplum et pourquoi le mythe ? Le peplum déjà parce que j’ai toujours adoré ça. Et je suis encore d’une génération qui a vu les derniers peplums italiens dans des salles de quartier ou de campagne. Parce que Spartacus, parce que Ben Hur, parce que La Chute de l’Empire Romain qui ressortaient régulièrement. Parce que dans les salles de quartier on voyait des peplums et que j’ai tout de suite accroché. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Mais comme j’ai adoré le western italien et les films de kung fu, qui ont été aussi de très grands chocs. Mais le peplum est un genre extrêmement et intéressant. Je pense que j’ai gardé une affection particulière pour le peplum parce que c’est grâce au peplum que j’ai mordu au cinéma. Mais c’est aussi une question de chance : il se trouve que quand j’étais au collège, il y a eu des profs – tu sais, il y a parfois des profs qui sont géniaux, il y en a peu mais il y en a – qui nous ont fait faire de l’initiation au latin et au grec. Et, moi, fanatique de peplum, j’ai mordu ! Parce que ce que je voyais dans les peplum, on me l’expliquait avec de la langue : senatus populus quo romanum ! C’était du peplum pour de vrai ! J’ai donc pu demander à faire latin-grec au lycée ce qui voulait dire – il n’y avait pas de raison qu’on le refuse – intégrer un grand lycée, ce qui pour moi n’était pas évident non plus. Je veux dire quelqu’un qui, dans les années 1970, sortait de Belleville à Paris, Ménilmontant, n’était pas destiné à aller à Henri IV ou à Condorcet. J’ai donc intégré Condorcet, avec des profs encore plus barges, qui disaient, eux, que le cinéma faisait partie d’une culture générale, encore plus large, qui nous envoyaient au cinéma, qui nous faisaient faire des dissertations en latin sans traduction mais qui en même temps nous envoyaient au cinéma. Donc j’ai gardé une certaine affection pour mes premières amours cinématographiques car l’essentiel est venu de là. L’essentiel de ma culture est venu des salles de quartier, des salles populaires. Si je n’avais pas eu ça, cette entrée dans le cinéma populaire, je ne l’aurais sans doute pas eu. Chez moi il n’y avait pas de livre, il n’y avait que deux ou trois disques et le cinéma… On allait au cinéma du samedi soir en famille, mais ce n’était pas plus que ça. C’est grâce à ça, ça a été ma porte d’entrée. Si aujourd’hui j’écris des livres, c’est grâce à cela. C’est quelque chose de très important pour moi.

Créer des panthéons moderne pour compléter nos environnements mentaux : une fonction éternelle des fiction héroïque ?

Créer des panthéons moderne pour compléter nos environnements mentaux : une fonction éternelle des fiction héroïque ?

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Interview de Laurent Aknin, partie #1 / 24.3.16

Interview de Laurent Aknin, partie 1.

A lire sur l’auteur : Mythe et Idéologie du cinéma américain
Star Wars : une saga, un mythe.

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Laurent Aknin. D’habitude quand je me présente je dis que je suis critique et historien de cinéma, ce qui a le mérite de ne pas vouloir dire grand-chose. Je ne suis pas un grand amateur de titres, de diplômes… J’ai une formation d’universitaire et aussi une formation sur le tas de journaliste. Je grenouille depuis 20-25 ans entre l’écriture, la critique de cinéma, des stages, des conférences, des choses comme ça, tout en faisant de la recherche sur l’histoire du cinéma sur des thèmes que je développe de manière empirique. Tout d’abord ça a été le cinéma bis, c’est-à-dire le cinéma populaire de second rayon ; puis j’ai élargi à l’ensemble du cinéma populaire et ayant malgré tout des souvenirs du lycée et de mes humanités, j’ai commencé à m’intéresser à la résurgence des mythes et des mythologies classiques ou contemporaines que ce soit dans le blockbuster ou le cinéma bis ou le cinéma de zone Z. Enfin voilà, je travaille comme cela depuis pas mal de temps. J’ai également fait de la programmation, de la sélection de festival… C’est divers, varié, mais il n’y a pas vraiment d’étiquette à ce que je fais.

Ca va ? J’veux dire la vie, la famille ? Pas beaucoup de famille, je suis un peu solitaire à ce niveau-là mais mon gang, comme on dit au Québec, mes amis vont bien et, ça, c’est très important pour moi. Sinon ça va bien parce que je fais depuis pas mal de temps ce que j’aime le plus faire, c’est-à-dire voir des films et voyager pour voir des films ! Effectivement, je bourlingue pas mal depuis quelques temps donc ça va.

Et sinon, tu as un vrai métier ? C’est bien là mon problème : c’est que je n’ai pas de vrai métier. Je n’ai jamais eu de vrai métier. Je crois que la seule fois de ma vie où j’ai exercé un métier à plein temps, c’est-à-dire avec des horaires de bureau, ça a duré trois semaines et c’était quand même pour faire de l’analyse de catalogue dans une société d’import-export de droit audio-visuel. Je n’ai pas de métier, c’est ça qui est assez étrange et c’est pour cela que je rends fous les agents enquêteurs du recensement ou mon conseiller bancaire, je ne parle même pas des employés de Pôle-Emploi – dont je n’ai jamais franchi les portes de toute manière, parce que j’ai pitié pour eux.

Une belle doublette d'ouvrage pour appréhender le travail du monsieur. Si vous avez le temps... il reste les gros pavés !

Une belle doublette d’ouvrage pour appréhender le travail du monsieur. Si vous avez le temps… il reste les gros pavés !

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