Chien

Edito 4.15 / Justine Niogret

Balin

(ou de l’importance du chien)

Je voulais vous parler de Vinland Saga. Dans ma grande prétention, je pense l’avoir compris différemment de beaucoup ; ce qui, indiscutablement, est le signe des vraies œuvres, puisqu’elles parlent au vrai petit bonhomme au fond de nous, au petit bonhomme irremplaçable, par-delà les vernis de formatage, les couches ajoutées par la société et les maniérismes de la foule.

J’ai souvent lu, ou entendu, en parlant de Vinland ; « moi, les histoires qui commencent bien, pleines d’histoires de guerre, et qui s’empêtrent dans des conneries de fermier noeud-noeud, je m’en beurre le cul. »

Que mes amis sont vulgaires, si vous saviez.

J’ai lu Vinland Saga deux fois. La première, j’ai réagi moi aussi de cette façon, par un rejet, par ce besoin de petit lecteur avide de penser qu’on a écrit pour lui seul, pour ses propres goûts et son premier degré. Cette histoire de ferme, ce compagnon anti-charismatique, ces souches de merde et ce cheval… ah, non, je ne dis rien sur le cheval ; les vieilles bêtes maigres, je ne peux pas. Je ne peux tout simplement pas. Elles me fendent le cœur.

J’ai arrêté de lire. J’étais en colère. On m’avait promis une histoire de guerre ! Montré des ogres, des tueurs, de la rage ! Y avait même un berserk, pour une fois qu’il était magnifique, celui-là, pas un abruti qui crève au premier combat. Je me sentais trahie, le mot n’est pas trop fort.

 Le visage d'un assassin d'enfant, voir du petit frère d'Hitler. De surcroît, il est nu sous cette couverture.

Le visage d’un assassin d’enfant, voire du petit frère d’Hitler. De surcroît, il est nu sous cette couverture.

(suite…)

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