Au Diable Vauvert

Interview de Jessica Brody / 14.10.15

Interview de Jessica Brody

Billet à lire : Le Programmeur de mémoire.

Introduction

Hi, who’re you? Bonjour ! Je m’appelle Jessica. Je parle français (je l’ai étudié à l’université et j’ai habité en France pendant un an), mais c’est plus facile de répondre à ces questions en anglais ! J’espère que vous comprendrez !

How’s life going on these days? Life is great! I’m working on two new books right now and I have another two books releasing in the US next year! (Also another in France next year!)

La vie est belle ! Je travaille actuellement sur deux nouveaux livres alors que deux autres vont être publiés aux Etats-Unis l’an prochain ! (et un en France également !) [ndlf : chez Au Diable Vauvert]

Apart from your activity as a writer, do you also have a « real » job that helps to pay the bills? No. My “real” job is writing. I do it full time.

Non, écrire est mon « vrai » métier. C’est mon travail à plein temps.

Encoder la mémoire, c'est un travail de longue haleine et que les écrivains de SF ont théorisé il y a bien longtemps, mais encore d'actualité sur les claviers !

Encoder la mémoire, c’est un travail de longue haleine et que les écrivains de SF ont théorisé il y a bien longtemps, mais encore d’actualité sur les claviers !

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Le Programmeur de Mémoire

Le Programmeur de Mémoire (The Memory Coder)

Jessica Brody

Comme l’an passé, le mois d’Août sur la Faquinade rime avec nouvelles. En effet, jusqu’à la fin du mois, et hormis les deux Mots des Pros et les articles cinéma du Lemming Affranchi, vous n’aurez droit qu’à de la nouvelle. C’est ce qu’on appelle « Août, c’est nouvelles coûte que coûte ! » et ça commence maintenant !

D’ailleurs, pour débuter ce mois de folies autour des récits courts, on ressort un éditeur qu’on apprécie tout particulièrement, Au Diable Vauvert. Je dis ressortir parce que malgré tout, nous l’avons seulement peu croisé en nos terres : pour Un jour la guerre s’arrêta de Bordage et plus rapidement autour de l’article inaugural de notre section Edito avec leur publication gratuite du discours de Neil Gaiman : Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination ? Si le premier était, on peut le dire, après plus d’un an, un beau foirage et notre article le plus à côté de la plaque en termes d’analyse et de perspicacité, le deuxième nous a permis, avec de beaux retours en décembre dernier, de lancer de façon pérenne une nouvelle section.

Mais avant d’en parler plus avant, y’a tout un contexte, et on va le poser tout de suite.

Pendant 1 mois, on va parler nouvelles et recueils, acrrochez-vous, c'est parti !

Pendant 1 mois, on va parler nouvelles et recueils, accrochez-vous, c’est parti !

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Edito 11.14 / Neil Gaiman

« Le 14 octobre 2013, Neil Gaiman a donné une conférence à l’invitation de la Reading Agency, au Barbican Centre de Londres. Voici une retranscription intégrale de son discours.  Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaiman est auteur de célèbres comics, scénariste et romancier. Lauréat de nombreux prix, il est lu dans le monde entier.  Cette édition gratuite, destinée aux bibliothécaires, libraires et lecteurs, vous est offerte par Neil Gaiman et les éditions Au Diable Vauvert. » peut-on lire au début de ce petit ouvrage. L’auteur nous explique, s’il en est besoin, l’importance de la lecture et des lieux de lecture comme les bibliothèques dans nos sociétés modernes, notamment au travers de l’exemple Chinois.

« Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination »

« Une conférence sur le devoir de chaque citoyen d’exercer son imagination et de pourvoir à ce que les autres exercent la leur. »

Un petit ouvrage agrafé envoyé gracieusement par le  Diable Vauvert à leurs librairies partenaires ! Une bien belle initiative !

Un petit ouvrage agrafé envoyé gracieusement par le Diable Vauvert à leurs librairies partenaires ! Une bien belle initiative !

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Un jour la guerre s’arrêta

Un jour la guerre s’arrêta

Pierre Bordage

Je n’ai jamais lu de Pierre Bordage avant aujourd’hui. Je ne sais pas, c’est le genre d’auteur que j’avais arbitrairement qualifié de mainstream dans ma psyché dérangée. Je n’avais jamais été attiré par sa bibliographie jusqu’à présent même si, il y a quelques semaines/mois de cela, nous avions reçu à la librairie l’édition anniversaire des 20 ans de la Trilogie des Guerriers du Silence, aux éditions de l’Atalante. Et le moins que l’on puisse dire, avec le packaging (marques-page, édition soignée), c’est que comme toujours chez nos amis de l’Atalante, c’est que l’ouvrage est beau (notamment l’intrigante illustration de couverture). Mais, même à ce moment je n’ai pas été convaincu, ayant trop peur de tomber sur un ouvrage new-age qui ne me convienne pas.

Alors quand sont arrivées à la librairie les épreuves non corrigées du prochain roman de Bordage, programmé pour septembre 2014 et intitulé Un jour la guerre s’arrêta, Au Diable Vauvert, autant dire que j’étais pas follement emballé. Et puis, comme on dit, il faut bien se lancer un jour dans le grand bain, donc le voilà, blanc comme des épreuves, estampillé du petit diable à la zigounette tombante – notons que zigounette et ziggourat sont parmi les rares mots de la langue française à commencer par zig (même zygomatique leur a faussé compagnie), un mystère que les plus grand linguistes ne s’expliquent pas.

Un avis franc du collier

Je vais essayer de donner un avis objectif tant la lecture a été fade, comme… comme un truc fade quoi. Je ne dis pas que l’ouvrage est mal écrit ou encore qu’il n’y a rien à chercher dans ce genre d’écrit, cependant, en l’état actuel, je n’ai absolument rien retiré du roman. Le billet risque, ipso facto, d’être fortement plus condensé que les précédents.

L’histoire est celle d’un jeune enfant de moins de 10 ans sans nom, qui n’est visiblement pas humain et débarque sur Terre (Paris, Gaza, Inde, New York…) sans en connaître les raisons. Il est à la recherche de son identité, de sa mémoire – Jason Bourne style – et des raisons qui motivent sa présence sur la planète bleue. Il n’est pas comme nous, pauvres humains mortels, et peut parler aux âmes, commander à la matière (il se déplace sur un nuage) et lui demander de stopper la guerre, comme ça.

A priori, l’intrigue peut potentiellement – j’y vais avec des pincettes, je vous préviens – revêtir une tournure sympathique. Simplement… Bah, je me suis franchement ennuyé. Je mentionnais en introduction mon appréhension de tomber dans un trip new-age, et mes craintes se retrouvent fondées. L’avis des quelques personnes à qui j’ai fait parcourir l’ouvrage – par ailleurs bien écrit, très facilement lisible et plutôt frais – est systématiquement le même : l’idée parait sympathique mais elle revêt, dans son traitement, trop de banalité. Non pas que l’on s’ennuie à la lecture du Jour la guerre s’arrêta – on n’a pas le temps pour ça et l’écriture ne nous le permet pas – mais à aucun moment on ne s’emballe pour savoir la suite, on la devine et on n’est jamais surpris.

Pour ceux qui se demanderaient à quoi ressemblent des épreuves non corrigées.

Pour ceux qui se demanderaient à quoi ressemblent des épreuves non corrigées.

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