Arnaud Pouillot

Au-delà de Blade Runner

Au-delà de Blade Runner – Los Angeles et l’imagination du désastre (Beyond Blade Runner – The Ecology of Fear)

Mike Davis

Depuis quelques temps déjà, vous avez pu apercevoir sur ce site une tendance se dessiner fortement. Exprimée au cours du Prix Exégète 2015 et bientôt dans notre Colloque du Héros – nous avons toujours besoin de vous pour le financement, soit dit en passant -, cette idée effleure largement dans plusieurs de nos articles récents et à venir.

Cette idée, c’est celle que les littératures de l’imaginaire, plus que refléter l’image sociale d’une société, développent un propos dont ces mêmes sociétés se saisissent pour évoluer, bien plus souvent qu’on ne le pense. Nous avons notamment évoqué cette idée avec deux articles récents, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? / Blade Runner et Neuromancien, et nous arrivons aujourd’hui avec un gros morceau.

Mais qu’entend-on par gros morceau ? A quel moment un faquin tel que moi, chers lecteurs, peut-il décider qu’il tient un gros morceau ? Peut-être quand un essai d’analyse de l’écologie urbaine se base sur des symboles aussi évidents et universels de l’imaginaire science-fictionnel urbain que sont les ouvrages de Dick et de Gibson précédemment cités. Non ?

Allez, on va dire que oui.

L'ombre de la peur qui plane à la suite de l'anticipation noire de Ridely Scott.

L’ombre de la peur qui plane à la suite de l’anticipation noire de Ridely Scott.

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