Y f’rait beau voir

Y f’rait beau voir servira à vous donner de bonnes raisons de lire des ouvrages que je n’ai pas encore lu, ou alors que j’ai lu plein de fois, ou même que j’ai déjà présenter ou vais présenter dans un futur proche.

Y F’rait beau voir – Le Lion de Macédoine

Le Lion de Macédoine (Lion of Macedon)

David Gemmell

J’étais revenu en tout début d’année sur les premières amoures de La Faquinade. Le premier juillet 2014 sortait le premier article de ce qui n’était alors qu’une simple occupation oisive. Et déjà, c’était David Gemmell qui lançait la machine, avec son Dark Moon chez Milady.

L’ouvrage, bien que passable comparé à l’oeuvre de l’auteur, inaugurait le goût de La Faquinade pour les explorations d’univers fouillés, les plongées dans les cohérences internes et l’incroyable style anglo-saxon qui a tant et tant hanté ses nuits depuis.

Le cinq janvier dernier, donc, je revenais le coeur gros d’avoir laissé trop de temps couler depuis ce premier article, sur l’auteur britannique et m’attelais à lire et comprendre L’Echo du Grand Chant, merveilleuse fresque de la fin d’un temps et témoin indiscutable de la passation de pouvoir de l’histoire à la légende. De la fondation des mythes.

Plus que jamais depuis, j’ai ressenti le besoin de me replonger dans l’un des livres qui m’a fait basculer dans le côté obscur des littératures de l’imaginaire – celui avec des cookies, des peaux de bêtes et des vaisseaux de l’espace – lorsque j’étais encore au lycée. Et ce bouquin, c’est Le Lion de Macédoine.

Le glabre faciès de l'homme de poussière qui ne laisse pas de Thrace.

Le glabre faciès de l’homme de poussière qui ne laisse pas de Thrace. Sinon vous pouvez lire ça.

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Y F’rait beau voir – Jonathan Strange et Mr. Norrel

Jonathan Strange et Mr. Norrel (Jonathan Strange & Mr. Norrel)

Susanna Clarke

 Cela fait un bon moment que j’attends pour écrire un article sur le chef d’oeuvre de Susanna Clarke. A vrai dire, le roman m’a été offert en juillet 2014, par un ami et collègue libraire et j’en ai commencé la lecture en septembre. 2015, certes. J’avais bien entendu été titillé par l’arrivée du programme télévisé éponyme et, on ne va pas se mentir, j’adore le style, mais on y reviendra.

Le romanv se détache de pas mal du reste de ce qui a été présenté dans nos Y F’rait beau voir. Ni historique à proprement parler, ni une sorte de roman d’aventure au message oublié dans la poussières des étagères des bibliothèques de banlieue. Il aurait également mérité bien plus que cette simple rubrique à but présentatif mais, que voulez-vous, tout a déjà été dit, en mieux, ailleurs.

Il n’en reste pas moins que, tout l’un dans l’autre, l’ouvrage fait briller les joyaux d’une littérature dont on n’a, malheureusement, que trop peu souvent l’habitude de côtoyer.

Un ouvrage qui est aussi élégant que bien. C'est dire s'il est élégant !

Un ouvrage qui est aussi élégant que bien. C’est dire s’il est élégant !

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Y F’rait Beau Voir – Le Capitaine Alatriste

Les Aventures du Capitaine Alatriste 1 – Le Capitaine Alatriste

Arturo Pérez-Reverte

Arthuro Pérez-Reverte est un génie. Et quand je dis ça je pèse mes mots. Et quand je dis ça, je le pense. Paf. Comme ça, je vous lâche ça comme un pavé dans la marre. Plouf.

C’est vrai ça, hein, pourquoi faire des chichis, des chachas, quand on peut, cash, s’envoyer en l’air dès le début de l’article en se disant les choses, sereinement. Hein ? Dis-le moi toi ! Non pas toi ! L’autre derrière là, qui se cache sous sa capuche… Bref !

Cela fait un bail que je n’avais pas fait d’Y F’rait Beau Voir sur mes premières amoures : sur les sept derniers articles de cette catégorie, un seul d’entre eux était un roman historique pur, L’Or de Blaise Cendrars. Eh oui, ça date de juillet.

Alors, on y retourne avec le premier tome des Aventures du Capitaine Alatriste.

Tellement de justesse, de classe et d'histoire dans une série de roman... Points a enfin trouvé à l'illustrer à sa juste valeur !

Tellement de justesse, de classe et d’histoire dans une série de roman… Points a enfin trouvé à l’illustrer à sa juste valeur !

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Y F’rait beau voir – Les Chroniques des Ravens

Les Chroniques de Raven (Chronicles of the Ravens)

James Barclay

Il y a des auteurs anglo-saxons qui tiennent toujours le haut de l’affiche et dont on parle régulièrement entre non-initiés quand on aborde le sujet de la fantasy. Vous savez, cette littérature pour ados attardés et mal dans leur peau. Parmi ces auteurs, donc, on notera dans les premiers rangs les David, Gemmell ou Eddings, dont on avait dit (respectivement) ici et là ce qu’on en pense. Et puis il y a les autres, qui squattent les devants de l’affiche, les Martin, les Lindholm-Hobb et les (mauvais) Goodkind, se mêlant aux classiques absolus du genre, Tolkien, Lewis et Pullman.

Et puis, gentiment cachés derrière, il y a les autres dont on parle moins mais qui proposent tout autant sinon plus (plus que Goodkind, vous me direz, ça ne peut pas être compliqué), les prolifiques Feist et les Jordan, et les Moorcock.

Et seulement après ceux-là se distinguent d’autres, les éternels seconds couteaux d’une littérature trop souvent réduite – périphrasée, même – à ceux qu’on a cité précédemment. Et pourtant dans ceux-là, on a des perles et des auteurs au style puissant, direct, parfois inattendu.

James Barclay est de ceux-là. Et, il y a 10 ans, il m’a mis une énorme claque.

Admirez la classe décharnée d'Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d'un Faquin.

Admirez la classe décharnée d’Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d’un Faquin.

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Y F’rait Beau Voir – La Marque

Kushiel t.1 – La Marque (Kushiel’s Dart)

Jacqueline Carey

Cela fait un petit bout de temps que j’avais envie de faire un article sur la saga de Jacqueline Carey. Et puis quand je voulais il y avait des empêchements, ce n’était pas le bon moment, un autre ouvrage était plus pertinent. Et quand le moment était le bon, je m’apercevais qu’un ancien déménagement avait amputé ma saga de son premier tome, ce qui semble étonnamment compliquer la rédaction d’une présentation.

Et puis, ce tome s’est trouvé être en rupture de stock ; n’a été réédité que sa version « poche » – je mets des guillemets car l’épaisseur de l’ouvrage dans ce format dissuaderait un géant de Jötunheim de le mettre dans la poche ventrale de sa salopette – chez Milady. Alors acheter un ouvrage en poche alors que j’ai les cinq autres en grand format…

Mais le mois A Tire d’Elles pointait le bout de son nez et, comme Faf La Rage, je n’avais plus le temps. Alors j’ai fouillé les moindres recoins des bouquinistes, des brocanteurs des quais, des fonds de stocks des librairies ignorantes. Mais La Marque restait introuvable. Or, sans elle, point de lecture et point d’article. Onze mois après le début de ma quête, j’ai commis l’irréparable achat en ligne, à un particulier. Monde de la librairie, puisses-tu me pardonner.

Le noir et blanc c'est digne. Un peu comme la couverture sous la jaquette de l'édition spéciale de Kushiel.

Le noir et blanc c’est digne. Un peu comme la couverture sous la jaquette de l’édition spéciale de Kushiel.

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