Fantasy

Magie, sorciers, druides, héros, initiation, quête, créatures féériques, heroic fantasy, low fantasy, high fantasy, médiéval-fantastique… : tout ça mais en mieux.

Port d’âmes

Port d’âmes

Lionel Davoust

Vous savez, habiles lecteurs, à quel point j’apprécie de sieur Davoust. Je vous l’ai fait savoir ici à plusieurs reprises, notamment au travers de plusieurs de ses ouvrages, qu’ils soient tirés de l’univers d’Evanégyre, comme celui-ci, ou pas.

Récemment, ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux n’auront pas manqué d’apercevoir le nom de l’halieutique écrivain un peu partout, et à raison. Mais revenons un instant à l’introduction de ce premier roman dans l’univers velu d’Evanégyre.

Si je devais vraiment résumer  mon sentiment envers l’oeuvre de Lionel Davoust à propos d’Evanégyre, ce serait : « Ici naissent les Anges. » Je crois que cette phrase résumerait la splendeur avec laquelle vous contemplerez une histoire en marche et les hommes qui tournent les manivelles et abaissent les leviers pour la faire avancer. Et vous n’auriez plus alors qu’à trouver un havre, un port pour y reposer votre âme.

Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est Port d’âmes.

Pour contrebalancer l'article j'ai décidé de proposer à chaque photo une qualité de Port d'âmes que je n'ai pas eu le temps de traiter : la première, peut être, serait cette invitation muette que son esthétique formule et qui nous entraîne...

Pour contrebalancer l’article j’ai décidé de proposer à chaque photo une qualité de Port d’âmes que je n’ai pas eu le temps de traiter : la première, peut être, serait cette invitation muette que son esthétique formule et qui nous entraîne…

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Y F’rait beau voir – Les Chroniques des Ravens

Les Chroniques de Raven (Chronicles of the Ravens)

James Barclay

Il y a des auteurs anglo-saxons qui tiennent toujours le haut de l’affiche et dont on parle régulièrement entre non-initiés quand on aborde le sujet de la fantasy. Vous savez, cette littérature pour ados attardés et mal dans leur peau. Parmi ces auteurs, donc, on notera dans les premiers rangs les David, Gemmell ou Eddings, dont on avait dit (respectivement) ici et là ce qu’on en pense. Et puis il y a les autres, qui squattent les devants de l’affiche, les Martin, les Lindholm-Hobb et les (mauvais) Goodkind, se mêlant aux classiques absolus du genre, Tolkien, Lewis et Pullman.

Et puis, gentiment cachés derrière, il y a les autres dont on parle moins mais qui proposent tout autant sinon plus (plus que Goodkind, vous me direz, ça ne peut pas être compliqué), les prolifiques Feist et les Jordan, et les Moorcock.

Et seulement après ceux-là se distinguent d’autres, les éternels seconds couteaux d’une littérature trop souvent réduite – périphrasée, même – à ceux qu’on a cité précédemment. Et pourtant dans ceux-là, on a des perles et des auteurs au style puissant, direct, parfois inattendu.

James Barclay est de ceux-là. Et, il y a 10 ans, il m’a mis une énorme claque.

Admirez la classe décharnée d'Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d'un Faquin.

Admirez la classe décharnée d’Aubemort et la survie de cet excellent tome à travers une décennie de la vie d’un Faquin.

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Les Neiges de l’Eternel

Les Neiges de l’Eternel

Claire Krust

Vous le savez, en septembre, comme tous les ans, il y a une foultitude de publications nouvelles, un peu comme le Beaujolais, mais qui bien souvent, à l’inverse de cet immonde picrate de Satan, promettent beaucoup. Mais, sur la Faquinade, vous savez que nous sommes des gens très pris. Alors nous avons terminé Nouvelles coûte que coûte ! en août avant de nous lancer dans A Tire d’Elles ! en septembre et nous voilà en octobre avec un calendrier tout chamboulé et à arriver à la bourre avec nos articles pro-nouveautés. Oui, vous pouvez le dire, nous ne sommes que de tristes sires !

La rentrée littéraire des Indés de l’Imaginaire, donc, a encore une fois été très fournie en publications de toute sorte. Entre les nouveaux débuts de cycles (Véridienne), les spin-off  de cycles en cours (Dévoreur), les grands retours (La Fenêtre de Diane), se cachent d’innombrables joyeusetés.

Les Neiges de l’Eternel fait partie de celles-ci, roman one-shot qui ne se démarquait a priori que par une couverture étonnante.

Et oui, j'ai dû me déplacer en librairie pour photographier la couverture de la version papier. Mais qu'importe !

Et oui, j’ai dû me déplacer en librairie pour photographier la couverture de la version papier. Mais qu’importe !

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Sense of Wonder

Sense of Wonder – Symphonie pour Envers

SoFee L. Grey

Il y a trois mois déjà, nous accueillions SoFee L. Grey sur La Faquinade à l’occasion d’un édito dont le but était de traiter de la place des fées dans le monde moderne. On peut lui lire dire : « Les Fées sont ma religion à moi, petites muses et compagnes silencieuses de mes rêves d’encre. Aussi naïf puisse-t-il paraître, mon nom de plume leur est dédié. » Son édito avait fait sa petite place assez rapidement dans le grand incendie qu’est La Faquinade.

Ensuite, nous avions retrouvé la jeune lyonnaise dans le jury du Prix Exégète lors duquel elle avait voté pour Un Eclat de Givre d’Estelle Faye ou on pouvait la lire dire : « Mon vote tient surtout aux impressions qui naissent, pendant la lecture, de la sublime mise en scène d’Estelle Faye. La poésie des descriptions…« 

Alors quand la possibilité, quelques mois en arrière, grâce à Markus Leicht de la librairie Temps-Livre (excellent bouquiniste s’il en est), de rencontrer SoFee L. Grey autour de la sortie de son dernier roman s’est présentée, je ne me suis pas fait prier. Et, même si les événements ne se sont pas forcément déroulés dans cet ordre, il n’en reste pas moins que j’avais Sense of Wonder et que j’attendais le moment propice pour m’y plonger.

Et le mois A Tire d’Elles m’a semblé parfait pour cela.

Une illustration splendide qui donne une idée brumeuse mais juste de l'ouvrage.

Une illustration splendide qui donne une idée brumeuse mais juste de l’ouvrage.

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Y F’rait Beau Voir – La Marque

Kushiel t.1 – La Marque (Kushiel’s Dart)

Jacqueline Carey

Cela fait un petit bout de temps que j’avais envie de faire un article sur la saga de Jacqueline Carey. Et puis quand je voulais il y avait des empêchements, ce n’était pas le bon moment, un autre ouvrage était plus pertinent. Et quand le moment était le bon, je m’apercevais qu’un ancien déménagement avait amputé ma saga de son premier tome, ce qui semble étonnamment compliquer la rédaction d’une présentation.

Et puis, ce tome s’est trouvé être en rupture de stock ; n’a été réédité que sa version « poche » – je mets des guillemets car l’épaisseur de l’ouvrage dans ce format dissuaderait un géant de Jötunheim de le mettre dans la poche ventrale de sa salopette – chez Milady. Alors acheter un ouvrage en poche alors que j’ai les cinq autres en grand format…

Mais le mois A Tire d’Elles pointait le bout de son nez et, comme Faf La Rage, je n’avais plus le temps. Alors j’ai fouillé les moindres recoins des bouquinistes, des brocanteurs des quais, des fonds de stocks des librairies ignorantes. Mais La Marque restait introuvable. Or, sans elle, point de lecture et point d’article. Onze mois après le début de ma quête, j’ai commis l’irréparable achat en ligne, à un particulier. Monde de la librairie, puisses-tu me pardonner.

Le noir et blanc c'est digne. Un peu comme la couverture sous la jaquette de l'édition spéciale de Kushiel.

Le noir et blanc c’est digne. Un peu comme la couverture sous la jaquette de l’édition spéciale de Kushiel.

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