Michael Bay et le cosmos

Michael Bay est-il le pire cinéaste du cosmos ?

Michael Bay

Au cours d’un repas au ministère des Affaires familiales de La Faquinade, Vil Faquin et moi-même avons vaguement débattu sur le cinéma de Michael Bay. Le roi des blockbusters décomplexés, seigneur des explosions au cinéma, a presque toujours connu un succès commercial incroyable, et pourtant critiques et spectateurs n’ont eu de cesse de le mépriser. Moi je l’aime bien et je ne m’en cache pas. À mon sens, Michael Bay, c’est comme les fraises Tagada. Ce n’est pas de la grande cuisine, c’est écœurant, mais plein de gens de tous âges adorent en manger, moi le premier. Et si on n’aime pas, ben on en mange pas, et ce n’est pas grave. Cette brillante métaphore en gélatine de porc devrait mettre un point final à tous débats sur ce cinéaste. Cet article n’aura donc pas pour but de défendre ou d’attaquer le cinéma de Bay mais de chercher à définir ce qu’il est et comment il fonctionne. Je le répéterais une dernière fois : Michael Bay c’est du divertissement, on n’est pas obligé d’aimer ni de voir tous ses films. On peut juste les apprécier pour ce qu’ils sont et ce qu’ils nous promettent, ou alors tout simplement les ignorer.

Nous conclurons cette introduction en laissant la parole à l’intéressé :

« Ce qui est chiant, ce sont ceux qui se font déjà une opinion avant d’avoir vu le film. Mais écoutez : vous avez 500 journalistes grognons d’un côté et des millions de gens qui viennent découvrir Transformers… Je préfère la deuxième famille de personnes. J’ai de nombreux fans et je suis super heureux quand les yeux d’un gosse brillent devant mes films. »

BOUMBOUM BOUUUUUMM

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Un homme, plusieurs paradoxes

Commençons par un bref rappel historique de la carrière de Michael Bay. Après des études d’art et de design, il a fait ses armes dans le clip vidéo et la publicité dans les années 1980, travaillant pour de très populaires artistes comme Tina Turner et de grosses marques comme Coca Cola. Il impose déjà son style (dont on parlera plus tard) et se fait remarquer par les grands muguls du cinéma d’action Jerry Bruckheimer et Don Simpson. Ceux-ci étaient connus à l’époque pour d’immenses succès comme Top Gun ou FlashDance. Ils confient à Bay la réalisation de Bad Boys, un thriller d’action. Il s’agit donc de son premier film, et c’est déjà un gros blockbuster sur-vitaminé. Le métrage sort en 1995 et triomphe, confirmant le statut de star de Will Smith. Bay enchaîne avec Rock, autre film d’action avec Sean Connery, Ed Harris et Nicolas Cage, qui rencontrera largement son public. En 1998 sort Armageddon – à ce propos, voir -, fleuron du film catastrophe excessif des années 1990 où Bruce Willis et Ben Affleck ratatinent un astéroïde démoniaque (probablement communiste) et l’empêchent de détruire les USA (et accessoirement le reste du monde, mais c’est un détail). Les critiques se déchaîneront mais le film triomphera indécemment au box-office et aura même droit à son attraction à Disneyland. En effet, Armageddon est produit par Bruckheimer et Disney, via la filiale Touchstone. Cette collaboration se réitérera avec succès pour la saga Pirates des Caraïbes. J’avoue bien volontiers que le troisième film de Bay est l’un de mes plaisirs coupables inavoués (trop de paradoxe dans cette phrase). Notons que J.J. Abrams (Fringe, Lost, Star Trek, Star Wars, Mission Impossible 3) a participé au scénario.

En 2001, Bay semble vouloir qu’on le prenne au sérieux, et tourne Pearl Harbor, avec Ben Affleck, Kate Beckinsale et Josh Hartnett. Les critiques sont un peu plus nuancées vis-à-vis du métrage, mais celui-ci rentre dans ses frais sans trop de soucis. L’intrigue amoureuse s’articulant autour d’une grande catastrophe rappelle Titanic, film qui a fait passer James Cameron du statut de réalisateur de blockbuster de luxe à celui de grand cinéaste. Comme si Michael Bay voulait le copier, quoi. Puis sort Bad Boys 2, qui cartonne encore une fois.

La première partie de la carrière de Bay s’achève ici. En effet, il « quitte » le producteur Jerry Bruckheimer (Don Simpson étant décédé en 1996). En 2005 il sort The Island, un film d’action science-fiction dystopique lorgnant naturellement vers les classiques littéraires et cinématographiques du genre. Malgré de bonnes critiques, le film est un échec commercial. Steven Spielberg le contacte alors pour réaliser un film de jouet. En effet, celui-ci a été embauché par Paramount et Hasbro pour mettre sur pied un film sur l’univers Transformers. Cette licence de jouets, où des robots extra-terrestres se transforment en divers véhicules terriens, avait déjà donné vie à une série d’animation. Bay n’est pas enchanté de devoir réaliser un film pour vendre des petites voitures, mais accepte finalement car le portefeuille a des raisons que la raison n’ignore pas. Le film sort en 2007 et rencontre un succès historique. Shia Labeouf et Megan Fox y interprètent les rôles principaux. Une suite est mise en chantier immédiatement et Bay accepte de la mettre en boîte, après avoir fait part de sa grande hésitation. Transformers : La revanche remporte lui aussi un impressionnant pactole et sa suite logique, Transformers : La face cachée de la Lune, frôle de pas très loin le titre de plus gros succès de l’Histoire. Notons que Roberto Orci et Alex Kurtzman ont signés les scripts de cette trilogie. Ce sont également les scénaristes et producteurs de la série Fringe, des Star Trek d’Abrams ou encore d’Edge of Tomorrow.

En 2013, Bay signe son « film d’auteur », No Pain No Gain, avec Mark Whalberg, Ed Harris et Dwayne Johnson. C’est un thriller violent, déjanté et immoral, inspiré d’une histoire vraie. Le film fait beaucoup parler de lui et remporte un très beau succès commercial. Bay retourne alors aux Transformers et signe le quatrième volet, L’Âge de l’extinction (avouons-le, le titre est classe). Mark Whalberg est le nouveau héros de la franchise. Comme Marvel l’a fait pour Iron Man 3, Paramount s’associe à des sociétés chinoises et délocalise une grande partie de l’intrigue et du tournage sur place. Le but est clairement de s’imposer sur le marché chinois, qui est en train de devenir le numéro 1 en nombre de spectateur et de salles. Transformer 4 remportera un succès moindre aux États-Unis et en Europe mais cartonnera en Chine. La saga Transformers semble promise à un bel avenir puisque plusieurs films sont programmés. Paramount veut en effet accélérer le rythme de sortie des films de la licence, ainsi que des séries d’animations dérivées afin d’en faire un univers cohérent, comme le fait Disney avec les Avengers et Star Wars. Michael Bay semble d’ailleurs fortement impliqué.

Avec Jurassic World, la saga Transformers reste le plus gros succès connu par Spielberg (devant E.T., Retour vers le futur ou Les Dents de la mer). À l’heure où j’écris ces lignes, le prochain film de Michael Bay, 13 Hours, s’apprête à sortir. C’est un petit budget, un thriller d’action sérieux narrant l’attaque du consulat américain en Lybie en 2012. Il n’y aura a priori point de gros robots transformistes de l’espace. Nous disons bien « a priori ». De plus, Michael Bay prépare bien sur le cinquième Transformers.

Le cinéma de Michael Bay a mauvaise presse et il est de bon ton de regarder tout ça de haut. Mais les scores astronomiques de ses films prouvent qu’il a su plaire à un large public. On pourrait se demander si les campagnes de publicités monstrueuses ne sont pas à l’origine de ce succès. Mais c’est oublier que le public sait châtier des blockbusters qui ne lui conviennent pas, on pensera à Green Lantern, John Carter ou encore Lone Ranger.

Mon petit chouchou.

Mon petit chouchou.

Bay : une histoire de couche

Michael Bay a imposé son style. Un style qui emprunte et maximise ce qu’ont pu faire les plus grands. Ce style a évolué au cours de sa carrière, frisant souvent l’auto-caricature. Mais il est amusant que beaucoup tentent de l’imiter et que bien peu y arrivent.

Michael Bay veut rendre ses films intenses, épiques au-delà de raison et surtout cools. Cela passe par une volonté de rendre dynamique et énorme chacun de ses plans. Étudions la question point par point.

Avant de commencer, éclaircissons un point. Le mot « plan » désigne bien des choses. Déjà, il s’agit d’un plan de cinéma, mais il peut s’agir aussi des plans dans une image (premier plan, second plan, arrière-plan.). Comme ça va vite être le bordel dans le paragraphe suivant, nous réservons le mot « plan » pour désigner les plans de cinéma, et nous dirons « couche » pour parler des plans dans la lecture de l’image. Et les répétitions seront difficilement évitable, j’en ai bien peur. Okay ? Dernière chose ; voici une vidéo pleine d’exemples pour le paragraphe suivant.

La première chose à laquelle on pense quand on recherche le dynamisme, c’est bien sûr le mouvement. Et le cinéma n’est au fond que mouvement. Mais ça ne m’arrange pas, alors on en parlera juste après. En premier lieu, Bay compose ses plans pour qu’ils aient de la profondeur. Ainsi presque aucun plan (dans le sens plan de cinéma) n’est composé de moins de deux couches. Le sujet (un personnage, une explosion, une voiture…) se trouve généralement dans la première ou seconde couche. Dans tous les cas la couche vide ne l’est pas. Bay y ajoute des éléments, et ces éléments se doivent de ne pas être à la même échelle de grandeur que le sujet. Si le sujet est un personnage dans la première couche (tout devant donc), Bay ajoutera à la seconde couche d’énormes canons, comme dans Pearl Harbor. La troisième couche, le fond quoi, elle, ne peut être vide (car un fond uni, on ne voit pas quand il bouge). Si c’est du ciel, il faut des nuages, ou des bâtiments au loin, ou un avion, mais surtout pas de vide. Les images tournées par Bay sont ainsi composées de parfois presque cinq niveaux dans l’image (les premières couches, le fonds, parfois des amorces…). Ainsi nous aurons un rapport de taille, une profondeur et également une impression de « grandeur » dans la scène. On rapprochera ce travail de celui de Spielberg ou de Kubrick. C’est un style qui permet d’obtenir un effet de 3D stéréoscopique plus spectaculaire.

Ensuite, passons au mouvement. Les plans doivent être dynamiques et donc gorgés de mouvements. Tout d’abord le sujet doit bouger. Dans des films d’action cela arrive encore souvent, donc c’est ok. Mais lorsque les personnages parlent ou font des choses pas très palpitantes, comme sortir de leur voiture, Bay a trouvé l’astuce. Nous allons nous plonger dans ce cas de figure, beaucoup plus intéressant. La caméra ne peut, ne doit pas, rester fixe. Et là on a deux solutions : soit la caméra fait un mouvement ample autour du sujet (comme dans No Pain No Gain par exemple), soit Bay fait un montage haché comme il en est le maître (comme dans Bad Boys). Nous reviendrons aux montages hachés plus tard, alors rangez vos haches. Donc on a un sujet qui réalise une action plus ou moins trépidante. La caméra tourne autour de lui, on a donc déjà du mouvement. Comme dit au précédent paragraphe, les images de Bay sont composées de multiples couches. Et ce qui est beau, c’est qu’un simple mouvement de caméra va faire défiler de différente manière chaque couche. Ainsi, si le sujet se trouve dans première couche, la seconde couche va défiler devant la caméra différemment du fond. Et paf ça fait un plan de cinéma dynamique, même pour pas grand-chose. Si en plus le personnage porte des lunettes de soleil qui reflètent le décor, et ajoute un mouvement en plus, c’est encore mieux.

De plus, Bay va souvent mettre plusieurs sujets en mouvements dans ses plans. Par exemple, lorsque Nicolas Cage s’effondre à genoux à la fin de Rock, des avions passent au-dessus de lui. Plusieurs sujets, tous en mouvements (mais des mouvements non parallèles) dans un seul plan ; on a donc encore plus de dynamisme. Ajoutons à cela le choix de cadrage, souvent très tranché (contre-plongée, par exemple) qui renforce encore cet effet. Cette science du mouvement, que Bay pousse à bout, il la doit principalement à Akira Kurosawa.

Bay a d’autre gimmicks afin de rendre ses images plus impressionnantes et vivantes. Il sature en couleur chaque scène, et utilise à fond les contrastes colorimétriques. Cela explique les nombreux plans de soleil couchant orange fluo, par exemple. Il pousse également à bout les contrastes de valeur (noir – blanc). Les scènes de nuit de Transformers ou de No Pain No Gain sont pour cela très intéressantes. C’est la nuit, il fait donc noir. Les zones sombres de l’image sont perdues dans l’ombre la plus totale et les zones éclairées sont elles cramées, c’est-à-dire surexposées abusivement. C’est un choix bien sûr et il est parfaitement maîtrisé puisqu’à ce petit jeu là Bay ne perd jamais la profondeur et le dynamisme des images.

Dans un dernier temps, Bay cherche à rendre son action immersive, et donc à ne pas la limiter au cadre. Tout d’abord il utilise le son, toujours mixé pour être immersif, venir de toute part et autant raconter ce qui se passe dans le champ qu’hors champ. Ensuite Bay va constamment faire des liens entre le hors champ et le cadre. Citons un exemple parlant : dans Pearl Harbor, lorsqu’une immense troupe d’avions survole nos héros, on voit les héros regarder le ciel pendant que les avions, ben, volent, quoi. Mais l’astuce c’est que nos héros ne regardent pas les avions que nous voyons, ils regardent même dans une direction opposée. On comprend ainsi l’immensité de la chose : il y a tellement d’avions qu’on ne peut même pas tous les cadrer. Quoiqu’on pense de Bay, il reste le maître dans la recherche de l’ultra-dynamisme et se place en grand styliste du cinéma d’action aux côtés de Mc Tiernan, John Woo ou Tsui Hark.

Tout cela peut nous faire comprendre l’attrait de Michael Bay pour les explosions (hormis les exigences de scénario bien sûr). Parce que oui, une explosion, ça bouge verticalement et horizontalement, c’est plein de couleur, ça fait plein de bruit, bref, c’est super dynamique.

Un plan typique de Michael Bay.

Deux plans typiques de Michael Bay.

Bay, la sagesse des explosifs

Comme beaucoup de grands cinéastes, Michael Bay s’auto-caricature parfois, même souvent. Mais il sait, et a toujours su, garder une mise en scène intelligente, qui sait s’adapter aux besoins du film. En effet, lors des scènes dites d’émotion, et il y en a dans ses films, sa mise en scène se veut beaucoup plus proche de ses personnages, beaucoup plus posée et classique. Pensons à Armageddon : dans la scène (assez jolie d’ailleurs) ou Bruce Willis comprend que sa fille est vraiment amoureuse de Ben Affleck, Bay le filme en plan large, sans mouvement avec une faible profondeur de champ. Tout repose sur le jeu de Bruce, qui faisait encore des efforts à cette époque, et rien ne peut distraire le spectateur qui se noie dans ses larmes.

Concernant les scènes d’actions, Bay sait aussi être malin dans sa manière de les montrer. En effet on a souvent jugé son style « épileptique », ce qui est assez con puisque certains cinéastes (Tony Scott, Paul Greengrass…) sont qualifiés de génies en raison de ce type de montage. En réalité, Bay choisit souvent ce type de mise en scène pour les scènes d’action afin de rendre compte de leur chaos, de leur disproportion. Dans Transformers, on ne comprend rien à l’action mais on ressent ce que ressentent les héros dans tout ça. Ils sont de petits humains dans un conflit entre des énormes machins de l’espace qui explosent tout, ils ne comprennent donc rien. C’est bateau comme explication, mais il ne faut pas chercher plus loin. Et ça marche.

Michael Bay a toujours su raconter des histoires efficacement. Alors nous sommes d’accord, les histoires de ses films sont souvent assez farfelues, voire grotesques (Armageddon et Transformers en tête, mais ce sont mes préférés). Mais il y l’histoire en elle-même et la façon de la raconter. Et les films de Bay sont bien racontés. Prenons un exemple au hasard. Armageddon. Il y a trouzouille de personnages, une grande catastrophe, tout ça à mettre en lien et à conclure avant la fin du film, et dans un rythme de blockbuster pour qu’aucun spectateur ne baille. Et ben le film y arrive très bien. Par exemple, l’astronaute Russe, on le voit cinq minutes, et on comprend néanmoins tout du personnage, son courage, sa folie latente, sa mélancolie des vastes steppes Russes…The Island est également très bien écrit et mériterait un papier rien que pour lui.

Cependant Bay réalise du film commercial (c’est peu dire) et a dû (surtout pour les Transformers) se plier à des contraintes qui ont affaibli ses films : des réécritures ininterrompues pour satisfaire des études de marchés (entraînant des scénario bancals et parfois incompréhensibles), des exigences de la part de l’armée US (pourvoyeuses d’engins et de figurants), l’obligation de filmer l’action de loin et en plan large pour mieux montrer les robots et donc vendre plus de jouets (même si les scènes d’actions sont chiantes comme la mort)… Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de monde qui pond ces films, et que Bay ne saurait en être le seul responsable.

The Island, l'une des plus belle réussite de Bay.

The Island, l’une des plus belle réussite de Bay.

Enola Bay

Pour finir, Michael Bay est grand cinéphile, et ses films sont gorgés d’hommages et de clin d’œil à toutes sortes d’œuvres. Des westerns spaghettis à Tarantino, en passant par Spielberg… Ses castings sont en eux-mêmes très plaisants pour les amateurs de cinéma. En effet, la plupart des seconds rôles sont tenus par de grands acteurs méconnus, et leur présence rappelle immédiatement tous leurs rôles mythiques… Qui plus est, Bay leur réserve souvent des rôles marquants, leur permettant de s’amuser et de nous distraire. On pensera à John Turturro, Steve Buscemi, Frances McDormand, Tcheky Karyo, Ken Watanabe, John Malkiovitch, Stanley Tucci, Peter Stormare, Djimon Hounsoun, Sean Bean, Clark C. Duncan et bien d’autres…

Avec cet article, j’espère vous avoir intéressés au cinéma de Bay comme à celui de n’importe quel cinéaste, avec son style, ses gimmicks, son domaine de prédilection… Ça ne vous oblige pas à aimer ses films, libre à chacun d’avoir son avis (subjectif) sur la question. Même si, convenons-en, mon avis est le bon.

Lemming Affranchi.

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