Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Indiana Jones et le Royaume du crâne de Cristal (Indiana Jones and the Kingdom of the crystal skull)
Spielberg #4

Steven Spielberg

Cet article fait suites à trois précédents : Jurassic ParkCheval de GuerreEmpire du Soleil

Comment mieux finir notre petit voyage au travers du cinéma de Spielberg qu’avec l’un de ses films les moins populaires ? Dis le moi, habile lecteur ! Alors non, ce n’est pas le moins connu, mais bien le moins aimé, celui qu’il est de bon ton dans les soirées petites bourgeoises de mépriser et conspuer, sans limite ni modération. Les plus rusés d’entre vous auront pu le découvrir en lisant le titre, nous allons traiter d’Indiana Jones et le royaume du crâne de Cristal, que nous allons appeler Indiana Jones 4.

Mais comme cet article se doit d’être une conclusion à la série de papiers sur le maestro Spielberg, nous nous focaliserons tout autant sur l’empire cinématographique qu’il a pu se constituer, tant sur le plan commercial qu’artistique.

Ben voila, on y est, mettons nos scaphandres et plongeons dans les abysses du cinéma.

Chapeau, fouet, crâne, VHS et DVDs, tout y est. #SoloShootsFirst

Chapeau, fouet, crâne, VHS et DVDs, tout y est.
#SoloShootsFirst

Professeur Jones

Inutile de revenir sur la saga Indiana Jones, il y a un bon milliard de livres et de pages internet sur le sujet, et je pense qu’une majorité d’entre vous les ont vus dans leur fougueuse jeunesse. Pour ma part j’ai découvert tout ça assez jeune avec une diffusion télévisuelle du Temple Maudit (le deuxième donc), que je n’avais pas beaucoup aimé et que je n’aime toujours pas beaucoup. Puis j’ai découvert Les Aventuriers de l’Arche perdue, et La Dernière Croisade (respectivement premier et troisième films) qui restent indéniablement des mètres étalons dans le cinéma de divertissement familial, et ont une place de choix dans la culture dite populaire. Et puis, y a des nazis.

Alors que le troisième film concluait parfaitement les aventures d’Indiana Jones, tout le monde voulait un nouveau film, le public, la presse mais aussi Harrison Ford et George Lucas (producteur et scénariste de la franchise). Spielberg, lui, ne vouait pas rempiler. Son cinéma a bien changé depuis la fin des années 1980. Il a plus ou moins fait ses adieux au cinéma de divertissement et familial avec Jurassic Park, Hook puis A.I. Il s’est attaqué a des sujets plus graves, comme avec La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan ou Munich, bref c’est un cinéma qui est devenu plus adulte, pourrait-on dire. En plus du manque de volonté de Spielberg, aucun scénario n’est validé pour un quatrième Indiana Jones. De grands noms comme M. Night Shyamalan (Sixième sens, Incassable…), ou Franck Darabont (La Ligne verte, Les Evadés …) s’y sont cassé les dents. Finalement Gorge Lucas et le scénariste Jeff Nathanson, (qui a déjà signé les scripts d’Arrête moi si tu peux et du Terminal pour Spielberg) pondent une première mouture.

Spielberg accepte finalement de réaliser le film, sans doute suite à une bouffée de nostalgie et un gros chèque. Il fait retoucher le scénario par David Koepp, celui-ci ayant déjà adapté au cinéma les deux Jurassic Park, ainsi que La Guerre des Mondes. Notons que Koepp et Nathanson se sont retrouvés pour écrire Men In Black 3, produit par Spielberg (on y revient). Les collaborateurs récurant de Spielberg reviennent pour la plupart ; le couple de producteur Franck Marshall et Kathleen Kennedy, le monteur Michael Kahn (qui suit Steevy depuis Rencontre du troisième type), la costumière Mary Zophres (collaboratrice régulière des frères Coen, de Christopher Nolan et de Spielberg donc), mais aussi le compositeur John Williams (signant ici une B.O. particulièrement réussie) et le directeur de la photographie Janusz Kaminski (qui a reçu deux oscars pour La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan). Celui-ci garde sa patte si atypique (les hautes lumières presque laiteuses, un jeu avec la désaturation des couleurs et les faibles contrastes, tout en suivant les traces de la photographie plus classiques des trois premiers films (signées par le vétéran Douglas Slocombe). Bref tout ce petit monde tourne cette nouvelle aventure.

Le film sort en 2008, rencontre un très honnête succès commercial mais la réception public est très mitigée. Le temps passant, les rares critiques positives s’effaceront et d’un avis commun, semble-t-il, le film sera rejeté en bloc. Personnellement j’avais beaucoup aimé et, quand je l’ai revu pour pondre ce papier, je ne l’ai point détesté. Le film a de gros défauts mais tout autant de qualités, et la plupart des critiques qui lui sont faites touchent des détails qui ne méritent pas tant d’attention, ou ne sont tout simplement pas fondées.

La plupart des défauts d’Indiana Jones 4 ne viennent pas des idées de bases, mais de leur traitement, de leur écriture. Ainsi le retour de Karen Allen dans le rôle de Marion Ravenwood était plutôt sympathique, mais ce retour est plutôt mal amené. Tout comme le fils d’Indiana Jones, qui en soi aurait pu amené un ressort comique au film. Hélas le rôle est si mal écrit, et si plat, qu’on ne retrouve jamais la merveilleuse dynamique père-fils qui faisait vivre La Dernière Croisade. Le jeu de Shia Laboeuf, tant critiqué, vient d’ailleurs de ça, le garçon ayant prouvé par la suite qu’il était un très bon acteur (Fury, Nymphomaniac, Charlie CountrymanDo it…)

Les Indiana Jones ont toujours été des reprises, des clichés des séries B et Z d’antan, celles qui faisaient semble-t-il vibrer les petits Spielberg et Lucas. Celui-ci ne fait pas exception. La présence d’extra-terrestres s’explique ainsi. Les années 1950, dans lesquelles se déroule le film, ont vu l’émergence du cinéma de science-fiction (ou du moins un premier âge d’or), et la moindre série B se devait de contenir un petit bonhomme du cosmos. Il était naturel pour Indy de les croiser. Après cela n’excuse pas le design à la fois trop moderne et trop fade de ces messieurs de l‘espace, ni leur arrivée dans l’histoire terriblement prévisible.

MAIS ! Ils sont où mes nazis ?

MAIS ! Ils sont où mes nazis ?

Aventure, j’écris ton nom

Le film souffre également de défauts plus marqués, comme le gloubi-boulga numérique des effets spéciaux, ou le scénario souvent confus. La présence de comédiens si talentueux et prestigieux que John Hurt (Elephant, Man, La Porte du Paradis, Harry Potter) ou Jim Broadbent (Moulin Rouge !, Harry Potter, Brazil) dans des rôles aussi mineurs est également assez étrange. Ceci dit, on a rarement mentionné les réussites du film. L’idée de faire du fils d’Indy une caricature du Marlon Brando de L’Equipée sauvage (Brando était LE rebelle dans les années 1950) est aussi amusante qu’intelligente. Que dire de Cate Blanchett (l’une des plus grandes actrices contemporaines) dans le rôle de l’antagoniste. Son jeu délicieusement cartoonesque, ses moments de complicités avec Indy ou encore son costume et ses attitudes, et bien sûr le superbe thème musical qui l’accompagne, mettent d’emblée cette méchante top-niveau.

Les Aliens étaient souvent, à l’époque, une métaphore peu subtile du péril rouge, de la peur d’une invasion communiste. L’exemple le plus célèbre reste L’Invasion des Profanateurs de Sépultures de Don Siegel. Indiana Jones 4 se déroulant dans les années 1950, en pleine Guerre Froide, il était donc naturel que les méchants nazis des années 1930 fassent place aux fourbes soviétiques, les deux cherchant des artefacts divers et variés pour dominer le monde et rallier tous les peuples à leur nation, de gré ou (plus volontiers, à en croire nos amis ricains) de force. Ce cadre spatio-temporel explique aussi la scène controversée de la bombe atomique. Je ne reviendrais pas sur les propos du genre « c’est trop pas réaliste… », comme si Indiana Jones l’avait déjà été. Et puis ce frigo a l’air solide. Cette scène est plus une caricature d’un discours d’époque. On apprenait en effet aux écoliers que lorsque les infâââââââââââmes – on n’insiste jamais assez – Russes iraient envoyer une pluie de bombes atomiques, se cacher dans le frigidaire (que nous a offert la société de consommation, bien américaine, elle !), suffirait pour survivre. L’époque explique aussi les sous-intrigues d’espionnage, et le personnage de Mac (interprété par un amusé Ray Winstone) qui est agent triple, trahissant systématiquement ceux qui l’accompagnent. Les intégrations de ces sous-intrigues, des extra-terrestres, de la bombe atomique ou d’un fils pour Indy s’expliquent, mais sont toujours mal exploitées, trop frontalement traitées ou, au contraire, pas assez.

Indiana Jones 4 n’est pas un mauvais film, c’est un bon film raté, ce qui est très différent. On l’a critiqué pour avoir osé essayer de nouvelles choses. Ceci dit, cela n’excuse pas tous ses défauts, et sans doute la saga Indiana Jones aurait dû rester dans les années 1980, ou alors prendre un nouveau départ comme l’ont fait mainte fois les James Bond.

Depuis, Spielberg a construit un empire autour de ses réalisations et surtout autour de ses productions. Sa filmographie aussi hétéroclite qu’immensément longue – cmb – le prouve. Ainsi, on a pu le voir produire des divertissements familiaux comme les sagas Gremlins, Retour vers le futur, Le Petit dinosaure, Transformers, Men in Black ou encore des films comme Les Goonies, Fievel au far West ou Cow Boys et envahisseurs. Il a également produit des films plus complexes à vendre, comme Rêves d’Akira Kurosawa, le remake des Nerfs a vifs par Scorsese, True Grit des frères Coen ou encore Au delà de Clint Eastwood. Spielberg c’est aussi la société de production Dreamoworks, qui concurrence Disney dans le domaine de l’animation (Shrek, Madagascar, c’est eux), et qui a produit Gladiator de Ridley Scott. Il a touché également à la télévision, avec un succès souvent plus mitigé. On compte ainsi d’immenses réussites, la série Urgence, Disparition ou encore la géniale série Band of Brothers et The Pacific, son pendant austral, mais aussi des échecs monstrueux comme Terra Nova ou Smash. Notons au passage la série Histoires Fantastiques, cousine dégénérée de La Quatrième dimension ou d’Alfred Hitchcock présente :, dont certains épisodes ont été mis en scène par Eastwood, Scorsese, Joe Dante, Wes Craven ou George Miller.

Le Gang des baltringues : Scorsese, Spielberg, Coppola, Lucas…

Le Gang des baltringues : Scorsese, Spielberg, Coppola, Lucas…

Professeur Spielberg

Spielberg est l’une des personnalités les plus influentes du septième art, dans une dimension commerciale bien sûr, mais également par son style et l’idée du cinéma qu’il a plus ou moins inventé. Spielberg a commencé sa carrière à la fin des années 1960 à la télévision et vers le milieu des années 1970 sur le grand écran. Le cinéma américain est alors en pleine effervescence. C’est l’époque du Nouvel Hollywood, un mouvement très célèbre et célébré. Kézako ? Tandis que la télévision se développe, les grands studios Hollywoodiens enchaînent échec sur échec. Une jeune génération de cinéastes, provenant souvent des écoles de cinéma, se voit alors confier d’importants projets et ce en gardant une certaine liberté. On verra ainsi un tout jeune Francis Ford Coppola réaliser (et imposer sa vision) l’adaptation du best-seller Le Parrain de Mario Puzo (qui écrira plus tard Superman: le film, ce qui est bizarre et cool). Le Parrain va connaitre un succès incroyable (82 millions de dollar de recette) et sera dépassé très peu de temps plus tard par l’adaptation de L’Exorciste réalisé par William Friedkin (sortant à peine du succès de French Connection) qui récoltera 85 millions de dollars de recette. En comparaison avec les scores actuels des grands succès, Le Parrain ou l’Exorciste font pales figures. Mais il faut relativiser a choses, le film de Coppola avait un budget de moins de 5 millions de dollars, et le prix des entrées n’était pas du tout le même, ni même le nombre de salles de cinéma.

Retournons à nos moutons. Le Nouvel Hollywood s’inspire dans ses techniques de La Nouvelle Vague Française et du Néo Réalisme Italien, deux mouvements emplis de liberté. Les héros du Nouvel Hollywood sont souvent des marginaux et les thèmes traités sont les failles de la société. Le Parrain montre (dans un style très classique) l’évolution d’une famille mafieuse dans l’après-guerre, plongée dans la violence, et fait très clairement le parallèle avec l’Histoire Américaine. Le spectre de la contre-culture, de la guerre du Vietnam, et de tout ce qui s’ensuit, plane. L’Exorciste, lui nous montre une petite fille bien sage possédée par un démon, à l’intérieur du cocon familial, et une crise de la foi chez un prêtre – qui n’avait pas mangé trop de chocolat sinon la foi (qui est féminin) se serait vue accolée d’un e pour devenir le foie (qui est masculin) et c’eût été une bonne boutade. Mais du coup non -. On s’attaque à la famille et à la religion.

Pendant que Coppola, Scorsese (avec Taxi Driver et Raging Bull notamment), Friedkin ou encore Terrence Mallick (La Ballade sauvage et Les Moissons du ciel) connaissent gloire et succès, Spielberg réalise des épisodes de séries TV (dont le pilote de Columbo – GLOIRE IMMORTELLE !), puis son premiers film pour le cinéma (Duel étant un téléfilm) en 1974 : Sugarland Express, un décalque maladroit de Bonnie and Clyde où il est difficile de reconnaître le futur papa d’E.T. C’est en 1975 que tout va changer. Après un tournage homérique, il sort Les Dents de la mer, une série B (et un chef d’ouvre formel) qui remportera 270 millions de dollar. Puis en 1977, Rencontre du troisième type égalera le score. La sortie de La Guerre des Etoiles la même année confirmera la fin du Nouvel Hollywood. Les thèmes durs, sociétaux, politiques ne plaisent plus, c’est l’ère des blockbusters familiaux. Ce sera d’ailleurs en 1977 que Friedkin, encore grand mugul du cinéma, connaitra un échec cuisant avec son chef d’œuvre d’une noirceur incroyable Le Convoi de la peur (remake du Salaire de la peur de Clouzot), sorti une semaine après La Guerre des Etoiles et ne rapportant rien. La fin de la fin aura lieu en 1980 avec le désastre financier de La Porte du Paradis de Michael Cimino, un chef d’œuvre au passage. Pendant ce temps, Spielberg et Lucas conquièrent le monde en enchaînant L’Empire contre Attaque, Indiana Jones et E.T. Spielberg serait donc « né » sur les ruines de l’âge d’or du cinéma d’auteur américain.

Spielberg a redéfini le modèle du cinéma Américain. Il a plus ou moins inventé le blockbuster, et tout ce qui va avec ; le marketing sauvage, la prise de risques de plus en plus fluette – ça rejoint l’édito sur les bandes originales du camrade Clog -, le recul du cinéma en tant qu’art pour un cinéma industriel. La dégénérescence du cinéma de blockbusters américains actuel semble en être une conséquence.

Mais Spielberg n’a pas que redéfini le modèle économique du cinéma américain. En berçant des millions d’enfants avec ses films, et en rendant ses lettres de noblesse à la série B avec Les dents de la mer, entre autre, il est l’inspiration d’un sacré paquet de cinéastes. James Cameron et son Terminator a suivi avec une précision millimétrée le modèle de Spielberg. On retrouve chez les deux zigotos un amour de la technologie, des effets-spéciaux – voir à ce sujet les deux Thémas (ici et ) sur le sujet et l’interview du camarade Zeppieri, matte painter – et de la science fiction. On ressent également une plus grande influence du cinéma de série B que du cinéma classique… Citons encore Robert Zemeckis, Joe Dante, Chris Columbus et bien d’autre.

Bonjour, j'ai créé tes rêves. Maintenant, vénère-moi.

Bonjour, j’ai créé tes rêves. Maintenant, vénère-moi.

Un dernier titre avant la fin du monde

Spielberg a aussi eu une influence stylistique. Les grands manitous du cinéma de divertissement actuel lui doivent beaucoup. D’abord, les plus évidents : JJ Abrams, Peter Jackson, Christopher Nolan ou Joss Whedon empruntent un style, une façon de raconter les histoires, d’utiliser des mises en scène virtuoses en cache misère parfois… Mais des cinéastes plus intimistes prennent Spielberg pour référence également. On pensera à M. Night Shyamalan qui utilise le fantastique comme Spielberg l’utilisait, afin de parler de grands thèmes comme la famille (tous ses films), la foi (Signes), le manque de communication (Sixième sens)… Notons que Shyamalan ira plus loin en utilisant ce « procédé » pour parler de politique avec le sous-estimé Le Village. Mais on ne retrouve pas du Spielberg qu’aux Etats Unis. Luc Besson reproduit ce qu’il a pu voir chez le maestro sans arrêt, Jacques Hervé Fichet s’inspire grandement d’E.T dans Lea un ange dans ma maison – nous l’avons interviwé ici -, et l’un des plus grands cinéastes actuels Bong Joon Ho cite Les Dents de la mer de manière explicite dans le chef d’œuvres The Host, ou Empire du soleil dans l’autre chef d’oeuvre : Memories of Murder.

Ainsi l’adjectif spielbergien deviendra sans doute – si ce n’est pas déjà le cas – un mot aussi utilisé que hitchockien. Le Spielberg cinéaste, lui, continue à se montrer passionnant, et espérons que Le Pont des Espions (pas encore sorti en France) ne nous fera pas déchanter. Les prochains projets, une adaptation du Bon Gros géant de Roald Dahl et l’adaptation sans cesse repoussé de Robopocalypse de Daniel H Wilson font certes assez peur, mais c’est plutôt un bon point.

Voila, c’en est finit de Spielberg. Ces quatre articles – Jurassic ParkCheval de GuerreEmpire du Soleil et donc celui-ci – ont eu pour but de dresser un portrait de son cinéma, de ses paradoxes et peut être aussi du personnage, le tout étant forcément subjectif.

Comment ça c’était un article sur Indiana Jones 4 ? Vous exigez d’être remboursés ? Demandez au Faquin, après tout c’est pas chez moi ici 😉

Lemming Affranchi

Du même réalisateur : Minority ReportJurassic Park, Cheval de Guerre et Empire du Soleil.
Thémas sur le sujet : Trucages et effets spéciaux – Une histoire 12Edito de
Jérémie Clog sur les B.O. au cinéma
 et Interview de Zip – Matte-Painter.

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12 commentaires

  1. Très bon article, qui reprend ce qui ne fonctionne pas dans Indy 4.

    Le reste reprend la carrière de Spielberg, car finalement il n’y a peut-être pas beaucoup à dire sur Indy 4, qui n’est pas « un mauvais film, mais un bon film raté » pour reprendre votre expression.

    Attention une erreur (classique) s’est glissée dans votre article.
    Spielberg n’a pas réalisée le pilote de Columbo mais l’épisode 1 (Le livre témoin).
    Avant il y a eu un téléfilm en 1968 et le pilote effectif (Rançon pour un homme mort) en 1971.

    Et quand vous dites « pendant que Coppola, Scorsese (avec Taxi Driver et Raging Bull notamment), Friedkin ou encore Terrence Mallick (La Ballade sauvage et Les Moissons du ciel) connaissent gloire et succès, Spielberg réalise des épisodes de séries TV », ça ne concerne pas Scorsese, car Taxi Driver et Raging Bull, sont sortis après Sugarland Express (prix du scénario à Cannes) et surtout Les Dents de la Mer et l’adoubement du réalisateur par Hollywood.

  2. Merci à vous pour votre article tout en nuances sur Indy 4 le mal aimé.
    Et ça fait plaisir de lire de vrais arguments de cinéma concernant Spielberg, qui déclenche souvent des positions tranchées dans un sens ou dans l’autre.
    Au plaisir de vous (re)lire.

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