Sense of Wonder

Sense of Wonder – Symphonie pour Envers

SoFee L. Grey

Il y a trois mois déjà, nous accueillions SoFee L. Grey sur La Faquinade à l’occasion d’un édito dont le but était de traiter de la place des fées dans le monde moderne. On peut lui lire dire : « Les Fées sont ma religion à moi, petites muses et compagnes silencieuses de mes rêves d’encre. Aussi naïf puisse-t-il paraître, mon nom de plume leur est dédié. » Son édito avait fait sa petite place assez rapidement dans le grand incendie qu’est La Faquinade.

Ensuite, nous avions retrouvé la jeune lyonnaise dans le jury du Prix Exégète lors duquel elle avait voté pour Un Eclat de Givre d’Estelle Faye ou on pouvait la lire dire : « Mon vote tient surtout aux impressions qui naissent, pendant la lecture, de la sublime mise en scène d’Estelle Faye. La poésie des descriptions…« 

Alors quand la possibilité, quelques mois en arrière, grâce à Markus Leicht de la librairie Temps-Livre (excellent bouquiniste s’il en est), de rencontrer SoFee L. Grey autour de la sortie de son dernier roman s’est présentée, je ne me suis pas fait prier. Et, même si les événements ne se sont pas forcément déroulés dans cet ordre, il n’en reste pas moins que j’avais Sense of Wonder et que j’attendais le moment propice pour m’y plonger.

Et le mois A Tire d’Elles m’a semblé parfait pour cela.

Une illustration splendide qui donne une idée brumeuse mais juste de l'ouvrage.

Une illustration splendide qui donne une idée brumeuse mais juste de l’ouvrage.

L’envers de la couv’

On y a fait allusion juste au-dessus, Sense of Wonder est un ouvrage récent, sorti pour le festival Trolls  et Légendes 2015. C’est donc un ouvrage récent pour une jeune auteure, qui en est déjà à son troisième (deux premiers tomes d’une trilogie déjà parus avant cela). Libraire lyonnaise, elle a une formation en histoire et conservation du patrimoine – c’est donc une fille bien – ce qui se ressent dans le moindre paragraphe. Mais nous y reviendront plus avant dans la prochaine partie. De plus, sur son compte facebook, elle nous sert de nombreux crayonnages dans un style assez… féérique, oui. Crayonnages qui ornent également le site de son éditeur. Voyez plutôt. Une autre corde à la lyre de la conteuse.

Et la transition est toute trouvée pour parler d’icelui ! Les Netscripteurs qu’il s’appelle. Une maison d’édition que l’on peut croiser sur des salons ici et là, mais pas du genre à faire le premier plan des librairies. En même temps, c’est difficile quand aucun des auteurs du catalogue n’est reconnu. Mais voilà, il convient peut-être alors de se pencher un peu sur la politique de l’éditeur. Dès l’arrivée sur le site internet, celle-ci saute aux yeux :

« Une maison d’édition dédiée aux jeunes générations :
Encourager et révéler de jeunes auteurs
Donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer
Echanger autour de la lecture et de l’écriture
Proposer des lectures qui intéressent les jeunes d’aujourd’hui »

Un parti pris intéressant, n’est-il pas ?

« Parce que les grandes maisons d’édition n’investissent pas sur des ouvrages dont l’auteur n’a pas fait ses preuves, d’autant plus s’ils nécessitent un important travail éditorial en matière de correction et de travail sur le texte…
Parce que la société française considère davantage sa jeunesse comme un problème plutôt que comme une ressource riche de savoir-faire, de créativité, d’imagination…
Le pari des Netscripteurs est de permettre une expérience positive de collaboration d’écriture et de publication (qui pourra être valorisée par l’auteur dans son parcours personnel, scolaire et professionnel), et de donner une visibilité et une reconnaissance à ce travail par la production de textes de qualité (grâce à un accompagnement de l’auteur pour travailler son texte), leur mise en valeur et leur distribution. »

On constate donc une grande volonté d’expérimenter l’édition comme une valeur sociale de la cohésion de notre société. Une volonté à la fois éducative et solidaire, et du coup édifiante, qui ne peut qu’attirer la sympathie. D’autant plus quand on constate, par l’expérience, que la qualité est au rendez-vous et que le travail porte ses fruits. – Et un Netscripteur pour la quatre ! – Un vrai travail d’édition servi sur son coulis d’opportunités de jeunesse, le tout enrobé dans un cocon de confiance mutuelle ; ces messieurs-dames sont-ils satisfaits ?  Je ne peux que vous conseiller de jeter de temps à autre un oeil au blog de l’éditeur (pas si fourni). Le peu qui y est dit vaut le détour.

Pour revenir sur l’objet-livre, le grand format à 15€ – « Les Netscripteurs, c’est une sélection de lectures dans les thèmes qui intéressent les jeunes d’aujourd’hui, à des prix très légers. » – est tout à fait au niveau de ce qui se fait ailleurs, même si avec sa couverture lisse et brillante, il est un peu à contre-temps des modes actuelles (Moutons, Atalante, Critic, Helios, Mnémos…). On notera également l’impression en France (Imprim’Vert) mais la mauvaise reliure qui se craquelle déjà après la première lecture. Cependant, l’illustration absolument splendide et accurate signée Olivier Sanfilippo habille l’ouvrage de la plus belle des manières. De même, on note qu’un soin tout particulier a été apporté à la conception visuelle et graphique de l’objet, réalisée par l’éditrice, Isabelle Martin. L’éditrice insiste d’ailleurs là-dessus en spécifiant l’emploi d’une typographie spéciale et d’illustrations pour renforcer le caractère féerique du roman, ce qui rend plutôt bien !

D’ailleurs, signalons que si je vous dis cela sur les mots de l’éditrice, c’est parce que l’ouvrage s’est vu agrémenté de plusieurs annexes : un lexique quasi indispensable des fées présentes dans l’ouvrage, un Making of vu par l’auteur et un Making of vu par l’éditeur, qui sont une façon des plus sympathiques de présenter la note de l’éditeur ou une version augmentée de l’habituelle page de remerciements de l’auteur. De plus, on ne pourra s’empêcher de noter le remerciement apportée par l’éditrice à la correctrice, Louise Roullier. Les correcteurs sont des incontournables de la conception d’un ouvrage et ils sont trop rarement mis en avant. N’est-ce pas LorianO ?

Une graphie interne qui réjouit les sens ! Du beau boulot !

Une graphie interne qui réjouit les sens ! Du beau boulot !

Construction néo-classique

Sera-t-il enfin temps de parler du contenu ? Oui, mais dans sa partie formelle. Et quand je dis formel, je ne dis pas stricte. Même si l’organisation de l’ouvrage l’est, formelle, dans le sens carré strict. Oui je sais. La narration est découpée en trois actes – dont le Perceval d’Astier disait : « Les 3 actes, c’est les bonnes femmes qui sont mi-taupes mi-déesses, et qui ont forcé les mecs de Bethléem à construire les pyramides. » – composés chacun d’une courte introduction et de six chapitres, pour une longueur à peu près équivalente (une centaine de page chacun). Le tout est conclu par un épilogue, lui aussi relativement court.

Alors, dit comme ça, ça peut paraître formel et strict. Mais non ! Comme on peut le lire sur la présentation de l’auteure sur le site de l’éditeur ou bien dans le Making of par l’auteur à la fin du roman, si SoFee L. Grey s’exprime de la sorte, c’est bien en raison de ses influences : les auteurs classiques de la période qu’on peut qualifier de beaucoup de choses, dont victorienne, à la fin du XIXème siècle. Arthur Conan Doyle notamment, mais aussi Jules Verne et j’en passe. Sense of Wonder est une ode à « ce XIXème siècle fascinant qui, semble-t-il, fut pour le merveilleux le dernier âge pour s’exprimer, son sursaut désespéré et son linceul noir de fumée. » Rien d’étonnant alors à voir l’ouvrage se parer telle une symphonie de prélude et de fugues, rien de contrariant à sentir les acres remugles d’encens mélangés dans les salons surpeuplés qu’adorent fréquenter les gens de la bonne société et rien de surprenant, enfin, à l’envie d’ajuster votre redingote et de redresser votre melon, après avoir vérifié que votre montre à gousset est toujours à sa place, qui vous prendra en liant les vers de prose de l’auteure.

Son éditeur nous décrit l’auteure comme « profondément marquée par […] la poésie tourmentée de Baudelaire ou Blake » et c’est bel et bien un romantisme de fin de siècle qu’elle exprime. Le formalisme avec lequel elle vêt son roman relève à la fois du beau et de la vanité. Sans tomber dans une dérive parnassienne d’art pour l’art, SoFee L. Grey décide de nous entraîner dans une valse où chaque temps porte un message qui trouve sens dans sa mélodie et, parfois, dans notre réalité. Cela, nous pouvons peut-être plus facilement le relever après la lecture de son édito.

Que l’ouvrage s’ouvre sur une poème de Baudelaire, les Bohémiens en Voyage, témoigne une fois encore de la force de cette ascendance dans l’oeuvre de l’auteur. Une ascendance qui se retrouve également dans son style, du moins sur cet ouvrage (à défaut d’avoir lu les autres). Ici, le ton relevé et les formulations parfois un peu alambiqués, les phrases qui ne cherchent pas à se raccourcir pour plaire (mais sans jamais se doter de tiroirs labyrinthiques) et l’esprit global qui se dégage laisse voir, dans le fond, en surbrillance, un style tout proche de ce qu’une Mary Shelley ou une Susanna Clarke avaient pu proposer en leur temps (même si cette dernière n’est pas encore finie).

SoFee L. Grey s’inscrit dans cette tradition, d’auteures qui vont écrire une histoire pour la raconter et également pour décrire un univers, un monde, qui peut-être en partie différent du nôtre mais qui reste profondément ancré dans notre réalité. De prime abord, au fil des pages, vous lisez la magie et vous lisez le fantastique, et, sans jamais lire entre les lignes, vous pouvez vous contenter de cela. Mais il y a une sorte de message intrinsèque à cet ouvrage, comme c’est le cas de Jonathan Strange & Mr. Norrel de Clarke. Pourtant, c’est avant tout l’écriture du beau, qui relève, je le mentionnais, de la vanité mais pas de la vanité vaine, si je puis me permettre. Ho et puis zut, je me permets. Voilà.

Au niveau des influences on trouve également assez facilement un autre lien facile avec l’univers de L’Assassin Royal de Robin Hobb. En effet, on peut retrouver dans les différents pouvoirs qui lient certains individus aux fays des rémanences de l’Art et du Vif. Encore une fois un héritage assumé.

Malgré (ou peut-être grâce ?) à tout cela l’ouvrage ne présente aucun côté fou-fou ou valise. L’ensemble de la société décrite, des groupes sociaux présentés et de l’intrigue développée est tout à fait homogène et ne souffre aucunement du caractère artificiel qu’on pourrait lui prédire en découvrant tout cela. Faut-il voir là le fruit du travail souligné par l’éditeur ? Possiblement. Peut-être aussi, simplement, une certaine vision du projet par l’auteure et une bonne capacité dans l’exécution de ce projet. Quoiqu’il en soit, Sense of Wonder nous gratifie à chaque chapitre d’un univers riche et complexe, qui emprunte à beaucoup mais ne fini ni en pastiche, ni en patchwork car il réussi à trouver son identité propre si bien que, passés les premiers haussements de sourcils, on se laisse bigrement emporter dans les ruelles crasses de l’industrieuse province.

Les Netscripteurs, c'est aussi du roman noir ! A venir sur La Faquinade !

Les Netscripteurs, c’est aussi du roman noir ! A venir sur La Faquinade !

Symphonie merveilleuse

Nous avons parlé jusqu’ici de la partie formelle de l’ouvrage, parlons maintenant du fond. Pour cela, nous allons rester dans les mêmes eaux, celles de l’art et du beau, avec l’un des personnages centraux de l’intrigue, la dénommée Faustine Du Marais. Outre le fait d’avoir nommé son personnage d’un prénom aussi élégant, l’auteure en a également fait l’un des personnages qui ont bercé son enfance et ses rêves de jeunes filles, si on lit entre les lignes : Faustine est une poétesse qui vit de sa plume, allant de salons en salons et qui dispose d’un caractère fort qui lui donne une indépendance que sa plume lui permet d’assurer financièrement. Sir Lloyd Connor, dont le nom n’est pas sans rappeler celui du papa de Sherlock Holmes, est un dandy qui fréquente la haute société à la manière des personnages du roman de Susanna Clarke.

Mais, l’un comme l’autre, sont ce qu’on pourrait appeler des freaks. En sus du Sens, ce pouvoir qui leur permet de sentir les fays, ils sont chacun des personnages contrastés : Faustine la poétesse est atteinte de strabisme et Sir Connor le dandy est fauché comme les blés. Ils sont de véritables dichotomies vivantes, séparés en deux entre deux mondes à aucun desquels ils n’appartiennent totalement. Ce constat pourrait se faire pour bien d’autres personnages, tel le père Maurel, présenté comme une figure austère de l’autorité et de l’opposition aux fays et dont l’image s’effrite peu à peu. Cependant, l’auteure ne tombe pas dans l’excès inverse de prendre chaque archétype à contre-pied – par exemple avec le colonel Rowan, fidèle à lui-même -, offrant une remarquable palette de personnages qui s’animent tous dans des directions différentes, complétant ainsi une toile globale qui ne cesse de s’enrichir.

Attardons-nous un instant sur le sous-titre de Sense of WonderSymphonie pour l’Envers. L’Envers, c’est ce monde alternatif dans lequel vivent les fays et d’où on peut les appeler jusqu’à notre réalité ou, à l’opposé, où l’on peut les bannir. Ce n’est pas anodin si ce sous-titre, s’il porte effectivement une touche dix-neuvièmisante, parle de symphonie. L’ensemble du roman est construit autour des sens. On a en effet le Sens, mais aussi des talents mineurs comme le Goût, le Toucher, l’Odorat… Ne parle-t-on pas de symphonie de couleurs, parfois, au détour de l’oeuvre d’un impressionniste fou ? La notion musicale est partout présente. Une fois encore je m’appuierai sur les mots de SoFee L. Grey : « L’art a toujours eu une grande place dans ma vie ; et pour accompagner mes errances, la musique est, par de nombreux aspects, indissociable de l’écriture.« 

On a déjà rencontré la musique dans nos pérégrinations, et beaucoup récemment. On l’a vue servir de prétexte au texte même (Alternative Rock), s’implémenter dans l’univers de l’ouvrage (Un rêve mandarine) ou encore servir la narration par son omniprésence (Serpentine et Notre-Dame-aux-écailles). Mais ici, rien de tout cela. Ici la musique n’existe que parce que l’on ressent. Elle est vécue non pas comme un vecteur ou un catalyseur, mais comme une sensation au même titre que le goût sucré d’une fraise. Il n’y a pas de mise en musique du texte, pas à proprement parler du moins. On remarque néanmoins que cette dernière perce sous le linceul blanc des pages. Les salons et les représentations, la poésie que l’on ne lit jamais, le paysage sonore toujours bellement décrit et ces pics de Sens qui engourdissent tout mais continuent à me faire penser à une lourde ligne de bass-guitar qui vous disloque la cage thoracique. Dans un sens, ce n’est pas si étonnant que SoFee L. Grey ait voté pour l’ouvrage d’Estelle Faye lors du Prix Exégète, tant Givre navigue dans les mêmes eaux avec cette poésie parlante qui le caractérisent.

Enfin, on peut relever un dernier point qui est voué à vous intriguer dès le début de l’ouvrage, où l’on peut lire un avertissement au lecteur :

« Dans cet ouvrage de fiction, vous croiserez des peuples nomades désignés sous les noms de Roms, Manouches, Tziganes, Gitan… sans qu’il soit fait distinction entre eux. Leur langage emprunte à la langue romano et à ses variantes, mâtinées d’argot. Nous ne l’avons pas traduit afin qu’il conserve son mystère auprès des gadjé. »

Deux choses à noter d’abord : il y a quelques années, quand le climat social dans le pays n’était pas tant à l’opposition et au buzz sur des raisons fallacieuses (comme ce fut encore le cas cette semaine) et à l’opposition entre citoyens (idem), on n’aurait pas vu la première phrase de ce message. Ensuite, la volonté de ne pas traduire est, pour moi, une très bonne chose. L’auteure, comme beaucoup de légendes et contes populaire, prête à ce(s) peuple(s) des liens avec l’Envers et des accointances à la magie et laisser le mystère planer sur leur langage, même si on le connait partiellement, est une très bonne façon de maintenir le lecteur sous son charme. Dernière chose sur la présence de ces peuples dans le livre : ils sont présentés sous le jours romantique des nomades à la Esmeralda du Le Bossu de Notre Dame de Disney. Il y a aussi une tendresse particulière de ces gens simples qui est, parfois maladroitement, mise en avant mais toujours dans la volonté de toucher à l’humain. Et vous savez le seul autre livre que j’aie pu lire et qui proposait une vision aussi douce et humaine des peuples nomades Roms ? Dans le mille, La Marque, le premier tome de la saga Kushiel de Jacqueline Carey, dont je vous ai fait un Y F’rait Beau Voir dithyrambique en début de semaine ! Coïncidence ? Je ne pense pas.

Et une dédicace en rapport, une !

Et une dédicace en rapport, une !

Sense of Wonder-full

Alors c’est vrai, j’ai discuté avec des connaissances blogueuses qui ont émis la remarque, pas infondée, que la lecture n’était pas aisée, de prime abord. Qu’il fallait se lancer en admettant de ne pas tout saisir et d’accepter le deal d’apprendre à découvrir les fays au fur et à mesure. Maintenant, je pense que ce qui gêne surprend le lecteur c’est surtout des mots comme gianes et gr’oach surprennent d’autant plus qu’ils nous sont inconnus. Remplacez par lutin ou vampire et vous voilà avec un public rassuré.

C’est donc une prise de risque, qui est pour moi payante, qu’a effectué SoFee L. Grey avec le consentement de son éditrice, de nous livrer un univers sans concession et avec une force rare.

Maintenant qu’il est temps de conclure je dois bien vous avouer quelque chose, habiles lecteurs. Je n’y croyais pas. Quand j’ai acheté cet ouvrage je m’attendais à lire un récit de steampunk intéressant et assez inédit mais somme toute assez classique. Grand bien m’en a pris, car j’adore être surpris de la sorte !

Vil Faquin

De la même auteure : CréatureFées et vie moderne (édito).
Sur de la fantasy steampunkLa Volonté du DragonLa Route de la Conquête.

PS : Sophie, combien tu exiges en rançon pour me rendre mon Givre ? 😉

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10 commentaires

  1. Merci encore pour cet article cher Vil. Puissent les lecteurs de ton blog oser lire à leur tour une inconnu et se laisser surprendre !
    Et pour l’otage, ne t’en fais pas, il est choyé et te sera rendu sans problèmes ^^ (j’en ai juste profité pour le relire ^^)

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