Interview de Philippe Ward / 16.7.15

Interview de Philippe Ward.

Billet à lire : New York, New York.

Présentation

Bonjour, t’es qui ? Ouh là là cela commence fort. Qui suis-je ? Je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne. On va faire simple : mon vrai nom Philippe Laguerre. Ward est un pseudonyme que j’ai pris quand j’ai appris qui j’étais et qui me colle à la peau comme le sparadrap du Capitaine Haddock. J’ai 57 ans, je suis né à Bordeaux, mais je vis en Ariège depuis 1982. Ma famille est originaire de l’Ariège depuis… l’homme préhistorique. Marié, un enfant (garçon de 28 ans). Voila la fiche d’identité.

Ca va ? J’veux dire la vie, la canicule et tout ? Je m’en moque, j’ai la clim au boulot et à la maison. Car je crains maintenant la chaleur. Alors la climatisation ce n’est pas bon pour la planète, mais c’est bon pour moi.

Et sinon, tu as un vrai métier ? Oui je suis fonctionnaire territorial, pour faire simple, employé à la mairie de Pamiers, responsable informatique, depuis le 01 avril 1982. Encore quelques années et c’est la retraite.

Dimension New York, volume 1, aux éditions Rivière Blanche.

Dimension New York, volume 1, aux éditions Rivière Blanche.

Parcours

Tu peux nous présenter ton parcours ? Professionnel : simple Bac B (à l’époque) fac de science-éco, employé de mairie et après la retraite.
Dans le monde de l’imaginaire : lecteur avide, d’abord le club des cinq, Langelot, puis tous les Bob Morane, puis le Fleuve noir anticipation et toutes les collections de SF, fantastique, fantasy, puis espionnage (SAS, non je ne le renie pas) policier, polar etc. J’étais un lecteur boulimique, ainsi qu’un collectionneur avide, j’avais plus de 15.000 livres, mais je m’en débarrasse petit à petit, j’ai perdu mon âme de collectionneur alors j’en donne, j’en vends.
Comme auteur, c’est en lisant des romans de la collection J’ai lu épouvante que j’ai eu envie d’écrire. J’ai commencé par des nouvelles qui sont parues dans des fanzines à l’époque, puis je me suis lancé dans l’écriture d’un roman, du fantastique régional. 10 ans après avoir écrit la première ligne il est paru. C’était ARTAHE chez Cylibris, et depuis je n’ai pas arrêté.
Comme Directeur de collection : je dirige la Rivière Blanche depuis 11 ans avec Jean-Marc Lofficier. 11 ans déjà… Plus de 300 livres au catalogue et l’aventure continue. Avec plusieurs collections et plus de cent auteurs.

Quelles relations entretiens-tu avec les auteurs que tu diriges en anthologie ou dans ta collection ? Diffère-t-elle d’une relation auteur/éditeur habituelle ? Dans la collection : Disons que je connais presque tous les auteurs de la Rivière Blanche. Je joue toujours cartes sur table avec eux. Quand ils embarquent je leur dis ce que je sais faire, ce que je ne sais pas faire, ce que je peux faire, ce que je ne peux pas faire. Ils savent où ils embarquent. Après j’essaye de faire au mieux avec eux. Avec certains auteurs il y a des relations d’amitiés, on se voit lors des salons, lors de conférences, on discute, on va au bar. Certains auteurs nous ont quittés pour un monde meilleur et cela fait mal. Mais dans l’ensemble cela se passe très bien. Et si un auteur n’est pas content il peut débarquer quand il le souhaite en gardant les droits.
Comme anthologiste : c’est plus simple. Là aussi je joue carte sur table et ensuite je publie ou non la nouvelle après corrections. Cela s’arrête souvent là.

Je sais que tu es également auteur, notamment d’un prochain livre-ambiance sur la Grosse Pomme, dont le concept est intéressant, tu peux nous en parler ? Je suis tombé amoureux de la grosse pomme le 30 décembre 2010 et je suis toujours amoureux [ndlf : c’est raconté ici]. Et pourtant ce n’était pas le genre de ville que j’aimais, j’étais plus villes historiques, mais cela ne s’explique pas, je suis amoureux de New York. J’ai regardé les films, les séries, j’ai collectionné les livres, les romans, je tiens un blog Visions de New YorkJ’ai écris un livre avec mon fils. Il a pris les photos j’ai mis le texte. Et je viens de terminer un roman qui paraitra aux éditions CRITIC en février 2016. Le titre n’est pas acté encore. Mais New York c’est ma passion, j’en suis dingue.

Y a-t-il une anthologie qui t’as marqué plus que les autres dans celles que tu as éditées (ou parmi celles auxquelles tu as contribué) ? Dimension New York bien entendu. Sinon toutes les anthologies que j’ai publié où l’un de mes textes se trouve m’ont marqué.

Peu importe ce qu'on approuve, l'important, c'est l'action d'approuver.

Sur La Faquinade, peu importe ce qu’on approuve, l’important, c’est l’action d’approuver.

Edition/s

Peux-tu nous présenter quels sont les enjeux et les clefs de réussite d’une anthologie ? Si on le savait. Une anthologie c’est un plat de tapas (spécialité espagnole) il y a devant vous une vingtaine de petits plats, vous ne savez pas trop ce que c’est. Alors vous en prenez un et vous goûtez et ainsi de suite, vous aimez, vous n’aimez pas, mais vous découvrez. Une anthologie c’est entre 10 et 20 auteurs qui sont différents, avec leurs idées, leurs sensibilité, leur façon d’écrire, cela ne peut pas plaire à tout le monde et ce que vous aimez un autre lecteur ne l’aimera pas et vice-versa. Donc il faut essayer de varier les plaisirs, les genres pour que le lecteur trouve une pépite. Bien entendu il trouvera des textes qu’il n’aime pas, mais c’est le jeu.

Y a-t-il une différence entre une anthologie liée à un événement (par exemple à Troll et Légendes) et une anthologie voulue par un éditeur, un auteur ? Trolls et légendes ou les Imaginales ou les Utopiales, normalement les auteurs sont imposés, le thème pas toujours. Donc là on a les auteurs. Donc pas besoin d’aller les chercher ou de faire un appel à textes.
Ensuite quand vous lancez une anthologie vous avez deux solutions : ouverte ou fermée. Fermée vous contactez les auteurs, vous leurs dites, je sors une anthologie sur tel thème est-ce que cela t’intéresse d’écrire une nouvelle ? L’anthologiste connait l’auteur, son écriture etc, il est en pays connu.
Ouverte : là tout le monde peut répondre et l’anthologiste va devoir faire son choix, dire oui ou non. Il a plus de travail, car il va recevoir plus de textes. Et ce sera parfois cornélien de dire je le prends ou je ne le prends pas.
Pour un recueil d’un auteur, là c’est un travail à deux entre l’auteur et l’anthologiste pour choisir les textes. Mais c’est souvent plus simple.

Diriger une collection, comme tu le fais, qu’est-ce que ça implique comme nouveautés dans ton activité d’éditeur ? Le contact avec les auteurs, les faire travailler, le contact avec les lecteurs, répondre aux mails, il faut être commercial, comptable, psychiatre, illustrateur, et surtout il faut être FOU.

Entre anthologiste et directeur de collection, quels aspects te motivent/plaisent le plus ? Le plaisir et la passion de faire partage mon plaisir et ma passion. Et je suis maître à bord, je publie ce que j’aime.

Pendant 1 mois, on va parler nouvelles et recueils, acrrochez-vous, c'est parti !

Pendant 1 mois, on va parler nouvelles et recueils, acrrochez-vous, c’est parti !

Meta

  • Ton livre préféré ? Un seul : Armaggeddon Rag de G.R.R. Martin.
  • Ton morceau préféré ? Sans hésitation : Layla d’Eric Clapton.
  • Ton film préféré ? 2001 l’Odysée de l’espace de Kubrick.
  • Ton auteur préféré ? H.P. Lovecraft – mon pseudo vient du titre d’une de ses nouvelles.
  • Ce que tu n’arriveras jamais à lire, même en te forçant ? Je ne sais pas…
  • Un truc inutile dont tu n’arrives pas à te passer ? Le coca cola.
  • Information secrète. Rien de secret…
  • Complète : « Est-ce que…? » Est-ce que c’est fini ? Ha non il y a une autre question.
  • Qu’as-tu à dire pour ta défense ? La meilleure défense c’est l’attaque : Qu’est ce que tu penses de mes réponses ? [ndlf : ça va, ça se défend !]

Vil Faquin.

Du même auteur : New York, New York.

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