Le Voyageur (The Explorer)

Le Voyageur (The Explorer)

James Smythe

J’aime Omar Sharif. C’est une sorte de héros personnel de mon enfance, avec la couette rouquine d’Ondine et le latex de Jessie, et le grand corps spongieux de Babar. J’aime Omar Shariff, donc. Parce qu’il avait décidé d’arrêter le cinéma après Le Treizième Guerrier, et on le comprend. Et puis que, en fait, non, faut pas déconner. Et je l’aime surtout pour ça. Quiconque s’en souviendra ne pourra qu’acquiescer devant cette formidable leçon de vie. Alors, chaque fois que je le peux, je tente de lui rendre hommage, comme ici.

Or donc, here I come, Omar : la SF, c’est mon dada ; le post-apo, c’est mon dada ; le space-op, c’est mon dada ; et, last but not least, l’aventure humaine, c’est ma grande passion. Ce qui est formidable quand même quand on y pense. Parce que depuis que ce blog existe, on a vu un peu tout ça, au moins d’une façon ou d’une autre. Genre la sf, on en a vu notamment, du post-apo aussi, sans oublier le space-op avec Sir Arthur C. Clarke et, bien sûr, l’aventure humaine par ici.

Alors quand, au détour d’un service de presse, on tombe sur un bouquin qui paie pas de mine mais dont le héros s’appelle Cormac, on ne peut s’empêcher de repenser à tout ça, notamment à Cormac McCarthy qui rentre à la fois dans les cases Post-Apo et Aventure humaine, le tout sur une excellente traduction de Claude Mamier, et on se dit que : « tiens, après tout, on dirait du Gravity. Tentons.« 

Et ce fut une bien belle réflexion que je me suis fait là.

Le petit voyageur perdu dans l'espace infini des galaxies sidérales. Plouf. Plouf. La vie parfois fait plous.

Le petit voyageur perdu dans l’espace infini des galaxies sidérales. Plouf. Plouf. La vie parfois fait plouf.

Voyage, voyage

Bon, on va commencer par le truc le plus évident tout de suite – bordel – à savoir cette illustration de couverture signée – oui j’ai mis un mot grossier pour faire des vues, Kikoo! – Angel Rinaldi qui réalise à cette occasion sa première couv’, selon Noosfere. Non parce qu’elle a beau être classe, sobre, et donner une atmosphère froide et désenchantée – comme le dit très bien, pour une fois, le quatrième de couverture – très proche de celle du roman, il n’en reste pas moins qu’elle ne colle absolument pas avec l’ambiance globale du bouquin. Elle trouve sa justification dans un passage très court, à peine quelques paragraphe, où un personnage dérive un peu au bout d’un câble avant d’être ramené par un camarade. Par contre, ce à quoi elle colle, c’est, celle du film Gravity, que j’ai cité plus haut. Ce blockbuster plébiscité par le public et la critique, 7 fois oscarisé et sorti en octobre 2013. Le livre sort en mars 2014 et je pense qu’il y a un petit côté « surfons sur les vent stellaires » qui est compréhensible mais un poil cupillotracté dans le cas présent – c’est comme capillotracté, mais par les poils du cul. Comparez la couv’ du bouquin et celle du film. Enfin ça empêche pas qu’elle est de très bonne qualité et que l’effet fonctionne du feu de dieu, puisque c’est à la fois cette couv’ et un bout du commentaire éditeur de la quatrième qui m’ont fait le choisir.

Ceci étant dit, revenons à des considérations plus classiques. HachetteBragelonne (Le Vicomte de, Alexandre Dumas). Kézako ? Bragelonne, c’est la grosse maison d’édition de littératures de l’imaginaire en France, celle qui a été lancée en 2000 par Stéphane Marsan et Alain Névant. En 2000 c’est-à-dire avant Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson ou les premiers volets d’Harry Potter, c’est-à-dire² avant la hype générale autour des littératures de l’imaginaire et la démystification – la dédiabolisation ? – de la culture geek. On doit à la bande à Marsan la majeure partie des traductions françaises des auteurs classiques anglo-saxons de la fantasy, notamment. Marsan en parle ici. C’est aussi la maison qui a permis la popularisation dans les points de vente des littératures de l’imaginaire, qui a misé sur le livre numérique (vachement plus que bien des autres, il faut le noter), qui a été nominée au World Fantasy Award (premier nom non-anglo-saxon à cet événement, il faut aussi le noter), et enfin qui a popularisé une autre façon de faire renter les littératures de l’imaginaire dans la culture populaire – comme réflexe culturel d’une certaine frange de la population – grâce à ses séries feuilletons. Et puis Bragelonne, c’est aussi deux labels :

  • Milady (de Winter, toujours chez Dumas) pour les formats poches et les rééditions (Forgotten Realms de R.A. Salvatore par exemple) et dont on parle régulièrement sur ce blog.
  • et Castelmore pour la bit-lit (terme purement Bragelonnien), aka la fantasy urbaine à crocs (vampires, garous, etc), un genre très (trop) féminisé ; dont on ne parlera jamais sur ce blog.

Quoiqu’on en dise ou qu’on en pense, les littératures de l’imaginaire sur la scène francophone leur doivent beaucoup, d’une manière générale. Maintenant, d’un point de vue plus particulier… faut attendre de voir les tomes. J’ai quelques velléités contre leurs grands formats mal reliés dont les pages se décollent parfois à la première lecture – Kushiel, mon amour – et un peu chers pour cela – de 20 à 25 euros en général – mais là, on ne va pas parler de cela.

Si, pour la première fois depuis que ce blog a ouvert, je vous fait un billet sur un bouquin de chez Bragelonne, ce n’est pas par boycott – non, attention, l’or noir de l’édition, j’y tiens moi – mais simplement parce que d’autres perspectives de lecture se sont ouvertes à moi : des petits éditeurs, des sorties alléchantes, des rencontres humaines (et, de facto, littéraires), etc… Mais la rencontre avec le texte de James Smythe a carrément fait changer la donne.

Le VoyageurThe Explorer en VO, est publié chez L’autre Bragelonne, une collection récente où sont parus des livres des plus intéressants, notamment Vlast d’Higgins et Le Jardin des Sciences de Fazi, dont il faudra décidément que je parle. Pour faire simple, pour 20€, vous avez un format qui est entre les mastodontes classique de Brage et les poches de Milady, en n’ayant ni les défauts de reliure des uns, ni la qualité moyen-moins des seconds. L’autre Bragelonne, c’est une agréable surprise, un format à bâtard, transportable et résistant, imprimé en France.

Pour ne pas se mettre à dos l'or noir de l'édition.

Pour ne pas se mettre à dos l’or noir de l’édition.

Double emploi

James Smythe [jaymse smayyyyytttt] est inconnu sur les internets francophones. J’ai beau me démener pour trouver d’où ce drôle de pigeon peut bien sortir, impossible. Bon, en fouillant, on peut apprendre que le gonze est professeur d’écriture créative – très peu à la mode dans les très académiques universités françaises mais qui fait fureur outre-manche – est docteur à l’université de Cardiff et a remporté deux années de suite le prix du meilleur livre gallois, notamment avec The Explorer, donc, dont une séquelle, The Echo, a été publiée en 2014 dans le pays de Stevie G. Il écrit aussi une série d’articles pour The Guardian intitulée Relire Stephen King. Ce n’est donc pas ce que l’on pourrait appeler, de façon assez maraude il est vrai, un branquignolle.

Au début, Le Voyageur était tranquillement posé sur ma table de nuit et je me demandais un peu ce que j’allais en faire. Le résultat a été que pendant six mois, il y est resté, noyé sous la foule des autres bouquins. Mais je ne me résignais pas à le remettre dans la bibliothèque, avec la foule anonyme des bouquins que j’avais acquis les dieux savent comment, parce qu’il m’attirait. Vous voulez savoir ce qui m’attirait ? C’était ce quatrième de couverture :

« D’une élégance désenchantée, Le Voyageur est un roman inoubliable, dont l’originalité transcende les genres. »

Et moi j’adore les transgenres. Enfin les bouquins transgenres. J’aime quand on dépasse les frontières du classique pour s’engouffrer dans les artères folles et palpitantes des expériences de style.

Mais avant tout, Le Voyageur – ou plutôt Le Mal Traduit -, de quoi ça s’agit ? C’est l’histoire d’un type, Cormac Easton, un journaliste anglais qui rêve de laisser sa marque sur l’histoire du journalisme, de décrocher un Pullitzer et qui postule pour un voyage spatial d’un nouveau genre. En effet, comme les voyages spatiaux habités ne sont plus légions car les gouvernements n’y voient plus d’intérêt, ce sont de grandes firmes privées qui mettent en place un programme spatial, combiné à une sélection drastique, pour mettre sur pied une expédition destinée à aller plus loin que jamais dans les profondeurs de l’espace, saisir des relevés scientifiques, et plein d’autres trucs cools que l’on peut faire dans l’espace comme prendre des selfies awesome ou copuler en apesanteur.

Un équipage de courageux scientifiques est rassemblé après un long passage en formation, équipage parmi lequel, et c’est là tout l’intérêt du bouquin, se trouve un journaliste, appelé à témoigner des destinées de cette glorieuse épopée. C’est ainsi que notre cher Cormac trouve sa place dans le vaisseau, en tant que rapporteur des nouvelles, qu’il envoie plusieurs fois par jour sur terre, car la communication et les droits sur icelle comptent parmi les moyens de financement de l’expédition. D’ailleurs, je reviens sur ce The Explorer traduit par Le Voyageur. Les personnages, régulièrement, se comparent aux explorateurs, aux grands découvreurs des XV, XVI et XVIIème siècles. Je comprends que Le Voyageur soit plus vendeur que L’Explorateur. Mais enfin, on y perd en sens. Vous me direz, avec la couverture qui prend un tout petit bout de l’histoire pour en faire un visuel convaincant – un peu comme les vieux jeux tirés des films à licence ou une simple réplique d’un personnage pouvait nous valoir 6 mondes et 2 niveaux bonus complètement fantasmés par les développeur d’Infogrammes pour meubler leur jeu -, on n’est pas à ça près.

On est donc parti pour un space opera moderne, qui nous emmènera a priori sur les terrains des réseaux d’information et des pratiques des grandes multinationales ; un parti pris déjà très intéressant en soi mais qui a déjà été (partiellement) traité par d’autres – qui a dit Alien ? Wayland Industries nie toute implication. Très vite après le départ, la situation évolue. En effet, dès le réveille des caissons de stase – oui c’est dans un futur pas si lointain mais du futur quand même – on constate un mort – je ne vous spoile pas, c’est dans les 20 premières pages – puis tout l’équipage meurt, peu à peu – ça aussi. Ce qui laisse notre pauvre Cormac seul et triste dans un roman aux allures survivalistes assez poussées et réalistes pour en être angoissantes.

Jusque là, qu’a-t-on ? Un roman de science-fiction orienté space-operasurvival avec un discours très précis et pertinent sur les intrusions des médias dans la vie privée. C’est ambitieux non ? Attendez. Mais je mets mon alerte spoil. Parce que je suis certes un vil faquin bien nommé, mais je ne suis pas un veule félon qui vous la fait à l’envers.

Oui parce que par la suite on dépasse le simple fait du roman de survival, qui n’est déjà pas aisé en soi, pour rentrer dans questions de roman psychologique, qui pourrait dériver vers le trip sous acide incontrôlé mais ne le fait jamais. James Smythe arrive à cadrer sa narration à tous les points de vue. Il la double même, à ce moment-là, d’un côté très humain et personnel. Ce qui est très fort. Il enchaîne en effet les passages où le personnage se perd dans ses délires de survivant seul au bout de l’espace et des passages très clairs où les relations humaines (dans l’équipage ou avant de départ, notamment entre Cormac et sa femme) prennent le pas sur tout le reste (l’angoisse, la sueur…). Et c’est pas fini, bordel.

Re-alerte spoil (pour les téméraires qui sont venus jusque là, la suite vous nique l’intrigue et celle d’un excellent film si vous ne l’avez pas vu, mais est nécessaire à la critique. Sautez à Survival tech). Ensuite, c’est tempête spatiale, trou de verre, Interstellar style et tout l’toutim. En effet le Cormac narrateur est projeté au début du voyage, avant la centième page. sur quasiment 350. Bordel. L’intrigue est finie en 100 pages ? Bah oui. Et non. Sinon ce serait chiant. Mais donc le Cormac du futur arrive au début du livre et revit tout, planqué dans la doublure du vaisseau. Ca a clairement un côté coup de la bibliothèque et du code-barre à la McConaughey. Ce qui est drôle, encore une fois, c’est qu’on a là deux produits de 2014, un de mars et un d’octobre, tous les deux sur des scénarios originaux, et qui mettent en scène les mêmes problématiques de voyage temporel et de tentative d’influence sur le monde des vivants du passé.

C’est quand même formidable, tout ça. Un roman space-opera – survival – time-traveler avec des visées sociétales, psychologiques et scientifiques (sur les bords, il a un astrophysiciens dans ses crédits, quand même, le gars), ça ne court quand même pas les rues. Et vous savez ce qui ne court pas les rues non plus ? Les très bons romans. Alors vous imaginez le pourcentage de chances qu’un tel ouvrage m’arrive au détour d’un carton de SP ?

Le livre est divisé en trois parties qui le segmentent bien et sont introduites par des citations éminentes.

Le livre est divisé en trois parties qui le segmentent bien et sont introduites par des citations éminentes.

Survival tech

Pratiquement nulles, les chances, oui – merci au nerd du fond avec le pull jacquard qui suit cet article. Mais c’est qu’il l’est, excellent, ce putain de bouquin. Il l’est sous plein d’aspects.

Le premier est dans les cent premières pages, avant le voyage temporel – oui, c’est un spoil, oui, je vous ai menti, tout à fait monsieur, tout à fait madame, je ne suis « rien qu’un sale faquin d’abord », je vous comprends, bisous -, dans ce récit de départ à l’aventure et d’accession à la solitude ultime, aux fin-fonds de l’espace intersidéral – j’ai toujours trouvé ça super classe à dire, espace intersidéral ; imaginez un instant ça avec la voix du générique de K2000. En effet, Cormac est dans cette première partie confronté à la perte de ses compagnons et à son ignorance totale du métier d’astronaute : on l’a entraîné à vivre en apesanteur, à effectuer des sorties s’il le fallait ou autre, mais on ne l’a pas formé comme un technicien ou un scientifique. Il se retrouve donc en aveugle dans un vaisseau dont il ne connait et maîtrise que quelques fonctionnalités restreintes, à son grand dam.

« Il ny a rien de pire qu’un engin de haute technologie qui commence à biper sans qu’on sache pourquoi. »

On sent ici tout le désespoir d’un personnage qui est en train de céder à la résignation car il sait qu’il n’y peut rien, les manuels sont hors de sa portée, et ce foutu voyant rouge clignote comme un con en sonnant sans qu’il sache ni puisse deviner pourquoi. Imaginez l’angoisse. Il y a de quoi devenir fou. Et c’est cette descente dans la folie qui est très bien gérée, cette inaptitude face à un élément que l’on ne maîtrise pas.

Tout le livre, on voit les collègues de Cormac manifester leur amateurisme ou leur inadéquation, voire leur inaptitude, avec l’outil de communication, le media, que Cormac est le seul à comprendre et manipuler. Eux s’occupent de la technique. Et quand ils sont partis, il se retrouve face à eux et les questions, qui se posaient à eux naguère, se posent à lui aujourd’hui. Cet aspect est l’un des points fondateurs du roman et de sa qualité, c’est autour de lui que s’articulent tout, ainsi que l’avancée de l’isolement. Notre petit journaliste britannique résume la situation :

« Ca me rappelle cette blague éculée, quand un personnage de comédie ou de dessin animé énumère les différentes phases du deuil en décrivant ce qu’il aurait dû ressentir. A moi de jouer, puisque l’encyclopédie de l’ordinateur se charge de me fournir la liste nécessaire. Etape n°1 : refus et isolement. Ah ah ! Je n’ai rien à nier et ce n’est pas ma faute si je suis isolé. Je ne demanderais pas mieux que d’avoir un peu de compagnie. Etape n°2 : colère. Je ne vois pas contre quoi je pourrais m’énerver. Etape n°3 : marchandage. S’il te plait, mon Dieu, si tu existes, sauve-moi. Fais-nous faire demi-tour, à moi et au vaisseau. Prends-nous entre tes doigts tout-puissants et renvoie-nous vers la Terre. Ou vers la Lune, ça me va aussi. Etape n°4 : dépression. Souvent accompagnée d’addiction, comme l’usage de drogue ou d’alcool, pour atténuer la douleur. Etape n°5 : acceptation. Je vais mourir.« 

Vous la sentez la patte ? Ce mec là, James Smythe, est auteur, et ça se sent. Si on parle de voyage temporel, vous imaginez bien que cela doit se ressentir d’une façon ou d’une autre dans le récit. Ce dernier est un amoncellement de flashes-back qui ne sont absolument pas juxtaposés à l’artificiel mais réellement imbriqués. Si un tel passage fait suite à un tel autre et précède un tel dernier, ce n’est pas pour rien. A croire que Smythe a tout écrit avant de tout organiser, en réécrivant au besoin des passages choisis. On sent une très puissante force dans le récit, une volonté sous-jacente qui transcende le texte.

Tout au long du livre, le personnage dresse une comparaison entre son aventure et un film qu’on pourrait faire de celle-ci. Il en rêve, il intrigue autour de ce dernier espoir dans la solitude de la cabine froide d’un vaisseau inhabité. Il ressasse, il pense. Cet ancrage dans le présent, dans notre vie concrète, alors qu’il est à l’autre bout de la galaxie, c’est ça qui est bel et bon. C’est ça qui vous prend aux tripes et vous pousse à respirer entre deux chapitres.

A aucun moment la lecture n’en devient malaisée ou erratique, hésitante ou poussive. On est toujours pris dans une spirale qui va parfois nous happer sur 200 pages et parfois nous imposer un répit de quelques heures, tant l’intensité et l’humanité du texte perce tout cela. Et quand arrive une conclusion qui n’a rien de satisfaisante – non pas qu’elle soit mauvaise, mais si je vous explique, je vous spoile l’intrigue véritable, hein, pas celle, évidente, que j’ai fait mine de vous bazarder comme ça – on comprend la nécessité d’une suite. Des Echos. Parce que nécessaire, un tel livre laisser des échos dans le paysage de la sf anticipatrice internationale mais aussi dans les mentalités. Parce qu’on ne publie pas impunément ce genre de livre. Et c’est tant mieux.

Des trucs que vous connaissez comme ça et ça et d'autres, qui arrivent.

Des trucs que vous connaissez, comme A fall of Moondust ou Imperial Earth, ou encore Alternative Rock, et d’autres qui arrivent.

Indeed

The Explorer est un livre formidable. Sous tous ses aspects, ou presque, Le Voyageur ne cessera de vous surprendre. Personnellement, au détour d’un chapitre, à la centième ou à la trois-centième, il m’a fait sursauter, m’a pris de court, m’a plu. James Smythe signe un livre magnifique, un livre qui résonnera dans les trous de vers éditoriaux jusqu’aux oreilles de ceux qui savent…

… Ceux qui savent qu’écrire un excellent livre pendant une centaine de page pour le sacrifier sur l’autel du voyage temporel et de réussir un chef-d’oeuvre encore plus improbable est dur. Et que d’en sortir l’est encore plus. Il y en aura des échos.

« Dans les livres, les films et les séries télé, quand quelqu’un voyage dans le temps (l’expression résonne comme un glas, un échos sinistre au fond d’une geôle), ce quelqu’un a une mission à accomplir, même s’il doit parfois la découvrir en cours de route. Il peut s’agir simplement de retourner à son époque, peut-être de changer quelque chose en bien ou en mal, réparer une erreur commise par quelqu’un d’autre, ou juste apprendre à vivre avec ce qui s’est passé. Moi je n’ai aucun indice. Seuls mon instinct m’a expliqué comment rester en vie, comment faire ce que je dois faire. Autre règle du voyage dans le temps : l’histoire est figée, même si elle n’en a pas l’air. C’est comme un circuit fermé ; pour que l’électricité circule, il ne faut aucune rupture. Sinon l’électricité – le temps – ne démarre même pas.
– Je deviens fous, dis-je à l’obscurité qui m’entoure. »

Vil fucking Faquin

Dans le même genre : Les Gouffres de la Lune et Seul sur Mars.

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