Le Maître du Haut Château

Le Maître du Haut Château (The Man In The High Castle)

Philip K. Dick

Philip K. Dick, c’est un monstre. Un monstre qui manquait à ma culture. Enfin, j’avais lu des trucs sur lui, des analyses des nombreux films et remake tirés de ses oeuvres, de ses univers imaginaires si particuliers et complets. Mais j’avais pas lu. Alors j’me suis pointé à ma librairie, j’ai pris 4 ou 5 volumes qui me paraissaient intéressants et je suis rentré à ma maison.

Parmi ceux là, entre les Blade Runner / Les Androïdes Rêvent-ils de Moutons Electriques et les Total Recall / Souvenirs à Vendre en passant par les Minority Report, je n’ai pas pris trop de risque. Il me reste le vieux Dr. Bloodmoney de mon père aussi. Bref, des classiques de l’uchronie, et pas des moindres.

D’un certain côté, je ne souhaitais pas découvrir un tel auteur à un moment non propice. Et puis il y a eu ce pilote, en janvier, de la mini-série The Man in the High Castle. Alors, bon, il était temps. Et puis la nouvelle traduction me tendait ses deux petits bras tous mignons en me disant, à travers la moustache d’un fuhrer aquilin : « mais prends moi grand fou ! Vas-y prends moi là, dans le rayon. »

Incapable de résister aux avances d’un dos si blanc, j’ai donc cédé.

Je déroge à l'habitude de faire figurer une photographie de l'ouvrage pour vous faire découvrir l'écran titre de la mini-série, qui a le mérite d'être efficace à bien des titres.

Je déroge à l’habitude de faire figurer une photographie de l’ouvrage pour vous faire découvrir l’écran titre de la mini-série, qui a le mérite d’être efficace à bien des titres.

Le maître du Méta-Texte

Nous voici donc en face d’une édition publiée en 2013 chez J’ai Lu, dans les 380 pages, et est le poche de l’édition chez Nouveaux Millénaires (qui est une filiale de J’ai Lu, justement). Longtemps, ce fut la version de Jacques Parsons qui fut disponible. Mais en 2013, J’ai Lu décide de remettre au goût du jour ce chef d’oeuvre qu’est Le Maître du Haut Château, qui avait d’ailleurs remporté le prix Hugo de 1963, en confiant une nouvelle traduction à Michelle Charrier, une valeur sûre du milieu de la traduction dans les littératures de l’imaginaire, vous n’avez qu’à consulter la liste de ses traductions pour vous en rendre compte. Sans avoir lu la version de Jacques Parsons, bien que je sois pourtant un amoureux des traductions datées à l’ancienne – un paradoxe quand on aime la science-fiction, mais je ne conçois que rarement cette dernière dans un style moderne, je ne prétends pas parler au nom du plus grand nombre mais, à mes yeux, la sf est le futur du passé, et ça doit se sentir -, et c’est peu dire, mais le travaille effectué par Charrier sur la traduction fait réellement respirer le texte, en lui donnant une âme et un souffle sans jamais le cloîtrer dans des impératifs stylistiques, impératifs dont elle sait d’ailleurs très bien se défaire quand il le faut.

Il en ressort une lecture agréable, jamais polluée par des précisions dispensables. A ce propos, beaucoup de traducteurs, à sa place, auraient laissé les termes allemands dans le texte* et les auraient traduits dans des notes de bas de page. Si des notes de ce type existent ici, il ne s’agit que de précisions absolument indispensables, des prérequis nécessaires à la compréhension de l’ouvrage. Chaque terme allemand est à prendre comme autant d’expressions argotiques donc on doit supputer la signification. La force du récit est ainsi préservée et on ne sort jamais de la fiction dans laquelle l’auteur, en premier lieu, avait voulu nous faire entrer et que la traductrice à la lourde tâche de transmettre du mieux qu’elle peux aux tristes sires tels que moi allergiques à la langue de Beckham.

L’illustration de couverture, sur laquelle je reviens bien souvent dans mes articles, n’est ici pas l’intérêt central. Elle est ici l’oeuvre de Flamidon et, même si elle présente bien l’ambiance du texte avec ce billet de cent dollars des Pacific States of America, reste, à mes yeux, grossière. Efficace aussi, condensant les éléments américains, germaniques et japonais essentiels au contexte de l’histoire. Mais, sans savoir pourquoi, elle ne me convainc pas. Comme je l’avais évoqué ici, il y a deux choses qui exercent sur moi un attrait tout particulier : les couvertures qui te shockent les yeux, et les titres qui te shakent l’urètre. Et Le Maître du Haut Château, c’est tout ça. C’est loin d’être nouveau, mais avec un titre qui vous fait rêver rien que par la mélodie qui vous assaille à la moindre évocation d’icelui, il est difficile de ne pas porter d’attentes élevées.

Rajoutons à cela une très bonne post-face de Laurent Queyssi qui nous livre une rapide revue des tous les points essentiels de la construction du roman. Cet auteur français est lui-même familier du fait uchronique puisqu’il est l’auteur d’une bande dessinée proposant, tome après tome, une histoire alternative du XXème siècle, La Section d’Infini. De plus, les sujets abordés par ses oeuvres sont très proches de certains de ceux parcourus par Dick au cours de ces errances : que ce soit avec Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps, un recueil de nouvelles qui n’est pas sans rappeler d’autres Androïdes […] rêv[eurs], ou encore avec Neurotwistin’, offert par mes soins à l’Infâme Jé et donc il fera probablement un jour un papier, qui reprend des thèmes à la fois de Total Recall et de Minority Report. L’un dans l’autre, je ne suis pas en train de dire que Laurent Queyssi est notre P.K. Dick français du XXIème siècle, soyons clairs et ne nous laissons pas emporter. Mais au moins, nous sommes là en face d’un homme qui a tout compris au génie – j’ai une question alakon : est-ce qu’un génie avec un nom comme Dick est un génital ? Comment ? Sortir ? Oui, oui, j’étais déjà en train.

D'ailleurs, le graphiste du Guide de l'Uchronie ne s'y est pas trompé quand on lui a demandé de former un visage avec les noms des auteurs : il a fait un casque à pointe, comme quoi l'Allemand, ce méchant universel, est un éternel fournisseur de matière.

D’ailleurs, le graphiste du Guide de l’Uchronie ne s’y est pas trompé quand on lui a demandé de former un visage avec les noms des auteurs : il a fait un casque à pointe, comme quoi l’Allemand, ce méchant universel, est un éternel fournisseur de matière.

Uchronie, mon amour

Le Maître du Haut Château est une uchronie. Et c’est une lapalissade de le présenter comme ça, mais il le faut. L’uchronie, c’est avant tout un genre qui nous permet d’interroger le réel, de le mettre sur la table de vivisection sans le mutiler pour autant. L’uchronie est un outil formidable que j’ai découvert au collège en me frottant à des Messieurs comme Orwell (1984) ou Spielberg (La Guerre des Mondes, vu en 2005 comme uchronique bien que l’ouvrage d’H.G. Wells date de 1898 !). Il m’a permis très tôt d’interroger un monde dans lequel, tout jeune, je commençais à prendre mes repères et dont je peinais à comprendre les réactions toutes plus extrêmes depuis 2001, époque caractérisée par une sorte de fuite en avant généralisée.

Mais que peut-on comprendre par uchronie ? Dans leur Guide de l’Uchronie, Karine Gobled et Bertrand Campeis, dès l’introduction, présentent le sujet de la sorte :

« « Chacun sent bien que si le Christ n’était pas mort sur la Croix, si Napoléon avait vaincu à Waterloo ou les Allemands en 1944, l’histoire aurait sans doute été, serait sans doute différente » écrivait Emmanuel Carrère dans Le Détroit de Behring (POL,1986). L’uchronie, néologisme du XIXème siècle, encore inconnu de nos dictionnaires courants, fonctionne sur ce principe simple. Il suffit d’une question presque anodine « Et si… ? » et le monde ou plutôt l’histoire réécrite. Facile, à première vue.« 

Comme mentionné sur le quatrième de couverture, « l’uchronie joue avec l’histoire pour créer des réalités différentes, explorant des possibilités infinies. Est-ce là l’expression d’une simple nostalgie rêveuse d’un passé jamais advenu ou une arme de réflexion philosophique ? Et si… l’histoire n’a jamais été aussi imprévisible. » Il me plait de croire que l’une comme l’autre des raisons avancées sur un simple quatrième de couverture sont des réponses acceptables, selon l’angle de vue et selon les intentions initiales. Je pense, et voilà quelque chose qui me tient à coeur, que l’uchronie est un besoin social qui permet réflexivité et critique. La critique n’est pas nécessairement une rigolote pique adressée à l’objet du propos. C’est aussi, parfois, souvent, une indication qui, si on la formule correctement et qu’elle est comprise, se révèle des plus utile pour améliorer son objet.

Dans son Haut Château, Philip K. Dick reprend l’idée désormais répandue d’une fin alternative à la Seconde Guerre Mondiale. Cette dernière n’a donc pas été remportée par les Alliés mais par l’Axe, qui s’est partagé le le monde et, notamment, les U.S. of A. Ainsi ces derniers sont divisés entre les Pacific States of America et le Reich Américain séparés l’un de l’autre par une zone tampon qui est tout ce qui reste des Etats Unis, comme vous pouvez le voir sur cette carte horrible.

Si le point de déviation reste un grand classique, c’est la façon d’amener une intrigue dans le propos qui est la marque ultime de la puissance du conteur. Les personnages suivis sont à la fois des habitants de la zone japonaise et de la zone neutre. Chacun d’entre eux est un individu soumis, que ce soit à la nouvelle culture asiatique, à la puissance patronale, aux lois raciales allemandes ou encore aux partenaires qu’il peut avoir. Ils évoluent tous dans des directions différentes mais une question centrale fera que leur parcours est, au final, lié à la même notion : comment vivre et s’épanouir dans un monde où notre culture a disparu sous le joug d’une autre. On n’entend quasiment jamais parler des dirigeants nazis, de leurs exactions, à peine une série de portraits lors de la succession au sommet du Reich.

Ce qu’on entend, par contre, ce sont les aspirations des personnages en tant qu’individus. Ils ont tous des aspirations particulières et souvent très terre à terre, se souciant peu de questions de société. Tout ce qu’ils désirent, c’est se sortir de situations compliquées. C’est ce parti pris qui fait la force du livre et qui le rend, encore de nos jours, d’une pertinence parfois dérangeante.

L’autre grande force, c’est la mise en abyme. En effet, une grande partie de l’intrigue, celle qui mène le récit vers sa conclusion, tourne autour d’un livre écrit par ce fameux Maître du Haut Château, qui ne propose rien de moins… qu’une uchronie dans l’uchronie. Cet auteur mystérieux, dont le livre est interdit dans le Reich mais connait une certaine vogue dans les PSA, évoque donc, dans son Poids de la Sauterelle, un monde dans lequel l’Axe n’aurait pas remporté les hostilités de 39-45. Cela revient-il à dire que le monde du livre dans le livre correspondrait au nôtre ? Non pas, c’eût été trop simple pour un maître comme Dick. Dans ce monde, si les Alliés ont balayé l’Axe, les U.S. of A. se sont malgré tout effondrés suite à leur affrontement violent et épuisant contre l’Empire du Japon. Ainsi, c’est la Couronne Britannique qui a pris la place du roi et impose sa domination au monde.

Bien plus que de le mentionner simplement, Dick nous offre des passages de parfois plusieurs pages dans lesquels on suit les personnages lisant le livre. Nous assistons donc à leurs réactions quand ils découvrent ce que leur monde pourrait être, sans la domination odieuse des impérialiste du mauvais camp. Et certains de penser que ce monde est mieux tel qu’il est que fantasmé dans un tel ouvrage dangereux alors que d’autres, eux, y voient une aspiration à un monde plus équilibré.

Image tirée du générique de la mini-série. montrant les rocheuses séparant les Etats Pacifiques Unis du Grand Empire Nazi.

Image tirée du générique de la mini-série. montrant les rocheuses séparant les Etats Pacifiques Unis du Grand Empire nazi.

Frôler l’absolu

« Suis-je réellement le frère de cet homme, d’un point de vue racial ? se demanda Baynes. en suis-je assez proche pour être de fait semblable ? Dans ce cas, cette fameuse nuance psychotique se trouve également en moi. Nous vivons dans un monde psychotique. Les fous sont au pouvoir. Depuis quand en avons-nous la certitude ? Depuis quand affrontons-nous cette réalité ?… et combien sommes-nous à le savoir ? […] Peut-être n’est on pas fou quand on sait qu’on est fou. A moins qu’on ne devienne sains d’esprit, en se réveillant. Sans doute peu de gens en sont-ils conscients. Mais la masse elle-même… qu’en pense-t-elle ? Les centaines de milliers d’habitants de cette ville. S’imaginent-ils vivre dans un monde sensé… ou devinent-ils, entrevoient-ils la réalité ?
Mais que signifie ce mot de foi ? Quelle en est la définition légale ? Quel sens a-t-il pour moi ? J’ai une intuition, une impression, mais de quoi s’agit-il au juste ?« 

Sont ici résumées toutes les problématiques inhérentes à l’ouvrage. La recherche d’une raison d’être personnelle et de réponses à ses propres questionnements internes, la conscience de vivre dans un monde bicéphale et, enfin, la volonté de compréhension. La compréhension, voilà ce qu’est le point central de l’oeuvre : le dénouement final tient à la compréhension, le trigger de l’intrigue tient à la compréhension, de même que les moments d’épiphanie de l’un ou de l’autre des personnages.

Pour revenir sur la notion de bicéphalité de la société dans laquelle ils vivent, les personnages sont confrontés en permanence à deux alternatives qui sont, à bien des égards, les deux faces d’une même pièce. Cette réflexion est d’ailleurs reprise par Laurent Queyssi dans sa postface, ce qui me fait penser que, quand même, je ne dis pas que des billevesées. Cela, bien sûr, est incarné au premier lieu par le Japon et l’Allemagne nazie, qui sont deux aspects des vainqueurs impérialistes de 1945, gérant chacun d’une manière différente leurs conquêtes et leur politique étrangère, raciale etc… Mais cela va plus loin, avec cette idée du livre dans le livre, du double discours du Poids du Haut-Château – ou du Maître de la Sauterelle – qui nous présentent chacun un monde différent, mondes dans lesquels le duo Axe-Alliés s’inverse sans cesse, faisant parfois même sauter la frontière du réel et emportant un personnage dans un entre-lieu entre deux réalités qui se font écho l’espace d’une transe hallucinée. Les personnages vont par deux, par couple, par opposition, parfois les deux (couple + opposition, directe ou pas), l’antiquaire et l’homme d’affaire, l’artisan et son associé, la femme indépendante et le macho, l’infiltré et son contact, chacun prenant, à un moment ou à un autre, la place de son vis-à-vis de manière aussi naturelle que discrète, permettant à l’auteur de noyer l’intégralité de son propos sous des entrelacs qui, à la différence de bien d’autres romans, font du livre ce qu’il est sans chercher à tromper le lecteur pour lui donner un semblant de complexité par des constructions artificielles.

L’ouvrage frôle une sorte d’absolu. Une auteure, une amie, m’a récemment dit qu’écrire, c’était exercer, non pas un art, mais un artisanat, comme l’ébéniste qui érige son meuble de la matière première. Philip K. Dick ici nous tire de sa matière première, de son uchronie, une oeuvre magistrale qui dispose de la simplicité des chef-d’œuvres.

Alors quand il tente, par la suite d’en écrire une suite, il n’est pas étonnant qu’il abandonne. Il n’est pas étonnant qu’il n’ait pas la foie de tout sacrifier à nouveau de la sorte. Il confia lui-même qu’il n’avait pas la force d’esprit suffisante pour se replonger dans l’étude des atrocités nazies et de les remettre en forme une fois encore. Il n’est pas fou. Cela se ressent dans les deux premiers chapitres qu’il livre finalement de son projet de suite. La narration y est plus poussive, les buts beaucoup moins clairs. Un lien est fourni pour écouter les idées que Dick avait enregistrées sur une bande de magnétophone et, rien que pour cela, il est intéressant de se pencher sur le cas de cette suite avortée. Le lien fourni ne fonctionne pas, et je n’arrive plus à retrouver l’enregistrement en question, sinon je l’aurais partagé avec joie, voyez-vous.

Reste que le bonhomme, il est capable de créer des univers si cohérents et si profonds, par ces entrelacs dont on a parlé plus haut, que son oeuvre, quelle qu’elle soit, on l’a vu en introduction, est appréciée des réalisateurs friands de ces mythes modernes, au premier rang desquels, Ridley Scott, dont on avait pas mal parlé , qui avait déjà adapté Blade Runner, on l’a vu. Il revient ici avec le projet d’adaptation en mini-série télévisée avec The Man in the High Castle dont le pilote est une réussite totale. L’univers des PSA est rendu à merveille et la même ambivalence est déjà présente dans l’épisode pilote. L’histoire, les personnages, s’ils se ressemblent dans les grandes lignes, sont suffisamment différents pour pouvoir proposer une expérience différente. Testez, vraiment, c’est quelque chose de frustrant de n’avoir que le pilote à se mettre sous la dent. Deux réserves cependant : l’ami Ridley est pas au meilleur de sa forme et il faudra surveiller l’évolution du projet, même s’il semble bien parti, et bien sûr, la série est produite par Amazon. Ouais, voilà. Alors cela tient au fait que l’entreprise est un Mégastodonte du marché du livre américain, mais bon, si j’avais eu des couilles pour le coup, j’aurais boycotté. M’enfin.

Trois ouvrages, deux romans et deux nouvelles, 4 films et une série qui promet d'être un succès. Philip K. Dick, c'est aussi un monstre de l'écran.

Trois ouvrages, deux romans et deux nouvelles, 4 films et une série qui promet d’être un succès. Philip K. Dick, c’est aussi un monstre de l’écran.

Fuir ?

Que retenir ? Déjà, quoi qu’il arrive, de vous tenir informés de cette série qui s’annonce bien plus profonde que biens des itérations vidéo qu’on nous balance à longueur de temps. Ensuite, si vous n’avez pas lu le livre, je n’ai rien à vous dire. Lisez-le. Si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui là. Et 1984. Et La Route.

Le Maître du Haut Château, c’est avant tout une histoire bien ficelée, avec une écriture et une traduction également agréables, souvent peu prévisible et qui vous propose une alternative à votre réalité historique dans une lecture au premier degré. Ca, c’est si vous avez la flemme. Mais si vous traînez dans le coin, c’est déjà que votre curiosité s’exprime et prend le pas, quelque part, sur votre faîgnassitude. Ce livre est avant tout un livre intelligent, et pas sur le simple fait qu’il choisit de faire de l’utopie, entendons-nous bien, il l’est parce qu’il fait la démarche de vous proposer des niveaux de lecture qui ne s’arrêteront pas à la première lecture. Gageons que la série emprunte la même démarche à son illustre aïeul dickien.

Sur ce, je pense qu’il est de bon ton de vous laissez réfléchir, après cet article plus court qu’à l’accoutumée, – mais que dire quand tout est exactement à sa place dans une maestria folle ? Hein ? – sur ces paroles du Man on the Silver Mountain de Rainbow :

« Come down with fire
Lift my spirit higher
Someone’s screaming my name
Come and make me holy again

Come down with fire
And lift my spirit higher
Someone’s screaming my name
Come and make me holy again

Well, I can help you, you know I can
I’m the man on the silver mountain.« 

Vil Faquin.

Du même auteur : Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques? / Blade Runner
et Rapport minoritaire / Souvenirs à vendre.
A voir : Conférence sur Blade Runner avec Raphaël Colson.

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