Les Pirates

Les Pirates

Méninge Faquin

Vous le savez, j’en ai déjà parlé ici, j’aime bien les chevaliers, les cowboys, les magiciens de tout poil mais aussi les pirates. Et puis vous savez aussi qu’il faut aussi depuis longtemps que je lance cette fameuse section de Triangulation et notamment sa Rubrique, qui était désespéramment vide depuis tout ce temps. Voilà, aujourd’hui, je comble un vide, à défaut de vous combler vous.

J’ai donc choisi de causer des pirates. Je ne fais pas ça pour essayer de vendre des conserves de poisson – d’ailleurs j’ai perdu mon costume de bigoudène – mais pour une tout aussi veule raison. En effet, la Collection Hélios, dont je vous ai déjà parlé, organise un concours pour la sortie de L’île au Trésor de Pierre Pelot. J’en profite donc de façon éhontée pour joindre l’utile à l’agréable, et aussi pour me motiver le pistil à pondre quelque chose.

Alors bon, on va pas se mentir, c’est vague comme notion. Alors on va tout bonnement essayer de se raconter des trucs, pas trop de conneries, pour faire le point sur la question fondamentale qu’on est en droit de se poser : « qu’est-ce que c’est quoi donc qu’un pirate d’abord ? » et surtout « pourquoi qu’y sont si partout ? » Bon ça fait deux questions, mais on va pas chipoter pour si peu, d’autant qu’on peut aisément résumer ça par « Les Pirates : Pourquoi ? Comment ?« . Et puis après tout, prout.

On va donc partir sur les Sept Mers à la recherche de la vérité vraie, et on fera en sorte de bien l’éviter, pour pas trop avoir à se justifier. On regardera rapido ce qu’est un pirate et comment ces derniers étaient traités dans les productions culturelles d’époque avant de nous intéresser au milieu du bouquin d’aujourd’hui, avec les pages et les mots. Enfin nous essaierons de nous défaire de nos habiles convictions biblio-suprématiste pour aborder d’autres médias.

« Bonjour, je suis un pirate. J’ai donc les sourcils froncés parce que je suis méchant, la chemise débraillée et je suis roux, parce que le sort s’acharne. »

Depuis toujours, l’homme a…

On va faire les choses simplement, on va définir notre sujet. C’est quoi un pirate ? Selon mon vieux dico Hachette qui me suit depuis la 6°B du Collège du Vieux Fresne, il y a deux définitions :

  1. Aventurier courant les mers pour piller des navires.
  2. Individu sans scrupule qui s’enrichit aux dépens des autres [ndlf : une sorte de Balkany quoi, d’où l’expression de Pirates des Balkan(y)s]

C’est relativement simple. C’est des méchants. On remarquera, soit dit en passant, deux informations importantes : la première définition, que l’on peut qualifier d’historique, se rapporte au caractère aventurier de ces individus peu fréquentables ; et aussi bah, c’est des méchants. C’est pas l’image qu’on en a aujourd’hui hein ? On y reviendra. Comme il est ancien, on note l’absence de rapport à l’informatique, mais on y reviendra en fin de billet.

C’est là que je dégaine mon Super-Dictionnaire du Grand Siècle – ouvrage de référence s’il en fut et s’il en eût – dirigé par François Bluche – qui n’est pas la moitié d’un neuneu -, et que je cherche l’entrée correspondante. J’ai de la chance l’article est court, parce que oui, en France, on est pas les plus pointus, universitairement parlant, sur le sujet. Ca dit :

Depuis qu’il existe des navires, il y a des pirates pour attaquer les bâtiments marchands. Au XVIIIème siècle, la Manche elle-même n’est point à l’abri de toute piraterie. Ne parlons pas de la Méditerranée [ndlf : non, n’en parlons pas, merci], malgré la police exercée contre les Barbaresques par Venise, Malte, la France et l’Espagne. Si l’on veut bien considérer que la piraterie demeure un danger actuel, et que, d’autre part, les puissances maritimes – Danemark, Provinces Unies, Angleterre, France, Espagne – ont imposé sur les mers et océans un minimum d’ordre et de sécurité, l’on comprend 1) que le mot et la notion de pirate sont de plus en plus abhorrés, et 2) que le mot et la notion de corsaire ont du mal à être distingués de la piraterie. Dans le Dictionnaire universel de Furetière [ndlf : un mec du temps], écrit vers 1680-1685, on lit, à l’article PIRATE : « corsaire, écumeur de mer… Quand on peut attraper un corsaire, il est pendu sans rémission. » L’erreur n’est aujourd’hui plus possible. Elle était déjà rectifiée dans le tarif de capitation. [ndlf : ce qu’il y a de bien avec ces ouvrages historiographiques, c’est que chaque entrée te renvoie à une autre si tu veux tout piger. La capitation est une taxe de 1694 imposée aux capitaines mouillants dans les ports de France en fonction du rang social, nous livrant ainsi toute la hiérarchie sociale et, donc, la place des pirates et des corsaires.]

Bref, dans tout ça, il nous faut, rapidement, définir corsaire, dans le même Dictionnaire du Grand Siècle, et ainsi arriver à faire la lumière sur toutes ces questions :

Le navire corsaire (« armé en guerre pour courir sur les vaisseaux du parti contraire » et ayant pour cela « commission ou pouvoir » accordé(e) par l’Etat) et les corsaires – officiers, mariniers et matelots embarqués à son bord – ont gardé, jusqu’à la fin du XVIIème siècle, une triste réputation. [ndlf : voir référence précédente à la confusion opérée par Furetière et ses contemporains] En fait, le vrai corsaire, celui qui peut produire sa commission, s’appelle plutôt alors armateur ou capre. Le terme a été rendu péjoratif par les Barbaresques, plus pirates que corsaires et qui terrorisent la Méditerranée, et même par les Flibustiers, semi-pirates, tant que Ducasse n’a pas fait d’eux les héros de la prise de Carthagène des Indes (1697). Le mot corsaire ne trouve droit de cité […] que depuis la Grande Ordonnance des Armées Navales (1689), la nette reconversion tactique (1693), le tarif de capitation (1695), la multiplication des armements mixtes. La « guerre au commerce » […], la tactique de course de plus en plus utilisée dans la marine royale, le fréquent mélange des états majors et des équipages, des capitaux privés et de l’armement royal provoquent […] un tel brassage, une telle confusion des genres, que « corsaire » va chaque jour perdre de son orientation péjorative, désormais inadéquate et injuste.

Donc un pirate, c’est pas un corsaire, mais c’est pas un flibustier. Avant de poursuivre, et pour bien tout piger, on va rapidement définir guerre de course (forme de la guerre navale avant les grandes flottes du Grand Siècle, où un navire en course un autre pour le fumer, bientôt régie par des « lettres de marque » permettant de courser l’ennemi et d’avoir des sauf-conduits dans les ports du pouvoir octroyant ladite lettre de marque) et flibustier (ethymologiquement « qui fait du butin librement« , qui très vite on été assimilés aux corsaires mais qui bossaient en free lance contre les ennemis de la France, ouais, pour la beauté du geste. Et la thune) qui s’opposent aux forbans (terme d’époque pour dire pirate (et ça on est en train de dire ce que c’est)).

Vous voyez bien que la question est complexe et que définir ce qu’est un pirate, c’est aussi, et surtout, à l’heure actuelle, définir ce qu’il n’est pas. Il est donc un pillard, mais à l’opposition du corsaire/flibustier commissionné, il est, par définition, hors la loi. Méchant méchant. D’ailleurs mon dictionnaire de latin, quand j’y cherche pirata, l’origine latine dérivée du grec peiratés, ne s’y trompe pas en nous balançant une définition lapidaire : Pirata, ae, m, Pirate, Corsaire… Ho wait!

Bref, le pirate des origines, il se trimbale sur les Sept Mers avec sa ganache de hors la loi, ses guêtres et sa dégaine de méchant. De nos jours, on parle encore de piraterie autour de la Corne de l’Afrique, où on a toujours à faire face à des boucaniers sabre (et kalach) au clair. Mais qui a contribué à transformer son image pour en faire un aventurier de légende, une image d’Epinal du défenseur de la liberté suprême ?

Long John SIlver, un pistolet à poudre noire (le bougre en ayant trois à cinq en permanence sur lui) et une bouteille de rhum. Yo hoho.

Aujourd’hui encore, il…

On doit bien s’en douter, vu comme il est à la mode aujourd’hui pour n’importe quel journaliste/consultant/expert/spécialiste d’ouvrir son bec-à-foin sur les questions d’actualité – notamment sur les intégristes religieux ou les idiots à œillère de tout genre –  de tels personnages que les pirates n’ont pas pu laisser de marbre en leur temps. En effet, certains intellectuels et écrivains contemporains de l’Âge d’Or de la Piraterie – à ce propos je vous conseille la version anglaise de l’article, beaucoup plus complète – se sont jetés sur le sujet, au premier rang desquels notre cher ami Daniel Defoe.

J’ai déjà parlé de lui ici et , alors je vais me contenter de citer une citation où je me cite, à propos de Defoe. Quoteception nous voici :

Et c’est là que, pour m’expliquer, j’en reviens à Defoe et que, ça devient une manie par les temps qui courent, je m’auto-cite :

Cependant, on se souvient que Silver adresse une partie de son récit à Daniel Defoe, qui est lui un personnage aussi réel que chamarré, avec lequel il discute notamment de ses précédents ouvrages, le célèbre Robinson Crusoé – The Life and Strange Surprizing Adventures of Robinson Crusoe, of York, Mariner et le moins connu The Fortunes and Misfortunes of the Famous Moll Flanders (à ce point on ne peut que comprendre la longueur véritable du titre de Long John Silver qu’on abrège ainsi à l’image de Robinson Crusoé ou Moll Flanders). Mais l’ouvrage qui est central dans leur discussions comme dans la composition de l’oeuvre de Larsson est bien entendu : A General History of the Pyrates. Des citations méta-textuelles de cet ouvrage sont insérées (avec d’autres de L’île au trésor) avec le début du récit comme pour donner du crédit à ce dernier. Surtout elles témoignent de l’état d’esprit dans lequel s’est placé Larsson pour rédiger son ouvrage.

Grands Dieux que je parle bien quand je m’y mets. Donc Defoe c’est un mec cool tu vois. Mais c’est aussi le mec qui arrive à raconter Les Aventures du Capitaine Singleton (The Life, Adventures and Piracies of the Famous Captain Singleton) et à faire croire à tout le monde que ce bon monsieur a réellement existé et, PIS!, que ce serait lui qui aurait découvert les sources du Nil (ce qui sera vaguement accepté par la masse indolente des gentlemen anglais a-culturés). C’est aussi celui qui écrit un pamphlet contre les dissidents religieux (The Shortest way with the Dissenters) où il explique comment les pendre haut et court… étant lui-même dissident religieux notoire, et noté, imaginez un peu la tête de tous les bon-pensants qui ont acclamé ce pamphlet quand ils en ont découverts l’auteur.

Je suis fort non ?

Si certains pirates ayant existé sont restés dans les mémoires collectives – Morgan, Rackham, Blackbeard/Barbe Noire – d’autres y figurent aussi mais provenant de la littérature, qu’elle se soit voulue en son temps historique (comme le cas précité de ce Cher Singleton) ou romanesque.

Bien entendu, la première chose qui nous vient à l’esprit quand on pense « pirate« , c’est trésor. Ce préjugé , racial – vous trouvez pas ? – est l’oeuvre de Robert Louis Stevenson, du moins pour sa diffusion massive, à travers son oeuvre la plus connue, L’Île au Trésor, en 1881, classique parmi les classiques. Son influence est telle qu’on la copie et lui rend hommage aujourd’hui encore (L’île au Trésor de Pierre Pelot). Cette oeuvre va poser la base de ce que l’on entendra par pirate pendant les deux siècles suivants, et probablement les prochains. Il introduit l’assimilation automatique de pirate à trésor et de pirate à carte. On passe donc, dans l’esprit, de criminels de guerre à aventuriers formidables, chercheurs d’or. La nuance est vaste. Il introduit également des personnages clefs facilement assimilables à la piraterie : le Capitaine Flint et Long John Silver. Mais également, on retrouve des problèmes de datation :

« [Larsson] tombe  sur de vieilles éditions de l’Ile au Trésor de Stevenson où celui-ci expliquait dans une préface une erreur de date de sa part dans les datations de la carte de l’île au trésor justement, permettant à Larsson de se servir de cette erreur afin de s’intercaler dans la chronologie parfaite de l’oeuvre originale et de l’histoire en plaçant les aventures de Long John Silver dans l’âge d’or de la piraterie et non pas dans le déclin qui s’ensuivit.« 

De l’imaginaire et des erreurs dans l’historique qui vont conduire à un mélange total de toutes ces informations pour nous amener à des versions de pirates bien différents des originaux dans les production littéraires modernes. Bien sûr on va parler de Björn Larsson, l’homme qui a fait vivre Long John au travers de son roman Long John Silver – La relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité et de l’ex voto La Dernière aventure de Long John Silver. Le personnage de fiction se hisse donc au rang des autres, eux historiques, et s’invite dans l’Histoire aux côtés de figures comme Defoe ayant traité de la piraterie.

La littérature s’empare des pirates et les décline, les modifie et va jusqu’à les faire rencontrer des forces extra-terrestres comme dans les Pilleurs d’Âmes de Laurent Whale. La bande dessinée n’est quant à elle pas en reste et on peut citer Les aventures de Tintin que Hergé va doter d’un épisode spécial où son marin de Cap’tain Haddock va rencontrer son ancêtre : Le Trésor de Rackham le Rouge. Tout est là, le trésor, le côté sanglant et la double référence historique (à John Rackham par le nom et à Barbe Noire par la mention d’une couleur) : ET PAF! ça fait de la culture pop !

Dans un autre registre, l’excellent Long John Silver par Dorison et Lauffray, reprend le personnage de Stevenson et le traitera d’une façon différente, plus sombre, manipulatrice et grandiose. Un chef d’oeuvre. Et puis, pour rester dans la culture pop, on ne peut pas s’empêcher de citer deux sagas nippones qui ont laissé (laissent et vont laisser) une grosse trace dans l’univers mental de la piraterie : One Piece et Albator, le pirate de l’espace. De façon plus indirecte, on peut également, dans la bande-dessinée anglo-saxonne retrouver des images de pirate par de grands auteurs comme Warren Ellis avec son très remarquable et steampunk Cap’tain Swing – tiré de cet épisode de l’histoire anglaise – ou encore dans V pour Vendetta d’Alan Moore où le personnage de V comme celle de Swing est typiquement l’image du pirate calquée et posée sur celle de l’opposant politique, avec, cadeau Bonux!, en sus un discours libertaire qui a marqué son temps et qu’on associe souvent à la figure du pirate.

Et en plus c'est classe, comme opening.

Et en plus c’est classe, comme opening.

Pis sous plein de formes, en plus.

D’ailleurs quitte à parler de ce genre de chose, il est notable d’observer la place que prend le pirate, au sens large, dans nos médias culturels modernes. Si l’on prend le cinéma par exemple, du pirate, on en bouffe depuis l’entre deux guerres avec la première version des films sur la Muninerie de la BountyIn the Wake of the Bounty en 1933, qui sera ré-adaptée en 1935, 1962 et 1984. Et on ne parle pas des adaptations de L’Île au Trésor de 1920, 1934, 1950, 1972, 1985, 2007, ou la série télévisée et les téléfilms. Bref, les pirates, ça fait vendre et ça intéresse les gens.

Et on ne se contredira pas en regardant le box office de ces dernières années avec la série des Pirates des Caraïbes qui a déjà eu quatre épisodes et en prépare un cinquième, qui s’est même payée le luxe d’offrir au grand public la figure de Jack Sparrow comme image ultime du pirate : débonnaire, charmeur, rieur et ironique, Johnny Depp incarne le héros, l’icône glamour qu’est devenue le pirate. Le cinéma sait aussi se départir de l’image d’Epinal du Pirate et proposer un autre regard, au travers notamment, du très bon Capitaine Philips de Paul Greengrass qui nous fait suivre le capitaine d’un cargo aux prises avec des pirates somaliens, justement.

Mais le cinéma ce sont aussi les films d’animation comme Peter Pan (et ses deux suites) et son Capitaine Crochet qui a une chevelure aussi magnifique que soyeuse, ou encore l’Île Au Trésor de 1973 ou l’excellent remake, lui aussi steampunk de Disney : La Planète au Trésor.

Et tant qu’à rester dans l’animation, les One Piece et Albator ont aussi eu leurs séries animées (le Corsaire de l’Espace, comme on l’appelle injustement, puisque hors la loi il est, et donc pirate, on en revient encore là, en a même eu deux très célèbres : 78 et 84). Leurs univers se sont bien entendu déclinés en jeux de société, en jouet pour inonder notre culture occidentale. D’ailleurs on peut jeter un regard aux catalogues de chez Playmobil et Lego – et tout le monde sait que Playmo, c’est mieux, mais pas le chanteur hein – pour voir que tous deux disposent de leur gamme Pirate. Un must have, quoi.

Pour en finir avec nos écrans, les productions modernes télévisées ne sont pas en reste avec deux séries ces dernières années Crossbones, où l’on suit William Teach, aka Barbe Noire, sur ses vieux jours et Black Sails où l’on suit… le Capitaine Flint, tout juste, et ce minot d’arriviste de John Silver à l’époque où ils n’ont pas encore amassé leur trésor. Et devinez laquelle s’arrête au bout d’une saison faute d’audience ? Bingo, c’est pas celle du personnage fictionnel. Comme quoi, les habitudes mentales ont la vie dure.

Dans le milieu du jeu, maintenant, de nombreux jeux de plateau se passent également dans l’univers fantasmé ou réaliste de la piraterie comme Korsar (on remarque le problème de terminologie), Libertalia (ho tiens, l’idée de liberté), Jamaïca (où on cherche des trésors), La Crique des Pirates (idem), Merchands & Marauders (où on choisit entre corsaire et pirates), Mme Ching (des pirates, mais en mer du Japon), Rum & Pirates (moins sérieux)… Et on va s’arrêter là hein. Pour continuer dans les univers ludiques mais non vidéo, le Jeu de Rôle est également servi avec Pavillon Noir dont on avait parlé dans Jouer avec l’Histoire ou encore Metal Adventure où l’on joue des pirates de l’espace. Et ouais ma couille.

Enfin, le secteur du jeu vidéo n’est pas en reste, mais je ne dirai rien de mieux ici qu’UsulMaster dans sa vidéo sur les Pirates alors je vous laisse en profiter.

C’est sérieux là ! On lit !

Alors oui, les pirates sont partout, n’importe quel marmot peut les connaître. Avec un peu plus d’attention on peut même se mettre à les chanter comme avec la célèbre Quinze Marin dans laquelle John Silver fait, une nouvelle fois, son apparition. Pour rester dans le même thème, le groupe écossais Alestorm a décidé de faire de la piraterie son cheval de bataille et le thème de ses chansons avec des albums comme Captain Morgan’s Revenge (tiens tiens, Morgan), Black Sails at Midnight (imaginaire terrifiant du pirate), Back Through Times (où l’on voit s’affronter vikings et pirates) et enfin Sunset on the Golden Age dans lesquels toute la mythologie du pirate est présente : les punitions pirates, le rhum, la bière, les femmes, la bataille, les superstitions et monstres marins.

Et puis la piraterie aujourd’hui a donné naissance à de nouvelles pratiques et a contribué à nommer l’action de pirater de façon informatique (je vous conseille cette chanson du même Usul), que ce soit l’action de dupliquer des logiciels ou des données de manière illégale ou de s’affranchir des lois sur le net en hackant certains domaines. On peut citer le Collectif Anonymous qui sous couvert de justice pirate les données numériques dans un but qu’ils présentent comme défendant la justice. Il est amusant de noter qu’ils reprennent comme visage-masque du collectif, le visage du V d’Alan Moore tel qu’adapté au cinéma et incarné par Hugo Weaving. Comme quoi tout se recoupe, non ?

Dans tout ça on n’a pas non plus parlé des mutilations en tout genre, jambes de bois, yeux crevés et autres crochets, parce qu’il y aurait trop à dire, mais c’est aussi ça, dans ta tête, un pirate. Alors les pirates, c’est un peu tout ça, et un peu rien, un peu un substrat mental collectif, un peu des mecs qui ont vraiment existé. Même si j’ai pris conscience de tout cela il y a fort longtemps, bah… Je me lasse toujours emporter par le fantasme du pirate et me laisse conter fleurette par le premier jeu/film qui me passe sous la main. Et je ne m’en plains pas !

Bref, quand on te dira « Hey, tu aimes les pirates ? » la prochaine fois, tu sauras quoi répondre. Ou du moins, t’auras des pistes.

Vil Faquin.

Sur le même thème : Les Pilleurs d’ÂmesLong John Silver – La relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité, La Dernière aventure de Long John Silver & La Fin du Voyage.
Autre Triangulation en rapport : Les Cow-Boys.

Publicités

15 commentaires

  1. Chouette article, la seconde partie fait plus « catalogue » mais j’ai beaucoup aimé le début qui fait bien la part des choses.

    Quelques coquilles : « daurison » a la place de dorison, « One peace » au lieu de One piece

    Un petit morceau bonus pour la route :

    1. Haha oui je connais ^.^’ mais je ne pouvais pas tout citer !

      Pour la seconde partie catalogue, c’est un peu le cas, mais c’était dans le but de montrer que du pirate, on en prend dans le tarin de tous les côtés. Et que ça entre dans la culture pop’ et dans la conscience collective.

      Merci de ton retour en tout cas ! (et des coquilles)

  2. Un article bien sympa sur le thème de la piraterie ! 🙂 Merci !

    (par contre, moi je suis team Lego maintenant mais je me garderai bien de relancer la bataille entre Lego et Playmobil. Car je viens en ces contrées en paix.)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s