News #6 / 6.9.14 / It’s a new day…

It’s a new dawn!

Hugh,

Ici Vil. Comme dit dans l’article précédent :

Bon pour l’activité, faut bien avouer que vous savez. Hum. Ouais. Bon pour ma défon… défense pardon, le blog n’est pas resté inactif puisque mon absence à permis d’introduire – hum – l’Infâme Jé dans vos esprits faibles (par ce biais et celui-ci) afin de vous habituer, comme lorsqu’on lâche un tigre dans la nature naturelle, à sa présence dérangeante. Il reviendra bientôt. Du coup, le concours Août, Nouvelles coûte que coûte est repoussé d’une semaine !

Voilà fin, bisous.


Non, plus sérieusement (si si on va essayer), la rentrée universitaire qui correspond pour moi avec mes échéances (soutenance toussa) ayant nommément pointé le bout de son nez, j’ai été pas mal occupé ces derniers temps, notamment par la rédaction de mon rapport de stage. Et puis j’ai fini de me faire ma bibliothèque, je suis bien installé  dans l’ogre lyonnais et je suis parti pour retrouver un brin de stabilité. Ce qui n’est, vous n’en doutez pas, pas plus mal pour l’activité ici.

En parlant d’icelle, voilà ce qu’on peut en dire :

  • si les dernières semaines ont été un peu chamboulées en terme de planning, ce n’est que pour mieux rebondir. En effet le retard provoqué par les publications de l’Infâme Jé font que nous repoussons la tenue du concours Août, Nouvelles coûte que coûte jusqu’au lundi 15 septembre au soir, alors n’hésitez pas à y poster votre critique de nouvelle ou un lien vers icelle !
  • l’événement duquel découle le concours touchant également à sa fin, il ne me reste plus qu’une critique de nouvelle à poster avant de reprendre le rythme plus régulier et les publications habituelles.
  • le projet de web émission de la Faquinade se lance tout doucement, on a le format, on a les thématiques, manquent un technicien monteur et le matos. Rien que du superflu quoi. Ou pas… Donc si vous êtes intéressés, motivés et célibataires, n’hésitez surtout pas à nous contacter ! (le célibat, c’est juste qu’on va beaucoup trop vous occupez pour espérer avoir une vie de couple).
  • et puis il vous faut absolument participer à cet événement de la rentrée : Oublie un livre quelque part, ou comment rendre réellement vivante la rentrée littéraire en sortant des modes et des tendances éditoriales !

Comme vous êtes sages et gentils, avant de passer aux annonces à venir, je vous propose deux choses. La première c’est de faire un tour – c’est sympa, vous verrez, même si la tenancière n’est qu’une méchante. La deuxième c’est de vous taper une introduction – je vois déjà les sourires mal-pensant !

"Bonjour, vous êtes bien au bureau du docteur Faquin, il n'est pas là pour le moment, merci de rappeler plus tard ou de laisser une partie de vous même."

« Bonjour, vous êtes bien au bureau du docteur Faquin, il n’est pas là pour le moment, merci de rappeler plus tard ou de laisser une partie de vous même. »

Voilà voilà ! Et on remercie Paraph, Mirgwaël, SuperTaze, Louloutte, Paco, Marcus et les autres. Bisous sur l’épaule.

Un parcours est toujours chaotique. Qu’il soit universitaire ou simplement professionnel, ils sont bien rares, ces heureux sires qui peuvent se prévaloir d’avoir atteint leurs objectifs avec autant de réussite que de préméditation, sans dévier jamais de leur feuille de route.

Or, s’il y a bien une chose que mes milliers d’heures gaspillées en lectures – bien que cette notion communément admise tende à être remise en question dans ce milieu du livre que j’approche enfin – m’ont appris, c’est très certainement que dans n’importe quel roman d’initiation – thématique souvent abordée, traitée, réappropriée dans mes gens littéraires de prédilection, comme chacun sait – rien ne se passe jamais selon le plan de base. Si l’on doit partir du Bac pour se rendre au Master II et décrocher l’emploi de ses rêves, c’est malheureusement une route semée d’embûches qui, à l’instar d’un Livre dont vous êtes le Héros[1] proposent des choix qui ne vous emmènent jamais directement au chapitre de fin selon un itinéraire linéaire. Mais vous allez vous retrouver page 178 à affronter un impondérable quelconque avant que de revenir sur vos pas à la page 24 ou un nouveau chemin s’offrira à vous…

Un parcours, donc, n’est jamais tel qu’il est prévu. Pourtant il mènera toujours celui, ou celle, qui l’emprunte quelque part, pour peu qu’il lève la tête et ouvre les yeux. C’est ainsi qu’après un baccalauréat scientifique je me suis dirigé vers une faculté d’Histoire avant de me spécialiser dans un Master Recherche en Histoire Médiévale. Mais, on le sait, les sciences humaines ne sont pas un secteur porteur pour les jeunes diplômés chercheurs d’emploi.

Et puis, comme dans Le Lion de Macédoine[2] de David Gemmell, on s’aperçoit régulièrement que le parcours du héros, s’il n’est déjà pas linéaire – quoiqu’il comporte souvent des points de passages obligés pour être clairement identifié en tant que tel – est souvent influencé par des rencontres, que ce soit avec ses adversaires, ses sidekicks ou, le plus souvent, les personnages secondaires qu’il côtoie sur sa route. Peu à peu, dans mon parcours de jeune adulte indépendant dans la Capitale Burgonde, mes pérégrinations m’ont emmenée dans des sortes de champs clos où à l’impossible nul n’était désormais tenu. Dans ces lieux coupés du monde, qu’un Chrétien de Troyes[3] n’aurait pas renié, se sont forgées des rencontres et des amitiés qui m’ont amené, peu à peu, à choisir la voie que je m’apprête à défendre aujourd’hui. Quand Yvain[4], fou de chagrin d’avoir perdu son aimée se voyait pourfendre les plus maléfiques créatures dans des endroits retirés, quand Lancelot[5], sous le regard de Guenièvre, se hissait au rang de meilleur chevalier du Monde lors d’affrontements épiques, quand Perceval[6] jeune et perdu rencontrait des chevaliers montés et brillants dans leurs armures, ils devinrent tous plus que ce qu’ils étaient. Ils comprirent leur raison d’être et leur aspiration profonde.

C’est au travers de rencontres avec des chevaliers de la plume, des créatures maléfiques de l’édition ou simplement en échangeant avec mon libraire – enfin, mes libraires ! – que j’ai, peu à peu, vu émerger une vocation. Une envie d’être moi aussi un rouage à part entière de ce milieu, ce monde du livre, qui s’offrait, grand ouvert, dans la Cité des Ducs.

C’est pourquoi je me suis orienté, à la fin de l’année universitaire 2012-2013 vers le Master II Professionnel intitulé Métiers du Livre proposé par l’UFR Lettres et Philosophie de l’Université de Bourgogne. Je voyais dans cette formation une opportunité de trouver enfin quelle place je voulais tenir dans le milieu du livre. Connaissant par empirisme quelque peu le milieu de la librairie, le fait que cette formation s’orientât majoritairement vers le milieu de l’édition m’offrait la possibilité de me familiariser avec cette composante inconnue.

De même la mise en pratique, dans le cadre d’un stage pouvant s’étaler sur une période assez importante comprise entre janvier et septembre, permet de clore, sinon mon parcours, du moins cette branche-là. N’est-ce pas quand il devient Coq puis Second sur le navire du Capitaine Flint que le pirate Long John Silver[7] accède enfin à sa pleine vocation de pirate des sept mers ? C’est l’expérience, l’apprentissage concret du métier qui devait me permettre de savoir, en fin de compte, de quels trésors notre parcours nous dotera : le gibet ou une île riche où chacun vivra comme un Empereur d’Orient ?

C’est le but avoué de ce rapport de stage de fin de formation que de dévoiler la vérité sur le bout du parcours. Pour cela nous commencerons par développer le contexte dans lequel cette expérience a eu lieu en présentant succinctement le milieu de la Librairie en France et, un peu plus particulièrement, à Lyon, ville où mon stage a été effectué. Nous en profiterons également pour décrire la structure d’accueil, Trollune, librairie spécialisée – nous y reviendrons – de son état.

Nous nous pencherons ensuite sur les missions qui ont pu être effectuées lors de ce stage. Quels moyens étaient à disposition, comment ont-ils été utilisés et comment les missions ont-elles pu être complétées, autant de questions auxquelles nous répondrons dans notre deuxième partie. En effet, quand le personnage fétiche de R. A. Salvatore[8], l’elfe noir Drizzt, décide d’accomplir une mission, on ne s’intéresse pas tant à la finalité – mission accomplie ou non, ce qui revient à une formulation binaire en 0 ou en 1 – mais plutôt aux deux-cent pages intermédiaires entre l’incipit et la conclusion, au parcours et aux moyens.

Enfin, nous dresserons ensemble un bilan de cette expérience et de l’avancée des projets prévus avant le lancement du stage. Est-ce que le parcours se poursuivra dans une trilogie ou restera-t-il dans ce simple one shot, dont on peut déjà dire qu’il est prometteur ?

Dans tous les cas, j’espère que vous prendrez plaisir à suivre ce parcours comme j’ai pris plaisir, de mon côté, à suivre cette formation et à bouleverser mes habitudes bourguignonnes pour découvrir les réalités non fantasmées d’un métier que j’affectionne tant. »

[1] Publiés dans deux collections (Loup Solitaire et Défis Fantastiques) chez Gallimard Jeunesse.
[2] Lion of Macedoine & Dark Prince en version originale (1990, 1991), disponible chez Gallimard (poche) et Mnémos.
[3] Qui a cristallisé les bases de ce que nous connaissons aujourd’hui comme les littératures de l’imaginaire, de la littérature d’aventure etc
[4] Yvain ou le chevalier au Lion, 1182, prémices du roman de cape et d’épée.
[5] Lancelot ou le chevalier de la Charrette, 1182, prémices du roman d’amour.
[6] Perceval ou le conte du Graal, 1189, prémices du roman initiatique.
[7] Personnage créé par R. L. Stevenson dans L’Île au Trésor en 1883, et figure de proue du mythe moderne des pirates : repris dans la bande dessinée éponyme (Long John Silver, chez Dargaud), la littérature (Long John Silver : la relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité de Björn Larsson)  jusque dans des séries (comme Black Sails, de Starz Productions, ou Crossbones, sur NBC).
[8] R. A. Salvatore est un auteur américain prolifique qui a écrit notamment dans le cadre de l’univers des Forgotten Realms, qui sont un univers issus du jeu de rôle Dungeons and Dragons et dont les treize tomes écrits sur La Légende de Drizzt l’ont propulsé au rang de légende vivante de la fantasy américaine.
Voici les quatre Saintes Patounes, actuellement en préparation de leur rôle d'assesseurs innocentes. L'une d'entre elle te choisira peut-être le 16 septembre !

Voici les quatre Saintes Patounes, actuellement en préparation de leur rôle d’assesseurs innocentes. L’une d’entre elle te choisira peut-être le 16 septembre !

 Here we go again! Voilà c’est rigolo, c’est parti et je vous tiendrai au courant à la prochaine news des résultats, on dressera ensemble le bilan de l’événement du mois d’août, des participations, la Sainte Patoune choisira avec l’aide de la providence le vainqueur du recueil de Campredon. Life quoi.

Pour l’heure :

Dans tous les cas, live long and prosper (Mérimée). Chaleureuses bises. Non j’déconne, allez mourir 🙂

Vil Faquin.

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8 commentaires

  1. Han, cette pub gratuite et absolument pas méritée que tu me fais… Je devrais probablement être reconnaissante mais bon, je suis méchante, toussa toussa.
    Ton intro elle est… Hum… Elle… *complexecomplexecomplexe* Allez, j’arrête.
    Et je suis sûre que la Sainte Patoune, guidée par la Grâce, me choisira. Elle m’aime déjà =D

    1. Méchante fille. Tu vois tu viens, et tu critiques. Tu dis du mal.

      La Sainte Patoune saura s’en souvenir ! Non mais c’est bien que les gens connaissent d’autres blogs aussi ! C’est kewl. Mais je commence à regretter… :p

      1. Je sais que j’ai pas été claire, mais en fait je voulais dire que comme je la trouve vraiment bien, elle m’a instantanément filé des complexes. Comme ton blog, en fait :p

      2. Je ne likerai pas ce commentaire et je te merde. Y’a pas de complexe à avoir. A la limite un complexe sportif pour s’entretenir et faire des trucs (blague de merde bonjour).
        De mon côté, j’arrive pas à faire un truc clair et limpide comme toi, ton blog aura beaucoup plus d’impact sur les gens que mes articles à rallonge. Alors shut.

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